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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 15:18

Luis Vidaurrázaga González

1901-1936

 

Luis Vidaurrázaga González naquit le 13 septembre 1901 à Bilbao (Espagne N).

Il entra encore très jeune chez les Bénédictins de Silos (dépendants de la congrégation de Solesmes) où il fit ses études.

Après sa profession, il fut ordonné prêtre et vécut quelques années dans la communauté de Notre-Dame-de-Cogullada (Sarragosse), avant de rejoindre celle de Notre-Dame-de-Montserrat à Madrid.

Ce jeune prêtre fut remarqué pour sa discrétion, son amour de la liturgie et du chant monastique. Directeur spirituel, apôtre de l’Eucharistie, il enseignait le chant grégorien.

Au début de la Guerre civile de juillet 1936, cette communauté fut dissoute pour permettre à chacun de chercher refuge. Luis se réfugia chez un ami, mais fut dénoncé et arrêté.

Condamné à mort pour le grave délit d’être prêtre, Luis fut abattu à La Elipa près du cimetière de Madrid La Almudena, le 31 décembre 1936.

Luis Vidaurrázaga González fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 31 décembre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 15:17

José Anton Gomez

1878-1936

 

José Anton Gomez naquit le 26 août 1878 à Hacinas (Burgos, Espagne NC).

Il entra chez les Bénédictins de Silos (dépendants de la congrégation de Solesmes), fut ordonné prêtre et, en 1919, fut prieur à Madrid, où il restaura le petit sanctuaire de Notre-Dame-de-Montserrat.

C’était un homme polyglotte, grand intellectuel, professeur, bibliothécaire et conseiller de l’Ordre ; il se distinguait surtout par sa grande douceur.

Au début de la Guerre civile de juillet 1936, il dissolut cette communauté pour permettre à chacun de chercher refuge.

Certains furent vite retrouvés, et condamnés à mort pour le grave délit d’être prêtres.

Le Prieur fut abattu aux environs de Madrid, boulevard Andalucía, le 25 septembre 1936.

José Anton Gomez fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 25 septembre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 14:23

Antolín Pablos Villanueva

1871-1936

 

Antolín Pablos Villanueva naquit le 2 septembre 1871 à Lerma (Burgos, Espagne NC).

Il entra chez les Bénédictins de Silos (dépendants de la congrégation de Solesmes) et fut ordonné prêtre.

Envoyé à Mexico pour y fonder la communauté San Rafael, il en fut expulsé au moment de la révolution mexicaine. En 1919 il fut alors nommé sous-prieur de la communauté madrilène de Notre-Dame-de-Montserrat, où il s’occupa de recherches historiques.

Au début de la Guerre civile de juillet 1936, cette communauté fut dissoute pour permettre à chacun de chercher refuge.

Certains furent vite retrouvés, et condamnés à mort pour le grave délit d’être prêtres.

Antolín fut abattu à Soto de Aldovea (Torrejón de Ardoz) aux environs de Madrid, le 8 novembre 1936, parmi plusieurs centaines de détenus chrétiens. Il tomba en criant Vive le Christ Roi !

Antolín Pablos Villanueva fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 8 novembre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 14:02

Rafael Alcocer Martínez

1889-1936

 

Rafael Alcocer Martínez naquit le 29 octobre 1889 à Madrid (Espagne C).

Il entra chez les Bénédictins de Silos (dépendants de la congrégation de Solesmes) et fut ordonné prêtre dans la petite communauté madrilène de Notre-Dame-de-Montserrat.

Brillant auteur et orateur, le père Rafael publia des ouvrages sur la littérature arabe, sur s.Domingo de Silos et ste Teresa d’Ávila ; on apprécia beaucoup ses belles conférences à l’Université de Madrid et à l’Athénée de Valladolid.

Au début de la Guerre civile de juillet 1936, cette communauté fut dissoute pour permettre à chacun de chercher refuge.

Certains furent vite retrouvés, et condamnés à mort pour le grave délit d’être prêtres.

Rafael fut abattu à La Elipa aux environs de Madrid, le 5 octobre 1936.

Rafael Alcocer Martínez fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 5 octobre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:49

Isidro Fernández Cordero

1893-1936

 

Isidro Fernández Cordero naquit le 15 mai 1893 à Murias (Asturies, Espagne NW), troisième des cinq enfants de Buenaventura Fernández y Méndez et Florentina Cordero Suárez. Deux de ces enfants furent religieux dominicains.

En 1922, Isidro épousa Celsa García, qui mit au monde sept enfants, dont trois furent religieux.

Au début de leur mariage, les époux tinrent un petit commerce-bar, mais pour nourrir tant de bouches, Isidro dut aller travailler aux mines.

Très chrétien, Isidro était fidèle à la Messe, à l’association de l’Adoration nocturne (dont il était le trésdorier). Des Chrétiens comme lui étaient inévitablement la cible des anarchistes.

De fait, dès le début de la révolution de juillet 1936, Isidro fut brusquement surpris chez lui à l’heure du diner, et non moins brusquement conduit au Comité Civil, où il fut accusé de «prier» et donc immédiatement mis en prison : il se trouva alors enfermé dans la salle de garde des Adorateurs, non loin de l’église.

