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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 23:00

Ouen de Rouen

600-684

 

Celui qui, en latin, fut appelé Audœnus - Ouen en français, naquit en 600 à Sancy et reçut au baptême le nom de Dadon ; dans cette famille chrétienne, l’aîné s’appelait Adon, le benjamin Radon et ces trois garçons furent élevés très chrétiennement par leurs parents, Authaire et Aiga.

Dadon fut fort impressionné par le passage à la maison de s.Colomban (v. 23 novembre), exilé de Luxeuil par la reine Brunehaut.

Après sa formation littéraire, le jeune homme fut envoyé à la cour de Clotaire II, où il fut guidé par s.Eloi (v. 1er décembre), qui l’initia au maniement des affaires, au commandement, au droit, au travail de chancelier.

En 629, à la mort de Clotaire, Dadon devint référendaire du «bon roi Dagobert» ; ce dernier l’envoya avec Eloi auprès de s.Amand, pour le prier de lui pardonner sa conduite antérieure. 

En 636, Dadon fonda un monastère à Rebais, aidé en cela par toute sa famille, et qu’il peupla en faisant venir des moines de Luxeuil fidèles à la Règle de s.Colomban.

En 640, tandis qu’Eloi était nommé évêque de Noyon, Dadon reçut le gouvernement du diocèse de Rouen. Mais ces deux laïcs devaient attendre une année entière avant de recevoir l’ordination épiscopale, le temps d’approfondir l’Ecriture et la Théologie, et de recevoir les Ordres inférieurs, qui étaient à l’époque sept, quatre mineurs (Portier, Lecteur, Exorciste, Acolythe) et trois majeurs (Sous-diaconat, Diaconat, Prêtrise). 

En 641, donc, Dadon fut ordonné vingt-trois ou vingt-quatrième évêque de Rouen. C’est peut-être à ce moment-là qu’il adopta le nom de Audœnus, Ouen. Le diocèse étant immense, il s’adjoignit un auxiliaire.

L’action prépondérante du nouvel évêque semble s’être concentrée sur la vie monastique : il appuya ses amis Wandrille et Philibert (v. 22 juillet et 20 août) à Fontenelle et Jumièges, s.Germer à Pental et Flay. Des moniales s’établirent aussi : à Logium, Fécamp, Montivilliers, Pavilly.

Le concile de Châlon-sur-Saône (649) vit sa signature parmi les participants. En 675, à un âge qui, à cette époque, n’était pas celui de la démission, Ouen fit le pèlerinage à Rome et fut accueilli à son retour avec les ovations des fidèles, heureux de le revoir.

Ouen put maintenir une influence heureuse et fructueuse sur la reine sainte Bathilde, régente après la mort de Clovis II (657) et qui se retira à l’abbaye de Chelles à l’avènement du tristement célèbre maire du palais Ebroïn. Ce dernier fut loin de soutenir l’Eglise en toutes occasions, mais les relations entre lui et Ouen restèrent toujours excellentes. Le successeur d’Ebroïn, Warathon, démontra à son tour toute sa confiance en Ouen, en le chargeant d’une mission auprès de Pépin d’Héristal ; la mission réussit, mais coûta la vie au vénérable pontife, qui mourut à Clichy le 24 août 684. 

La proche localité reçut ensuite le nom de Saint-Ouen.

Saint Ouen de Rouen est commémoré le 24 août dans le Martyrologe Romain.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 23:00

Georgios Limniotis

† 730

 

Ce solitaire vivait sur le Mont Olympe, dans le nord de la Grèce.

Le surnom de Georgios, Limniotis, habitant des marais, pourrait dériver de la région marécageuse entourant le double lac Hoiran et Egerdir-Göl, où l’on croit avoir repéré la grotte où il vivait.

L’anachorète ne restait pas inactif. Il accompagna sa prière d’une démarche courageuse envers l’empereur Léon l’Isaurien, qui décle»égtnchait la lutte iconoclaste.

