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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:42

Eustathios d’Antioche

† 338

 

Eustathios (le latin ne met pas d’h à ce nom) naquit à Sidé (Pamphylie, Asie Mineure, auj.  Turquie S) à la fin du troisième siècle.

Il fut d’abord appelé sur le siège de Bérée (auj. Alep, Syrie), puis sur celui d’Antioche, de 324 à 330.

Au concile de Nicée (325), qui devait sanctionner l’expression de la consubstantialité du Fils de Dieu avec Dieu le Père (le terme est mal traduit en français : «de même nature» ne rend pas bien «consubstantiel») - il en fut un des plus ardents partisans.

Après ce concile, il fut l’objet d’attaques passionnées de la part des hérétiques. On réussit à lui trouver des expressions soi-disant hérétiques ; de plus - la manœuvre est classique dans le genre - une femme se présenta, accusant l’évêque d’être le père de son bébé.

Le résultat fut, vers 330, un concile régional à Antioche, qui déposa Eustathios et le fit envoyer en exil par l’empereur Constantin ; mal informé et incapable de discerner les arguments théologiques, il ne rendit pas là un grand service à l’Eglise. 

La succession d’Eustathios fut douloureuse ; deux partis se formèrent, pour et contre Eustathios, il en résulta un véritable schisme.

Tandis qu’on perd la trace d’Eustathios, dans son exil (peut-être en Thrace), on n’arrive pas à situer la date de sa mort : certainement après 338, mais peut-être beaucoup plus tard.

Les partisans d’Eustathios furent réintégrés dans l’Eglise dès 414, mais le schisme d’Antioche dura jusqu’en 482, lorque les reliques d’Eustathios revinrent à Antioche ; la foule en liesse alla les accueillir jusqu’à vingt-cinq kilomètres de la ville.

Saint Eustathios d’Antioche est un Père de l’Eglise ; certains l’ont considéré martyr ; il est commémoré le 21 février dans le Martyrologe Romain.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:41

Serapio d’Alexandrie

† 250

 

Le nom de Serapio est un nom très répandu en Egypte et ailleurs.

Voilà ce qui est dit le 20 février de Serapio dans le Martyrologe : 

Il vivait en Alexandrie. Arrêté pour sa foi, il fut d’abord soumis à de très cruels supplices, au point que tous ses membres en furent disloqués. Puis on le hissa sur le toit de sa maison et on le précipita à terre.

Ainsi s’acheva le combat glorieux de ce Martyr.

C’était vers 250, durant la persécution de Dèce.

Saint Serapio d’Alexandrie est commémoré le 20 février dans le Martyrologe Romain.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:52

Quodvultdeus de Carthage

† 454

 

Un certain nombre d’évêques et de prêtres de Carthage et de la région, furent victimes de la persécution des Vandales. Ce fut par exemple le cas des ss.Silvanus, Castrensis et Secundinus (v. 10 et 11 février).

Quodvultdeus («Ce que Dieu veut») est un autre exemple de la même situation.

Vers 421, il était diacre de l’église de Carthage. C’est à cette date qu’il demanda à s.Augustin (v. 28 août) d’écrire un ouvrage sur les hérésies : en effet, le De Hæresibus de s.Augustin est dédicacé à Quodvultdeus.

Vers 437, il fut élu évêque de Carthage, pour succéder à Capreolus. Quelques données étant manquantes, on peut dire seulement qu’il y eut au moins quate évêques avant Quodvultdeus sur le siège épiscopal de Carthage.

En 438-439, lorsque se déchaîna la persécution de Genséric, roi des Vandales, la ville de Carthage fut prise. Genséric chercha de toutes les façons à faire apostasier Quodvultdeus.

Finalement, l’évêque, avec grande partie de son clergé, fut mis à bord d’une embarcation vétuste et sans voiles, qui aurait dû chavirer en pleine mer, mais qui accosta rapidement sur la côte italienne de Campanie.

