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13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 23:00

14 AOUT

 

   

S Démétrius, martyr à Sirmium.

S Félix, évêque, martyr à Gardumo.

IV. 

S Ursicinus (Ursicius), soldat martyr en Illyrie.

S Eusebius, prêtre romain, enfermé pendant des mois dans une chambre basse, à cause de sa foi.

S Marcel, évêque à Apamée et martyr.

VI.    

S Fachanan, évêque et abbé en Irlande.

VIII.    

S Werenfrid, prêtre missionnaire à Westervoort et Elst.

X.    

B Eberhard, premier abbé à Einsiedeln.

XI.    

S Arnoult, chevalier, moine, abbé contre son gré, évêque malgré lui à Soissons.

XIV.    

B Giansante Brancorsini d'Urbino, devenu frère convers franciscain après avoir blessé à mort un adversaire ; il obtint la grâce de souffrir à l'endroit où il avait blessé sa victime, et un ulcère à la cuisse le tourmenta jusqu'à la fin ; miracles nombreux avant (?) et après sa mort ; son corps fut préservé de la corruption.

XV.    

S Antonio Primaldi, martyr avec huit-cents autres habitants de Otranto : n'ayant pas voulu renier leur foi, ils furent tous exécutés par les Turcs et leurs corps, quoique non ensevelis pendant plusieurs mois, restèrent sans corruption ; ils ont été canonisés en 2013.

XVII.    

SS Domingo Ibañez de Erquicia, prêtre espagnol, et Franciscus Shōemon, novice japonais, dominicains, martyrs au Japon, béatifiés en 1981 et canonisés en 1987, fêtés avec s. Laurent Ruiz le 28 septembre.

XIX.    

Bse Elisabetta Renzi, d'abord augustine à Petrarubbia, fondatrice des Sœurs de la Vierge des Douleurs à Rimini, pour l'éducation des jeunes filles des milieux pauvres, béatifiée en 1989.

XX.    

Bx martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : près de Valencia, Vicente Rubiols Castelló et Félix Yuste Cava (*1874, 1887) ;

- béatifiée en 2007 :

Carmélites : près de Barcelone, Maria de Puiggraciós Badia Flaquer (M. Patrocinio de s.Joseph, *1903) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Tarragona, Jocund Bonet Mercadé et Andreu Prats Barrufet (*1875, 1886) ; près d’Ávila, José García Librán (*1909) ;

Capucins : les prêtres Joaquín Frade Eiras (Berardo, *1878), près de Lugo ; Segundo Pérez Arias (Ildefonso, 1874), Ángel de la Red Pérez (Arcángel, *1882), près de León ; les convers Basilio González Herrero (Alejo, *1874), près de León, et Ezequiél Prieto Otero (Eusebio, *1885), aux Asturies ;

Carmes de l’Ancienne Observance : près de Cordoue, les convers Antonio María Martín Povea et Pedro Velasco Narbona (*1887, 1892) ;

Lazaristes : aux Asturies, le prêtre Ricardo Atanes Castro (*1875) ;

Lasalliens : près de Valencia, Patricio Gellida Llorach (Rafaél José, *1871) ;

- béatifiés en 2020 :

Dominicains : près de Ciudad Real, les sept prêtres Natalio Camazón Junquera, Manuel Fernández-Herba Pereira, Ángel Marina Álvarez, Luis Suárez Velasco, Antonio Trancho Andrés, Eduardo Sáinz Lantarón, Pedro López Delgado (*1873, 1878, 1890, 1897, 1900, 1906, 1909) ; les deux clercs Francisco Santos Cadierno et Sebastián Sáinz López (*1913, 1915) ; les trois convers Arsenio de la Viuda Solla, Ovidio Bravo Porras, Dionisio Pérez García  (*1880, 1908, 1912) ; le novice Fernando García de Dios (*1916).

    

S Rajmund Kolbe (Maksymilian, 1894-1941), franciscain polonais, à l'origine de la Milice de l'Immaculée, de la revue Le Chevalier de l'Immaculée (plus d'un million d'exemplaires) et de Niepokalanow (Cité de l'Immaculée), en Pologne et au Japon ; mort à Auschwitz, achevé d'une injection mortelle, après s'être offert à la place d'un co-détenu condamné au bunker de la faim, béatifié en 1971, canonisé en 1982.

Ursicinus d’Illyrie

? 300

 

Ursicinus était fort probablement un soldat, et se trouvait en Illyrie lorsqu’il fut martyrisé.

Son culte, local, passa à Milan et de là à Ravenne.

Le Martyrologe Romain le mentionne au 14 août.

 

 

Marcel d’Apamée

? 390

 

Marcel  pouvait être originaire de Chypre. 

Il se maria et eut des enfants.

Par la suite, il devint évêque d’Apamée en Syrie (auj. Qal`at al-Madhīq), peut-être le quatrième sur ce siège.

Son souci majeur fut de faire disparaître l’idolâtrie, recourant le cas échéant aux voies de fait, en détruisant ou en faisant détruire les temples païens.

C’est ainsi qu’il se trouva avec sa petite troupe autour d’un temple de Zeus qu’il voulait abattre. Retenu par la maladie de la goutte dont il souffrait, il se tenait un peu à l’écart des opérations. Survinrent quelques païens qui n’appréciaient pas beaucoup la destruction de leur temple : ils se ruèrent sur l’évêque et le jetèrent dans un brasier.

On croit pouvoir situer ce martyre vers 390.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les enfants de Marcel voulurent poursuivre les assassins. Le clergé leur rappela qu’il ne convenait pas aux descendants d’un Martyr de se venger.

Le Martyrologe Romain mentionne Marcel d’Apamée au 14 août.

 

 

Eusebius de Rome

? 4e siècle

 

L’histoire de ce Personnage reste énigmatique.

Saint homme de son état, il avait fondé vers la fin du 4e siècle une église qui, d’église d’Eusebius devint l’église Saint-Eusebius.

Le brave Eusebius devint finalement un prêtre, fidèle au pape, persécuté par l’empereur arien Constance, enfermé dans une chambre basse pendant plusieurs mois, au terme desquels il rendit son âme à Dieu.

Cette belle histoire ne rencontre pas l’approbation des historiens et nous laisse bien perplexes : Eusebius, prêtre martyr ou pieux donateur ? Ou les deux ?

Le Martyrologe Romain le mentionne au 14 août.

 

 

Fachanan de Ross

† 600

 

Fachanan (ou Fachtna) vécut au sixième siècle, en Irlande.

On sait de lui qu’il fonda un monastère à Ros Ailithir (Cork), et qu’il y fut abbé-évêque.

Il mourut vers 600.

La «cathédrale» de Ross est la plus petite de l’Irlande, elle ressemble à une jolie petite église de campagne. La ville actuelle de Rosscarbery s’appelle en irlandais Ros Ó gCairbre.

Saint Fachanan de Ross est commémoré le 14 août dans le Martyrologe Romain.

 

Arnoult de Soissons

1040-1087

 

Arnoult naquit en 1040 à Audenarde (act. Oudenaarde, Flandre, Belgique) de Fulbert, descendant des seigneurs d’Audenarde, et de Pamela, descendante des seigneurs de Namur.