En retour, l’empereur le fit arrêter, lui fit couper les narines et brûler la tête.

Georgios fut ainsi martyrisé le 24 août, vers 730.

Saint Georgios Limniotis est commémoré le 24 août dans le Martyrologe Romain.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 23:00

Filleul de Rouen

† 541

 

Flavius, couramment nommé Filleul (autrefois Flieu), était probablement de famille gallo-romaine.

Il eut la charge de gardien du trésor de Clotaire (et non de Dagobert).

En 525, il fut nommé évêque de Rouen, devenant ainsi le seizième titulaire de ce siège.

On ne connaît presque rien de son activité. Certes, c’est sous son pontificat que fut fondée en 535 l’abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul, devenue plus tard abbaye Saint-Ouen.

Il participa à trois conciles à Orléans en 533, 538 et 541.

Une «légende» existerait, qui nous indiquerait d’autres éléments, s’il nous était donné de la connaître.

Il existe à Rouen une statue de saint Filleul, avec l’inscription St Filleul, 15e évêque de Rouen, VIIe siècle,  révélatrice d’une certaine imprécision dans les connaissances qu’on a de cet évêque.

Saint Filleul de Rouen est commémoré le 23 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 23:00

Eoghan d’Ard Sratha

† 618

 

Eoghan (Owen, Eugene) était un Irlandais : son père, Cainnech, était du Leinster sud, sa mère, Muindech, du Down-Monaghan sud. 

Enfant, il aurait été enlevé avec deux autres jeunes garçons, par des pirates qui les abandonnèrent en Bretagne. Les trois enfants furent chargés de moudre le grain. Surpris un jour en train de lire, ils obtinrent qu’un ange vînt activer la meule pour leur permettre de continuer à s’instruire. Le souverain, fort surpris, leur concéda la liberté et les renvoya dans leur pays.

Eoghan serait parvenu au Canada, avant de rejoindre son pays et d’embrasser la vie monastique près des Montagnes Wicklow. Une chose est vraiment à refuser : celle qu’il aurait été disciple de s.Patrick (v. 17 mars), décédé plus d’un siècle auparavant.

Il aurait successivement fondé le monastère de Cill na Manach, au sud de Dublin, d'où sortirent un bon nombre d’évêques et de prêtres. Deux siècles plus tard, on pouvait voir là de nombreux moines travaillant la terre, enseigner à des enfants, recevant et restaurant les voyageurs. Le monastère fut détruit par les Normands en 1198, reconstruit plusieurs fois, après plusieurs incendies :.

Il devint évêque d’Ard Sratha ou Ardstraw (peut-être le premier de ce siège), à proximité de son monastère. 

En dehors de ces indications, on ne connaît pas grand-chose sur notre Saint, pourtant très vénéré en Irlande. 

Il dut mourir vers 618.

Du monastère, il ne reste rien.

Saint Eoghan d’Ard Sratha est commémoré le 23 août dans le Martyrologe Romain.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 23:00

Philibert de Jumièges

615-685

 

Des spécialistes ont fait remarquer que l’orthographe de ce nom pourrait mieux s’écrire Filibert, étant d’origine germanique.

Philibert naquit vers 615, non loin d’Eauze (Aquitaine), où son père occupait une très haute charge.

Ce même personnage, Philibaud, fut même investi du caractère épiscopal, pour le siège d’Aire. Ce fut une pratique assez souvent répétée en ces temps-là, et l’on connaît maints exemples d’époux qui, à la suite de l’ordination du mari, vécurent désormais comme frère et sœur. S. Hilaire (v. 13 janvier) en est un exemple. Philibaud fut donc le quatrième évêque d’Aire.

Vers 628, Philibert fut envoyé à la cour du roi Dagobert, où il rencontra s.Eloi, s.Wandrille et Dadon, le futur s.Ouen (v. 1er décembre, 22 juillet, 24 août), avec lesquels il se lia d’amitié.  