Quodvultdeus fut certainement reçu fraternellement par ses Confrères, et intégré dans le clergé ; mais aussi il avait alors toute la tranquillité d’écrire son Livre des Promesses et des Prédictions de Dieu ; également, il prit part à la controverse du pélagianisme, qu’il combattit.

On ne connaît pas davantage la date précise de sa mort. On sait que son successeur à Carthage, Deogratias, fut consacré en 454, mais le siège a certainement pu rester vacant un certain temps, à cause de la persécution. On avancera donc prudemment que Quodvultdeus mourut vers les années 444-454, à Naples.

Saint Quodvultdeus de Carthage est commémoré le 19 février dans le Martyrologe Romain.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 00:16

Shahdost de Séleucie

† 342

 

Sadoth (ou Sciadhustes, «ami du roi») était prêtre dans le diocèse de Séleucie-Ctésiphon (sud de Bagdad, Irak).

En 325, le onzième évêque de ce siège était Shimun Bar Sabba’e (v. 17 avril) qui, ne pouvant se rendre au concile de Nicée, y envoya son prêtre Shahdost (habituellement écrit chez nous Sadoth).

Au retour, celui-ci lui apportait la décision prise durant ce concile, de nommer Shimun métropolitain pour toute la Perse.

Shimun fut martyrisé en 341. On lui donna comme successeur Sadoth.

Au printemps de 342, Sadoth eut une vision dont il fit part à son clergé ; il le convoqua avec la discrétion nécessaire car la persécution sévissait encore, et leur dit ceci : 

La nuit dernière, j’ai vu en songe une échelle brillante dont le sommet atteignait le ciel. Tout en haut se tenait l’évêque Shimun, environné de gloire ; quant à moi, j’étais à terre tout en bas. ‘Sadoth, me dit-il d’un ton qui exprimait son bonheur et sa joie, monte jusqu’à moi, ne crains rien, je suis monté hier, à ton tour aujourd’hui !’ J’ai cru comprendre dès lors que j’étais appelé à confesser le Christ ; l’an passé, Shimun a subi le martyre, je dois le subir cette année et être livré à la mort.

Quand le roi Sapor arriva à Séleucie, il se fit amener Sadoth avec cent-vingt-huit membres de son clergé, prêtres, diacres, moines, vierges, qu’il fit charger de chaînes et jeter en prison, pendant cinq mois.

Pendant cette longue détention, les gardiens ne cessaient de les tourmenter, et de les inviter à adorer le soleil. 

A la fin, le roi prononça contre eux la sentence de mort, que tous les prisonniers reçurent avec l’expression de la plus grande joie.

Sur le chemin qui les conduisait au supplice, ils chantaient le verset du psaume : Juge-moi, Seigneur, sépare ma cause de la nation impie ; arrache-moi de l’homme inique et fourbe, car c’est toi qui es le Dieu de mon refuge (Ps 42:1-2). Sur le lieu du supplice, le chant continuait et ne s’acheva qu’avec la mort du dernier martyr.

Sadoth fut conduit en une autre localité, Beth Lapat (plus tard Gundishapur, proche de Shahabad et Dezfoul, province du Khouzistan en Iran SW), ce qui représente une distance d’environ cinq cents kilomètres, que l’évêque n’a certainement pas parcourus dans un carosse confortable. 

C’est donc là qu’il fut décapité, en l’an 342.

Saint Sadoth de Séleucie est commémoré le 18 février dans le Martyrologe Romain.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:36

Theodoros d’Héraclée

† 319

 

On fait naître Theodoros à Euchaïta ou à Héraclée, l’une est en Turquie asiatique, l’autre en Macédoine.

Theodoros entra dans l’armée et fit partie de la légion qui avait ses quartiers d’hiver en Cappadoce.

Chrétien convaincu, il ne se gênait pas pour manifester son adhésion au Christ ; courageux, il se battait victorieusement ; on lui attribua la victoire sur un énorme dragon (?).

Au moment de la persécution, il fut dénoncé. Après un premier interrogatoire, mais laissé encore en liberté, Theodoros serait allé mettre le feu à un temple païen. A nouveau cité en jugement, Theodoros persista dans sa Foi.

