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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 00:00

Basile le Grand

329-379

 

De quelle belle et illustre famille va-t-on parler ici !

Il y avait à Césarée de Cappadoce (l’actuelle Kayseri, Turquie centrale) un saint homme d’avocat, qui s’appelait Basile (Vasilios).

Ses parents s’étaient montrés courageux durant la persécution au début du quatrième siècle. Ils durent fuir Néocésarée (actuelle Niksar, centre-nord de la Turquie) pour se cacher dans le désert ; ils souffrirent la confiscation des biens.

Si l’on ne connaît pas le prénom du grand-père, on sait celui de la grand-mère : Macrina, surnommée l’Ancienne (voir au 14 janvier).

Ce Basile, donc, épousa Emmelie, elle-même fille de martyr et sœur d’évêque.

Basile et Emmélie (voir au 30 mai) s’établirent alors à Césarée de Cappadoce. Ils eurent dix enfants, dont les quatre connus sont au Martyrologe : Macrine la Jeune, Basile, Grégoire, Pierre (respectivement 19 juillet, 2 janvier, 10 janvier, 26 mars). 

Basile (l’Ancien) mourut vers 350, Emmelie vers 370.

Macrine se consacra à Dieu ; les trois autres garçons furent évêques. On en parlera à leurs jours respectifs.

 

Basile, fils de Basile, naquit vers 329 à Césarée de Cappadoce, où il reçut l’instruction de son propre père, puis d’autres maîtres avant de partir pour Constantinople, enfin Athènes.

C’est dans ces deux villes que Basile se lia d’une amitié profonde avec Grégoire, le futur évêque de Nazianze. Ce dernier en a écrit un éloge qui vaut la peine d’être écrit ici : 

Non seulement je portais personnellement à mon grand Basile beaucoup de respect parce que je voyais en lui une conduite sérieuse et une parole avisée, mais j’essayais aussi d’inspirer le même sentiment aux autres, qui n’avaient pas eu l’occasion de le connaître. Car pour beaucoup il était déjà digne de vénération, parce que sa réputation l’avait devancé (…) Il n’y avait entre nous aucune envie, nous ne cherchions que l’émulation. Il y avait lutte entre nous deux, non pas à qui obtiendrait la première place, mais comment chacun la céderait à l’autre.

Vers 356, Basile reçut le baptême par l’évêque de Césarée. Dès lors, il suivit la voie monastique : il alla s’informer auprès des plus grands solitaires d’Egypte, de Palestine, de Syrie, de Mésopotamie.

Il s’établit ensuite sur les bords du fleuve Iris dans le Pont (sur l’actuelle Mer Noire). Les disciples furent nombreux. Basile leur écrivit une Règle, qui fit de lui le législateur de la vie cénobitique en Orient, et dont s’inspira saint Benoît en Occident.

Vers 360, on recourut à lui pour soutenir la doctrine trinitaire contre l’invasion de l’arianisme, que l’empereur voulait imposer en Orient. A Césarée, le prestige de Basile l’emporta et les Chrétiens n’eurent pas à souffrir de l’erreur hérétique.

En 370, Basile fut choisi comme évêque à Césarée. Il continua de se battre pour l’orthodoxie, sans parvenir au but qu’il se proposait.

Sa faible santé déclina rapidement aussi. Il mourut le 1er janvier 379, juste après la cessation de la persécution.

Comme l’Eglise fête en début d’année la Maternité de Marie, saint Basile est fêté le 2 janvier, en compagnie, d’ailleurs, de son cher ami Grégoire de Nazianze. Ce jour-là, on lit dans la Liturgie des Heures l’extrait cité plus haut.

On a de saint Basile - qui est Docteur de l’Eglise - un Traité sur l’Esprit Saint, des Homélies, un Commentaire sur le prophète Isaïe, sur les Psaumes, des Lettres.

Pour finir, une citation qui convient parfaitement à notre blog : 

Lorsque les peintres copient un tableau, ils lèvent constamment les yeux vers l’original, et s’efforcent d’en reproduire dans leur ouvrage les formes et l’expression. Quiconque essaie de se perfectionner dans toutes les espèces de vertus doit de même étudier la vie des Saints, comme autant de modèles vivants et pratiques, et ensuite, par une diligente imitation, s’approprier le bien qu’il découvre en eux.

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