On les libéra provisoirement, leur inculquant l’obligation de se présenter à chaque demande, sinon leurs familles auraient été menacées. Isidro se cacha dans une maisonnette de la montagne.

Aux premiers jours du mois d’août, sa sœur Jesusa vint le prévenir qu’il était convoqué au Comité, et qu’il devrait plutôt s’enfuir à León, la ville proche. Isidro répliqua qu’il n’avait rien à se reprocher, sinon d’être catholique, et qu’il ne voulait pas faire courir de risques à sa famille. Il alla se présenter - et fut arrêté.

Durant sa captivité, il priait le chapelet chaque jour et reçut des visites de son épouse et de ses enfants. Voici quelques-unes des paroles qu’il leur adressa et qu’ils ont fait connaître par la suite :

Je ne peux pas (fuir). De toutes façons, je suis un témoin de Jésus-Christ. Vous devez pardonner à tous, comme je leur pardonne. De tout cœur.

Dis (à ta mère) que nous ne nous verrons plus. Dis-lui aussi de ne pas pleurer, parce que nous sommes des martyrs ; ils nous persécutent et ils nous giflent, comme pour Jésus-Christ. Priez beaucoup pour nous. Nous nous reverrons au Ciel.

Le 20 octobre, lui et un autre collègue furent conduits à l’intérieur de l’église paroissiale, où on les obligea à creuser leur propre tombe. Survint également leur curé, don Genaro, qui allait partager leur sort.

Le 21 octobre, les deux ouvriers furent égorgés et décapités, et jetés dans ces fosses, ainsi que leur curé, qui reçut un coup de pistolet à la tempe.

Isidro Fernández Cordero fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 21 octobre.

A cette cérémonie de béatification, était présent le dernier fils vivant d’Isidro, Enrique, âgé de quatre-vingt cinq ans, né en 1931.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:48

Secundo Alonso González

1888-1936

 

Secundo Alonso González naquit le 13 mai 1888 à Cabo (Asturies, Espagne NW), cinquième des six enfants de Manuel Alonso et Isabel González, d’humbles paysans.

Trois de ces six enfants furent Religieux, dont deux prêtres dominicains en Indochine.

Le 21 octobre 1911, Secundo épousa María Lobo Alonso, qui mit au monde douze enfants, dont cinq moururent en bas âge, et deux devinrent prêtres.

Secundo dut aller travailler aux mines, pour nourrir tant de bouches, et complétait encore son petit salaire par des travaux de menuiserie.

En 1926, sa brave épouse mourut en couches (ainsi que la petite fille) et il se remaria avec María Suárez González.

Profondément croyant et engagé, il se trouva à la tête de l’Association Eucharistique nocturne, de la confraternité du Rosaire, du syndicat des mineurs chrétiens.

Quand éclata la guerre civile de juillet 1936, il refusa de se cacher, n’ayant rien à se reprocher. Mais c’était un «gros poisson» pour les anarchistes, qui l’arrêtèrent et le soumirent à de pénibles interrogatoires. Secundo ne répondit pas, mais subit les coups et les insultes.

Enfermé dans la salle de garde de l’Adoration nocturne, il y retrouva d’autres membres de l’association. Il les exhorta à prier le chapelet. Il fut encore maltraité et torturé.

A la fin de juillet, on les libéra tous, provisoirement, avec obligation de se présenter régulièrement. Le 11 août, on arrêta de nouveau Secundo, qui fut conduit en prison ; les moqueries, les insultes reprirent, mais lui priait encore plus intensément.

Le 20 octobre, lui et un autre collègue furent conduits à l’intérieur de l’église paroissiale, où on les obligea à creuser leur propre tombe. Survint également leur curé, don Genaro, qui allait partager leur sort.

Le 21 octobre, les deux ouvriers furent égorgés et décapités, et jetés dans ces fosses, ainsi que leur curé, qui reçut un coup de pistolet à la tempe.

Ce jour-là, Secundo «fêtait» les vingt-cinq années de son premier mariage.

Secundo Alonso González fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 21 octobre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:46

Genaro Fueyo Castañon

1864-1936

 

Genaro Fueyo Castañón naquit le 23 janvier 1864 à Linares (Congostinas del Puerto, Asturies, Espagne NW), de Ramón Fueyo Barros et Isabel Castañón Díaz, qui eurent six enfants ; l’un d’eux, Estanislao, fut cistercien ; Genaro fut prêtre.

Il entra en effet au séminaire à Oviedo et fut ordonné prêtre en 1887.

D’abord vicaire à Jomezana, il fut nommé curé à Congostinas, sa ville natale.

En 1899, il fut nommé curé à Nembra, où son zèle infatigable l’imposa à la reconnaissance unanime des habitants. Genaro était un pince-sans-rire plein d’humour, mais un pasteur toujours préoccupé du bien des paroissiens, qu’il allait aider de toutes les façons qu’il pouvait.

Il relança l’Adoration nocturne eucharistique, et y consacrait chaque mois une nuit entière. Il fut attentif aux jeunes qui ressentaient quelque vocation et en orienta plus d’une centaine à la vie religieuse. Il hébergea dans une salle de la paroissse les mineurs chrétiens réunis en syndicat, et ouvrit une école gratuite pour leurs enfants.