Arnoult est aussi nommé Arnulf (du latin Arnulphus).

Son parrain, un autre Arnoult, l’empêcha d’étudier pour lui barrer la route ecclésiastique, et le poussa dans la chevalerie. Arnoult s’y distingua assez pour être surnommé le Fort.

Insatisfait de cette vie mondaine et militaire, il feignit de vouloir se rendre à la cour de France, mais se retira au monastère bénédictin Saint-Médard de Soissons. Non content d’avoir quitté le monde, il fut encore plus heureux de «succéder» à un moine qui y vivait en reclus : ce moine, Eremboldus, était un compatriote ; Arnoult s’y attacha et, à sa mort, intégra la «cabane» : il s’y creusa une fosse où il se tenait habituellement, imperturbable sous l’eau qui tombait du toit de l’église. Il y resta trois années et demie sans parler, mais on parla de lui et des novices affluèrent, attirés par sa sainteté, de Flandre mais aussi d’Angleterre.

En 1072, Arnoult fut élu abbé ; malgré le choix de l’ensemble des moines, il chercha à échapper à la charge en s’enfuyant, mais fut contraint de se plier à la volonté divine. Son administration fut aussi active qu’efficace.

Il paraît que c’est lui qui eut l’idée de brasser la bière : en portant l’eau à ébullition, on détruisait les microbes, puis l’alcool et le houblon permettaient une bonne conservation. Mais l’invention pourrait aussi revenir à Arnoul de Metz.

Arnoult avait cependant quelques opposants, dans le monastère ou à l’extérieur. On se moqua de son attachement à la pauvreté monastique. Une machination arriva aux oreilles du roi, qui le convoqua pour l’envoyer à son armée. Arnoult comprit, se démit de sa charge, et rejoignit sa cellule de reclus.

En 1081, il fut à nouveau appelé par Dieu à sortir de sa solitude, car il fut élu évêque pour le siège de Soissons. Mais il eut la «joie» d’avoir un «concurrent» et, dès 1084, il déposa sa charge épiscopale. Un autre version affirme que le roi lui-même, Philippe Ier, l’empêcha d’entrer dans sa ville.

Chargé par le pape d’une mission pacificatrice auprès du comte de Flandre, il sut par sa douceur convaincre totalement le prince et ses sujets. Il fonda alors l’abbaye Saint-Pierre à Oudenburg.

C’est dans cette abbaye qu’il mourut, le 14 août 1087.

La poussière recueillie près de sa tombe servit de remède efficace : les miracles se vérifièrent. En 1121, les reliques de l’Evêque furent, selon la terminologie ecclésiastique, élevées solennellement, ce qui équivalait à une canonisation.

 

 

Giansante Brancorsini d’Urbino

1343-1394

 

Giansante (Jean-Saint) naquit en 1343 à Montefabbri (Urbino, Marches, Italie CE), de Giandomenico Brancorsini et Eleonora Ruggeri.

Après l’école supérieure d’Urbino, il commença la carrière militaire.

En 1362, provoqué en duel par un parent, il se défendit et blessa mortellement l’agresseur à la jambe. 

Décontenancé, il abandonna le monde et se retira comme Convers chez les Frères Mineurs de Scotaneto (Montebaroccio), dans un esprit de réparation, de pénitence, de prière, avec une grande dévotion envers l’Eucharistie et la Vierge Marie.

Il fut maître des novices.

Pour marquer encore davantage sa volonté d’expier sa faute de jeunesse, il demanda à Dieu (et obtint) de souffrir sur son corps à l’endroit même où il avait blessé son adversaire. Il souffrit désormais d’une douloureuse plaie à la cuisse droite, qui ne put jamais guérir.

Des miracles eurent lieu dès son vivant, certains attribués au monde des Fioretti : il obligea un loup, qui avait dévoré son âne, de le remplacer et le loup devint son fidèle serviteur (ceci rappelle l’histoire de saint Hervé, v. 17 juin) ; il servit la soupe pour tout le réfectoire, alors que la soupière venait de tomber à terre, répandant le précieux contenu ; il fit trouver en plein hiver des cerises bien mûres au jardin, car il en avait bien besoin dans sa dernière maladie.

Il mourut à Montebaroccio le 14 août 1394, jour où le mentionne le Martyrologe Romain.

Son culte fut approuvé en 1770.

 

 

Martyrs d’Otranto

† 1480

 

 

1. Situation géographique

 

Otranto est une petite ville à l’extrême pointe du talon de la botte italienne, dans la province des Pouilles, canton de Lecce. L’Albanie se trouve en face du canal d’Otrante, à environ 70 km.

La position d’Otranto en fit un port important entre Orient et Occident, et la ville devint un centre byzantin autant que normand, angevin et aragonais. Témoin de ces dominances est la cathédrale, construite au 11e siècle.

 

2. Situation historique

 

Le 28 juillet 1480, une énorme armée turque, provenant de Valona et conduite par Gedik Ahmed Pacha, se présenta sous les murs d’Otrante. On ne sait pourquoi les Turcs avaient besoin d’assiéger cette ville où ne vivaient que de braves gens.

La ville résista autant qu’elle put, mais le combat était très inégal : les Turcs, avec leur ravitaillement, avaient environ dix-huit mille hommes, tandis qu’Otrante n’en abritait que quelques milliers, assiégés et donc affamés.

Le 29 juillet, sous le bombardement effréné des Turcs, les habitants laissèrent le bourg pour se réfugier dans la citadelle. Les Turcs se ruèrent sur les lieux abandonnés, pillant et volant.

Gedik Ahmed Pacha proposa aux défenseurs de se rendre, mais ils refusèrent. Les bombardements reprirent jusqu’au 11 août, où les Turcs réussirent à s’emparer du château.

Ce fut un massacre organisé. Tous les hommes de plus de quinze ans furent tués ; les femmes et les enfants furent réduits en esclavage.

D’après certains récits, sur les vingt-deux mille habitants, douze mille furent massacrés et cinq mille réduits en esclavage, mais les historiens doutent que la ville pût abriter plus de six mille âmes, ce qui augmente encore plus l’infériorité de ceux-ci en face de l’envahisseur.

Pendant ce massacre, huit cents personnes environ se réfugièrent avec l’évêque, Stefano Agricoli, dans la cathédrale. Gedik Ahmed Pacha ordonna aux chrétiens de renier leur foi et d’adhérer à l’Islam. Sur le refus catégorique des Otrantins, sans aucun respect pour le lieu saint, les Turcs entrèrent dans la cathédrale, firent prisonniers les huit cents chrétiens qui s’y trouvaient, et y installèrent leurs chevaux.

Le vénérable évêque fut décapité et dépecé à coups de cimeterres ; sa tête fut embrochée sur une pique et portée par les rues de la ville dans un simulacre de procession.

Le commandant de la garnison, Francesco Largo, fut scié vivant.

Le tailleur Antonio Pezzulla, dit Primaldi, qui avait convaincu ses compatriotes de ne pas adhérer à l’Islam, fut un des premiers exécutés.

Le 14 août, Gedik Ahmed Pacha fit attacher le reste des survivants et les fit traîner au col de la Minerva, où il en fit décapiter plusieurs centaines, au moins huit cents, sous les yeux de leurs proches.