On le suspendit, on lui déchira les chairs avec des fouets et des pointes de métal, pendant qu’il continuait à chanter des versets de psaumes.

On lui fit passer la nuit en prison, où une lumière céleste inonda l’endroit.

Le lendemain, Theodoros fut martyrisé par le feu, vers 317 (on trouve 303, 319…).

Le culte de s.Theodoros s’est largement développé jusqu’en Occident. A partir du neuvième siècle, apparaît un dédoublement : on parla de Théodore le Stratélate (général) et Théodore le Tiron (conscrit), qui semblent être le même personnage. En effet, le récit concernant le Stratélate apparaît comme un développement de celui du Tiron, avec des détails qui tiennent de l’invraisemblable : Théodore y devient donc général, est rattaché à Héraclée, où il ressuscite une première fois avant d’être finalement décapité.

Saint Theodoros d’Héraclée (ou plutôt Tiron) est commémoré le 17 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:35

Bonosus de Trèves

† 373

 

Bonosus était un prêtre âgé de Trèves, fidèle aux enseignements de l’évêque Paulin (v. 31 août), en particulier concernant le dogme trinitaire, courageusement défendu par l’un et par l’autre.

Lorsque Paulin fut envoyé en exil (353), le clergé et le peuple s’accordèrent pour élire Bonosus évêque. Mais ce dernier prétexta que, Paulin étant encore en vie, on ne pouvait lui élire un successeur, et refusa l’élection.

Ce contre-temps exaspéra l’empereur au point de faire jeter en prison Bonosus.

Mais quand on apprit la mort de Paulin, en exil (358 ou 361), et peut-être aussi après la mort de l’empereur, Bonosus fut comme contraint de monter sur le siège de Trèves, et en devenait ainsi le septième titulaire. 

Il mourut vers 373, après douze ou quinze années d’épiscopat.

Saint Bonosus de Trèves est commémoré le 17 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:35

Mesrob d’Arménie

362-441

 

Mesrob dit Machtots naquit en 362 dans le village de Hatsekats (Taron, Arménie occidentale) à l’ouest du lac de Van, un territoire qui devait être dévolu aux Perses en 384.

Dès l’enfance il pratiqua le grec, le syriaque surtout, et aussi le perse, car cette région recevait une influence importante de la part de la Syrie et de la Perse sassanide.

Il commença une carrière militaire, travailla chez un haut fonctionnaire royal, puis se retira dans la méditation en quelque solitude. Il se mit à prêcher parmi ses compatriotes.

Mais la langue écrite n’existait pas. Et Mesrob voulait procurer à ses auditeurs les textes de l’Ecriture. Il songea à créer un alphabet, comme le firent Cyrille et Méthode chez les Slaves (v. 21 février).

Il fit un long voyage d’étude, qui le porta à Edesse, Samosate, en Siounie (Arménie S), au nord du lac d’Ourmia (act. Azerbaïdjan iranien), et jusqu’en Ibérie et Albanie (act. Géorgie) ; puis en Grèce, à Constantinople. Partout, il fut bien reçu.

A son retour, il capta la bienveillance du catholicos d’Arménie, s.Sahak 1er Parthev (v. 8 septembre) ainsi que du roi Vram Châhpouh, et put ainsi ouvrir plusieurs écoles pour former la jeunesse. 

On peut dater l’établissement de l’alphabet arménien vers les années 392-406. C’était  une nouveauté qui allait permettre d’écrire des hymnes, des livres liturgiques, et bien sûr de lire l’Ecriture, mais surtout c’est grâce à cette entreprise que l’Arménie sauva sa langue et sa culture.

Mesrob mourut en 441, octogénaire. On l’a appelé le Docteur des Arméniens.

Malgré ces efforts, l’Eglise arménienne connut le schisme dès le siècle suivant. 