Lors des premières émeutes anarchiques de 1934, il n’échappa à la mort que grâce aux informations que lui apportèrent des paroissiennes : il eut le temps de se réfugier chez son frère Cesáreo.

Mais ce n’était qu’un sursis. En octobre 1936, il fut arrêté et mis dans la prison de Moreda. Le 21 octobre, on le conduisit dans son église, on l’y fit entrer avec grande violence, sauvagement malmené par des hommes qu’il avait lui-même baptisés et préparés à la Première communion. Il s’aperçut alors que, non loin de l’autel, deux mineurs de ses paroissiens étaient déjà en train de creuser des fosses, pour eux-mêmes et pour leur curé. Pour ces deux hommes, il y aura une notice à part.

Don Genaro demanda calmement à être le dernier abattu, pour pouvoir rester auprès des deux autres condamnés. Ceux-ci furent tués à coups de couteaux, et décapités, au point que don Genaro eut un bref  malaise. S’étant repris, il dit à ceux qui allaient le tuer, qu’il s’étonnait beaucoup que ses propres paroissiens voulussent le mettre à mort, mais il demandait pardon à Dieu pour eux. Il reçut alors un coup de pistolet à la tempe.

Genaro Fueyo Castañon fut béatifié avec ses deux compagnons en 2016, et inscrit au Martyrologe le 21 octobre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:18

Antonio González Alonso

1912-1936

 

Antonio, né le 11 avril 1912 à Nembra (Asturies, Espagne NW), était le huitiième des dix enfants d’un couple d’agriculteurs, Severino González et Josefa Alonso.

Deux de ces enfants moururent en bas âge ; deux devinrent prêtres dominicains (Julio aux Philippines, Jesús  au Texas) et une dominicaine à Gijón.

Le papa avait déjà un frère prêtre, missionnaire aux Philippines ; lui-même était un fidèle de l’Adoration nocturne et y conduisit tous ses enfants au fur et à mesure qu’ils grandissaient ; Severino administrait aussi la confraternité des Ames du Purgatoire.

Antonio ressentit aussi l’appel à la consécration, et entra dès 1923 à l’école apostolique dominicaine de La Mejorada (Valladolid), où il rejoignit son aîné Jesús.

En 1927, après d’excellentes études, il entra au postulat, puis au couvent d’Ávila, où il prit l’habit pour son noviciat, et fit la profession temporaire.

Malheureusement, il fut frappé de tuberculose et ne put se remettre ; il céda aux conseils des médecins et renonça à la voie sacerdotale. Rentré à la maison, il eut une vie toute monacale, participant à l’Eucharistie quotidienne, à l’Adoration nocturne, dirigeant les jeunes Tarcisi (émules de s.Tarcisius, v. 15 août), et s’inscrivit à l’Ecole Normale d’Oviedo en 1935, en vue du Magistère, pour enseigner dans les écoles.

Le 20 juillet 1936, il fut arrêté avec son frère Cristóbal ; à ce dernier, il dit : Voilà pour moi une occasion de donner ma vie à Dieu comme martyr ; mais toi, il faut que tu aides les parents à la maison. De fait, Cristóbal ne fut pas martyrisé avec lui.

Les gardiens voulurent obliger Antonio à déchirer une belle image du Sacré-Cœur, qui était dans l’église de Nembra, et à casser la pierre d’autel. Antonio s’y refusa ; on lui laisssa vingt-quatre heures pour réfléchir encore, après quoi il réitéra son net refus, en conscience. En outre, comme il refusait de prononcer un blasphème, on lui coupa la langue.

Le 11 septembre, donc, on l’emmena en voiture à Moreda. En passant devant la maison des parents, Antonio réussit à crier à sa mère : Adieu, Maman, on se revoit au Ciel ! On arriva à la localité Puerto de San Emiliano ; le conducteur de la voiture, qui raconta les faits, affirma n’avoir entendu aucun coup de feu, laissant supposer qu’on acheva Antonio en le frappant, puis qu’on le jeta dans un puits. On n’a pas retrouvé son corps.

Antonio aurait peut-être pu devenir prêtre malgré la maladie : il s’est immolé totalement dans le martyre.

Antonio González Alonso fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 11 septembre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 00:00

 

25 NOVEMBRE

 

III.

S Mercurios, soldat martyr à Césarée de Cappadoce ; il s'agirait plutôt de Mâr Qurios.

S Moyses, prêtre martyr à Rome ; il soutint s. Cyprien contre Novatien.

IV.

S Botros, évêque à Alexandrie ; il condamna Arius, combattit Mélèce, et mourut martyr ; on commémore avec lui trois autres évêques égyptiens : Hesychius, Pachomius et Theodorus, le prêtre Faustus, ainsi que Dius et Ammon. 

Ste Catherine, vierge et martyre à Alexandrie ; patronne des philosophes, pour avoir tenu tête à toute une équipe de sages païens ; elle apparut à Ste Jehanne d'Arc.

S Marculus, évêque en Numidie, martyr.

?

Ste Joconde, vierge à Reggio Emilia.

