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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 23:00

Francesco de Paola

1416-1508

 

Francesco naquit le 27 mars 1416 à Paola (Calabre, Italie), de Giacomo Martolilla et Vienna de Fuscaldo, des propriétaires terriens.

La naissance tant désirée de Francesco advint sur la prière des parents à François d’Assise, dont il donnèrent le nom à leur premier garçon. Quand naquit l’enfant, on vit apparaître comme des flammes au-dessus de la maison.

Plus tard, naquit aussi une petite Brigida. Les parents vécurent ensuite dans la stricte continence, et le papa, Giacomo, devait finir ses jours dans le propre couvent fondé par son fils.

Autre lien avec saint François d’Assise : l’enfant eut une grosse tumeur à un œil et les parents promirent, s’il guérissait, de l’envoyer une année dans un couvent franciscain. La tumeur laissa tout juste une petite cicatrice, et l’enfant passa effectivement une année chez les Cordeliers, proches de Paola, où il se montra miraculeusement exemplaire : il aida en sacristie, au réfectoire ; il porta un jour du feu dans son pan de vêtement, qui n’en eut aucune marque de brûlé.

En 1430, il fit avec ses parents un pèlerinage à Rome, et à Assise. A Rome, l’adolescent de quatorze ans fit remarquer à un cardinal que Jésus portait des vêtements moins somptueux.

De retour à Paola, il se retira dans une petite grotte de la propriété des parents, pour y vivre dans la solitude et la prière. Des miracles attirèrent des visiteurs et des disciples.

Un des miracles fut que Francesco trempa son petit manteau dans la source proche : tous ceux qui burent de cette source guérirent de la peste qui sévissait alors (1456).

Les disciples se multipliant, Francesco obtint de pouvoir construire un monastère. Une vision (sans doute de saint François d’Assise, encore une fois), lui demanda de détruire les fondations et d’en reconstruire de beaucoup plus grandes, car le monastère devait abriter beaucoup de moines.

Francesco n’arrêtait pas de faire des miracles : multiplication du pain, soulèvement de blocs de marbre, suspension en l’air d’un gros rocher menaçant, résurrection de morts, maternité pour les femmes stériles, guérisons d’enfants, don de prophétie, sans compter les extases, de saint Michel entre autres, qui lui présenta ce qui devait être le blason de son Ordre : le mot Caritas en lettres d’or sur champ d’azur. Francesco se retrouva fondateur et supérieur du nouvel Ordre des Minimes, à dix-neuf ans.

Il passa (au moins) une fois le carême entier sans prendre de nourriture. Le vin lui était inconnu ; il se flagellait, portait un cilice. Lui qui ne changeait pas de vêtement et ne se rasait pas, répandait plutôt un parfum d’ambre ou de musc, d’après les témoins. En revanche, il n’imposait à ses disciples aucune rigueur autre que ce que demandait leur Règle.

Cette Règle fut approuvée dès 1474. L’Ordre s’appela d’abord Congrégation érémitique paolana de saint François d’Assise, puis Ordre des Minimes. 

Il y eut de multiples fondations en Calabre, notamment à Paterno Calabro, où la construction fut accompagnée de tant de miracles, qu’on l’appela le couvent des miracles.

Parmi les prédictions qui s’avérèrent, il y eut la désolante prise de Constantinople par les Musulmans (1453). A la prière de Francesco, la ville d’Otranto repoussa l’attaque des mêmes Musulmans.

En 1481, Louis XI fut informé des miracles de Francesco, et voulut l’avoir près de lui, d’abord pour guérir, mais aussi pour le consulter. En voyage, Francesco s’arrêta à Rome, où le Pape tenta, vainement, de l’ordonner prêtre : humblement, Francesco lui demanda seulement la permission de bénir des cierges et des chapelets.

Louis XI reçut Francesco avec grand empressement à Plessis-les-Tours (Amboise), en 1482. Louis XI mourut en 1483, guéri, mais surtout admirablement préparé à la mort par Francesco. Le fils du roi, Charles VIII, protégea «royalement» Francesco, et c’est ainsi que naquit le couvent des Minimes à Plessis, à Amboise, ainsi qu’à Rome, au Mont Pincio, où ne se trouvent que des Religieux français.

En peu de temps, il y eut des monastères de Minimes dans toute l’Italie, en Espagne et en Allemagne, et jusqu’en Amérique.

En 1487, le roi Ferdinando de Castille fallit renoncer à libérer la ville de Málaga, qui était occupée par les Maures ; Francesco fut divinement informé de cette situation et fit prévenir au roi de persévérer car il allait réussir ; en effet, trois jours après, la ville était enfin reprise à l’Islam.

Un autre «miracle» concerna le nouveau monastère de Minimes à Paris. Deux «docteurs» de la Sorbonne, qui s’étaient opposés à cet établissement, eurent l’occasion d’aller à Plessis, et furent logés chez les Minimes. Francesco alla au devant-d’eux et leur prédit que, bientôt, ce seraient eux-mêmes qui favoriseraient l’ouverture d’un couvent de Minimes à Paris. Edifiés par ce saint homme, ils repartirent en effet convaincus et s’employèrent à faire remettre aux Minimes l’ancien couvent de Grand-Mont, dont les moines s’appelaient les Bons-Hommes, appellatif que reçurent à leur tour les Minimes à Paris.

Francesco avait une dévotion particulière envers la Sainte Trinité, l’Annonciation, la Passion.

En janvier 1507, il comprit que son dernier voyage approchait, et s’y prépara dans la solitude. Le 28 mars, la fièvre l’attaqua. Le Jeudi saint, devant les frères réunis près de lui, il saisit des charbons ardents dans ses mains et leur déclara : Je vous l’assure, il n’est pas plus difficile à celui qui aime Dieu d’accomplir ce qu’il Lui a promis, qu’à moi de tenir ce feu entre mes mains.

Le lendemain, Vendredi saint, Francesco reçut encore une fois ses frères, désigna celui qui devait lui succéder jusqu’à la prochaine élection, reçut l’ultime Sacrement ; il se fit réciter les Sept psaumes de la pénitence, les litanies des Saints, la Passion selon saint Jean. Après avoir baisé son crucifix, il répéta Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit (Ps 30), pria encore et rendit le dernier soupir, le 2 avril 1507.

Francesco de Paola avait quatre-vingt onze ans.

Il fut béatifié en 1513 et canonisé en 1519. Les miracles ne manquaient pas.

En 1562, des Huguenots brûlèrent le corps du Saint, dont on ne put sauver que quelques ossements, conservés à Notre-Dame-la-Riche (Tours).

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