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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Manuel Medina Olmos

1869-1936

 

Manuel vit le jour le 9 août 1869 à Lanteira (Grenade, Espagne) dans un foyer pauvre, où la maman mourut très tôt.

A Almería, il passa son baccalauréat avec mention extraordinaire en section littéraire, puis étudia le Droit, la Philosophie et les Lettres à l’université de Grenade, et la Théologie au Grand séminaire de Grenade.

Ordonné prêtre en 1891, il fut curé au sanctuaire de Guadix et chanoine à Grenade ; ayant collaboré aux écoles Ave Maria, il en devint le sous-directeur en 1895.

En 1896, il fut nommé professeur de métaphysique à la faculté civile, en même temps qu’il y passait la licence de Droit, pour y être ensuite recteur en 1901 ; cette même année, il passait la licence de Philosophie et Lettres à Grenade.

En plus de ses études, il se livrait à la composition de pièces de théâtre, à la rédaction d’ouvrages historiques ou juridiques.

En 1925, il fut nommé évêque auxiliaire de Grenade, et fut consacré en 1926 au titre de Bilta ; en 1928, il fut nommé évêque de Guadix et, en plus, en 1934-1935, administrateur apostolique de Almería.

Entre 1929 et 1932, il fit la visite pastorale complète de tout son diocèse.

Quelques jours avant le commencement de la révolution, Mgr Medina avait déclaré dans une homélie à la cathédrale : J’ai offert ma vie à Dieu pour le salut de l’Espagne, et le Seigneur l’a acceptée.

Le 24 juillet, il conseilla à tous ceux qui étaient présents dans le palais épiscopal, de se confesser. On lui proposa de l’accompagner en sûreté à son pays natal, mais il refusa absolument d’abandonner son troupeau.

Le 27 juillet 1936, un groupe de révolutionnaires guidés par le maire de Guadix, vint fouiller le palais épiscopal, se faisant remettre tout ce qui pouvait avoir quelque valeur. L’évêque leur remit son anneau et sa croix pectorale. On l’emmena et on le mit dans un wagon à marchandises pour Almería, où on l’introduisit dans la maison de son vicaire général, l’évêque Diego Ventaja Milán.

Le 5 août, on les fit venir au commissariat au milieu des menaces et des blasphèmes, pour les interroger, puis ils retournèrent à la maison. Ce n’était qu’un début.

Le 12 août, on les conduisit dans une voiture de la police à la prison installée dans le couvent des Adoratrices, expulsées. Sur les murs, on avait écrit ironiquement : Loué soit le Très Saint Sacrement. On obligea les évêques à s’habiller en civil, et à renoncer à tout traitement «d’honneur», ayant été réduits à l’état de simples prisonniers. On les mit alors avec les autres membres du clergé déjà prisonniers, avec lesquels ils prièrent le chapelet. 

Chaque nuit, on faisait l’appel et l’on emmenait des prisonniers pour les fusiller. 

Le 28 août, les évêques et quelques dizaines de prêtres furent transférés au bateau-prison Astoy Mendi. Quelqu’un demanda au responsable où l’on allait les mettre, et la réponse fut : Ils vont laver le pont du Astoy Mendi au nom du Sacré-Cœur, de la Très Sainte Trinité et de tous les Saints. On donna aux évêques un short bleu et une chemise, comme à tout le monde.

Le premier soir, on les envoya décharger le charbon des wagons pour le mettre dans la chaudière du Jaime I, toujours sous les insultes et les moqueries. Certains prêtres furent roués de coups, pour avoir refusé de blasphémer. Un Jésuite mourut asphyxié par la poussière de charbon. Puis on les fit remonter à bord du Astoy Mendi.

Le 29 très tôt, on appela tous les prêtres pour les libérer. Les deux évêques, Medina et Ventaja, furent traités de Medinilla et Ventajilla. A l’heure du repas, on les fit passer sur le Jaime I pour servir la soupe aux marins. 

Le 30 août à l’aube, on appela Mgr Ventaja au cri de Evêque, au boulot !, pour lui faire nettoyer les WC. A un prêtre qui voulait le remplacer, il répondit : Il faut accepter patiemment la persécution, parce que tous, nous devons nous considérer coupables. 

On appela les deux évêques et seize autres prêtres et laïcs, qu’on fit monter en camion,  les mains liées derrière le dos avec du fil de fer, escortés par une troupe de miliciens armés, qui continuèrent à les insulter durant le trajet, pour aller les fusiller au lieu-dit Lo Chisme de Vicar.

Il pouvait être quatre heures du matin. Mgr Medina leur demanda la permission de parler ; il exprima le désir que Dieu leur pardonnât comme lui leur pardonnait, et demanda que son sang fût le dernier à être versé.

Après avoir fusillé les Martyrs, les miliciens demandèrent à un voisin de l’essence pour brûler les cadavres et les rendre méconnaissables. Les cadavres restèrent sans sépulture quelques jours encore, et l’on eut le temps de reconnaître les deux évêques.

Mgr Medina Olmos fut béatifié en 1993, ainsi que l’autre évêque, Mgr Ventaja Milán.

 

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie M
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