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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 23:00

Ascanio Caracciolo

1563-1608

 

Ascanio Caracciolo vit le jour le 13 octobre 1563 à Villa Santa Maria (Abruzzes, Italie), de Ferrante et Isabella Barattucci, d’excellents chrétiens de familles nobles.

Dès l’enfance, Ascanio eut une grande dévotion envers l’Eucharistie et la Sainte Vierge ; chaque samedi, il jeûnait ; il prenait sur sa nourriture pour donner aux pauvres, et demandait à son père d’autres subsides pour les aider.

En 1573, saint Luis Bertrán lui aurait prédit qu’il fonderait une famille religieuse prospère, mais il ne semble pas que ce Saint se fût trouvé en Italie à cette date, sauf s’il apparut à Ascanio, qui avait alors dix ans.

Il avait vingt-deux ans lorsqu’il fut frappé d’une grave maladie (peut-être l’éléphantiasis, qui rend le visage ou les membres difformes), durant laquelle il promit à Dieu de quitter le monde s’il guérissait ; sa guérison eut tout du miracle. 

Il vint à Naples pour étudier la théologie ; il passait son temps libre dans les églises les moins fréquentées, pour s’adonner à ses dévotions plus secrètement.

En 1587, il fut ordonné prêtre. En 1588, il entra dans la congrégation des Blancs (Bianchi), des hommes qui s’occupaient particulièrement des prisonniers, et des condamnés à mort, les préparant à leurs derniers instants avant de comparaître devant le Juge divin. Il est dit qu’il guérit aussi plusieurs malades par un simple signe de croix sur le front.

Là-dessus, un Gênois nommé Adorno, qui voulait fonder un institut de Religieux mi-actifs mi-contemplatifs, envoya une invitation à un certain Ascanio Caracciolo, parent homonyme du nôtre ; mais la lettre arriva véritablement à notre Ascanio, qui la reçut avec joie.

Ils écrivirent une première règle, qui fut tout de suite approuvée par le pape : outre les vœux habituels de pauvreté, chasteté et obéissance, ils s’engageaient à ne jamais rechercher de dignité dans l’Eglise. Ils pensaient ouvrir des collèges, des ermitages, et organisèrent l’Adoration eucharistique perpétuelle. Ils étaient des Clercs Réguliers Mineurs et on leur donna le nom de Caracciolini.

Ils firent leur première profession en 1589, dans l’église des Bianchi de Naples. C’est alors qu’Ascanio prit le nom de Francesco, par dévotion au Saint d’Assise. Souverainement humble, il signa désormais ses lettres Francesco, pécheur.

Lors d’un premier voyage en Espagne, Ascanio-Francesco reçut d’un chartreux et d’un carme la prédiction de la future prospérité de son ordre.

En 1591, l’institut fut confirmé par décret papal.

En 1593, François fut élu général perpétuel, mais sur sa demande instante, il ne fut élu que pour trois ans. De son côté, il multipliait les pénitences, ne dormant que quelques heures, et méditant la Passion du Sauveur.

Un deuxième voyage en Espagne lui permit d’ouvrir une maison à Madrid (1594). Dans l’intervalle, une maison s’ouvrit à Rome, et le pape prolongeait d’un an sa charge de général.

En 1597, il fut réélu général, mais en 1598 il fut maître des novices et, en 1601, partit une troisième fois en Espagne avec quelques Compagnons pour y ouvrir deux maisons, à Valladolid et à Alcalá.

Il arriva là-bas qu’en chemin, n’en pouvant plus, il s’écroula de fatigue sur le bord de la route ; un jeune cavalier l’aborda et le prit sur sa monture ; arrivés à destination, Francesco allait le remercier mais, le temps de se retourner, cheval et cavalier avaient disparu.

Francesco était si enflammé d’amour pour le Saint-Sacrement, qu’on le surnomma le Prédicateur de l’Amour Divin. Il lui arriva pendant la Messe de verser des larmes abondantes et ensuite de demander pardon aux fidèles pour le scandale qu’il leur avait procuré - alors que ces fidèles en étaient très édifiés.

François eut le don du discernement des esprits, de prophétie ; à certains, il annonça leur vocation religieuse, à d’autres au contraire la perte de la foi…

Il revint à Rome en 1604, et devait ouvrir une nouvelle maison à Agnone en 1608, mais il comprit qu’il allait finir ses jours. Il recommandait aux prêtres qui l’entouraient de célébrer chaque jour la Messe. Durant son agonie, il ne répétait plus que Jésus, Marie. Quand il s’exclama Allons, allons !, on lui demanda Où ? et il répondit Au ciel, au ciel !

C’est ainsi qu’il s’éteignit le 4 juin 1608.

A l’autopsie de son corps, on trouva autour du cœur cette inscription : Le zèle de ta maison me consume (Ps 68:10). Le premier miracle obtenu par son intercession, se vérifia lors de ses funérailles, le 11 juin 1608, quand un malheureux tout tordu se redressa complètement.

François Caracciolo fut béatifié en 1770 et canonisé en 1807.

Il y a actuellement encore une quinzaine de maisons de Caracciolini en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Congo, aux Philippines et en Inde.

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