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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 23:00

Arnoult de Soissons

1040-1087

 

Arnoult naquit en 1040 à Audenarde (act. Oudenaarde, Flandre, Belgique) de Fulbert, descendant des seigneurs d’Audenarde, et de Pamela, descendante des seigneurs de Namur.

Arnoult est aussi nommé Arnulf (du latin Arnulphus).

Son parrain, un autre Arnoult, l’empêcha d’étudier pour lui barrer la route ecclésiastique, et le poussa dans la chevalerie. Arnoult s’y distingua assez pour être surnommé le Fort.

Insatisfait de cette vie mondaine et militaire, il feignit de vouloir se rendre à la cour de France, mais se retira au monastère bénédictin Saint-Médard de Soissons. Non content d’avoir quitté le monde, il fut encore plus heureux de «succéder» à un moine qui y vivait en reclus : ce moine, Eremboldus, était un compatriote ; Arnoult s’y attacha et, à sa mort, intégra la «cabane» : il s’y creusa une fosse où il se tenait habituellement, imperturbable sous l’eau qui tombait du toit de l’église. Il y resta trois années et demie sans parler, mais on parla de lui et des novices affluèrent, attirés par sa sainteté, de Flandre mais aussi d’Angleterre.

En 1072, Arnoult fut élu abbé ; malgré le choix de l’ensemble des moines, il chercha à échapper à la charge en s’enfuyant, mais fut contraint de se plier à la volonté divine. Son administration fut aussi active qu’efficace.

Il paraît que c’est lui qui eut l’idée de brasser la bière : en portant l’eau à ébullition, on détruisait les microbes, puis l’alcool et le houblon permettaient une bonne conservation. Mais l’invention pourrait aussi revenir à Arnoul de Metz.

Arnoult avait cependant quelques opposants, dans le monastère ou à l’extérieur. On se moqua de son attachement à la pauvreté monastique. Une machination arriva aux oreilles du roi, qui le convoqua pour l’envoyer à son armée. Arnoult comprit, se démit de sa charge, et rejoignit sa cellule de reclus.

En 1081, il fut à nouveau appelé par Dieu à sortir de sa solitude, car il fut élu évêque pour le siège de Soissons. Mais il eut la «joie» d’avoir un «concurrent» et, dès 1084, il déposa sa charge épiscopale. Un autre version affirme que le roi lui-même, Philippe Ier, l’empêcha d’entrer dans sa ville.

Chargé par le pape d’une mission pacificatrice auprès du comte de Flandre, il sut par sa douceur convaincre totalement le prince et ses sujets. Il fonda alors l’abbaye Saint-Pierre à Oudenburg.

C’est dans cette abbaye qu’il mourut, le 14 août 1087.

La poussière recueillie près de sa tombe servit de remède efficace : les miracles se vérifièrent. En 1121, les reliques de l’Evêque furent, selon la terminologie ecclésiastique, élevées solennellement, ce qui équivalait à une canonisation.

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