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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Mariano Anel Andreu

1910-1936

Il naquit le 16 juin 1910 à Josa (Teruel) et fut baptisé quelques jours après. Il était le quatrième des cinq enfants que devaient avoir Diego Anel Villarig et Celestina Andreu Nebra : Matilde, Cándida, José, Mariano et María.

En 1926, à seize ans, il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils (Taragona), passa au noviciat de Fortianell (Gerona) en 1927, où il reçut l’habit, et le nom de Adolfo Mariano, et à Benicarló (Castellón). En 1928, il fit la première profession et alla faire le scholasticat à Cambrils.

En 1929, il fit de l’apostolat à Alcora pendant deux années, dans un tout nouveau collège, où il fit la classe aux tout-petits. En 1931, il fut envoyé à l’école de Santa Madrona de Barcelone puis, quand cette école dut fermer pour des motifs économiques, en 1933, il passa au collège Bonanova de Ciudad Condal.

Le Frère Adolfo donna entière satisfaction tant à ses supérieurs qu’aux étudiants et à leurs familles, de sorte qu’on mettait beaucoup d’espérances en lui.

En juillet 1936, ce collège fut pris d’assaut par les révolutionnaires. Mariano put se réfugier d’abord chez un cousin, à la Rambla de las Flores. Il craignait beaucoup de causer des dérangements à ses hôtes et, sans penser à la censure, écrivit à sa famille un grand nombre de détails sur sa vie quotidienne.

Les miliciens ne tardèrent pas à le repérer et vinrent fouiller la maison, d’abord sans rien trouver, car le cousin put cacher Mariano. C’était le 1er décembre 1936. Mais les miliciens partirent en disant : On sait bien qu’il se cache ici une bonne pièce et on ne pas la laisser s’enfuir.

A ce point-là, quelqu’un lui suggéra un stratagème : s’affilier comme volontaire dans les milices, pour avoir l’occasion d’enseigner les analphabètes ! Il suivit le conseil.

Quinze jours après, il rentra précipitamment à la maison et vida toutes ses poches en donnant à son cousin ce qu’il avait, en lui disant : Je crois qu’ils se doutent de quelque chose et ils m’envoient au front. Il faut que je parte tout de suite. Tomás, je te donne tout ce que j’ai.

Il se pourrait bien qu’il se soit lui-même «trahi», par le fait qu’il ne disait jamais de grossièretés. Un camarade dut lui demander s’il n’était pas Religieux et il aurait répondu plus ou moins par l’affirmative, pour éviter des représailles chez son cousin bienfaiteur.

Toujours est-il qu’il n’y eut ces jours-là aucun départ pour le front, mais le Frère disparut.

Ici, un autre récit raconte que les miliciens seraient revenus à la charge et que, ne trouvant toujours pas Mariano, ils arrêtèrent le cousin, pour avoir hébergé un Religieux. C’est alors que Mariano se serait constitué comme Religieux, obtenant la libération de son cousin, le 10 décembre.

Ensuite, on ne sut plus rien de lui. La famille chercha partout à s’informer et l’on finit par leur avouer que leur proche était là où il devait être...

Il avait été assassiné.

Ce fut dans le début du mois de décembre (on lit parfois octobre) 1936, à une date non précisée. C’est pourquoi on retient pour le moment la date du 10 décembre pour son dies natalis.

Le Frère avait vingt-six ans et fut béatifié en 2007.

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