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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:03

Barbe Avrillot-Acarie

1566-1618

 

Barbe naquit le 1er février 1566 à Paris, de parents aussi catholiques que nobles. Nicolas Avrillot, maître des comptes à la Chambre de Paris et chancelier de la reine Marguerite de Navarre avait épousé Marie Lhuillier, qui firent baptiser leur fille le 2 février.

Barbe fut confirmée à sept ans, et fut placée chez les Clarisses de Longchamps à onze ans. L’année suivante, elle reçut l’Eucharistie, avec une ferveur qui étonna son entourage. Elle-même, à cet âge, présentait le fouait quand elle se sentait coupable de quelque faute. 

Cependant, les parents la rappelèrent dès 1580 pour lui faire mieux goûter le monde. Madame Avrillot lui interdit même de songer à entrer à l’Hôtel-Dieu pour soigner les malades.

En 1582, Barbe accepta docilement le parti que les parents lui présentèrent, et épousa Pierre Acarie, un gentilhomme tout dévoué au Catholicisme.

Ils eurent trois garçons et trois filles, que la maman éleva avec un soin très chrétien. Barbe continuait à entretenir jalousement sa vie intérieure et, dès l’âge de vingt-deux ans, elle reçut des faveurs célestes : ravissements, extases, visions ; son mari s’en inquiéta, la famille aussi ; on avertit des médecins, mais un sage prêtre rassura Madame Acarie, qui retrouva la paix.

Pierre Acarie, pendant ce temps-là, soutenait fortement le mouvement en faveur de l’abjuration d’Henri IV, et mit en jeu jusqu’à sa fortune. Quand le roi sa rallia au Catholicisme, Pierre dut seulement s’éloigner de Paris, mais donc se séparer de son épouse, qui, elle, devait rester à Paris et aider ses enfants. Ceux-ci ayant été reçus qui au couvent de Longchamps, qui au collège Calvi, qui chez des parents, Barbe se réfugia chez Madame de Bérulle. Elle s’occupa activement et énergiquement de remettre en état les affaires de son mari, réussit à le faire rapprocher de Paris, et même à le faire accepter dans Paris, rue des Juifs (1599). Durant ces nombreux déplacements, elle tomba trois fois de cheval et en conserva des douleurs pendant toute sa vie.

Durant toutes ces épreuves, Madame Acarie rayonna par son humilité et son habileté ; on la connut, on vint la voir, l’écouter, on parlait de ses extases. Saint François de Sales (v. 28 décembre), saint Vincent de Paul (v.27 septembre), et même la reine Marie de’ Medici, voulurent la rencontrer. Ce fut au point que son mari en prit un peu ombrage : C’est une chose très incommode que d’avoir une femme si vertueuse et de si bon conseil. Chacun prend confiance en elle et l’on vient de tous côtés pour la consulter. Madame Acarie laissait passer ces petits orages très patiemment, si bien que même Pierre ironisait de lui-même : On dit que ma femme sera sainte un jour, mais j’y aurai bien aidé, et il sera parlé de moi en sa canonisation à cause des exercices que je lui aurai donnés.

C’est en 1601 que commença la vraie mission extraordinaire de Madame Acarie. Sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre) lui apparut et lui annonça qu’elle devrait ouvrir en France des monastères du Carmel. Madame Acarie eut bientôt l’appui et de son confesseur, et de la princesse de Longueville, qui obtinrent du roi l’autorisation d’ouvrir ces maisons : Paris, Pontoise, Amiens, Tours, Rouen furent ouvertes entre 1603 et 1609.

Les trois filles de Madame Acarie entrèrent au Carmel. Elle-même, après la mort de son mari (1613) y entra en 1614, à Amiens, en qualité de sœur converse. Elle reçut l’habit et prit le nom de Marie de l’Incarnation. Dieu fit que l’une de ses filles devint sous-prieure à Amiens, et Madame Acarie-Sœur Marie de l’Incarnation se fit une joie de lui obéir en toute simplicité.

Marie de l’Incarnation fit ses vœux en 1615, au comble de la joie. En 1616 cependant, on l’envoya au Carmel de Pontoise, en raison de sa mauvaise santé, pour être plus proche de Paris et ainsi mieux aider ce couvent dans ses embarras matériels et financiers.

En 1618, Marie de l’Incarnation tomba malade ; un rhume dégénéra en inflammation de la poitrine, d’autres difficultés surgirent. Elle se prépara douloureusement mais sereinement à la mort, qui advint le mercredi de Pâques, 18 avril 1618.

«Madame Acarie», Marie de l’Incarnation, fut béatifiée en 1791. 

Ses restes précieux furent préservés en 1792, grâce à un ami du monastère, et furent replacés dans la chapelle du couvent en 1822.

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