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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Humbert Van Lieshout

1890-1943

 

Humbert vit le jour le 3 novembre 1890 à Aarle-Rixtel (Pays-Bas), huitième des onze enfants d’une famille bourgeoise et très chrétienne.

La piété de ce foyer consistait par exemple à prier chaque jour l’Angelus et le chapelet, à être fidèle au repos du Dimanche, le Jour du Seigneur, où l’on allait toujours à la Messe. En semaine aussi, il arrivait qu’on allait recevoir l’Eucharistie : c’est tout de même mieux que le cinéma !

Humbert fréquenta l’école tenue par les Frères de la Charité, ainsi que le maître catholique Harmelinck. Le garçon grandit et ressentit l’appel au sacerdoce.

Premiers problèmes : son maître le jugea peu doué pour les études ; et son père voulait le garder pour les travaux des champs… Humbert insista doucement, promettant de donner le meilleur de (soi)-même.

Il entra à l’école secondaire de Gemert.

Deux ans après, conquis par la biographie du père Damian de Veuster (voir au 15 avril), il résolut d’entrer dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs.

Il poursuivit donc ses études secondaires dans leur école de Grave (Pays-Bas), où il ne fut peut-être pas «brillant», mais où son acharnement au travail lui valut l’appréciation des professeurs.

En 1913, il commença le noviciat, à Tremeloo (Belgique), où il prit le nom de Eustaquio.

L’invasion du pays l’obligea à rejoindre ses parents quelque temps. Puis il repartit à Grave terminer son noviciat et il fit la première profession en 1915.

De 1916 à 1919 il étudia la théologie à Ginneken, fit la profession solennelle en 1918, et fut ordonné prêtre en 1919, pour la plus grande joie, cette fois-ci, de son père.

Pendant cinq ans, le père Eustaquio fut aux Pays-Bas. Un an à Vierlingsbeek, comme assistant du maître des novices, deux années à Maasluis auprès des ouvriers du verre, de langue française parce qu’ils venaient de la Wallonie. Le bien qu’il y fit fut reconnu par l’état belge, qui le décora. Puis il fut vicaire pendant deux ans à Roelofarendsveen.

En 1924, on l’envoya en Espagne pour apprendre la langue, dans le but de fonder en Uruguay, mais en réalité, c’est au Brésil qu’il partit et dut alors parler portugais : il allait y rester dix-huit ans.

Il fut d’abord à Agua Suja (1925-1935). Ils furent quatre à partir d’Amsterdam en avril 1925 ; arrivés le 12 mai, ils prirent possession de leur paroisse le 15 juillet. Agua Suja (aujourd’hui Romaría) est dans la région qu’on appelle le Triangle Minier, à cause des mines d’or.

Dans cette paroisse se trouve un sanctuaire marial, Notre-Dame de la Abadía. Le père Eustaquio fut chargé de la paroisse voisine de Nova Ponte puis, à partir de 1926 fut le curé de Agua Suja. Il y travailla pour les âmes, bien sûr, mais aussi à l’amélioration humaine des ouvriers. Les résultats furent au rendez-vous : quand il dut quitter la paroisse, les fidèles tentèrent même de l’en empêcher !

La deuxième étape fut la paroisse Notre-Dame de Lourdes à Poá (1935-1941), une paroisse non moins difficile que la première, et en plus sapée par des sectes spiritistes, que le père Eustaquio combattit (avec succès) en obtenant des guérisons par l’intercession de saint Joseph, ce qui provoqua un tel mouvement d’affluence vers Poá (par milliers), que les autorités durent intervenir ; le père Eustaquio dut quitter la paroisse.

La dernière étape se passa dans différentes maisons, et parfois très brièvement à cause des rassemblements de gens qui venaient voir le Père. A Rio de Janeiro, il ne resta que quinze jours ; à Fazenda de Río Claro, il put rester quelques mois, sous le pseudonyme de Père José ; à Patrocinio et Ibiá, il put faire de l’apostolat sans «difficultés» et avec de bons fruits : il ne se passait pas un jour sans une conversion. Enfin, les Supérieurs envoyèrent le Père comme curé à Belo Horizonte, où il sera de 1942 à sa mort.

Dans cette dernière localité, il commença l’édification de l’église en remplacement de la chapelle provisoire ; il confessait une quarantaine de personnes chaque jour : on ne pouvait y accéder que muni d’un billet, accordé par les Supérieurs, pour éviter les rassemblements.

Le Père Eustaquio contracta alors un douloureux typhus exanthématique, incurable à l’époque. Au père Gil qui le veillait, il dit ces derniers mots : Père Gil, Deo Gratias ! Et il expira, le 30 août 1943.

Pendant vingt-quatre heures, de sa mort à ses funérailles, des milliers de Brésiliens défilèrent près de sa dépouille, jour et nuit.

Le père Eustaquio fut béatifié en 2006.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie H
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