Saint Mesrob d’Arménie est commémoré le 17 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:34

Flavien de Constantinople

† 449

 

Notre histoire du patriarche Flavien (Flavianos) commence à son élection au siège de Constantinople, car on ne connaît rien de sa famille, de sa naissance, de sa formation.

En 446, il était prêtre et sacristain, chargé de garder les vases sacrés. Il succéda à s.Proclus (v. 24 octobre).

L’élection était unanime, à l’exception d’un eunuque nommé Chrysaphios, qui manœuvra pour faire déposer et exiler le nouveau patriarche.

L’empereur était à Chalcédoine au moment du sacre ; poussé par Chrysaphios, il fit demander à Flavien une offrande ; Flavien, suivant l’usage, répondit par un envoi de pain bénit (eulogie). Chrysaphios, méprisant ce geste, fit dire à Flavien qu’il fallait un présent en or, à quoi Flavien répondit qu’il n’avait d’or que les vases sacrés, propriété de Dieu et des pauvres, mais fit effectivement envoyer les vases sacrés. De cette façon, Chrysaphios passait pour un spoliateur sacrilège ; furieux de cette leçon, il jura la perte de Flavien.

Il chercha d’abord à écarter des affaires la sœur de l’empereur, Pulchérie, sous prétexte que Flavien voulait l’ordonner diaconesse, mais le patriarche déjoua cette nouvelle intrigue.

Chrysaphios alors s’employa à soutenir le moine Eutychès, son parrain, qui avait eu le malheur de tomber dans l’erreur du monophysisme. En 448, lors d’un synode convoqué par Flavien à Constantinople, cet Eutychès fut convoqué, mais ne se présenta pas et, par l’intermédiaire de Chrysaphios, eut recours à l’empereur, qui lui donna deux officiers impériaux pour l’accompagner. Il fut cependant condamné et excommunié.

Flavien en informa le pape Léon 1er ; celui-ci l’approuva par le fameux Tome à Flavien, qui serait ensuite lu au concile de Chalcédoine (451), mais qui n’arriva à Constantinople qu’en juin 449 ; Eutychès, grâce à Chrysaphios, obtint de l’empereur la convocation d’un concile à Ephèse pour mars 449.

Ce concile fut un véritable combat, au point que le pape Léon devait ensuite l’appeler le Brigandage d’Ephèse. Les légats du pape ne purent y lire son message ; Euthychès fut déclaré orthodoxe et réhabilité ; on réussit à accuser Flavien d’avoir enfreint un canon du concile de Nicée et on le déposa.

L’église devint un champ de bataille où régna une grande agitation entre les deux factions. Flavien eut juste le temps de rédiger un message pour le pape, avant d’être arrêté, remis aux mains de la police impériale, accablé d’outrages et de mauvais traitements. 

Il mourut quelques jours plus tard à Hypèpe (Lydie, Asie Mineure, act. Turquie W)), sans qu’on sache s’il était arrivé à son lieu d’exil ou s’il aurait dû poursuivre encore plus loin. 

Certains dirent que Flavien avait été tué, lui décernant le titre de martyr ; d’autres, que Flavien mourut des coups et des émotions qui l’avaient tant troublé.

Le décès de Flavien advint le 11 août 449. La dépouille de Flavien fut solennellement ramenée à Constantinople, par les soins de Pulchérie, devenue alors impératrice. Cette translation advint peut-être en novembre 450 ou en février 451.

Saint Flavien de Constantinople est commémoré le 17 février dans le Martyrologe Romain.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:33

Fintan de Clúain Ednech

530-603

 

Fintan naquit vers 525-530 dans le Leinster (Irlande O). Il avait un frère, Finlugh, un de ces nombreux Saints irlandais parfois si énigmatiques qu’ils n’ont pas leur place dans le Martyrologe.

Quand Fintan en eut l’âge, il fut confié à Colomba de Tirdaglas (en irlandais Tir-da-Glasí ou aussi Terryglas) puis, avec des compagnons, alla fonder, vers 548, un monastère à Clúain Ednech (auj. Clonenagh), avec la bénédiction de Columba.

