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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 23:00

Louis IX de France

1214-1270

 

Louis, qui allait être le neuvième de ce nom comme roi de France, était le deuxième des neuf enfants vivants de Louis VIII, dit le Lion, fils de Philippe-Auguste, et de Blanche de Castille, fille d’Alfonso VIII de Castille ; Louis IX était donc petit-fils de Philippe-Auguste.

Son unique sœur, Isabelle, fonda l’abbaye des Clarisses de Longchamp, auprès desquelles elle se retira (voir au 22 février).

Louis, donc, naquit le 25 avril à Poissy (actuelles Yvelines), ce pourquoi il signa volontiers Louis de Poissy.

De sa pieuse mère, il apprit à aimer Dieu et à détester le péché.

Son frère aîné étant mort prématurément, il hérita de la couronne royale à la mort de son père en 1226, et la reçut à Reims le 29 novembre de cette même année. Comme nous l’apprenons dans nos manuels, c’est la reine-mère qui exerça la régence jusqu’à la majorité de son fils.

En 1234, il épousa Marguerite de Provence ; ils devaient avoir onze enfants.

Louis IX commença son règne effectif en 1235, à vingt-et-un ans.

Il était si assidu à l’église, qu’une femme du peuple l’invectiva un jour : Tu n’es roi que des Frères Mineurs, des Frères Prêaheurs, des prêtres et des clercs ; c’est grand merveille qu’on ne te chasse pas ! Loin de la faire punir, le roi la remercia gentiment : Tu dis vrai, je ne suis pas digne d’être roi, et lui fit donner un peu d’argent.

A minuit, il priait les matines dans sa chapelle privée ; il assistait au moins à deux Messes, il priait l’Office des moines, le chapelet, n’omettait jamais de s’arrêter dans les églises qu’il rencontrait durant ses déplacements.

Il savait se mortifier, se priver, surtout en carême ; il s’efforçait de ne pas rire le vendredi et sortait ce jour-là sans chapeau, en souvenir de la Couronne d’épines du Christ ; en avent et en carême, il couchait seul ; il se confessait le vendredi, portait le cilice et se flagellait.

On connaît aussi ses libéralités, comment il recevait des pauvres à table, leur lavait les pieds, allait soigner des lépreux. Il créa l’Hôtel-Dieu, l’hospice des Filles-Dieu pour les femmes repenties, celui des Quinze-Vingts pour les aveugles, et d’autres hôpitaux à Pontoise, Vernon, Compiègne. Quand il fut en Palestine, il enterra de ses mains de malheureuses charognes.

Dans le royaume de France, il sévit contre le péché, contre le blasphème, les jeux avec argent, la prostitution dans les villes.

Quand on souriait de sa piété, il répondait habilement : Vous me critiqueriez moins si je passais deux fois plus de temps à la chasse !

Sa justice est restée légendaire, mais elle est aussi historique que celle du roi Salomon. C’est que ce pieux roi s’instruisait par la lecture de la Bible, des Pères, des ouvrages théologiques : sa bibliothèque était bien fournie et il tenait à pouvoir, le cas échéant, répondre aux «mécréants» : Nul, s’il n’est très bon clerc, ne doit disputer avec ces gens-là ; le laïque, quand il entend médire de la loi chrétienne, ne la doit défendre que de l’épée, dont il doit donner dans le ventre tant comme elle y peut entrer. Parole énergique, issue probablement de quelque conversation passagère, mais que le saint roi lui-même n’aura jamais appliquée telle quelle.

Le 13e siècle voit la construction de grandes cathédrales, auxquelles contribua volontiers Louis IX. C’est lui qui fit édifier la Sainte Chapelle à Paris, pour y abriter la Couronne d’Epines du Christ ; il fit également construire l’abbaye de Royaumont.

Comme ce fut le cas de Salomon, on vint de loin pour l’écouter et le consulter : de Flandre, de Germanie, d’Angleterre, de Rome.

On doit à Louis IX la création du Parlement et de ce qui serait la Chambre des Comptes. Il est aussi à l’origine de Collège de Sorbon, une maison destinée à recevoir une vingtaine d’étudiants peu argentés, embryon de l’illustre Sorbonne.

Le roi partit en croisade avec son épouse, en Egypte (1249), et deux de ses enfants naquirent là-bas. L’expédition cependant fut un échec, en partie aussi à cause de l’intrépidité du fils de Louis IX. Quand ce dernier fut fait prisonnier, il en imposa, par sa douceur, au Sultan et à tout son entourage. Une rançon fut exigée pour sa libération, et les Grands de France cherchèrent à diminuer un peu le poids des pièces d’or ; l’ayant appris, Louis IX les gronda fortement et exigea d’eux une parfaite honnêteté, ce qui provoqua encore plus l’admiration du Sultan.

Une autre croisade, à Tunis, fut l’occasion de la mort du roi. Louis IX voulait convertir le Sultan de Tunis. Mais il contracta le typhus et mourut à Tunis, le 25 août 1270.

Considéré comme saint dès son vivant - car il guérissait les écrouelles - et encore plus pour les innombrables miracles obtenus par son intercession au passage de sa dépouille ramenée en France par la Sicile et l’Italie, Louis IX sera canonisé «seulement» en 1297, plusieurs papes étant décédés dans l’intervalle, cause de la remise répétée de la cérémonie.

La fête de saint Louis, roi de France, est au 25 août.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie L
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