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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 00:00

François de Sales

1567-1622

 

François était l’ainé des six enfants de François de Novel, marquis de Sales et Boisy, et de Françoise de Sionnaz, qui avait apporté à la famille la seigneurie de Boisy.

L’enfant naquit le 21 août 1567 au château de Sales (Thorens, Savoie) et reçut le baptême dès le lendemain, avec le nom de Francesco d’Assise.

Il reçut sa première formation de sa propre mère ; quand il avait appris sa leçon d’Histoire Sainte, il allait la raconter aux enfants du village ; puis il étudia au collège ducal du Plain-Château (La Roche-sur-Foron), et au Collège Chappuisien d’Annecy, où il apprit le français.

En 1577, il reçut la Première communion et la Confirmation. L’évêque qui la lui conféra, Mgr Justiniani, prédit alors que l’enfant serait une grande lumière dans l’Eglise de Dieu et la merveille de son temps. 

C’est que François étudiait avec beaucoup de profit. Vers 1580, on l’envoya au Collège parisien de Clermont, chez les Jésuites, où il étudia avec fruit toutes sortes de matières : rhétorique, latin, grec, hébreu, mathématiques, histoire, musique, philosophie, et, à sa demande, la théologie.

C’est ainsi qu’il approfondit saint Augustin et les Pères de l’Eglise, saint Thomas d’Aquin. Durant ces études, à dix-sept ans, il traversa une douloureuse crise de six semaines, se croyant lui-même damné ; le jour où il se sentit délivré de l’épreuve, après avoir prié le Souvenez-vous, il fit le vœu de chasteté.

Après ces études, il rentra chez lui. Son père, qui ne croyait pas encore à sa vocation, l’envoya faire son droit à Padoue ; il prit ses grades en droit canonique et civil en 1591. A cette époque, il se donnait à l’étude du droit quatre heures par jour, et à celle de la théologie, quatre autres heures.

De cette époque date cette maxime qu’il écrivit : La foi doit être la règle de la croyance, mais que l’humilité soit la conclusion de tout.

En 1592, François fit un voyage par Rome et les principales villes d’Italie ; à son retour, son père lui imposa le titre de Seigneur de Villaroget. François fut présenté à l’évêque de Genève, Mgr Granier, qui prophétisa ensuite : Ce jeune homme deviendra un grand personnage, une colonne de l’Eglise ; ce sera mon successeur dans cet évêché.

Cette même année, François, encore une fois pour faire plaisir à son père, fut reçu avocat au Sénat de Savoie. Il parla alors à sa mère de sa vocation intime, espérant qu’elle interviendrait auprès de son père. Mais ce dernier pensait au contraire présenter à François une demoiselle de haut rang. C’est alors que les chanoines de Genève demandèrent la nomination de François comme prévôt (doyen) du Chapitre de la cathédrale. Cette fois-ci, le père de François se rendit, et François porta la soutane.

Installé à Annecy, il fonda une confrérie de la Sainte-Croix, dont fit partie son père. François reçut ensuite les ordres sacrés et fut ordonné prêtre en 1593.

Dès lors, François se confessa chaque jour avant de célébrer la Messe. Lui qui était de nature si vif et même colère, il parvint à dominer complètement son humeur. 

Son apostolat à Annecy fut très fécond. François fut aussi nommé grand pénitencier. En 1594, François fut choisi pour mener une grande mission dans la Chablais, afin de ramener à la foi les nombreuses victimes du protestantisme. La première année fut très difficile et ingrate. Mais entre 1595 et 1598, la douceur patiente de François conquit tout le pays. L’évêque le choisit pour en faire son coadjuteur.

En 1598, François survécut à une mystérieuse maladie qui avait semblé le porter à la mort. Remis, il alla trouver le pape, qui le surnomma apôtre du Chablais, le nomma immédiatement coadjuteur.

Avant le sacre, qui devait avoir lieu en 1603, François administra à son père les derniers sacrements (1601) ; il en apprit la mort au moment où il montait en chaire pour prêcher. François rencontra le roi Henri IV, qui voulait le garder en France, et François lui répondit très poliment : Sire, je suis marié, j’ai épousé une pauvre femme (il entendait l’Eglise de Genève), je ne puis la quitter pour une plus riche. Henri IV disait de lui : Il a toutes les qualités et aucun défaut.

Lors de son sacre, le 8 décembre 1603, François eut une extase et vit la Sainte Trinité, il fit le vœu de se dédier sans réserve au salut des âmes.

Mgr de Sales aida personnellement Madame Acarie à établir la réforme carmélite en France. Mais surtout, il conquit Madame de Chantal, avec laquelle il fonda l’ordre de la Visitation.

En 1610, mourut sa sainte mère. 

Inlassablement il répondit à toutes les invitations de prédication qui lui vinrent de partout : Dijon, Autun, Dole, Besançon, Belley, Paris, Grenoble, Turin, Avignon, Lyon.

C’est à Lyon qu’il s’éteignit à ce monde, le 28 décembre 1622. La nouvelle en parvint mystérieusement tout de suite à son frère Louis, à son neveu, à Madame de Chantal.

Les funérailles solennelles eurent lieu à Annecy, le 29 janvier suivant ; c’est ce jour qui a été choisi pour la fête liturgique de saint François de Sales.

On ne pourra que rappeler l’excellence de la doctrine, mais aussi de la langue, de ses écrits, en particulier son Introduction à la vie dévote et le Traité de l’Amour de Dieu.

François de Sales fut béatifié en 1662, canonisé en 1665 et proclamé Docteur de l’Eglise en 1877.

Il est le céleste Patron d’Annecy et de Chambéry, de l’ordre de la Visitation, des Salésiens de saint Giovanni Bosco, mais aussi des journalistes et écrivains, auxquels nous souhaitons de montrer toute la douceur du saint Evêque.

 

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