La Règle était, à nos yeux modernes, extrêmement sévère. Outre que les moines vivaient du travail de leurs mains, ils vivaient dans une abstinence totale de viande, de lait et de beurre. Au bout d’un certain temps, les prêtres des environs se sentirent humiliés devant tant de mortifications, et vinrent supplier Fintan d’adoucir un peu le régime de ces moines : Fintan accepta leur requête, mais ne changea rien pour lui-même : un peu de pain d’orge avec de l’eau.

Dieu lui accorda le don des miracles.

Il éteignit d’un signe de croix l’incendie qui s’était déclaré dans le toit du monastère.

Ayant appris que le roi voisin allait condamner à mort un prisonnier, il prit avec lui des moines et se dirigea vers le château de ce roi ; en l’apprenant, le roi fit fermer toutes les portes, qui cependant s’ouvrirent d’elles-mêmes à l’arrivée de Fintan ; même les chaînes du prisonnier tombèrent à terre. Le roi eut peur, et fit libérer son prisonnier.

Un pieux évêque voulut terminer ses jours dans le monastère de Clonenagh, et demanda à Fintan de lui obtenir la grâce de mourir peu après lui. Fintan le lui promit ; en effet, l’évêque mourut peu après Fintan.

Sentant approcher la mort, Fintan rassembla sa communauté, désigna un successeur, et rendit le dernier soupir, le 17 février, vers 594 (quelques jours après mourut l’évêque dont il était question plus haut).

S.Óengus (v.11 mars) l’a appelé homme de la prière. Il est considéré comme le chef des moines d’Irlande, un peu comme s.Benoît de Nursie (v. 21 mars).

Saint Fintan de Clúain Ednech est commémoré le 17 février dans le Martyrologe Romain.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 12:52

Iuliana de Nicomédie

† 305

 

Iuliana naquit à Nicomédie (Bithynie, auj. Izmit, Turquie NW).

Bien que son père, Africanus, fût très attaché au culte des dieux romains, Iuliana put connaître très tôt le christianisme et fut même sans doute baptisée.

Africanus la promit en mariage à un certain Evilasius. Mais Iuliana ne voulait pas épouser un païen et, pour gagner du temps, fit savoir à Evilasius qu’elle l’épouserait… s’il devenait préfet de la ville. Dieu fit qu’il le devint effectivement, et Iuliana lui déclara alors formellement qu’elle ne voulait pas épouser un païen.

Africanus, puis Evilasius tentèrent par tous les artifices de la convaincre : des paroles d’amour tendre aux menaces et aux tortures, rien ne put ébranler la jeune fille.

On dit qu’Evilasius la fit fouetter, puis suspendre par les cheveux, lui fit verser sur la tête du plomb fondu, autant de supplices qui furent sans aucun effet sur elle.

Jetée en prison, Iuliana fut visitée par le Démon, déguisé en ange, qui lui suggérait d’accepter ce mariage pour rester en vie.

Evilasius tenta de la faire écarteler, mais un ange intervint et suspendit ce supplice, ce qui provoqua la conversion de beaucoup de gens.

Ce fut ensuite une immersion dans un bain de plomb fondu, qui sembla à Iuliana de l’eau tiède.

Toujours enfermé dans son opiniâtreté, Evilasius la fit décapiter. Il serait mort lui-même peu après, de noyade.

Ce martyre eut probablement lieu vers 305.

Sainte Iuliana fut très honorée en Orient, et même très tôt. Son culte se propagea en Occident à la suite de la translation de ses reliques, qui arrivèrent finalement à Naples en 1207.

Ce culte se développa ensuite tellement, qu’on a fini par supposer que Iuliana avait été martyrisée en Campanie ; il en résulta un doute pour les historiens : Iuliana de Nicomédie est-elle bien la même qu’on vénère à Naples ? Pour le Martyrologe Romain, Iuliana est une vierge martyre en Campanie.

Sainte Iuliana (de Nicomédie ?) est commémorée le 16 février dans le Martyrologe Romain.

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