Il paraîtrait qu’alors un certain Bersabei, de l’armée turque, impressionné par le courage des Otrantins mourant pour leur foi, aurait ouvertement renié l’Islam et, pour ce fait, aurait été empalé par ses compagnons d’armes. 

Non contents d’avoir réduit à rien la forteresse d’Otrante et massacré tant d’innocents, les Turcs complétèrent leur besogne en détruisant un monastère proche, San Nicola di Casole, qui abritait la plus vaste bibliothèque de l’époque en Occident, avec une célèbre école.

Treize mois après, en octobre 1481, les Aragonais, sous la conduite d’Alfonso d’Aragon, reprirent Otranto. Ils retrouvèrent les corps des Martyrs, miraculeusement indemnes bien qu’étant restés sans sépulture aussi longtemps.  

En 1771, les Martyrs d’Otrante furent béatifiés.

En 2013, le pape François procéda à la canonisation d’Antonio Primaldi et de ses huit-cents concitoyens.

Ces Martyrs d’Otranto sont commémorés au Martyrologe le 14 août.

 

 

Antonio Primaldi

† 1480

 

Voir la notice des Martyrs d’Otranto.

 

 

Domingo Ibáñez de Erquicia

1589-1633

 

Né vers 1589 à Régil (San Sebastián, Guipuzcoa, Espagne), Domingo entra chez les dominicains.

En 1605 il fit la profession et fut envoyé en 1600 aux Philippines.

Il travailla avec un grand zèle comme missionnaire dans la province de Panganisan, puis fut nommé professeur de théologie au collège de Saint-Thomas.

En 1623, il fut envoyé au Japon, où la persécution était déjà très violente. Pendant dix années, le père Domingo ne s’épargna pas pour conforter et encourager les Chrétiens persécutés.

Recherché activement par les autorités, trahi par un apostat, finalement capturé en juillet 1633, il fut emprisonné à Nagoya avant d’être transféré à Nagasaki.

Avec lui fut arrêté aussi un laïc, Franciscus Shōemon, qui aidait le père Domingo. Il faisait la catéchèse et traduisait les textes en japonais, car la persécution ne permettait pas au père Domingo de faire l’apprentissage de la langue. Durant le temps de la prison, le père Domingo reçut Franciscus comme Frère coopérateur dans l’Ordre dominicain.

Ayant fermement refusé de renier leur foi, ils furent soumit à la torture appelée ana-tsurushi :  suspendus par les pieds, la tête et le buste dans une fosse remplie d’immondices et fermée par des planches de bois à hauteur de leur ceinture ; les suppliciés étaient ainsi comme asphyxiés d’une part par le sang qui s’accumulait dans leur tête, d’autre part par l’odeur insupportable qui émanait de la fosse.

C’était sur la colline Nishizaka à Nagasaki, le 13 août.

Leur agonie dura ainsi jusqu’au lendemain et ils rendirent leur âme à Dieu le 14 août 1633.

Ils furent béatifiés en 1981 et canonisés en 1987.

Liturgiquement, ils sont fêtés le 28 septembre, avec saint Lorenzo Ruiz.

 

 

Franciscus Shōemon

?-1633

 

Ce saint homme laïc fut un vaillant auxiliaire du père Domingo Ibáñez de Erquicia, qu’il accompagna dans son apostolat, dans sa captivité, et dans son martyre.

On ne sait de lui ni sa date ni son lieu de naissance, mais on sait qu’il fut fidèle.

Il faisait la catéchèse et traduisait les textes en japonais, car la persécution ne permettait pas au père Domingo de faire l’apprentissage de la langue. Durant le temps de la prison, le père Domingo reçut Franciscus comme Frère coopérateur dans l’Ordre dominicain.

Ayant fermement refusé de renier leur foi, ils furent soumis à la torture appelée ana-tsurushi :  suspendus par les pieds, la tête et le buste dans une fosse remplie d’immondices et fermée par des planches de bois à hauteur de leur ceinture ; les suppliciés étaient ainsi comme asphyxiés d’une part par le sang qui s’accumulait dans leur tête, d’autre part par l’odeur insupportable qui émanait de la fosse.

C’était sur la colline Nishizaka à Nagasaki, le 13 août.

Leur agonie dura ainsi jusqu’au lendemain et ils rendirent leur âme à Dieu le 14 août 1633.

Ils furent béatifiés en 1981 et canonisés en 1987.

Liturgiquement, ils sont fêtés le 28 septembre, avec saint Lorenzo Ruiz.

 

 

Maria Elisabetta Renzi

1786-1859

 

Née à Saludecio (Rimini, Italie) le 19 novembre 1786 dans une famille aisée, Maria Elisabetta reçut le prénom de la Sainte du jour, sainte Elisabeth de Hongrie, qu’on fêtait alors le 19 novembre (elle est aujourd’hui fêtée le 17 novembre).

Son père, Giambattista Renzi, était expert ; sa mère était d’une famille noble de Urbino. Maria Elisabetta avait un frère aîné, Giancarlo, et une jeune sœur, Dorotea.

En 1791, la famille s’établit à Mondaino et la petite fille fut confiée aux Clarisses. Elle y recevra la Première Communion.

En grandissant, elle se montrait souvent comme recueillie, silencieuse.

En 1807, elle désira entrer chez les Religieuses agostiniennes de Pietrarubbia, un couvent très isolé dans une région très froide, où la postulante se sentait parfaitement à l’aise et heureuse. Mais le couvent fut supprimé par le décret anticlérical de l’empereur Napoléon en 1810, et Elisabetta fut contrainte de revenir chez ses parents.

Il s’ensuivit une longue période de réflexion et de recherche. 

En 1813, mourut sa sœur Dorotea. En 1821, Elisabetta fit une chute de cheval, qui lui sembla être un signe de Dieu.

Son directeur spirituel la rassura et l’orienta vers Coriano, où se trouvait une école pour les filles pauvres. Elle s’y rendit, et y rencontra Maddalena di Canossa, une autre fondatrice, qui lui suggéra d’assumer la direction de cette école. Sans tarder, l’évêque la nomma supérieure de cette petite communauté.

Devenir supérieur expose toujours à des épreuves inattendues, et Elisabetta eut les siennes, qu’elle supporta avec courage. 

Dès 1828, elle élabora une sorte de règle de vie pour des femmes qui apprendraient à se détacher du monde et à vivre selon l’esprit de la croix.

Elle en vint à fonder, en 1839, la congrégation des Maîtresses Pies de l’Addolorata, toujours à Coriano (Rimini), qui sera canoniquement érigée par l’évêque la même année. Maria Elisabetta s’y consacra avec dix compagnes en août 1839.

Par la suite, d’autres communautés virent le jour à Sogliano al Rubicone, Roncofreddo, Faenza, Cotignola, Savignano sul Rubicone, Mondaino. Les Maîtresses Pies sont aujourd’hui présentes sur tous les continents. En marge de la congrégation, s’est développé le Mouvement Pour l’Alleluia (MPA, qui reproduit les initiales des Maîtresses Pies de l’Addolorata), où des laïcs s’engagent à vivre le même idéal dans leur vie quotidienne.

