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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 07:37

 Augustin d’Hippone

354-430

 

Aurelius Augustinus, ce géant de la pensée théologique naquit le 13 novembre 354 à Thagaste (auj. Souk Ahras, Algérie), de Patricius et Monnica, la sainte Monique dont on va aussi parler.

La plupart des détails qu’on connaît bien sur lui nous viennent de ses Confessions.

Augustinus eut un frère, Navigius, une sœur qui mourut en 424, Supérieure d’un monastère à Hippone, et peut-être une autre sœur.

Si Augustinus suivait sa mère à l’église, il n’appréciait pas énormément l’étude. Il finit tout de même par être envoyé à Madaure pour étudier la grammaire, où il se familiarisa avec l’auteur latin Virgile (beaucoup plus qu’avec la langue barbare qu’était pour lui le grec). Puis il fut à Carthage pour la rhétorique : c’est là qu’il connut Alypius, futur évêque de Thagaste. Augustinus s’intéressa à la philosophie et, mais très peu, à la Sainte Ecriture. Il se fit manichéen, une secte philosophique sans grandes exigences pour ses adeptes.

De retour à Thagaste, il fut professeur de grammaire et gagna à ses idées son ami Alype. Puis il alla enseigner la rhétorique à Carthage, y ouvrant une petite école. Il se lia avec une femme qui lui donna un fils, Adeodatus.

En 383, il préféra quitter le sol africain pour Rome, d’où il gagna Milan pour enseigner là encore la rhétorique. Il y rencontra l’évêque Ambroise (voir au 7 décembre), qui allait être l’artisan de sa conversion.

Sa mère le rejoignit bientôt. Elle veillait sur son «philosophe» de fils, priant secrètement pour sa conversion. Elle fut déjà bien soulagée d’apprendre qu’Augustin n’était plus manichéen et réussit au moins à lui faire envisager un vrai mariage avec sa concubine, et le baptême de son fils. Mais Augustin se lia quelque temps à une autre femme.

La grâce le poursuivait : il apprit la conversion d’un certain rhéteur Victorinus, le scrupule de sa vie déréglée le travaillait ; il se trouvait chez son ami Alype, quand il se prit à pleurer sincèrement. Il aurait entendu une voix céleste qui lui disait : Tolle, lege, qu’on a interprété de diverses façons : Enlève (le mal), choisis (le bien), ou aussi : Enlève le mal par la Loi, ou encore : Prends (l’Ecriture) et lis. Le fait est qu’il ouvrit l’Ecriture au hasard et tomba sur les mots de saint Paul : Point de ripailles ni d’orgies, pas de luxure ni de débauche (Ro 13:13).

La conversion fut franche, totale, et Augustin persévéra, pour la plus grande joie de sa mère. Huit mois plus tard, le 24 avril 387, il recevait le baptême de la main de saint Ambroise. L’épisode fut longtemps consigné dans le Martyrologe romain à cette date.

Sainte Monique mourut peu après, à Ostie (Rome), durant un voyage qu’elle faisait avec ses deux fils pour regagner l’Afrique.

Augustin regagna donc l’Afrique, avec Alypios et son fils Adéodatus. Il aborda à Carthage, gagna Thagaste. Il vendit son petit patrimoine. Son fils mourut environ trois ans plus tard.

C’est alors que le vieil évêque d’Hippone, qui cherchait un coadjuteur, proposa l’élection d’Augustinus, qui fut acclamé. Le candidat demanda à réfléchir : il n’était pas même prêtre, et devait apprendre tant de choses ! 

En 394, il reçut l’ordination épiscopale. Désormais, il parlerait chaque jour à ses fidèles, parfois deux fois par jour. De là sont venus ses Sermons.

Il parlera, fera le juge, répondra aux questions, combattra les hérésies : on lui écrivait de Rome, d’Italie, de Gaule, d’Espagne, de Bethléem. Sa correspondance avec saint Jérôme est fameuse !

Il réunit son clergé : il en fit une petite communauté, où l’on partageait fraternellement et la pensée et la table.

Il écrivit contre le donatisme et contre le pélagianisme. Il rédigea ses Confessions, sa Cité de Dieu, et principalement son De Trinitate, mais aussi un commentaire sur la Genèse, sur les Psaumes.

Les quelques titres donnés ici ne sont qu’un mince apperçu de l’œuvre immense d’Augustin.

Agé et fatigué, en 426, il fit acclamer Heraclius pour son successeur. Puis vint l’épreuve de l’invasion des Vandales en Afrique ; ce fut une profonde douleur pour le vieil évêque qui avait tant œuvré depuis quarante ans pour le relèvement de son diocèse.

Dans sa chambre, il recevait encore, guérissant tel possédé, tel malade. Il fit afficher aux murs en grosses lettres des psaumes qu’il répétait.

Saint Augustin mourut le 28 août 430, alors qu’Hippone était assiégée par Genséric et les Vandales.. 

Son corps fut d’abord porté loin des envahisseurs, en Sardaigne, puis à Pavie, où sa tombe est sous la garde des pères augustins.

La loi de l’Eglise d’alors n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Augustin ne fut canonisé et proclamé Docteur de l’Eglise, qu’en 1298. Il est aussi reconnu par l’Eglise orthodoxe.

On l’a pris comme patron des brasserus, des imprimeurs et des théologiens.

Il est un des quatre grands Docteurs occidentaux de l’Eglise, avec Ambroise, Jérôme et Grégoire 1er (voir aux 7 décembre, 30 septembre et 3 septembre). 

