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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 23:00

Guérin d’Aulps

1060-1150

 

Né entre 1060 et 1062 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), Guérin était le fils unique du seigneur de Mousson et de son épouse, des parents extrêmement vertueux qui surent encourager la vocation de Guérin.

Celui-ci entra en 1077 chez les Bénédictins de Molesme.

Vers 1082 (ou 1090), Guérin fut du nombre des élus qui devaient construire une nouvelle fondation en Savoie. Ce fut l’origine du monastère de Notre-Dame-d’Aulps, pour lequel le comte Humbert II accorda volontiers les terrains nécessaires.

Les débuts furent héroïques, comportant des cabanes faites de boue, des branchages pour servir de «lits» et, évidemment, une table très maigre. Ce fut justement cette rigueur qui attira très vite des vocations.

Guérin en fut le prieur. Le monastère devint une abbaye, et dépendit bientôt de Cîteaux.

En 1110, Guérin fut élu abbé. Aulps fonda à son tour Hautecombe et devint totalement indépendante de Molesme.

En 1138, Guérin dut céder aux instances du pape pour accepter l’évêché de Sion, malgré son âge et sa fatigue. 

Les contemporains vantent sa méthode douce, silencieuse, calme, qui désarmait ses éventuels contradicteurs. il visita son diocèse dans les coins les plus reculés. Il introduisit le christianisme dans la vallée isolée d’Anniviers, restée païenne. Il reçut la visite du pape Eugène III, de passage dans la région, qui consacra l’église du monastère d’Agaune.

Guérin voulut revoir Aulps, en 1150. Et c’est au retour d’Aulps qu’il sentit les forces le quitter : vite ramené à l’abbaye, il s’y éteignit le 27 août 1150, jour où le commémore le Martyrologe. Il semble qu’il faille bien préférer cette date à celle du 6 janvier, qu’on trouve parfois mentionnée.

Lors de l’ensevelissement, on remarqua le cilice que portait Guérin. Il était fermé par deux agrafes de fer, que l’on fondit en forme de clé. C’est cette clé que porte Guérin dans certaines représentations artistiques.

L’histoire des reliques de Guérin présentent un certain intérêt. Déjà il fallut construire une hôtellerie spéciale pour abriter les nombreux pèlerins venus les vénérer. Lors de la funeste Révolution française, les moines durent laisser les bâtiments, ainsi que la tombe du Bienheureux. En 1793, les révolutionnaires n’osèrent profaner cette tombe, mais consentirent à un habitant de retirer deux dents de la mâchoire, et à des soldats présents de tailler quelques fragments des vêtements encore visibles : ces soldats furent les seuls rescapés de leur bataillon attaqué cette même année sur le Rhin. Longtemps après ces faits, les conscrits de la localité demandaient toujours une «relique» de Guérin : lors de la guerre de 1870, aucun de ceux-là ne tomba sous les balles. Outre ces reliques, l’ensemble du corps du bienheureux Guérin fut, dès 1793, déposé dans une châsse qui se trouve actuellement à Plan-d’Avau.

L’office du bienheureux Guérin fut approuvé en 1853.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie G
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