Vers 636, Philibert, gagné par les exhortations de ces précieux amis, exprima sa volonté de partir au monastère récemment fondé par Dadon, à Rebais, dont l’abbé était un ancien moine de Luxeuil, s.Agile (v. 30 août). A l’époque, ce monastère était appelé Jérusalem.

D’après les chroniques, le Diable ne se privait pas de se manifester dans cette sainte demeure. Philibert, qui se sentit obligé un jour de mitiger ses jeûnes, reçut la visite de l’Importun qui, lui caressant doucement l’estomac, lui souffla : Tout va bien, maintenant ! D’un signe de croix, Philibert mit promptement en fuite le Démon - et redoubla l’intensité de ses mortifications.

Vers 650, Agile mourut, et l’on élut Philibert pour lui succéder. On vient de voir avec quelle énergie il se «soignait» : il proposa le même régime à la communauté, qui fut moins unanime pour le suivre. Deux moines cherchèrent à expulser leur Abbé : ils furent bientôt punis d’une mort subite. Mais l’épreuve bouleversa Philibert, qui préféra se retirer.

Il visita de nombreux monastères, entre autres Luxeuil et Bobbio, étudiant de près les Règles des grands fondateurs, s.Basile, s.Macaire, s.Benoît, s.Colomban (v. 1er janvier, 19 janvier, 11 juillet, 23 novembre). Ayant achevé son long périple, il vint au diocèse de Rouen, dont Dadon - devenu Ouen - était alors évêque.

Là, sur un ample terrain que lui céda le roi Clovis II, il fonda en 654 le monastère de Jumièges, pour des hommes, bientôt doublé d’un autre, pour les femmes, à Pavilly. Jumièges n’était pas loin de Fontenelle, où se trouvait la fondation de s.Wandrille. L’essor de Jumièges fut tel qu’on avance le nombre de neuf cents moines qui, sous l’impulsion de Philibert, bonifièrent la région en défrichant la forêt.

Philibert eut maille à partir avec le maire du palais Ebroin qui, vexé d’avoir été écarté sur des interventions solennelles de Philibert, se vengea sur l’évêque d’Autun, s.Léger (v. 2 octobre), auquel il fit crever les yeux. Là encore, Philibert fit de sévères remontrances à Ebroin, ajoutant qu’il ne craignait pas le martyre. Ebroin n’osa éliminer Philibert, mais réussit à le calomnier sournoisement auprès de s.Ouen, de façon tellement habile que Philibert fut mis en prison plusieurs années, jusqu’à ce que Ouen se rendît compte de sa bévue et fît libérer Philibert (674). 

Philibert alla se réfugier auprès de l’évêque de Poitiers, qui le protégea et favorisa son apostolat. Philibert réforma le monastère de Quinçay, puis se retira en l’île d’Her, où naquit alors le monastère de Noirmoutier, dont les premiers moines venaient de Jumièges. 

C’est de cette époque que naquirent les marais salants de l’endroit, sur initiative de Philibert.

En 683, après la mort d’Ebroin, Philibert regagna Jumièges où deux abbés nommés par l’évêque s.Ouen, avaient provoqué des divisions et des dissensions, certains moines ne les trouvant pas dans la ligne de leur Fondateur. Philibert fut reçu avec grande liesse ; il rétablit l’ordre, et reçut même du nouveau maire du palais un autre terrain, où naquit le monastère féminin de Montivilliers.

Peu après, Philibert retourna à Noirmoutier. En passant, il nomma abbé de Jumièges son disciple Achard, qui jusques là avait gouverné le monastère de Quinçay. 

S’étant définitivement retiré à Noirmoutier, Philibert soutint encore le développement d’autres monastères locaux, et rendit son âme à Dieu le 20 août 685.

Après maintes péripéties, marquées surtout par les invasions normandes, les reliques du saint Fondateur parvinrent à Tournus, accompagnées de nombreux miracles qui rendirent Philibert très célèbre.