Augustin d’Hippone

354-430

 

Aurelius Augustinus, ce géant de la pensée théologique naquit le 13 novembre 354 à Thagaste (auj. Souk Ahras, Algérie), de Patricius et Monnica, la sainte Monique dont on va aussi parler.

La plupart des détails qu’on connaît bien sur lui nous viennent de ses Confessions.

Augustinus eut un frère, Navigius, une sœur qui mourut en 424, Supérieure d’un monastère à Hippone, et peut-être une autre sœur.

Si Augustinus suivait sa mère à l’église, il n’appréciait pas énormément l’étude. Il finit tout de même par être envoyé à Madaure pour étudier la grammaire, où il se familiarisa avec l’auteur latin Virgile (beaucoup plus qu’avec la langue barbare qu’était pour lui le grec). Puis il fut à Carthage pour la rhétorique : c’est là qu’il connut Alypius, futur évêque de Thagaste. Augustinus s’intéressa à la philosophie et, mais très peu, à la Sainte Ecriture. Il se fit manichéen, une secte philosophique sans grandes exigences pour ses adeptes.

De retour à Thagaste, il fut professeur de grammaire et gagna à ses idées son ami Alype. Puis il alla enseigner la rhétorique à Carthage, y ouvrant une petite école. Il se lia avec une femme qui lui donna un fils, Adeodatus.

En 383, il préféra quitter le sol africain pour Rome, d’où il gagna Milan pour enseigner là encore la rhétorique. Il y rencontra l’évêque Ambroise (voir au 7 décembre), qui allait être l’artisan de sa conversion.

Sa mère le rejoignit bientôt. Elle veillait sur son «philosophe» de fils, priant secrètement pour sa conversion. Elle fut déjà bien soulagée d’apprendre qu’Augustin n’était plus manichéen et réussit au moins à lui faire envisager un vrai mariage avec sa concubine, et le baptême de son fils. Mais Augustin se lia quelque temps à une autre femme.

La grâce le poursuivait : il apprit la conversion d’un certain rhéteur Victorinus, le scrupule de sa vie déréglée le travaillait ; il se trouvait chez son ami Alype, quand il se prit à pleurer sincèrement. Il aurait entendu une voix céleste qui lui disait : Tolle, lege, qu’on a interprété de diverses façons : Enlève (le mal), choisis (le bien), ou aussi : Enlève le mal par la Loi, ou encore : Prends (l’Ecriture) et lis. Le fait est qu’il ouvrit l’Ecriture au hasard et tomba sur les mots de saint Paul : Point de ripailles ni d’orgies, pas de luxure ni de débauche (Ro 13:13).

La conversion fut franche, totale, et Augustin persévéra, pour la plus grande joie de sa mère. Huit mois plus tard, le 24 avril 387, il recevait le baptême de la main de saint Ambroise. L’épisode fut longtemps consigné dans le Martyrologe romain à cette date.

Sainte Monique mourut peu après, à Ostie (Rome), durant un voyage qu’elle faisait avec ses deux fils pour regagner l’Afrique.

Augustin regagna donc l’Afrique, avec Alypios et son fils Adéodatus. Il aborda à Carthage, gagna Thagaste. Il vendit son petit patrimoine. Son fils mourut environ trois ans plus tard.

C’est alors que le vieil évêque d’Hippone, qui cherchait un coadjuteur, proposa l’élection d’Augustinus, qui fut acclamé. Le candidat demanda à réfléchir : il n’était pas même prêtre, et devait apprendre tant de choses ! 

En 394, il reçut l’ordination épiscopale. Désormais, il parlerait chaque jour à ses fidèles, parfois deux fois par jour. De là sont venus ses Sermons.

Il parlera, fera le juge, répondra aux questions, combattra les hérésies : on lui écrivait de Rome, d’Italie, de Gaule, d’Espagne, de Bethléem. Sa correspondance avec saint Jérôme est fameuse !

Il réunit son clergé : il en fit une petite communauté, où l’on partageait fraternellement et la pensée et la table. Saint Augustin n’a pas, à proprement parler fondé un Ordre, mais celui des Augustins s’inspire des principes qu’il a énoncés ; et beaucoup de Congrégations s’inspirent de la règle augustine.

Augustin écrivit contre le donatisme et contre le pélagianisme. Il rédigea ses Confessions, sa Cité de Dieu, et principalement son De Trinitate, mais aussi un commentaire sur la Genèse, sur les Psaumes. Ces quelques titres ne sont qu’un mince aperçu de l’œuvre immense d’Augustin.

Agé et fatigué, en 426, il fit acclamer Heraclius pour son successeur. Puis vint l’épreuve de l’invasion des Vandales en Afrique ; ce fut une profonde douleur pour le vieil évêque qui avait tant œuvré depuis quarante ans pour le relèvement de son diocèse.

Dans sa chambre, il recevait encore, guérissant tel possédé, tel malade. Il fit afficher aux murs en grosses lettres des psaumes qu’il répétait.

Saint Augustin mourut le 28 août 430, alors qu’Hippone était assiégée par Genséric et les Vandales.. 

Son corps fut d’abord porté loin des envahisseurs, en Sardaigne, puis à Pavie, où sa tombe est sous la garde des Pères augustins.

La loi de l’Eglise d’alors n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Augustin ne fut canonisé et proclamé Docteur de l’Eglise, qu’en 1298. Il est aussi reconnu par l’Eglise orthodoxe.

On l’a pris comme patron des brasseurs, des imprimeurs et des théologiens.

Il est un des quatre grands Docteurs occidentaux de l’Eglise, avec Ambroise, Jérôme et Grégoire 1er (voir aux 7 décembre, 30 septembre et 3 septembre).

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