Elisabetta Renzi mourut le 14 août 1859 et fut béatifiée en 1989.

Dorotea Llamanzarez Fernández

1870-1936

 

Dorotea naquit le 6 février 1870 à Cerezales del Condado (León, Espagne), de Agustín Llamanzarez et Francisca Fernández. Ce jour-là se fête sainte Dorothée, dont elle reçut le nom, trois jours après au Baptême.

Elle entra dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur en 1896, où elle fit la profession et prit le nom de Gertrudis.

Elle eut la mission d’être portière, c’est-à-dire responsable de l’accueil. Tous ceux qui la connurent en conservèrent une profonde impression pour sa discrétion et sa délicatesse.

Au début de la guerre civile, elle se réfugia avec d’autres Religieuses dans un appartement, dont les voisins se plaignirent d’avoir trop de moniales près d’eux. Aussi changea-t-elle d’endroit, mais des miliciens vinrent l’arrêter avec l’autre Religieuse et le prêtre qui se trouvaient là.

On les fit monter dans un camion qui partit pour une pinède sur la route de la Hortaleza. On les fit alors descendre, on les tortura, et on les attacha au camion, qui continua de rouler jusqu’à Hortaleza. Les trois corps arrivèrent ainsi complètement déchiquetés, ils furent ensuite piétinés et profanés.

On retrouva ces corps le 14 août, laissant supposer que le martyre avait eu lieu la veille, 13 août 1936.

La tête de la Martyre portait une large blessure à la tête, causée - on ne sait - ou par le déplacement sur la route, ou par un coup d’arme à feu.

La Sœur Gertrudis fut béatifiée en 2013.

 

 

Patricio Gellida Llorach

1871-1936

 

Il vit le jour le 16 mars 1871 à Benicarló (Castellón, Espagne) et fut, probablement, baptisé dès le lendemain, fête de saint Patrick, dont il porta le nom.

Il avait déjà vingt-six ans, quand il entra au noviciat lasallien de Bujedo ; il prit l’habit avec le nom de Rafaél José. C’était en 1897.

En 1899 il commença son apostolat à Voltregá, puis Santa Madrona, Colunga, Tortosa, Cambrils.

En 1908, il revint à Voltregá, où il resta quatorze ans, avant de passer à Roquetas et d’être nommé directeur à l’école de Tarragona en 1909, pendant dix ans, puis à l’internat jusqu’en 1933.

Cette année-là, il fut envoyé à Bonanova, mais il fut frappé d’hémiplégie. Il ne s’en remit pas et resta infirme les trois années de vie qui lui restaient. Il se retira à San Feliu de Guixols.

Lors de la révolution de 1936, le maire recommanda aux Frères de partir, car il se voyait impuissant à contenir la fureur des révolutionnaires.

Les Frères rejoignirent la proche communauté de Farnés, mais se virent obligés de partir de là aussi. Rafaél José décida de rejoindre sa famille à Benicarló.

Il n’eut que quelques jours de tranquillité. Le 14 août, trois miliciens vinrent l’arrêter avec son cousin, un bon chrétien, employé chez les Piaristes de Barcelone.

Les deux furent emprisonnés, en même temps que leurs compatriotes, les deux Frères (et frères) Ildefonso et Miguel Flos. Les proches de Rafaél lui firent porter un matelas, qui fut refusé car  il n’en avait pas besoin.

Dès le 14 août au soir, semble-t-il (et non le 18), des miliciens emmenèrent les deux cousins Gellida jusque sur la route de Valencia, où ils les assassinèrent.

Un des bourreaux, qu’on appelait El Gallinero, assura qu’ils moururent en criant : Vive le Christ Roi !

Le Frère Rafaél José fut béatifié en 2013.

 

 

Natalio Camazón Junquera

1873-1936

 

Natalio Camazón Junquera naquit le 1er décembre 1873 à Castromocho (Palencia, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Natalio Camazón Junquera devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Vicente Rubiols Castelló

1874-1936

 

Vicente Gregorio était né à Gandía le 13 mars 1874.

Ayant fréquenté le séminaire de Valencia, il fut ordonné prêtre en 1894 (? à vingt ans).

Après divers postes de vicaire, il fut curé de La Pobla Llarga en 1898.

Rempli de zèle apostolique, attentif à soigner la sainte liturgie, généreux, il dédia sa vie à sa paroisse, sans prendre jamais un jour de vacances.

En février 1936, quand s’installa le Front Populaire, il fut obligé de quitter sa paroisse, mais y revint en juin, pour la quitter, définitivement, et se réfugier, discrètement et prudemment, à Picanya.

Des miliciens de La Pobla Llarga vinrent l’arrêter le 14 août et l’emmenèrent sur la route de Valencia.

Au lieu-dit Torre de Espioca, près de Picassent, il arrêtèrent la voiture et firent descendre don Vicente. Le prêtre comprit la situation et leur dit : La seule chose qui me fait de la peine, c’est que vous, que j’ai baptisés, c’est vous qui allez commettre ce crime.

En face des armes, il cria encore : Vive Jésus au Saint Sacrement !

Les miliciens le laissèrent là, dans une position honteuse. Un habitant de son pays le reconnut trois jours après et organisa l’enterrement.

C’était le 14 août 1936, veille de la fête de l’Assomption.

Don Vicente Rubiols Castelló a été béatifié en 2001.

 

 

Segundo Pérez Arias

1874-1936

 

Segundo vit le jour le 2 mai 1874 à Armellada (León, Espagne).

Il fut ordonné prêtre diocésain en 1900.

Après quelques mois comme vicaire de paroisse, il entra chez les Capucins en 1902, avec le nom de Ildefonso, et fit la profession en 1903.

Il fut professeur et prédicateur de missions populaires.

Lors des hostilités de 1936, il fut arrêté avec quatre autres frères dès le 21 juillet et fut enfermé dans l’église des Jésuites.

Il reçut la palme du martyre à Jove (Asturies) le 14 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Basilio González Herrero

1874-1936

 

Basilio vit le jour le 14 juin 1874 à Terradillos (León, Espagne), jour où l’on fêtait alors saint Basile (voir au 2 janvier).

Entré chez les Capucins en 1906, il prit le nom de Alejo et fit la profession en 1907.

Il fut Frère convers.

Lors des hostilités de 1936, il fut arrêté avec quatre autres frères dès le 21 juillet et fut enfermé dans l’église des Jésuites.

Il reçut la palme du martyre à Jove (Asturies) le 14 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Jocund Bonet Mercadé

1875-1936

 

Jocund naquit le 10 mars 1875 à Tarragona (Espagne), de Jocund et Francesca.

Il fut à Cuba, pendant la guerre hispano-américaine.

A son retour en 1900, il fut ordonné prêtre.

Il fut successivement vicaire à la cathédrale, puis curé de paroisse à Reus, où il fera construire la nouvelle église avec toutes ses économies ; l’église sera ensuite consacrée en 1931. Il organisera l’Action Catholique, avec la section de la jeunesse. Plus tard, un de ses assassins lui reprochera d’avoir trop fait d’action catholique.

Le prêtre montra un grand soin et un grand zèle pour tout ce qui touchait le culte et les lieux saints. Il venait en aide aux nécessiteux, avec une grande charité pour le prochain.