S Alain, à Lavaur. 

VI.

S Maurinus, martyr près d'Agen.

S Teilo, évêque à Llandaff.

VIII.

Bse Imma, abbesse à Karlburg.

XI.

B Bernold, bénédictin à Ottobeuren.

S Egbert, abbé à Munsterschwarzach, à Lambach. 

XIV.

Bse Béatrice d'Ornacieux, chartreuse fondatrice à Eymeu.

XV.

Bse Elisabeth Achler, surnommée "la Bonne", tertiaire franciscaine à Reute, mystique.

XIX.

S Yi Ho-yŏng Petrus, catéchiste coréen, martyr canonisé en 1984 et fêté le 20 septembre ; sa sœur Agata est commémorée le 24 mai.

XX.

Bx Santiago Meseguer Burillo (*1885) et Jacinto Serrano López (*1901), prêtres dominicains espagnols fusillés près de Teruel en 1936, et béatifiés en 2001.

Mercurios de Césarée de Cappadoce

† 250

 

Ce martyr inconnu pourrait fort bien être le Mâr Qurios ou saint Qurios dont parlèrent les Syriens. Dans leurs transcriptions, les Grecs crurent avoir affaire à «Marcurios», qui devint saint Mercurios.

Ce soldat était en garnison en Arménie. Un ange - ou le Christ lui-même - lui apparut, le poussant à attaquer l’ennemi sans tarder, lui rappelant seulement : N’oublie pas le Seigneur ton Dieu.

Vainqueur, Qurios fut fait généralissime par l’empereur Dèce. L’ange rappela à Qurios son conseil. Ce dernier se souvint alors que son père était chrétien.

Quand ensuite l’empereur invita Qurios à sacrifier à la déesse Artemis, Qurios se déclara chrétien : il déposa sa chlamyde et sa ceinture aux pieds de Dèce, qui l’envoya en prison. L’ange apparut à nouveau, pour réconforter Qurios.

Le lendemain, Qurios renouvela sa profession de foi. Il fut attaché à quatre poteaux et, pendant qu’on allumait un feu sous son corps, on le flagellait d’importance - au point que le sang éteignit les flammes. Reconduit en prison, il fut soigné par l’ange.

Le jour suivant, l’empereur s’étonnait de voir Qurios guéri et l’accusa de magie. Puis il lui fit appliquer des fers rouges ; on le suspendit la tête en bas avec une pierre au cou et on le frappa encore, avec des verges d’airain. L’empereur ordonna finalement de transporter Qurios en Cappadoce et de l’y décapiter.

Cela pouvait se passer vers 250, sous Dèce. Difficile alors d’assimilier Qurios à l’un des Quarante soldats martyrs en Cappadoce (v. 9 mars), mis à mort en 320.

On raconta plus tard que c’est le même Mâr Qurios qui serait apparu, sur ordre divin, auprès de Julien l’Apostat pour le faire mourir d’un coup de lance (363).

Le Martyrologe Romain mentionne saint Mercurios de Césarée de Cappadoce au 25 novembre.

 

 

Moyses de Rome

† 251

 

Au moment de la brutale persécution de Dèce, le prêtre romain Moyses eut un rôle important dans la conduite de l’Eglise romaine, privée alors de son pape pendant quinze mois, après le martyre de s.Fabien en 250 (v. 20 janvier).

Il était aux côtés de Novatien, tant que ce dernier resta dans le juste chemin de la fidélité à l’Eglise.

Arrêté avec un autre prêtre, Maximus, et deux diacres, Rufinus et Nicostrates, Moyses continuait de montrer l’exemple de la foi, de la modération, de la clairvoyance. Tandis que Novatien se laissait prendre par un courant intransigeant, Moyses restait en communion avec l’évêque de Carthage, s.Cyprien (v. 14 septembre). La question importante était la réadmission des lapsi, de ceux qui avaient eu la faiblesse de renier un moment leur foi pour échapper au martyre. Cyprien et Moyses étaient partisans de les réadmettre moyennant une pénitence appropriée ; Novatien, non.

Moyses mourut en prison, en janvier ou en février 251, victime de sa détention prolongée.

Novatien, on le sait, brigua l’élection papale, mais fut vivement écarté ; c’est s.Corneille qui fut élu.

Moyses ne fut pas mis à mort, mais fut considéré comme martyr, pour sa fidélité sans faille à l’Eglise, qu’il défendit courageusement dans le danger.

Bien que Moyses mourût en début d’année, le Martyrologe Romain le mentionne encore, arbitrairement, au 25 novembre.

 

 

Catherine d’Alexandrie

4e siècle

 

Descendante d’un certain roi arménien Costos, sainte Catherine vivait à Alexandrie, lors du passage de l’empereur qui voulut inviter tous ses sujets à participer à un culte païen.

Apprenant ce qui se passait, la jeune fille - elle n’avait que dix-huit ans - alla se présenter fièrement à l’empereur pour lui reprocher son impiété.

L’empereur n’avait pas d’arguments à lui opposer : il fit venir cinquante philosophes qui devaient interroger Catherine et réussir à la confondre. Mais c’est elle qui leur cloua le bec, et l’empereur les fit brûler vifs.

