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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:00

Francesco Possenti

1838-1862

 

Né à Assise (le 1er mars 1838), il reçut le nom du fameux Poverello. Le père, Sante Possenti, juge à Spolète, veuf dès 1842, donna une excellente éducation à ses treize enfants, Francesco étant le onzième. La maman, Agnese Frisciotti, mourut donc quand Francesco avait quatre ans : tout petit, il s’habitua à vénérer ses deux mamans de là-haut : Agnese, et surtout Marie, dont il avait dans sa chambre une image de Pietà, de Maria avec son Fils mort dans les bras.

Francesco apprit à dominer un caractère assez irascible ; il fréquenta les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis les Jésuites de Spolète et fut un élève très brillant.

Elevé dans la piété, il fut confirmé à huit ans, fit la Première communion avec de profonds sentiments et, par la suite, reçut fréquemment l’Eucharistie. C’était en même temps un garçon un peu mondain, toujours très élégant, mais jamais vulgaire. On a dit aussi qu’il aurait eu un début de vie sentimentale, ce qui n’est pas extraordinaire pour un bel adolescent.

Encore adolescent, il fut par deux fois gravement malade ; à chaque fois, il promit d’entrer en religion s’il guérissait, mais une fois guéri, il semblait remettre sa décision. La deuxième fois en particulier, il guérit après avoir appliqué sur la partie malade une image du Bienheureux Andrzej Bobola (voir au 16 mai). Puis sa sœur aînée, après le décès de deux autres frères, mourut du choléra, ce qui le frappa profondément. Enfin, lors d’une procession mariale, il fut comme harponné par le regard de la Vierge portée en procession, et comprit qu’il ne pouvait plus attendre. Il annonça sa volonté d’entrer chez les Passionnistes.

Le papa voulut prendre l’avis de deux Religieux ; ceux-ci commencèrent par déclarer que Francesco ne pourrait jamais supporter la règle si sévère de cette congrégation, mais finirent par se rendre à l’évidence : Francesco ne semblait vivre que pour cet idéal.

En 1856, il reçut l’habit, et le nom de Gabriele dell’Addolorata (de N-Dame des Douleurs). Ce fut vraiment une nouvelle vie, oublieuse de la précédente, avec tout de même une profonde affection, toute spirituelle, pour son père et les siens.

En 1858, commencèrent ses études à Preveterino (Camerino) puis à Isola. En 1861, il reçut les quatre Ordres mineurs (disons, aujourd’hui, les Ministères, qui ont été réduits à deux). Les Ordres majeurs, par contre, furent remis, d’abord en raison des bouleversements politiques du royaume de Naples, ensuite à cause de la santé de Gabriele.

C’est qu’en 1861 Gabriele ressentit les premiers symptômes de la tuberculose. Exemplaire dans tout son comportement, Gabriele se sanctifia de jour en jour, dans l’obéissance aux Supérieurs et une rigoureuse domination de soi en tous ses gestes, regards, mouvements, paroles.

Il reçut le sous-diaconat et le diaconat.

A la Noël de 1861, il put encore communier, après une forte crise. Le 18 février, une nouvelle crise fit parler au médecin de danger mortel. Gabriele reçut le viatique, et montra une joie extraordinaire de quitter si vite cette vie humaine. Il demanda pardon à tous et ajouta : Je prévois que ma maladie va se prolonger. Je le crains et cela me donne de la peine. Toutefois, que la volonté de Dieu s’accomplisse !

Le 26 février, il reçut le Sacrement des malades. Gabriele ne prononçait plus que les noms de Jésus, Marie, Joseph. Il rendit l’esprit le 27 février 1862.

Deux jours après, il accomplissait vingt-quatre ans.

En 1878, le Supérieur général des Passionnistes le proposait comme modèle au scolasticat de Rome. De nombreux miracles furent recensés.

Gabriele dell’Addolorata fut béatifié en 1908, canonisé en 1920.

Il a été proposé comme modèle et protecteur aux jeunes séminaristes, novices et étudiants. 

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