Lors de la révolution de 1936, on lui proposa de quitter Reus pour se mettre en lieu sûr, mais il répondit qu’il ne pouvait pas laisser sa paroisse. Il se réfugia seulement chez des paroissiens, priant, veillant, à genoux, les bras en croix.

Le 14 août à une heure du matin, quatre miliciens se présentèrent à son appartement. Arrêté, il les suivit en silence, comme un agneau innocent. On partit pour la route de Falset ; à un croisement, on le fit descendre.

A genoux, le chapelet dans les mains, les yeux levés au ciel, il dit : Pardonne-leur, Seigneur, car ils ne savent pas ce qu’ils font !

Il mourut alors sous les balles, ce 14 août 1936, veille de l’Assomption de Marie.

Don Jocund a été béatifié en 2013.

 

 

Ricardo Atanes Castro

1875-1936

 

Ricardo vit le jour le 5 août 1875 à Cualedro (Orense, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Ses parents étaient de simples cultivateurs, durs au travail.

Il demanda à entrer chez les pères Vincentiens (de la congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul, voir au 27 septembre) en 1891 et fut jugé digne d’y être admis dès ses quinze ans.

Il professa en 1893, à Madrid. Il avança au milieu de petites «crises» qu’il dépassait dans la piété, dans l’obéissance, dans l’humble exécution des tâches qu’on lui confiait, comme de balayer la maison ou de nettoyer les plates-bandes.

Après ses études de philosophie et théologie, il fut ordonné prêtre en 1899. Ses Confrères notèrent son esprit hautement spirituel et mystique, son recueillement, sa ferveur dans le culte des plus grands Mystères, sa soumission à la Providence…

Une des dévotions préférées de Ricardo fut Notre-Dame de la Rue du Bac, dont l’apparition à sainte Catherine Labouré (1830) fut reconnue par le Vatican ; en outre, le pape encouragea l’Association de la Médaille Miraculeuse en 1909. Plus tard, il répandit autant qu’il le put l’invocation Ô Marie conçue sans péché, prie pour nous qui avons recours à toi.

On l’envoya d’abord… au Mexique, où il se dépensa sans compter, sans ménager sa santé. Il souffrit de fortes fièvres à Mérida, avant de s’habituer au climat.

En 1909, il ne s’occupa plus que de la catéchèse aux Indios ; en 1914, on l’envoya aux Etats-Unis, d’où il écrivit à son frère, Álvaro : Je te confie que je ne suis ici que pour l’obéissance ; pour tout l’or du monde je n’y resterais pas.

Il se retrouva donc à Fort Worth (Texas), au service de la population d’origine mexicaine ou de langue espagnole.

Les Supérieurs le rappelèrent en Espagne en 1924, pour une période de repos. Ricardo pensait devoir repartir à Fort Worth, mais on l’envoya à Orense, où il n’avait jamais pensé aller, car il s’était bien mis en tête de ne jamais revenir en arrière, dans son pays natal ; tout de même il «céda à la tentation» d’aller prier au sanctuaire de Notre-Dame des Miracles. Il fit si bien qu’on le nomma supérieur de Orense (1928).

Il était parvenu à une grande maîtrise de soi-même : un jour qu’un déséquilibré lui envoya une gifle en pleine figure, il ne répondit pas un mot.

En 1935, on l’envoya à Gijón (Asturies). Il confia qu’il eut à ce moment-là un fort pressentiment que quelque chose de grave allait lui arriver. A une nièce il écrivit : Ici, il y a beaucoup d’ouvriers, et presque tous les jours on parle de révolution ; même les enfants, une fois sortis des collèges, nous taquinent, et nous saluent avec le poing avec un «vive le communisme» ; nous avons des tenues de paysans, que nous n’avons pas encore utilisées… Prie beaucoup pour nous, pour que nous puissions parvenir à la couronne que Jésus nous destine.

La nièce lui répondit en l’invitant chez elle ; le 27 mai 1936, il l’en remercia, préférant toutefois rester là où Dieu l’avait envoyé.

Il ne quitta la maison que sous la contrainte des événements, le 19 juillet 1936 (alors fête de saint Vincent de Paul, qu’on célèbre maintenant le 27 septembre). Il sortit en habits civils, la tête couverte et rejoignit une famille amie. Mais l’ambiance de l’endroit lui fit préférer changer d’endroit et il se réfugia chez d’autres amis. Il commit l’imprudence de regarder dans la rue et on le reconnut.

Arrêté, conduit à la tchéka, insulté et frappé, il eut tout le corps marqué de coups de chaîne de fer ; le sang lui sortait par la bouche.

On l’emmena en «prison» (l’église des Jésuites). Le 14 août 1936, veille de l’Assomption de Notre-Dame, il fut conduit avec trois cents autres prêtres et religieux sur une des collines avoisinantes, où ils furent fusillés.

Don Ricardo fut béatifié en 2013.

 

 

Joaquín Frade Eiras

1878-1936

 

Joaquín vit le jour le 5 avril 1878 à Visantoña (Lugo, Espagne).

Entré chez les Capucins en 1900, il prit le nom de Berardo.

Il fit la première profession en 1901, la solennelle en 1904 et fut ordonné prêtre en 1905.

Il compléta sa formation par un doctorat en philosophie et un diplôme en droit canonique. Puis il enseigna.

Il fut provincial entre 1919 et 1922.

A partir de 1930, il se dédia à la confession à Gijón.

Lors des hostilités de 1936, il fut arrêté avec quatre autres frères dès le 21 juillet et fut enfermé dans l’église des Jésuites.

Il reçut la palme du martyre à Jove (Asturies) le 14 août 1936, après avoir donné l’absolution à tous les autres condamnés.

Quand ils furent abattus dans le cimetière, le père Berardo cria : Vive le Christ Roi !

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Manuel Fernández-Herba Pereira

1878-1936

 

Manuel Fernández-Herba Pereira naquit le 30 septembre 1878 à Lisbone (Portugal).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il eut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Manuel Fernández-Herba Pereira devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

 

 

 

Arsenio de la Viuda Solla

1880-1936

 

Arsenio de la Viuda Solla naquit le 19 juin 1880 à Valdespino Vaca (León, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession comme frère convers.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Arsenio de la Viuda Solla devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Ángel de la Red Pérez

1882-1936

 

Ángel vit le jour le 26 février 1882 à Valdavida (León, Espagne).

Entré chez les Capucins en 1889, il prit le nom de Arcángel.

Il fit la profession en 1900 et fut ordonné prêtre en 1909.

On l’envoya travailler au Vénézuéla entre 1912 et 1926.

Revenu en Espagne, presque aveugle, il se dédia à la confession à Gijón.

Lors des hostilités de 1936, il fut arrêté avec quatre autres frères dès le 21 juillet et fut enfermé dans l’église des Jésuites.

Il reçut la palme du martyre à Jove (Asturies) le 14 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Ezequiel Prieto Otero

1885-1936

 

Ezequiel vit le jour le 19 février 1885 à Saludes (León, Espagne).

Entré chez les Capucins, il prit le nom de Eusebio, revêtant l’habit en 1907 et faisant profession en 1908 comme Frère convers.

