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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 00:00

Giovanni Battista Saggio

1650-1709

 

Giovanni Battista ou Giovanbattista (Jean-Baptiste) naquit le 6 janvier, jour de l’Epiphanie, à Longobardi (Cosenza, Calabre, Italie), aîné des trois enfants de Fulvio et Aurelia Pizzini, des parents trop pauvres pour lui permettre d’aller à l’école. Ils lui firent donner au baptême les noms de Giovanni Battista Clemente.

Sa foi profonde le conduisait à l’église de l’Ordre des Minimes, où il priait parfois des journées entières. Il fut confirmé à dix-huit ans. Les vendredis et samedis, il jeûnait au pain et à l’eau, distribuant aux pauvres son repas.

En 1670, bravant l’opposition des parents, qui avaient besoin de lui pour les travaux des champs, il demanda au couvent des Minimes un habit et alla se présenter dans cette tenue à sa mère, pensant la convaincre. Mais elle lui demanda au contraire de retirer ça sur place et de ne plus mettre les pieds dans ce couvent. Giovanni Battista commença à obéir, mais perdit alors la vue : il ne la recouvrit qu’en remettant l’habit religieux, convainquant ainsi les parents de cesser leur opposition.

Sans tarder, le jeune homme alla demander son admission. On l’envoya au couvent de Paola, où il prit l’habit (officiellement), comme Frère convers, avec le nom de Nicola (sans s en italien). 

Après le noviciat, il fut envoyé comme portier, jardinier, cuisinier ou sacristain, au couvent de Longobardi, puis changea plusieurs fois : San Marco Argentano, Montalto, Uffugo Cosenza, Spezzano della Sila, Paterno Calabro. Il fut appelé à Rome pour la paroisse de Saint-François-de-Paola ai Monti.

Il y fut encore et toujours portier, recevant tous ceux qui venaient demander de l’aide. Il arrivait qu’il n’eût rien à donner, et il se faisait alors insulter vertement, supportant les humilitations sans rien dire. Ses vertus lui attirèrent cependant bientôt des foules de personnes.

Il eut ses épreuves, la plus marquante étant celle du Provincial lui-même, qui le considérait un bon-à-rien, tout juste bon à nettoyer les sabots des chevaux ; le Frère écouta cela sans rien dire, s’en jugeant tout-à-fait digne pour avoir offensé Dieu. 

Transféré en 1695 à Fiumefreddo Bruzio puis Cosenza, il fut rappelé en 1696 à Longobardi, où il quêta pour obtenir des subsides en vue de l’achèvement des travaux à l’église : deux ans plus tard, tout était achevé.

En 1697, il fut de nouveau envoyé à Rome comme portier : il y passa les dernières années de sa vie. Tous accouraient pour lui demander quelque chose, un conseil, une prière, une aumône, un habit… Dès le matin il leur préparait la soupe de midi, qu’il leur servait après une prière. Il ne manquait jamais ce rendez-vous, une fois en renonçant même à l’audience papale, une autre fois faisant répondre au prince Colonna : Les pauvres de Jésus-Christ m’attendent à cette heure-ci, mais je pourrai me rendre chez leurs Excellences à une autre moment.

La famille Colonna-Pamphili le choisit comme parrain de leur héritier.

Le Frère pratiquait des pénitences dures : il couchait sur deux tables de bois, s’imposait des flagellations, des cilices, des chaînes : il conserva ainsi son innocence baptismale, mais aussi il stupéfia, malgré son ignorance native, par sa connaissance profonde des Vérités chrétiennes. On lui demanda comment il faisait pour rester sans dormir ni manger ni boire des journées entières et il répondit tout simplement : J’ai un tel amour pour Dieu, que je ne pense qu’à lui. Je ne désire rien d’autre que lui plaire. Le fervent amour que j’ai pour lui est tel que, pour l’éteindre, je devrais me jeter dans un fleuve. On le trouva souvent en extase ; à entendre seulement parler des Vérités, à voir les trois doigts de la main d’un confrère, il était transporté en ravissement. L’unique moyen de le «rappeler» était de lui commander : Par obéissance… ! et il ramenait ses bras contre lui, baissait la tête, répondant : Deo gratias !

Si on lui demandait comment aimer Dieu, il répondait : Il faut être humble !

Le pape fit exposer la sainte Image Achéropite du Saint-Sauveur, conservée au Latran, demandant des prières pour faire cesser la guerre de Succession. Le Frère Nicola s’y rendit deux fois par jour, s’offrant personnellement pour l’Eglise et la paix : peu de jours après, il dut s’aliter avec la fièvre.

Il fit sa confession générale, demanda les derniers sacrements et annonça, contre l’avis bienveillant des médecins, qu’il mourrait après la fête de la Purification de Marie.

Au matin du 3 février 1709, il fit sur les présents trois fois le signe de la croix avec les trois doigts de la main droite, répétant Le Paradis ! Le Paradis ! Puis il s’éteignit.

Il y eut tant de monde à ses funérailles, qu’on dut laisser exposée sa dépouille pendant trois jours.

Il fut béatifié en 1786 et devait être canonisé en 2014.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie G
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