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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:03

Arrigo de Bolzano

1250-1315

 

Arrigo, de Bolzano (Haut-Adige, Italie N), serait né vers 1250.

C’était un brave et bon bûcheron, dont toute la science était son amour du Bon Dieu ; il ne savait pas lire, sinon les signes de Dieu dans la nature et dans les sanctuaires.

Il se maria et eut un fils, Lorenzo ; tous trois firent un pèlerinage à la Ville Eternelle, puis ils s’établirent près de Treviso, à Biancade.

Ce qu’Arrigo (ou Enrico, Henri) gagnait, après les strictes nécessités familiales, passait aux pauvres ; il ne gardait jamais rien du soir au lendemain.

Un portrait qu’on fit de lui, le décrivait comme petit, les yeux au fond de deux tunnels, le nez immense, la bouche tordue, et mal nippé, ce qui n’était pas tellement gracieux aux yeux du monde. Certains mauvais esprits souriaient parfois de lui, mais il montra une patience exemplaire à ne pas s’occuper du qu’en-dira-t-on.

En dehors de son travail du bois et des services qu’il pouvait rendre, son temps était pour la Messe et la confession quotidiennes, la fréquente communion, l’écoute de la Parole de Dieu ; autant qu’il le pouvait, il priait, à l’église ou chez lui. 

Il avait chez lui trois «lits» ou plutôt grabats, qu’on ne découvrit qu’après sa mort, et qu’il utilisait en fonction de sa fatigue : un fort dur, de sarments ; un dur, de bottes de lin, un de paille ; son oreiller : une bûche. Il avait en outre un cilice, un caillou pour se frapper la poitrine, un fouet.

Lorsque son épouse mourut et qu’il n’eut plus la force de travailler, un brave notaire de Treviso mit à sa disposition une petite cabane près de l’église ; Arrigo continua à visiter les églises, malgré sa difficulté à marcher ; il se rendait auprès des nobles et des commerçants pour solliciter l’aumône en faveur des pauvres, jamais pour lui. Même l’évêque et le maire répondaient à ses appels.

Arrigo mourut le 10 juin 1315 ; il fallut poser une lourde barrière de bois autour du corps, jusqu’à l’enterrement, à cause de l’affluence des fidèles pour vénérer la sainte dépouille. Les miracles se multiplièrent comme rarement ce fut le cas : un registre en mentionne quarante pour le 14 juin, soixante-cinq pour le 15 juin.

Il paraîtrait que sa canonisation fut renvoyée, parce que l’on manquait d’argent pour payer les frais. Le pape approuva tout de même le culte d’Arrigo en 1750.

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