Il fut envoyé à Cuba entre 1919 et 1927, comme menuisier et catéchiste.

Il souffrit d’anémie pendant toute une année.

Lors des hostilités de 1936, il fut arrêté avec quatre autres frères dès le 21 juillet et fut enfermé dans l’église des Jésuites.

Il reçut la palme du martyre à Jove (Asturies) le 14 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Andreu Prats Barrufet

1886-1936

 

Andreu naquit le 7 août 1886 à Selva del Camp (Baix Camp, Catalogne, Espagne), de Marià et Dolors, qui le firent baptiser le 17 suivant.

Il reçut l’ordination sacerdotale en 1912.

En 1915, il fut nommé à la paroisse Saint-Michel-Archange de l’Espluga de Francolí et, en 1921, curé de celle du Saint-Sauveur à Pallaresos.

Ses paroissiens le tenaient en grande estime, et même le considéraient comme un saint. Même ses ennemis lui reconnaissaient de grands mérites, tout en le haïssant parce qu’il était prêtre.

Don Andreu faisait chaque jour l’heure sainte d’adoration devant le Saint-Sacrement, le Chemin de la Croix et encore une petite visite d’un quart d’heure près du Tabernacle de la Présence Réelle. Il vivait pauvrement et donnait ce qu’il avait aux gens dans le besoin.

Son église était très propre, scrupuleusement tenue. Le prêtre soignait toutes ses activités, sermons, catéchisme, confessions, visites aux malades, etc. Il ne décidait rien avant d’avoir longuement prié.

Voyant arriver la persécution, il disait à ses Confrères : Nous devons nous préparer au martyre ; je suis sûr que l’heure de notre sacrifice est proche.

Lors de la révolution de 1936, il se trouvait donc à Pallaresos. Le 22 juillet, il fut invité à laisser le presbytère avant les quatre heures de l’après-midi. Il alla voir des amis à qui il dit : Je ne fuirai pas, sauf par la force, pour que mes paroissiens ne puissent pas dire que je les ai abandonnés. L’un d’eux cependant lui objecta que c’était peut-être là de la témérité. Aussi, vers quinze heures, il rassembla dans l’église un bon groupe de fidèles, il les bénit avec le Saint-Sacrement et les quitta avec des mots tout paternels.

Il se réfugia chez un ami. Il pleurait amèrement et priait le chapelet, en voyant le soir le ciel tout éclairé par les flammes de l’incendie de l’église. Il resta là, célébrant la Messe chaque jour.

Le 27 juillet, quelqu’un vint menacer la famille : Je ne sais pas où se trouve le curé, mais s’il est ici, ils l’assassineront ici-même. Aussi le prêtre résolut de partir, à travers champs, pour rejoindre son frère à Selva del Camp. Pendant les trois jours suivants, on lui porta à manger à un endroit appelé la Cogullada, où il passait la journée dans la prière. Il disait : Je suis bien disposé à supporter tout ce que Dieu veut ; si ma mort peut contribuer au triomphe de la foi, qu’il m’advienne ce qu’il y a de mieux. Il finit par arriver chez son frère à la Selva del Camp, où il passait son temps à prier, souvent les bras en croix.

Le 13 août, il se présenta au Comité. On fit savoir à sa belle-sœur qu’on serait obligé de la tuer si le prêtre disparaissait de chez elle sans dire où il allait. A dix heures du soir, deux hommes armés vinrent réclamer le prêtre. Il répondit : J’arrive. Il prit son bréviaire et fut conduit au Comité, où on l’insulta et le maltraita. On décida de le conduire à Reus pour être enregistré.

Il prit congé d’un ami, auquel il dit : Soyez gentils, adieu, au Ciel.

On partit pour Reus. A peine quelques kilomètres plus loin, on lui donna par trois fois l’ordre de crier Vive la République, à quoi il répondit trois fois Vive le Christ Roi !, ajoutant des paroles pour les inviter à la conversion et leur dire qu’il leur pardonnait.

Pour en finir, ils lui tirèrent plusieurs coups, mais de telle façon que le lendemain, le Martyr gémissait encore (c’est pourquoi on trouve la date de son martyre au 13 août, alors qu’il agonisa encore jusqu’au lendemain). On l’avait assassiné pour le seul fait d’être prêtre.

Don Andreu expira le 14 août 1936. Il fut béatifié en 2013.

 

 

Félix Yuste Cava

1887-1936

 

Né à Chulilla (Valencia) le 21 février 1887, de Pascual et Felisa, Félix fréquenta le collège Saint Joseph de Valencia, puis le séminaire.

Très intelligent et pieux, il fut envoyé en 1902 par son archevêque à Rome pour prendre ses grades à l’Université Grégorienne, en philosophie, théologie et droit canonique.

Il reçut le sacerdoce en 1910.

Il eut divers postes de vicaire près de Valencia, à San Miguel de Burjassot, à San Valero de Ruzafa, et de professeur au séminaire.

En 1919 il fut curé de Santa María del Mar.

En 1930, il fut curé de Saint Jean et Saint Vincent, la paroisse la plus importante de Valencia.

Il y développa l’Action Catholique, fonda des écoles paroissiales pour les enfants.

Lors de la révolution de 1936, il dut se cacher chez un de ses frères, avec un autre prêtre. Ils célébraient la Messe ; les miliciens vinrent inspecter plusieurs fois, mais ne trouvèrent pas les Saintes Hosties..

Le 13 août 1936, de nuit, les miliciens vinrent arrêter les prêtres et leur hôte.

Conduits à El Saler, ils furent fusillés tous les trois le lendemain, 14 août, veille de la fête de l’Assomption.

Seul des trois, Don Félix a été béatifié en 2001.

 

 

Antonio María Martín Povea

1887-1936

 

Antonio était né le 27 novembre 1887 à El Saucejo (Séville, Espagne).

Entré chez les Carmes de l’Ancienne Observance, il était au couvent de Hinojosa del Duque (Cordoue), comme frère portier.

C’est là qu’il reçut la palme du martyre, le 14 août 1936.

Il a été béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Ángel Marina Álvarez

1890-1936

 

Ángel Marina Álvarez naquit le 28 mars 1890 à Barruelos de los Carabeos (Santander, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il eut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Ángel Marina Álvarez devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Pedro Velasco Narbona

1892-1936

 

Pedro était né le 12 octobre 1892 à Minas de Río Tinto (Huelva, Espagne).

Entré chez les Carmes de l’Ancienne Observance, il était au couvent de Hinojosa del Duque (Cordoue).

Encore postulant, c’est là qu’il reçut la palme du martyre, le 14 août 1936.

Il a été béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Luis Suárez Velasco

1897-1936

 

Luis Suárez Velasco naquit le 22 septembre 1897 à Pelúgano (Aller, Asturies, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Luis Suárez Velasco devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Antonio Trancho Andrés

1900-1936

 

Antonio Trancho Andrés naquit le 9 décembre 1900 à Becerril de Campos (Palencia, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Antonio Trancho Andrés devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

María de Puiggraciós Badía Flaquer

1903-1936

 

Elle naquit à Bigas (Barcelone, Catalogne, Espagne) le 28 août 1903, dernière des cinq enfants d’une famille très chrétienne.