Saint Philibert de Jumièges est commémoré le 20 août dans le Martyrologe Romain.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 23:00

Donat de Sisteron

† 535

 

On disait que Donat était originaire d’Orléans. 

Or l’évêque de Sisteron, orléanais lui aussi, l’appela dans cette région provençale et Donat s’établit dans un repli de la montagne de Lure (act. Alpes de Haute-Provence).

Sa vie toute pure et unie à Dieu l’empêcha de rester ignoré et l’on vint le voir, le consulter. 

Donat forma à la vie érémitique un jeune homme, nommé Florent.

Quand Donat mourut, vers 522 (ou 535), Florent et quelques autres disciples restèrent sur place pour veiller sur le tombeau de Donat. Ce fut l’origine d’un petit prieuré.

Saint Donat de Sisteron est commémoré le 19 août dans le Martyrologe Romain.

 
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 23:00

Bertulf de Bobbio

† 639

 

Bertulf était d’une famille noble, à laquelle était aussi apparenté s.Arnoul de Metz (v. 18 juillet), mais n’était pas baptisé.

Il se convertit à un âge adulte et se mit quelque temps sous la conduite de s.Arnoul, puis entra au monastère de Luxeuil, alors gouverné par s.Eustase (v. 2 avril).

Sur la demande de l’abbé de Bobbio, qui s’était arrêté à Luxeuil, Bertulf passa au monastère de Bobbio et, en 626, y fut élu abbé à l’unanimité.

Il se passa alors un curieux événement, que l’Eglise ne devrait pas connaître, mais que même des hommes d’Eglise suscitent parfois pour des raisons plus humaines que divines. Il se trouva donc que l’évêque de Tortona, se sentant blessé de ne pas avoir été informé de l’élection de Bertulf, appela à sa rescousse le dernier des personnages qui pouvaient être intéressés par l’affaire : le roi des Lombards, Ariovaldus, qui était arien. Mais le Saint-Esprit suggéra une bonne idée à ce roi : il pria Bertulf d’aller consulter le pape. Mesure salutaire, recourir au Successeur de Pierre !

Bertuf fut reçut très paternellement par le pape, Honorius 1er, qui lui accorda la pleine immunité pour le monastère, de sorte qu’il échappait définitivement à l’autorité épiscopale et dépendait directement du pape. Cette mesure fut successivement appliquée à tous les monastères.

Au retour, Bertulf fut pris d’une violente fièvre en arrivant à Bismantum, auj. Pietra di Bismantova. C’était un 28 juin, vigile de la fête de saint Pierre Apôtre. Dans la nuit, Bertulf eut la vision ou l’apparition de quelqu’un qui lui enjoignait de rejoindre les moines à l’office, ajoutant qu’il était Pierre, que l’univers fête en ce jour. Bertulf se remit pleinement et, parvenu à Bobbio, en dirigea l’abbaye plusieurs années encore.

Il mourut le 19 août 639 ou 640.

Saint Bertulf de Bobbio est commémoré le 19 août dans le Martyrologe Romain.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 23:00

Christophoros-Macarios de Pélécète

† 850

 

Christophoros naquit vers 750 à Constantinople, de parents chrétiens, qui moururent prématurément.

Un oncle lui enseigna la méditation de la Sainte Ecriture. Bientôt, il embrassa la vie monastique dans l’abbaye de Pélécète, où il reçut le nom de Macarios.

Ses grandes vertus le désignèrent au choix des moines pour être leur supérieur (ou higoumène) ; il fut ordonné prêtre par le saint patriarche Tarasios (v. 18 février).

Le neuvième siècle fut le théâtre de la lutte iconoclaste, et l’empereur Léon l’Arménien envoya Macarios en exil, une première fois.

En 821, le nouvel empereur, Michel le Bègue, rappela Macarios, qui reprit le gouvernement de son monastère. Mais l’empereur suivant, Théophile, renvoya Macarios sur une île de Propontide, Aphusia, qui devait être la dernière étape de la vie de l’Abbé.

