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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Teresa de Cepeda y Ahumada

1515-1582

 

Teresa vit le jour le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille Castille, Espagne), de nobles parents qui s’appelaient Alonso Sánchez de Cepeda et Beatriz d’Ávila y Ahumada, troisième de leurs douze enfants.

Le papa descendait d’une famille juive séfarade de Tolède, convertie au christianisme.

Vive et cultivée, Teresa eut bientôt, avec son frère Rodriguez, le désir ardent d’être martyre. Mais on ne s’improvise pas tel ! Elle «joua» à être ermite, à faire l’aumône. Elle aimait prier le chapelet.

En 1527, elle fut orpheline de sa mère. Son adolescence s’exprimait dans le plaisir des belles tenues chevaleresques, élégantes, parfumées. Elle se trouva sur une pente dangereuse, mais en même temps détestait les choses malhonnêtes. Son père l’envoya réfléchir pendant un an dans un couvent à Ávila.

Puis il l’envoya pendant un an chez une autre de ses filles à Castellanos de la Cañada, d’où Teresa fit part à son père de sa volonté d’entrer en religion. Vive opposition du père. Teresa fuga en novembre 1533 (elle avait dix-huit ans) et entra au monastère du Carmel d’Ávila.

Elle y fit les vœux en 1534 et s’appela désormais Teresa de Jésus. Elle souffrit dès la première année de crises d’épilepsie, d’évanouissements, de cardiomyopathie. C’est du moins ce qu’on pourrait ainsi diagnostiquer d’après les descriptions qu’elle en donna. Elle alla de nouveau se reposer chez sa sœur.

Là, elle réussit à persuader le curé de cesser sa vie honteuse de concubinage ; elle revint à Ávila en 1537. Une rechute la tint paralysée pendant deux ans encore. Teresa attribua sa guérison à saint Joseph, envers qui elle avait une grande dévotion.

La mort de son père (1541), l’impressionna vivement.

Dans le monastère, les religieuses pouvaient aller et venir, recevoir des visites ; une apparition du Christ en 1542 lui reprocha son laisser-aller, et aussi lui apparut en croix. Teresa comprit qu’il fallait réformer cette vie relâchée, en commençant par elle-même.

Elle prit un directeur de conscience éclairé, un Jésuite ; elle rencontra Francisco Borja  (voir au 30 septembre), qui l’encouragea.

En 1558, elle eut une autre apparition, puis une vision de l’enfer. L’année suivante, elle prit pour directeur le père Baltasar Álvarez, lui-même favorisé aussi de manifestations mystiques.

En 1560, Teresa fit le vœu de toujours rechercher la plus grande perfection, approuvée en cela par saint Pedro d’Alcántara (voir au 18 octobre). Puis saint Luis Bertrán l’encouragea dans sa volonté de réformer le Carmel, dans un esprit authentique de pauvreté, de solitude et de silence.

La vie intérieure de Teresa évoluait vers une véritable union mystique avec le Christ, la Vierge Marie, les Saints et les Anges, qu’elle voyait alternativement. Elle reçut la grâce de la transverbération (une blessure d’amour au cœur, provoquée par un ange séraphique).

Grâce à l’appui de ses proches (un frère lui envoya de l’or du Pérou), elle put construire un premier monastère réformé à Ávila. On devait retrouver la vraie pauvreté, la mortification par la flagellation, marcher pieds-nus ou dans de simples sandales, d’où l’expression de Carmes Déchaux (déchaussés).

Teresa ouvrit ou réforma dix-sept couvents (féminins) en Espagne : Medina del Campo, Malagón, Valladolid, Tolède, Pastrana, Salamanque, Alba de Tormes ; ensuite aussi Madrid et Alcalá, Ségovie, Séville, Palencia… Burgos fut le dernier. Elle dut voyager beaucoup pour implanter sa réforme, malgré la fatigue, les maladies et les contradictions parfois violentes : un chapitre italien, en 1576, décréta la suspension d’ouverture d’autres couvents ; elle se soumit et resta un an sans sortir du couvent de Tolède. Son Autobiographie fut examinée par l’Inquisition.

Le mouvement gagna les hommes, grâce à saint Juan de la Croix (voir au 14 décembre) : Ségovie, Beas de Segura, Séville, Caravaca de la Cruz. 

Teresa mourut à Alba de Tormes (Salamanque) le 4 octobre 1582. La nuit suivante, toute la catholicité abandonnait le calendrier julien et adoptait le calendrier grégorien. Le jour suivant devenait le 15 octobre, jour de la fête de Teresa d’Ávila.

Lors des différentes exhumations qui eurent lieu, son corps apparut toujours incorrompu.

Elle fut béatifiée en 1614, canonisée en 1622 ; proclamée patronne d’Espagne en 1627, Docteur de l’Eglise en 1970.

L’inscription de sa statue au Vatican porte l’expression mater spiritualium (Mère des choses ou des personnes spirituelles). On la prit aussi comme protectrice des auteurs catholiques (1965)… et des joueurs d’échecs !

Parmi ses miracles, on rappelle la résurrection d’un de ses neveux. 

On a de sainte Thérèse d’Ávila plusieurs centaines de lettres, des œuvres de profonde mystique (Chemins de la perfection, Château intérieur), des récits (Fondations, Autobiographie), des poésies.

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