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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:01

Domenico Perani

1604-1694

 

Domenico (ou Francesco ?) Perani vit le jour le 7 novembre 1604 à Villa d’Appignano (La Lama, Offida, Ascoli Piceno, Italie), troisième des huit enfants d’humbles paysans, Domenico Puccio et Elisabetta Perani. On n’explique pas pourquoi il porta le nom de sa mère et non celui de son père.

Il grandit en gardant les brebis, en passant la charrue et en maniant la pioche. Mais surtout il était attiré par la dévotion. Son père s’en rendait mieux compte de jour en jour, et surtout lquand il découvrit son garçon à genoux au milieu du troupeau, tournée vers une image de la Vierge Marie qu’il avait peinte contre le mur d’en-face.

En 1626, il demanda à entrer chez les pères Capucins : ni son père ni les Religieux n’y mirent d’obstacle. On l’envoya faire le noviciat à Corinaldo (Ancona), où il prit l’habit des Frères lais et le nom de Bernardo.

Après le noviciat et la profession, il fut envoyé à Fermo (Ascoli Piceno) comme infirmier et cuisinier, ce qu’il fit pendant quarante années (!).

Il excella bien sûr dans toutes les vertus, mais particulièrement dans celles de patience et de charité. Jamais on ne le vit triste. Il détestait tellement les murmures par derrière, qu’à son apparition les «fautifs» se disaient : Chut, voilà Bernardo.

Jamais oisif, il aidait les Confrères dès qu’il avait fini son travail ; sinon, il passait des heures à l’église, assistant aux messes quotidiennes (on ne concélébrait pas à l’époque), communiant plusieurs fois par semaine, méditant sur la Passion ; en passant devant le Tabernacle, il baisait la terre ; quittant ou revenant au couvent, il faisait toujours d’abord une petite prière au Saint-Sacrement ; il s’imposait d’autres mortifications, dormant peu et sur la dure, s’imposant le cilice, jeûnant, dans une discrétion totale.

En 1669, il fut envoyé à Offida, comme quêteur. Chaque couvent avait son quêteur, qui allait à la ronde demander de l’aider pécunière ou matérielle pour les Religieux, et aussi pour les pauvres. C’était l’occasion de parler de Dieu, de rencontrer les gens. Bernardo eut de la difficulté à partir à soixante-cinq ans sur les chemins et à aborder certaines personnes, mais il était si édifiant qu’on le vénérait partout. Il exhortait à la prière, à la lutte contre le péché, à la dévotion mariale.

Parvenu à un âge vénérable, il fut relevé de sa charge et se vit confier l’accueil au couvent, charge qu’il remplit avec toute la délicatesse et la prudence désirées. On vint le voir, lui demander conseil, recevoir ses lumières, car il avait véritablement le don de science infuse, alors qu’il était pour ainsi dire illettré.

Les grâces qu’il obtenait, il les attribuait à un autre Capucin, Felice de Cantalice (v. 18 mai), qui venait d’être béatifié en 1620.

Quand les Supérieurs voulurent le transférer, c’est l’évêque lui-même qui intervint pour faire annuler la décision, car le frère Bernardo fait plus de bien aux âmes que vingt missionnaires ensemble.

Il n’y eut pas que ces bénédictions. La charité du Frère envers les pauvres fut sévèrement réprimée par les Supérieurs ; l’un alla jusqu’à piétiner tout son jardin, sous prétexte qu’il donnait trop largement aux pauvres au détriment du bien-être des Religieux. En réalité, jamais on ne manqua dans le couvent.

Le frère Bernardo reçut à soixante-douze ans les stigmates de la passion, comme le Fondateur de l’Ordre séraphique, François d’Assise.

Les dernières années, Bernardo dut abandonner toutes ses occupations, contraint de se déplacer avec les béquilles. Il priait, les bras en croix devant le Saint-Sacrement.

Bernardo d’Offida s’éteignit doucement le 22 août 1694 ; si nombreux furent les fidèles à découper un morceau de son habit comme relique, qu’on dut par trois fois remettre un habit à la dépouille du saint homme.

Il fut béatifié en 1795.

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