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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

Thomas Becket

1117-1170

 

Des trois enfants de la famille Becket, il y eut une abbesse, à Barking, et un évêque, Thomas.

Leur père, peut-être originaire de Normandie, était commerçant à Londres, leur mère transmit à ses enfants l’amour de Dieu et du prochain, la dévotion mariale. Elle mourut vers 1138.

Thomas naquit le 21 décembre 1117 à Cheapside (Londres) et grandit dans les plaisirs nobles et chevaleresques de l’époque, chassant au faucon et fréquentant la bonne société. Il avait horreur du mensonge. Beau garçon, il avait une mémoire prodigieuse et fit des études à Paris, jusqu’en 1139.

Il fut pris comme clerc chez l’archevêque de Canterbury, qu’il accompagna plusieurs fois à Rome, ainsi qu’à Bologne et Auxerre, où il reçut des enseignements de juristes.

En 1154, il fut nommé archidiacre du diocèse, en même temps que chancelier du royaume, au service du jeune roi Henri II.

Il participa personnellement à l’expédition anglaise contre les troupes françaises en Aquitaine, puis en Normandie, où il désarçonna un célèbre chevalier français, Enguerrand de Trie.

Malgré l’aisance et la belle vie, Thomas était intérieurement très attaché à l’Eglise, qu’il servait par ses aumônes et ses prières. Il fut élu pour succéder à l’archevêque, en 1162, et fut donc ordonné prêtre puis consacré. Il fut le premier à célébrer la solennité de la Sainte Trinité, le dimanche après la Pentecôte, en souvenir de sa consécration.

Dès lors, il s’imposa l’austérité, derrière une apparence de magnificence, et eut pour idéal de servir Dieu et l’Eglise avant le roi et l’Etat. Il serait inflexible. Des conflits entre lui et le roi n’allaient pas tarder.

En 1164, il refusa d’adhérer aux constitutions de Clarendon, qui attribuaient trop de pouvoir au roi en face de l’Eglise, et fut, pour cela, condamné par contumace et mis à l’amende. Ce fut l’exil en France, jusqu’en 1170.

Ce métropolitain qui avait sous sa responsabilité pastorale dix-sept diocèses, se retrouva dans l’abbaye de Pontigny, où il fut bien contraint de vivre la vie cistercienne. Il y eut des tentatives de rapprochement avec le roi d’Angleterre, qui échouèrent.

Quand Thomas revint dans son pays, le peuple l’acclama, mais un peu comme le Christ entrant à Jérusalem, acclamé avant d’être insulté. Le roi cherchait à s’en débarrasser : quatre chevaliers se chargèrent de la besogne.

Le 29 décembre 1170, ils pénétrèrent dans la salle où se trouvait l’archevêque, le sommèrent ; il se réfugia dans l’église proche, où ils le suivirent. Après des altercations et des insultes, désormais sans défense, Thomas joignit les mains, s’en couvrit les yeux, inclina la tête et pria. Il ajouta : Seigneur, je remets mon esprit entre tes mains (Lc 23:46). Au troisième coup, il tomba sur les genoux et sur les coudes, murmurant : Pour le nom de Jésus et pour l’Eglise, j’accepte la mort. Il tomba.

Cet assassinat causa un scandale considérable. Le roi fut frappé d’interdit personnel ; repenti, il reçut l’absolution deux années plus tard.

Des miracles nombreux permirent une canonisation rapide de Thomas, en 1173.

On n’est pas sûr que les ossements retrouvés dans la cathédrale de Cantorbury en 1888, soient de saint Thomas Becket. Le culte de ce Martyr se répandit rapidement et fort loin, en Arménie, en Islande, en Italie et en Sicile, en Suède. Il y a en France une récente société de prêtres qui a pris pour appellation Fraternité de Saint Thomas Becket.

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