Elle connut les Carmélites de l’Ancienne Observance de Vic et voulut y entrer. Mais la famille, si chrétienne, s’y opposa, et fermement.

María patienta un peu, et finalement décida de quitter la famille, un matin très tôt, pour rejoindre le monastère. Elle avait tout de même vingt-six ans (1929), et avait bien laissé mûrir sa vocation. Une fois entrée au monastère, elle écrivit à sa mère et à ses frères pour expliquer et justifier sa démarche : Je devais le faire, écrivit-elle.

Elle commença le noviciat avec le nom de Sœur María de la Protection de Saint-Joseph et fit la profession solennelle en 1934.

Le 18 juillet 1936, les révolutionnaires hurlent aux portes du couvent : il faut quitter la maison.

Le 21, les religieuses sortirent. C’était la terreur partout. Sœur María : Qu’ils me martyrisent ou me tuent, peu importe… ; mais s’ils viennent me toucher, ça, jamais !

Le 25, elles se réfugièrent chez un Chanoine, bien conscientes de leur prochaine immolation.

Le 13 août, perquisition, interrogatoire : Nous y allons. Il faut du courage ; comme Dieu voudra.

Après deux heures d’interrogatoire, le «président» dit à ses sbires : Prenez cette femme et faites-en ce que vous voulez.

Avec les Carmélites, il y avait un père clarétain et le curé de Artés. A minuit, on les conduisit à la prison, où ils remplacèrent le curé d’Artés par un vieux prêtre de quatre-vingt-neuf ans. Les deux voitures partirent pour la route de Sant Hilari. Au kilomètre quatre, juste devant l’église Sant Martí Riudeperes, les miliciens firent tout un tapage, les deux prêtres furent abattus. Quelques minutes plus tard, une voix féminine criait : Ça, non ! Mille fois mourir plutôt que faire ça !

Les hommes : Mets-toi à courir ! (six ou sept fois, un témoin de l’endroit percevait distinctement tout cela).

Les phares des voitures éclairaient la situation : la pauvre Sœur courait, tandis qu’on lui tirait dessus. Trente mètres plus loin, encore debout, elle cria : Mon Dieu, je suis morte, pardonne-moi !

Elle tomba face contre terre, les mains croisées serrant le crucifix. On lui trouva plus de trente balles dans le ventre.

Un des assassins dira plus tard : Nous avons dépassé les limites avec cette femme. Ah oui, on pourra la proclamer vierge et martyre !

María de la Protection de Saint-Joseph Badía Flaquer reçut la palme du martyre le 14 août 1936 ; elle avait trente-trois ans et fut béatifiée en 2007.

 

 

Eduardo Sáinz Lantarón

1906-1936

 

Eduardo Sáinz Lantarón naquit le 14 novembre 1906 à Renedo de Valdearroyo (Santander, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Eduardo Sáinz Lantarón devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Ovidio Bravo Porras

1908-1936

 

Ovidio Bravo Porras naquit le 13 avril 1908 à Fuenteandrino (Palencia, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession comme frère convers.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Ovidio Bravo Porras devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Pedro López Delgado

1909-1936

 

Pedro López Delgado naquit le 9 février 1909 à Nogarejas de Valdería (León, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Pedro López Delgado devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

José García Librán

1909-1936

 

Il vit le jour le 19 août 1909 à Herreruela de Oropesa (Tolède, Espagne), de Florentino et Gregoria, très chrétiens.

Après les Petit et Grand séminaires d’Ávila, il fut ordonné prêtre en 1933.

Il exerça le saint ministère à Magazos, Palacios Rubios et Gavilanes.

Au moment de la guerre civile, l‘église paroissiale de don José fut saccagée et le prêtre rejoignit son frère Serafín, étudiant en médecine à Madrid ; se sachant déjà repérés, ils allèrent se cacher dans une maison de campagne. Mais ils furent vite repérés ; ils cherchèrent à s’enfuir en courant, mais furent rattrappés.

C’était le 14 août 1936 dans l’après-midi ; au lieu-dit La Cuesta de Lancho, les deux frères furent immobilisés ; les miliciens dirent à Serafín qu’ils le laissaient partir, s’il voulait, et don José le supplia de se sauver, mais Serafín ne voulut pas se séparer de son cher frère ; il s’adressa aux bourreaux : Préparez vos fusils, nous mourrons embrassés et don José cria Vive le Christ Roi !

Ils eurent le temps de prier un Notre Père et tombèrent sous les balles. Les bourreaux tirèrent les corps vers une barraque pour les laisser à la merci des bêtes.

Don José García a été béatifié avec d’autres prêtres martyrs, en 2013. Son frère Serafín fait partie d’une autre cause, non encore aboutie.

 

 

Dionisio Pérez García

1912-1936

 

Dionisio Pérez García naquit le 7 avril 1912 à Villavilla de Villadiego (Burgos, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession comme frère convers.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Dionisio Pérez García devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Francisco Santos Cadierno

1913-1936

 

Francisco Santos Cadierno naquit le 7 mars 1913 à Nogarejas de Valdería (León, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et se préparait au sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Francisco Santos Cadierno devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Sebastián Sáinz López

1915-1936

 

Sebastián Sáinz López naquit le 18 janvier 1915 à Villasuso (Santander, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et se préparait au sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Sebastián Sáinz López devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

 

 

Fernando García de Dios

1916-1936

 

Fernando García de Dios naquit le 30 mai 1916 à Sanfelices de Gallegos (Salamanque, Espagne).

Tout jeune novice au couvent dominicain d’Almagro, il en était le benjamin, à vingt ans.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Fernando García de Dios devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

Rajmund Maksymilian Kolbe

1894-1941

 

Rajmund Kolbe naquit et fut baptisé le 7 (ou le 8 ?) janvier 1894 à Zdunska-Wola près de Lodz en Pologne. Signe providentiel : la titulaire de la paroisse est Marie en son Assomption. Il a un grand frère, Franciszek, et un plus jeune, Józef. Les parents sont Juliusz et Marianna Dabrowska.

La famille se déplace à Lodz, puis Pabianice pour trouver du travail. Là Rajmund fréquente l’école primaire. Ce n’est pas un mauvais garçon, mais il est désordonné, instable, polisson. Sa mère un jour lui lance : Mon pauvre Rajmund, qu’est-ce que je vais faire de toi ?

Déjà frappé en son cœur par cette tristesse maternelle, il a peu après une vision de la Sainte Vierge : celle-ci lui propose de choisir entre deux couronnes : une blanche pour la chasteté et une rouge pour le martyre. Raymund les prit les deux. Mais surtout, son comportement changea complètement, au point que sa mère s’en aperçut et qu’il lui confia son “secret”. 

En 1907, il entre au séminaire des Frères Mineurs Conventuels de Leopoli. D’ailleurs ses deux frères le suivront aussi. Sa vocation sacerdotale mûrit. 

Un moment, il pense quitter cette voie, avec son grand frère, pour s’engager dans une milice de libération de la Pologne. Mais grâce à l’exemple de ses parents qui veulent se donner entièrement au service de Dieu, Raymund comprend son erreur : il avait été tenté. Il se reprend et commence son noviciat chez les mêmes Frères Mineurs en 1910, avec le nom de Maksymilian et émet les premiers vœux en 1911.