Emprisonnée, Catherine convainquit même l’impératrice, qui fut mutilée et décapitée par ordre de l’empereur.

A son tour, l’officier de l’empereur, avec ses deux-cents soldats, confessa la foi chrétienne, et tous furent décapités.

Catherine devait être soumise au supplice de la roue : bras et jambes attachés autour d’une roue, elle devait «tourner» sans interruption, fouettée entre temps sur toutes les parties du corps, jusqu’à la mort ; mais miraculeusement, cette roue se brisa et vola en éclats.

Elle fut finalement décapitée.

Les anges se chargèrent de sa sépulture, la transportant sur le mont Sinaï, en un sépulcre tout neuf, d’où sortent du lait et de l’huile qui guérissent les maladies.

Tous les détails de cette Passio sont jugés invraisemblables par les historiens, qui en déduisent que même la Sainte en question n’est qu’une fiction.

Sainte Catherine fut immensément célèbre à partir du 9e siècle ; particulièrement elle devint la patronne des philosophes, mais aussi des jeunes filles encore vierges.

Sa fête, au 25 novembre, fut omise lors de la réforme du calendrier en 1970, mais réapparut une vingtaine d’années plus tard.

Quelle est donc cette sainte Catherine d’Alexandrie qui apparut à sainte Jehanne d’Arc ?

 

 

Botros d’Alexandrie

† 311

 

Botros (Pierre) naquit grâce à la bénédiction que le patriarche Theonas (v. 28 déc.) donna à sa mère, jusque-là stérile. Le même Theonas baptisa l’enfant et l’ordonna prêtre à seize ans.

Lors de la dispute avec Sabellius, Botros lui porta la contradiction ; non seulement il le réduisit au silence, mais la main de Dieu s’abattit sur Sabellius, qui tomba raide mort.

Botros fut désigné par Theonas pour gouverner l’Eglise d’Alexandrie (Egypte) en 300. Il en était le dix-septième pasteur.

Il allait diriger cette grande communauté pendant douze ans : trois ans avant la persécution de Dioclétien, neuf ans ensuite.

Eusèbe de Césarée dit qu’il pourvoyait sans se cacher, au bien général des Eglises. Et aussi qu’il était un de ces docteurs divins de la piété chrétienne.

Si Arius fut le grand ennemi de la Foi unique au quatrième siècle, Botros eut à combattre d’abord contre un autre évêque d’Egypte, Meletius, évêque de Lycopolis, qui profita de la prison de Botros pour s’immiscer dans l’Eglise d’Alexandrie et y imposer ses vues. Botros dut faire convoquer un synode pour examiner cette situation, mais Meletius demeura sur ses positions et s’installa dans le schisme.

Arrêté à son tour, Mélèce se retrouvait avec Botros ; même dans la prison, le schisme perdurait.

Au début de 311, les prisonniers furent libérés, mais la persécution reprit très vite avec Maximin Daia.

Ainsi, sans nul motif, (Botros fut) appréhendé contre toute attente ; subitement, sans jugement, comme sur ordre de Maximin, il (fut) décapité. Avec lui, plusieurs évêques d’Egypte subirent même traitement.

Ces autres évêques furent : Phileas, Hesychius, Pachomius, Theodorus. Le Martyrologe ajoute qu’il y eut beaucoup d’autres Martyrs. Parmi ceux-ci, ont été mentionnés Faustos, Dias et Ammon (v. 8 septembre).

C’était le 25 novembre 311. Botros fut le dernier des Martyrs et c’est pour cela qu’en Orient on l’a surnommé le sceau des Martyrs.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Botros d’Alexandrie au 25 novembre.

 

 

Marculus de Numidie

† 347

 

La notice du Martyrologe dit ceci :

En Numidie, l’évêque saint Marculus. On rapporte que, au temps de l’empereur Constant, il fut précipité du haut d’un rocher par un certain Macarius et mourut en martyr.

Cet épisode s’inscrit dans le cadre de la longue diatribe du donatisme. Cette «doctrine» dérivait du nom de Donatus, évêque de Cellæ Nigræ (Numidie, auj. Baghaï, Algérie), mais remontait aux premières persécutions de Dioclétien en 303.

A cette occasion, des prêtres et des évêques avaient cédé à la pression subie par les autorités civiles, en livrant (tradere) des objets et des livres du culte chrétien. On les appela les traditores (le mot a donné le français traître).

Selon certains rigoristes - et Donatus prit leur tête à partir de 312 - les sacrements conférés par des traditores n’étaient pas valides. L’Eglise romaine, cependant, affirma que, dans tout sacrement, c’est le Christ qui agit, indépendamment de la dignité du ministre qui l’exerce.

Les donatistes refusaient de se plier. L’empereur Constantin fut sollicité d’intervenir, deux conciles se prononcèrent contre le courant donatiste (Rome en 313, Arles en 314).

Ces débats dégénérèrent en véritables bagarres en Afrique. Et comme il arrive dans les cas de rébellion, se joignirent aux donatistes d’autres éléments agitateurs. La situation prenait l’allure d’une guerre civile à peine voilée. Même entre les donatistes, s’éleva la division.