Macarios aida la population affamée à trouver du grain - et donna aussi à manger spirituellement aux habitants ; il accomplit un certain nombre de miracles, guérissant un moine malade.

Bientôt touché lui-même par l’âge et la fatigue, Macarios s’éteignit à ce monde vers 850, un 18 août.

Saint Macarios de Pélécète est commémoré le 18 août dans le Martyrologe Romain.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 23:00

Eonius d’Arles

† 502

 

Eonius était un prêtre originaire de Châlons-sur-Saône et apaprtenait au clergé d’Arles.

Qiand l’évêque d’Arles, Léonce, vingt-septième à occuper ce siège, mourut vers 496, ce fut cet Eonius qu’on choisit pour lui succéder, et la chronique affirme qu’il travailla jour et nuit pour le bien de ses ouailles.

Il arriva, vers 498, qu’un moine de Lérins nommé Césaire, assez gravement malade, fut envoyé en Arles pour y rencontrer un médecin célèbre, nommé Firmin, un saint homme. Ayant reçu Césaire et conquis par ses saintes vertus, il le recommanda à Eonius. Ce dernier alors s’entendit avec l’abbé de Lérins pour garder Césaire en Arles et le préparer à lui succéder plus tard sur le siège épiscopal.

Césaire était d’ailleurs probablement un parent d’Eonius.

Eonius travailla à redonner au siège d’Arles la primauté sur celui de Vienne. Le pape Léon Ier le Grand (v. 10 novembre) avait établi métropolitain l’évêque d’Arles ; Anastase II († 498) avait donné l’avantage à Vienne ; en 500, le pape Symmaque redonna à Arles le titre de métropole. Il s’agit là d’une très longue contestation qui divisera les deux sièges pendant longtemps encore.

Eonius ordonna prêtre Césaire, qui devait effectivement lui succéder en 502.

Saint Eonius d’Arles est commémoré le 18 août dans le Martyrologe Romain.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:00

Jeroen de Noordwijk

† 856

 

Il n’y a apparemment pas de grande certitude au sujet de ce martyr.

Son nom se trouve sous les formes Jeron, Iero, Jero, Hiéron (Jérôme). 

D’après ce qu’on en a écrit tardivement, il aurait été de famille noble. En grandissant, il se démarquait de ses camarades par sa préférence pour la prière et la méditation. 

Quand il annonça à ses parents son désir de la vie sacerdotale, ceux-ci étaient plutôt réticents, car c’était leur unique fils, l’héritier, mais ils cédèrent à la ferme volonté de leur garçon. 

Après son ordination sacerdotale, d’après une tradition bénédictine, Jeroen serait venu d’Angleterre ou d’Ecosse. Moine bénédictin, il aurait été envoyé par l’évêque d’Utrecht à Northgo et y aurait fondé la première église dédiée à saint Martin (851).

En 856, des envahisseurs normands auraient voulu exiger de la population le retour au culte idolâtrique, ce que refusa Hieron.

Ce serait dans ces circonstances assez imprécises qu’il aurait trouvé la mort, martyrisé par les envahisseurs.

Quelques questions restent sans réponse :

Jeroen était-il seul, venu en mission pour l’évangélisation de la région de Frise ? On pourrait en effet juger étonnant, voire imprudent, qu’il se fût aventuré seul dans une région inconnue, sans quelques compagnons, qui auraient pu être martyrisés avec lui.

Une autre hypothèse surgit aussi en considérant que vers 848 on trouve un certain Hieronymus, abbé d’Echternach. S’agirait-il du même Jérôme ?

Toujours est-il que le corps d’un saint Jeroen fut transféré à Egmond au 10e siècle, apparemment à la suite d’une révélation céleste, et revint plus tard à Noordwijk ; mais le chef disparut lors des révoltes protestantes.

Saint Jeroen de Noordwijk est commémoré le 17 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Published by samuelephrem - dans Hagiographie J
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