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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:00

Germaine Cousin

1579-1601

 

Germaine naquit vers 1579, de Laurent, un laboureur pauvre de Frouzins (Toulouse, Haute-Garonne) et de Marie Laroche, qui mourut peu après.

Elle était malingre, scrofuleuse, sa main droite était déformée et peu vigoureuse. Son père ne l’aimait pas et se remaria.

Il n’y avait rien pour elle, elle n’avait pas sa part légitime. On ne lui faisait pas sa place au foyer. A peine lui accordait-on dans la maison de son père un asile et un abri. La marâtre, toujours irritée, la renvoyait dans quelque coin et la réduisait à prendre son repos dans l’étable ou sur un tas de sarments, au fond d’un couloir. Non contente de cette sévérité, elle interdisait à Germaine d’approcher ses frères et sœurs, que pourtant elle aimait beaucoup et cherchait à servir sans jamais montrer de jalousie.

Elle se taisait et se cachait, elle se mortifiait et ne prit jamais que du pain et de l’eau, et encore, elle donnait aux pauvres ce qu’elle pouvait conserver. Un jour, la marâtre voulut la battre pour avoir détourné quelques croûtes et, ouvrant son tablier, vit tomber de très belles roses, en plein hiver.

On lui donna à garder les moutons, que d’ailleurs elle confia souvent à la garde du Bon Dieu pour se rendre à l’église : jamais une bête ne s’égara ou ne fut victime du loup.

Un jour que le ruisseau était impossible à passer à cause des crues, les voisins virent les eaux s’écarter pour laisser passer Germaine, comme lors du passage de la Mer Rouge par Israël (Jos 3:13-17).

Illettrée, elle avait la science du cœur et parlait du Bon Dieu aux petits enfants qui venaient la voir. Elle priait le chapelet.

Un matin de juin, son père ne la vit pas sortir, il l’appela, en vain : il la trouva morte sur ses sarments.

La tradition a fixé ce jour au 15 juin 1601.

La population vint en masse à ses funérailles. On l’enterra dans l’église voisine de Pibrac, mais sans marque précise. Plus tard, le fossoyeur la retrouva, encore toute fraîche : on la reconnut aux cicatrices de sa maladie, à sa main déformée. Nouveaux miracles. On la déposa dans un cercueil à la sacristie, où l’on obtint d’elle des multiplications de pain ou de farine, des guérisons… C’est là que le vicaire général retrouva à son tour, en 1661, le cercueil de la Bergère à nouveau délaissé, et le fit ouvrir : Germaine y apparut toute fraîche.

Germaine Cousin ou de Pibrac devint universellement connue ; elle fut béatifiée en 1854 et canonisée en 1867.

 

 

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