L’empereur Constant voulut pacifier cette rébellion. Il fit envoyer des subsides aux communautés. Donatus refusa. C’est ainsi qu’on arrive à notre évêque Marculus.

Ce dernier appartenait au courant donatiste. On ne sait par qui ni pour quoi il fut mis en prison, ni combien de temps, ni qui prit la décision de le faire précipiter du haut d’un rocher (347). On a attribué ce geste à un certain Macarius.

Devant tant de questions, on ne comprend pas pourquoi Marculus a été maintenant inséré dans le Martyrologe.

Le donatisme persévéra jusqu’au concile de Carthage (411), qui le condamna fermement.

La cause de Marculus restait imprécise. Selon s.Augustin, l’évêque d’Hippone (v. 28 août), Marculus se serait lui-même suicidé.

Le Martyrologe Romain mentionne saint (?) Marculus de Numidie au 25 novembre.

 

 

Maurinus d’Agen

6e siècle

 

L’histoire et la passion de Maurinus en laissent perplexes plus d’un.

Après dix-huit années de mariage, Euticius et Alabanna mirent au monde Maurinus.

Euticius était préfet d’Agen au nom d’un roi de Lectoure nommé Valduanus, que les historiens ne connaissent pas. Ce même Euticius était chrétien, mais en secret.

A douze ans, Maurinus se rendit auprès de Germain de Capoue (v. 30 octobre), qui le baptisa puis l’ordonna diacre. Maurinus resta sept ans auprès de Germain.

Ce dernier cependant, eut une vision qui lui conseillait de renvoyer Maurinus dans son pays d’origine.

A peine arrivé, Maurinus délivra un possédé, ce qui le rendit célèbre. Euticius son père était fort content de revoir son fils, mais au même moment, le roi Valduanus se mit à persécuter les Chrétiens. Alors commence la véritable passion de Maurinus

Il fut d’abord arrêté, tandis que son père fut décapité avec soixante-dix-huit compagnons.

Dans son cachot, Maurinus ressuscita trois jeunes gens qui avaient été foudroyés ; Valduanus, furieux et sans doute diaboliquement jaloux, le fit flageller jusqu’à mettre ses os à nu, puis le renvoya en prison.

La nuit, un ange vint libérer Maurinus et neuf autres chrétiens. Au matin, les gardiens se convertirent en retrouvant Maurinus et ses compagnons sur une montagne voisine. Le roi fit décapiter ces neuf compagnons et flageller de nouveau Maurinus, mais les fouets frappèrent les bourreaux. Jeté dans une fournaise, Maurinus en ressortit indemne. Un bourreau ayant reçu l’ordre de le décapiter, restait terrorisé, de sorte que Valduanus frappa lui-même Maurinus, lui détachant la tête et l’épaule.

Maurinus ramassa sa tête et alla la déposer à une quarantaine de kilomètres de là, à une fontaine où une lépreuse guérit.

Beaucoup de conversions eurent lieu alors, et une basilique s’éleva sur le tombeau de Maurinus.

Il y eut plus tard un monastère Saint-Maurin entre Agen et Moissac.

Saint Maurinus d’Agen est commémoré le 25 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Béatrice d’Ornacieux

1260-1303

 

Née à Ornacieux (Isère) vers 1260, Béatrice (Beatrix) entra toute jeune à la Chartreuse de Parménie en 1273. 

On l'envoya ensuite fonder un monastère à Eymeu (Drôme). Elle vécut avec ses consœurs dans la plus grande pauvreté.

Elle mourut dans le dénuement le 25 novembre sans doute en 1303. 

Une moniale chartreuse contemporaine de la Bienheureuse, Marguerite d'Oingt a écrit sa biographie où elle atteste son ardent amour pour Jésus crucifié. Cette vie est écrite dans le savoureux dialecte franco-provençal, sous le titre Li Vita seiti Biatrix, virgina de Ornaciu.

Béatrice fut reconnue bienheureuse en 1869.

Elle est inscrite dans le Martyrologe au 25 novembre, et localement fêtée le 13 février.

 

 

Elisabeth Achler

1386-1420

 

Née le 25 novembre 1386 à Waldsee (Allemagne S), Elisabeth était la fille de Hans et Anna, des tisserands ; elle eut deux frères.

 Elle vécut chez elle et aida ses parents dans leur artisanat.

A quatorze ans, elle devint Tertiaire franciscaine, guidée par son confesseur Conrad Kügelin, chanoine de Saint-Augustin.

Après quelque temps de vie partagée avec une autre béguine à Waldsee, elle fit partie d’une équipe de cinq jeunes femmes qui s’établirent à Reute dans une nouvelle fondation, sous l’impulsion de Jakob von Metsch. Cette maison devint  en 1406 un véritable couvent, qui adopta la règle du Tiers-Ordre franciscain.

Elisabeth y assuma la cuisine, recevait les pauvres et vécut fort pénitente, quasi recluse. Elle fut surnommée «la Bonne» : Gute Beth.

