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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 23:00

Odón d’Urgel

1065-1122

 

Odón naquit vers 1065 à la Ville de Sort, fils d’Artal I, comte de Pallars Sobirá et de Lucía de la Marca, et fut aussi connu comme Odón de Pallars, en catalan Dot de Urgel ou encore Sant Ot.

Il avait reçu de son père son caractère chevaleresque, mais heureusement n’en suivit pas la voie, car Artal était violent et mourut excommunié.

En 1087, Odón était diacre.

Non encore ordonné prêtre, il fut nommé évêque d’Urgel alors que l’évêque Guillermo Arnaldo était encore en vie ; l’évêque étant décédé en 1095, Odón pouvait lui succéder. Toutefois, il dut y avoir un temps d’attente, car en mai 1097, on parle du nouvel évêque élu, et en octobre de la même année il est question de l’évêque du siège d’Urgel.

Il faudrait donc revoir l’histoire traditionnelle, selon laquelle Odón, encore laïc, fut acclamé par la foule, comme le fut saint Ambroise à Milan (v. 7 décembre) ; Odón serait alors allé trouver le pape Urbain II à Clermont, au moment où il prêchait la croisade, et l’aurait accompagné à Rome, où il remplit les fonctions de diacre au début de la Semaine Sainte, fut ordonné prêtre le Samedi saint, et sacré évêque le jour de Pâques.

Le jeune évêque s’employa à obtenir la restitution de biens confisqués illégalement au diocèse, fit construire ou reconstruire des églises, dont la cathédrale d’Urgel, restaura deux monastères à Santa María de Lillet et Santa María de Gerri, qu’il affilia à Saint-Victor de Marseille et qu’il gouverna même comme abbé.

C’est dans ce monastère de Gerri qu’il mourut, le 7 juillet 1122.

Dès 1133, son successeur faisait célébrer sa fête. Le Martyrologe le mentionne au 7 juillet.

 

 

 

Benoît XI

1303-1304

 

Nicolò Boccasino était né à Trévise en 1240, et perdit son père à l’âge de six ans.

Sa mère devint blanchisseuse chez les Dominicains voisins.

Nicolò     entra à quatorze ans chez les Dominicains, y étudia quatorze ans (à Venise et à Milan) et y enseigna quatorze ans (à Milan, Venise, Trévise et Gênes) !

Provincial de la Lombardie, neuvième maître général de l’Ordre, c’était un homme de paix. 

Le pape Boniface VIII le chargea de promouvoir la paix entre Philippe IV le Bel et Edouard Ier d’Angleterre. Y ayant réussi, il fut nommé cardinal en 1298.

En 1300 il devenait Doyen du Sacré Collège et évêque d’Ostie. Les Dominicains le trouvaient trop lié au pape et pas assez influent pour leurs intérêts…

En 1301, il était légat papal en Hongrie, Pologne, Dalmatie et Serbie, mais la mission n’eut pas de succès.

Lors de l’attentat ignoble d’Agnani, où le représentant de Philippe le Bel souffleta le Pape, le cardinal Boccasini resta fidèle au Pape, témoin de l’inconduite de Nogaret envers Boniface VIII.

A la mort de ce dernier, Nicolò fut élu à l’unanimité pour être le cent quatre-vingt quatorzième pape et prit le nom de Benoît XI.

On a retrouvé au siècle dernier une lettre de l’Eglise de Perse qui reconnaissait le nouveau pape comme chef universel.

Son amour de la réconciliation le porta à plusieurs démarches heureuses : 

Il tint compte des conseils du Sacré Collège et ne nomma que deux nouveaux cardinaux, d’ailleurs dominicains : Nicolò de Prato et William Marlesfield.