Envoyé à Rome au Collège Séraphique pour y parfaire ses études, il fréquente l’Université Pontificale Grégorienne. Il fait la profession solennelle en 1914 sous le nom de Maksymilian Maria, prends les grades de doctorat en philosophie (1915) et en théologie (1919). Il a aussi des intuitions scientifiques : il publie un essaie sur un engin interplanétaire, l’Eteroplan. 

En 1917 on célébrait à Rome deux grand anniversaires : quatre siècles que Luther avait publié sa déclaration, et deux siècles que la Franc-Maçonnerie existait. Un juif devenu Grand Maître de la Maçonnerie, organisa une sorte de procession diabolique où Lucifer piétinait l’Archange saint Michel, tandis qu’on faisait crier à la foule : “Le diable va renverser le Vatican et le Pape sera son esclave”.

Maksymilian voulait réagir. Rempli de zèle pour rénover toute chose dans le Christ par l’Immaculée Vierge Marie, Maksymilian fonda la Milice de l’Immaculée en 1917, invitant ses propres Confrères à s’associer à son effort de diffusion par le don total de soi à l’Immaculée pour devenir un instrument entre ses mains. 

Il reçoit l’ordination sacerdotale en 1918 et célèbre sa première messe en l’église Saint-André-delle-Fratte, à l’autel où peu auparavant le juif Alphonse Ratisbonne avait eu une apparition de la Sainte Vierge et s’était converti.

De retour en Pologne, sa santé l’oblige à passer de longues périodes en sanatorium, mais il se donne tout entier au ministère sacerdotal et, avec l’approbation de l’archevêque de Cracovie, diffuse des formulaires d’inscriptions à la Milice.

En janvier 1922 il publie le journal Le Chevalier de l'Immaculée (Rycerz Niepokalanej), organe de la Milice, qui est approuvée canoniquement à Rome. Les adhésions se multiplient. Dans le couvent de Grodno, il organise tout un centre d’édition pour diffuser son “Chevalier” pour porter l’Immaculée dans les foyers, pour que les âmes, en s’approchant de Marie, reçoivent la grâce de la conversion et de la sainteté.

En août 1927, il fonde Niepokalanow, « la cité de l'Immaculée », près de Varsovie où ils seront jusqu'à près de 800 religieux. Il y met en place une maison d'édition et une station de radio (il était lui même radioamateur sous l'indicatif SP3RN), toutes deux destinées à promouvoir la vénération de la Vierge tout particulièrement dans le mystère de l'Immaculée Conception. C’est toute une petite ville qui grouille là, chacun collaborant à l’activité éditoriale, et suscitant beaucoup de vocations religieuses et sacerdotales.

De 1930 à 1936 il passera quelques années au Japon où il vivra le même apostolat. Encouragé par l’évêque à Nagasaki, il réussit à publier en japonais le Chevalier jusqu’à cinquante-mille exemplaires, touchant ainsi des milliers de Japonais qui, d’abord admiratifs, furent ensuite conquis par l’Immaculée et peu à peu amenés à la foi chrétienne. C’est dans les environs proches de Nagasaki que le père Maksymilian fit construire un nouveau couvent à l’imitation du Niepokalanow de Varsovie : Mugenzai no Sono (Jardin de l’Immaculée), où se multiplièrent conversions, baptêmes, vocations religieuses et sacerdotales. Mugenzai no Sono devint noviciat et séminaire philosophico-théologique. Mystérieusement, le père Maksymilian avait choisi le site pour la construction, choix qui se révéla providentiel au moment de l’explosion de la bombe de Nagasaki, qui épargna le couvent.

En 1936, Maksymilian doit retourner en Pologne. C’est là que l’attend sa vocation de martyr.

Niepokalanow atteint son plus haut niveau dans les années 36-39 : jusqu’à un million d’exemplaires pour le Chevalier ! La Milice se répand dans le monde entier : plus de cent-vingt-mille adhérents. Dans le Niepokalanow vivent treize prêtres, dix-huit séminaristes, cinq-cent vingt-sept frères, quatre-vingt deux aspirants, et cent vingt-deux petits séminaristes. Le plus grand monastère du monde !

En 1939, commence la persécution nazie. La police emmène un premier groupe de Frères Conventuels le 19 septembre, à destination du camp de concentration de Amtlitz en Allemagne, puis de Ostrzeszów. Tous sont libres le 8 décembre suivant, fête de l’Immaculée Conception ; ils reprennent comme ils peuvent les activités à Niepokalanow. On y reçoit jusqu’à trois mille réfugiés polonais, dont deux-mille Juifs. 

Si l’imprimerie cesse, on s’oriente vers d’autres activités : on fabrique des montres, des bicyclettes ; il y a une forge, un atelier de couture, un service sanitaire. Tout cela à l’ombre de l’Eucharistie toujours exposée.

Mais la Gestapo les surveille étroitement.

Le 17 février 1941, Maksymilian est arrêté par la Gestapo, mis en prison à Pawiak, puis transféré en mai dans le camp d'Auschwitz, sous le matricule 16670. Les tortures de toutes sortes n’arrêtent pas le témoignage de Maksymilian : partout il transmet l’amour, la douceur, le pardon ; il prie et fait prier.

En juillet 1941, un homme disparaît dans le bloc 14, où se trouve le père Kolbe. Aussitôt, par représailles, les nazis sélectionnent dix hommes de la même baraque qui seront condamnés à mourir de faim et de soif.

Un des condamnés est père de deux petits enfants, et pleure amèrement. Le père Maksymilian s’offre spontanément pour le remplacer, se disant ouvertement prêtre ; le chef nazi se montre très satisfait de l’envoyer à la mort à la place de l’autre. 

Les dix prisonniers sont enfermés dans un bunker souterrain du camp à peine éclairé par des ouvertures étroites. Bien que la faim et la soif poussent les condamnés à la folie de s'entre-tuer, après quelques jours seulement, le prêtre Maksymilian réussit à faire régner le calme et la piété entre les compagnons de cette tragédie au moyen de la prière. Après deux semaines de famine, seul le père Kolbe qui a soutenu et vu mourir tous ses compagnons, est encore miraculeusement en vie. On l’achève d'une injection de phénol dans le bras, au soir du 14 août 1941. Son corps est brûlé le lendemain, 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge Marie. 

Maksymilian Kolbe a été béatifié comme confesseur en 1971, et canonisé comme martyr en 1982. Il avait véritablement hérité des deux couronnes, blanche et rouge. Le Martyrologe le mentionne au 14 août, jour où il est fêté partout dans le monde dans l’Eglise catholique.

Saint Maksymilian Maria Kolbe a en outre été proclamé céleste patron des donneurs de sang bénévoles (1999).

Franciszek Gajowniczek, qui survit à la captivité, était présent à la canonisation de son sauveteur en 1982 et décéda en 1995.

En juillet 1998, l'Église d'Angleterre a inauguré une statue de Maksymilian Maria Kolbe sur la porte occidentale de l'abbaye de Westminster, à Londres, en tant qu'élément d'un monument à la mémoire de dix martyrs du XXe siècle.

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