Elle était comme obsédée par la Passion du Christ, et son corps en porta les stigmates. Son confesseur rédigea une Vita, dans laquelle il relate les visions, les extases dont fut favorisée Elisabeth. Il raconte aussi comment elle vécut trois années sans manger et que donc elle n’avait rien à évacuer, comme y fait allusion le Christ dans l’évangile (cf. Mt 15:17) ; mais le Démon vint déposer dans la chambre des déchets humains, à l’odeur repoussante, mélangée à une odeur de soufre, pour faire croire qu’en réalité Elisabeth mangeait en secret.

Elle mourut le 25 novembre 1420 à Reute, le jour de son trente-quatrième anniversaire, et son culte fut reconnu en 1766.

 

 

 

Yi Ho-yŏng Petrus

(Yi Ho-yeong Peteuro)

1803-1838

 

Petrus était né en 1803 à Ich’ŏn (Gyŏnggi-do, Corée S).

Après la mort de son père, il vint vivre à Seoul, avec sa sœur aînée Agatha et leur mère, et vivaient dans une extrême pauvreté, car la mère avait été dépouillée de tous ses biens.

Petrus aida beaucoup le prêtre chinois Yu, ce qui lui valut d’être nommé catéchiste.

Il eut un rêve : il passait une sorte d’examen, il entendait une musique merveilleuse et quelqu’un lui disait que «l’assistant du Roi» l’aimait beaucoup. Il comprit que son saint Patron, saint Pierre, l’invitait à se préparer au martyre.

En février 1835, sur le chemin de sa maison, il fut arrêté par un groupe d’hommes qui l’attendaient.

Il resta près de quatre années en prison, où on lui fit souffrir toutes sortes de tortures. Sa sœur Agatha aussi fut arrêtée ; ils se soutinrent l’un l’autre en prison.

On a de Petrus une lettre où il décrivit ses interrogatoires et les tortures qu’il subit.

On lui demanda pourquoi il professait une religion qui interdisait le respect envers les parents et que le gouvernement avait interdite. Réponse :

C’est faux. Tout homme qui se dit catholique doit le respect au roi et à ses parents ; il aime aussi les autres hommes.

Autre question : Pourquoi n’offres-tu pas de sacrifices aux défunts ? Tu ne vaux pas même une bête et tu mérites la mort. Réponse :

Il est ridicule d’offrir à manger à quelqu’un qui est mort. Celui qui peut donner sa vie pour le roi n’est pas un traître. Dieu est le Roi des rois, créateur du ciel et de la terre, des hommes, des anges, de toutes les créatures de l’univers… Comment osez-vous condamner quelqu’un qui préfèrerait mourir que de renier le Père de toute la race humaine ?

Le juge le battit jusqu’à ce que ses jambes fussent disloquées, lui demandant encore une fois de renier Dieu. Réponse : Je ne pourrai jamais renier Dieu.

Le juge le fit battre à nouveau, sur le ventre et sur les jambes, et lui dit : Si seulement tu cries de douleur, je dirai que tu as renié. Pierre ne répliqua pas un mot.

Lui et sa sœur Agatha désiraient subir ensemble le martyre. Mais Dieu ne l’exauça pas sur ce point. Il tomba malade en prison, à la suite des si douloureuses tortures qu’il avait subies, et affirma qu’il se soumettait avec joie à la volonté de Dieu, si Dieu préférait qu’il mourût en prison.

Durant ces quatre années de prison, de tortures inimaginables, d’interrogatoires, Petrus ne céda pas un instant. Sa constance, mais aussi sa gentillesse et sa simplicité, édifièrent beaucoup les gardiens, ainsi que ses compagnons de prison.

Il s’éteignit dans sa prison, le 25 novembre 1838, à l’âge de trente-cinq ans.

Sa sœur Yi So-sa Agatha fut martyrisée le 24 mai suivant.

Petrus est le premier martyr de la persécution qui frappa cette année-là la jeune et courageuse communauté chrétienne coréenne, déjà constituée avant-même l’arrivée des premiers missionnaires envoyés par les Missions Etrangères de Paris. On a pu estimer à huit-mille les victimes de ces persécutions successives.

Le dies natalis de Petrus est au 25 novembre, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens a été placée au 20 septembre.

Petrus et Agatha furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

 

 

Santiago Meseguer Burillo

1885-1936

 

Né le 1er mai 1885 à Híjar (Teruel), Santiago (ou Jaime, Jacques) reçut le nom du Saint qu’on fêtait ce jour-là à cette époque, Jacques (le mineur).

Il fréquenta l’école à Híjar, et étudia aussi le latin.

Entré au couvent dominicain de Corias (Asturies), il étudia ensuite la théologie à Salamanque, où il fut ordonné prêtre en 1905.

Il participa à la rédaction de la revue thomiste La Ciencia, à Madrid et au collège de Vergara.

Ensuite, il fut envoyé aux couvents de Barcelone, Solsona, Valencia, surtout comme professeur. En 1934, il fut promu Maître en Théologie.

Au moment de la révolution de 1936, il se trouvait en déplacement momentané à Barcelone, où il se réfugia chez des amis, durant environ quatre mois.

Lui et l’autre père dominicain Jacinto Serrano López, furent arrêtés et jetés en prison avec d’autres, à la prison de El Clot, où ils furent assassinés. Le père Jacinto fut assassiné le 25 novembre, et l’on suppose que le père Santiago le fut également le même jour.