Il essaya de maintenir une politique conciliante dans les différents conflits de l’époque, concernant Charles d’Anjou roi de Sicile, le roi de Danemark, les Templiers, le médecin Arnaud de Villeneuve (exilé comme hérétique et qu’il prit comme médecin personnel), le roi de France ; en Toscane, en Aragon…

Il annula les sanctions portées par Boniface VIII contre les deux cardinaux Colonna et leur famille. Malgré cela, Sciarra le força à quitter Rome : Benoît XI se retira à Pérouse, où il mourut en 1304 : les papes suivant ne reviendraient à Rome qu’en 1367.

Benoît XI resta un homme modeste et simple. On raconte que, lors de la visite de sa vieille mère, il obligea celle-ci à quitter ses vêtements trop endimanchés et à reprendre ceux de sa condition modeste.

Ce bon pape aurait pu avoir un pontificat beaucoup plus important. Mais il mourut prématurément huit mois après son élection. On a parfois dit qu’il avait été empoisonné, mais il semble qu’il ait été victime d’une dysenterie causée par des figues.

Benoît XI mourut le 7 juillet 1304 et fut inhumé à Pérouse. 

Il fut béatifié en 1736.

Son successeur fut Clément V.

 

 

Oddino Barotti

1334-1400

 

Oddino Barotti vit le jour en 1344 à Fossano (Cuneo, Piémont, Italie NO), d’une famille de l’aristocratie. Ses parents s’appelaient Giacomo et Catarina.

On lui remit une charge de chanoine à la collégiale San Giovenale alors qu’il n’était pas encore prêtre. Une fois ordonné, il fut nommé curé de la paroisse centrale de la ville. il préféra abandonner son bénéfice de chanoine pour mieux s’occuper de sa paroisse.

Oddino était particulièrement sensible au mystère de la Croix et, alors qu’il avait déjà fait les pèlerinages à Rome et Loreto, il décida de faire un pèlerinage en Terre Sainte. Le voyage fut non seulement difficile, mais en plus le prêtre fut fait prisonnier des Musulmans, qui le maltraitèrent à leur guise.

Enfin libéré, il reprit sa paroisse, mais redoubla ses mortifications, mangeant seulement du pain et quelques légumes. Ce qu’on lui apportait passait chez les pauvres. Il prit l’habit des Tertiaires franciscains. Il organisa une confrérie de la Croix, qui devait s’occuper des malades et des voyageurs. Il jeta les bases de l’actuel hôpital, en construisit un pour lépreux, et encore quatre chapelles aux quatre points cardinaux de la ville, comme pour la protéger par la Croix.

On lui confia la collégiale San Giovenale, qu’il fit presque entièrement reconstruire, tant elle était délabrée.

Durant les travaux, un maçon fit une chute mortelle : Oddino vint le prendre par la main et l’autre repartit simplement à son travail. Un charriot trop chargé s’était embourbé : une bénédiction, une invocation à Saint Juvénal, et l’attelage repartit.

En 1400, une épidémie de peste se déclara. Oddino se dépensa nuit et jour auprès des malades et des moribonds ; il subit la contagion et mourut, le 7 juillet 1400.

Son culte fut approuvé en 1808.

Benoît XI

1303-1304

 

Nicolò Boccasino était né à Trévise en 1240, et perdit son père à l’âge de six ans.

Sa mère devint blanchisseuse chez les Dominicains voisins.

Nicolò     entra à quatorze ans chez les Dominicains, y étudia quatorze ans (à Venise et à Milan) et y enseigna quatorze ans (à Milan, Venise, Trévise et Gênes) !

Provincial de la Lombardie, neuvième maître général de l’Ordre, c’était un homme de paix. 

Le pape Boniface VIII le chargea de promouvoir la paix entre Philippe IV le Bel et Edouard Ier d’Angleterre. Y ayant réussi, il fut nommé cardinal en 1298.

En 1300 il devenait Doyen du Sacré Collège et évêque d’Ostie. Les Dominicains le trouvaient trop lié au pape et pas assez influent pour leurs intérêts…

En 1301, il était légat papal en Hongrie, Pologne, Dalmatie et Serbie, mais la mission n’eut pas de succès.