Le père Santiago Meseguer fut béatifié en 2001.

 

 

Jacinto Serrano López

1901-1936

 

Né le 10 juillet 1901 à Urrea de Gaén (Teruel), Jacinto fut orphelin de mère presque à sa naissance, et de père à six ans.

Il entra à l’école des Dominicains de Solsona en 1913.

Entré au noviciat, il fera les premiers vœux en 1917, la profession solennelle en 1920 et fut ordonné prêtre en 1924.

Il fut envoyé pour enseigner aux couvents de Calanda et de Valencia, tandis qu’il prépare (et obtient) la licence de Physique et Chimie à l’université.

Son activité fut multiple : outre les prédications et les conférences, il dirigeait la revue Rosas y Espinas (Roses et Epines), collaborait à le Revue Contemporaine, dirigeait l’Association de la Bienheureuse Imelda, où il développa une excellente catéchèse pour les enfants pauvres, dont s’occupaient de bonnes demoiselles (La bienheureuse Imelda est une dominicaine du 14e siècle, très liée à l’Eucharistie, fêtée le 12 mai).

Au moment de la révolution de 1936, le père Jacinto fut élu Vicaire provincial et, en tant que tel, organisa l’évacuation en France de ses Confrères. Lui-même resta à Barcelone, soucieux de la situation de ceux qui restaient encore.

Vers la mi-novembre, il fut arrêté par des connaissances qui venaient justement de son village, Urrea, et qui le reconnurent.

Enfermé quelques jours au château de Montjuic, il fut transféré à La Puebla de Híjar, soumis à interrogatoires et conduit devant un peloton d’exécution.

Avant de mourir, il cria bien fort : Vive le Christ Roi !

Le père Jacinto fut assassiné le 25 novembre, et l’on suppose que le père Santiago Meseguer le fut également le même jour.

Le père Jacinto Serrano López fut béatifié en 2001.

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 09:08

Hubert Unzeitig

1911-1945

 

Hubert Unzeitig naquit le 1er mars 1911 à Greifendorf, un village de la région sudète en Tchéquie ; aujourd’hui le village a pris le nom de Hradec nad Svitavou.

La sœur d’Hubert s’appelait Regina.

En 1928, il entra chez les Missionnaires de Mariannhill à Reimlingen, où il prit le nom d’Engelmar, sous lequel il est principalement connu.

En 1939, il fut ordonné prêtre ; une de ses premières courageuses interventions, fut de célébrer la Messe pour des prisonniers français. Nommé curé à Glöckelberg (Bohême), il rencontra des membres de la Jeunesse Hitlérienne, qui le dénoncèrent pour ses prises de position.

Ayant en effet protesté contre la persécution des Juifs, il fut arrêté en avril 1941, incarcéré six semaines à Linz, puis déporté sans jugement à Dachau, où il porta le numéro 26147, dans la baraque 26. Engelmar portait l’étoile rouge, en tant que «sauveur de Juifs», qui portaient l’étoile jaune.

Il s’efforça de réconforter dans leur foi les prisonniers. Dans ce camp réservé aux «ennemis de l’Etat», se trouvaient près de trois mille hommes, prêtres catholiques à 95%, les autres étant Juifs, pasteurs protestants ou Témoins de Jéhovah. Il apprit aussi le russe pour s’entretenir avec les prisonniers russes. Aux prisonniers qui souffraient de la faim davantage que lui, il donnait sa petite ration.

En 1944, une épidémie de typhus se déchaîna dans les baraquements. Les malades étaient entassés dans une baraque à part et abandonnés à leur sort ;  vingt prêtres, dont Engelmar obtinrent de pouvoir aller les visiter et les réconforter ; bien conscients du danger qu’ils couraient, ils se dépensèrent, administrèrent le Sacrement à des centaines de mourants, donnant l’absolution aussi à des Russes non catholiques, très nombreux dans ce camp. Les survivants dirent qu’ils avaient surnommé Engelmar l’Ange de Dachau. Seuls deux des vingt volontaires survécurent.

Gagné lui-même par l’épidémie, Engelmar mourut en effet le 2 mars 1945, à trente-quatre ans. On put faire sortir du camp ses cendres clandestinement, pour les replacer plus tard à Würtzburg, en 1968- durant le Printemps de Prague -.

Six semaines après la mort d’Engelmar, arrivaient les Américains pour ouvrir les portes du camp de Dachau. Or, un de ces soldats fut atteint de cancer et, par l’intercession du père Engelmar, obtint sa complète guérison.

Il est heureux de constater qu’actuellement Allemands et Tchèques, maintenant réconciliés, se retrouvent ensemble pour prier le père Unzeitig, dans son village natal.

On nous permettra aussi ici une réflexion amusante sur le nom de famille du père Engelmar : Unzeitig, qui signifie prématuré, pourrait s’appliquer à notre Bienheureux qui mourut «prématurément», si jeune ; mais devant Dieu il était consommé en sainteté, mûr, et prêt pour la moisson éternelle.

Hubert-Engelmar Unzeitig fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 2 mars.

Si le miracle mentionné ci-dessus est confirmé, il pourrait servir à la prochaine canonisation du Martyr.

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