Lors de l’attentat ignoble d’Agnani, où le représentant de Philippe le Bel souffleta le Pape, le cardinal Boccasini resta fidèle au Pape, témoin de l’inconduite de Nogaret envers Boniface VIII.

A la mort de ce dernier, Nicolò fut élu à l’unanimité pour être le cent quatre-vingt quatorzième pape et prit le nom de Benoît XI.

On a retrouvé au siècle dernier une lettre de l’Eglise de Perse qui reconnaissait le nouveau pape comme chef universel.

Son amour de la réconciliation le porta à plusieurs démarches heureuses : 

Il tint compte des conseils du Sacré Collège et ne nomma que deux nouveaux cardinaux, d’ailleurs dominicains : Nicolò de Prato et William Marlesfield.

Il essaya de maintenir une politique conciliante dans les différents conflits de l’époque, concernant Charles d’Anjou roi de Sicile, le roi de Danemark, les Templiers, le médecin Arnaud de Villeneuve (exilé comme hérétique et qu’il prit comme médecin personnel), le roi de France ; en Toscane, en Aragon…

Il annula les sanctions portées par Boniface VIII contre les deux cardinaux Colonna et leur famille. Malgré cela, Sciarra le força à quitter Rome : Benoît XI se retira à Pérouse, où il mourut en 1304 : les papes suivant ne reviendraient à Rome qu’en 1367.

Benoît XI resta un homme modeste et simple. On raconte que, lors de la visite de sa vieille mère, il obligea celle-ci à quitter ses vêtements trop endimanchés et à reprendre ceux de sa condition modeste.

Ce bon pape aurait pu avoir un pontificat beaucoup plus important. Mais il mourut prématurément huit mois après son élection. On a parfois dit qu’il avait été empoisonné, mais il semble qu’il ait été victime d’une dysenterie causée par des figues.

Benoît XI mourut le 7 juillet 1304 et fut inhumé à Pérouse. 

Il fut béatifié en 1736.

Son successeur fut Clément V.

 

 

Oddino Barotti

1334-1400

 

Oddino Barotti vit le jour en 1344 à Fossano (Cuneo, Piémont, Italie NO), d’une famille de l’aristocratie. Ses parents s’appelaient Giacomo et Catarina.

On lui remit une charge de chanoine à la collégiale San Giovenale alors qu’il n’était pas encore prêtre. Une fois ordonné, il fut nommé curé de la paroisse centrale de la ville. il préféra abandonner son bénéfice de chanoine pour mieux s’occuper de sa paroisse.

Oddino était particulièrement sensible au mystère de la Croix et, alors qu’il avait déjà fait les pèlerinages à Rome et Loreto, il décida de faire un pèlerinage en Terre Sainte. Le voyage fut non seulement difficile, mais en plus le prêtre fut fait prisonnier des Musulmans, qui le maltraitèrent à leur guise.

Enfin libéré, il reprit sa paroisse, mais redoubla ses mortifications, mangeant seulement du pain et quelques légumes. Ce qu’on lui apportait passait chez les pauvres. Il prit l’habit des Tertiaires franciscains. Il organisa une confrérie de la Croix, qui devait s’occuper des malades et des voyageurs. Il jeta les bases de l’actuel hôpital, en construisit un pour lépreux, et encore quatre chapelles aux quatre points cardinaux de la ville, comme pour la protéger par la Croix.

On lui confia la collégiale San Giovenale, qu’il fit presque entièrement reconstruire, tant elle était délabrée.

Durant les travaux, un maçon fit une chute mortelle : Oddino vint le prendre par la main et l’autre repartit simplement à son travail. Un charriot trop chargé s’était embourbé : une bénédiction, une invocation à Saint Juvénal, et l’attelage repartit.

En 1400, une épidémie de peste se déclara. Oddino se dépensa nuit et jour auprès des malades et des moribonds ; il subit la contagion et mourut, le 7 juillet 1400.

Son culte fut approuvé en 1808.

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