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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 23:00

Cristóbal, Antonio et Juan de Tlaxcala

† 1527 et 1529

 

Cristóbal naquit vers 1514-1515 à Atlihuetzía (Tlaxcala, Mexique), fils aîné d’Acxotécatl et de la première femme de celui-ci, Tlapaxilotzin. La deuxième épouse fut Xochipapalotzin, avec laquelle Acxotécati eut trois autres garçons.

Quand les premiers Franciscains s’établirent à México, Cristóbal et ses demi-frères y furent envoyés. Mais les parents pensaient seulement à la culture humaine, tandis que le jeune Cristóbal reçut la semence de l’Evangile dans une excellente terre, où elle fructifia au point qu’il demanda la baptême. Les Religieux appelèrent Cristóbal Cristobalito, petit Christophe.

En outre, il voulut amener son père à la foi, car celui-ci, un petit tyran, adorait les idoles et se donnait à l’ivresse. Cristóbal usa de tous les arguments possibles, sans résultat apparent, aussi décida-t-il de «passer aux actes», et se mit à détruire les idoles de la maison, ainsi qu’à jeter l’alcool d’agabe de son père. C’était imprudent, mais c’était innocent de la part du garçon ; le père pouvait le comprendre et chercher à calmer son fils ; peut-être que les Religieux ignoraient cet état de choses ou bien ne purent intervenir à temps pour parler gentiment au papa irrité…

Les serviteurs se fâchèrent aussi et la deuxième femme d’Acxotécati, qui désirait beaucoup que son aîné héritât à la place de Cristóbal, conseilla au père de tuer son aîné. Le père imagina un stratagème, feignit une fête de famille et fit appeler son fils de l’école ; quand Cristóbal fut arrivé, il s’enferma avec lui dans sa chambre.

 Un frère de Cristóbal observa la scène depuis sa fenêtre, c’est lui qui servit de témoin plus tard. 

Le père le frappa, lui cassa les bras, les épaules et les mains, car le petit se protégeait ; fatigué, le père abandonna la «lutte», mais ce fut la marâtre qui intervint pour empêcher le garçon de sortir.

La propre mère du petit martyr voulut intervenir et secourir son fils, mais le père l’en empêcha. Il tira alors son fils vers un tas de bois et y mit le feu. Le pauvre petit garçon ne pouvait plus bouger et allait brûler lentement. Quand on le retira du feu, il respirait encore et priait : il appela encore son père pour lui demander pardon, s’il l’avait offensé. Pour toute réponse, le père l’aurait encore frappé avec son poignard.

Cristóbal agonisa jusqu’au lendemain. Son père le fit dissimuler dans une chambre de la maison, interdisant à quiconque de parler ; il fit emmener la mère de Cristóbal à Quimichucan pour la tuer ; il fut cependant arrêté pour une autre histoire et l’on finit par savoir la vérité. Il fut pendu.

Un an plus tard, quand les Religieux vinrent rechercher le corps pour l’ensevelir, ils le trouvèrent intact.

Cristóbal avait alors douze ou treize ans, en 1527 ; ce premier martyr du Mexique tout récemment découvert et évangélisé, fut béatifié avec Antonio et Juan en 1990.

Tous trois sont mentionnés le 23 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

Antonio était fils d’Ytzehecatzin et petit-fils de Xicohténcati, seigneur de Tizatlán (Tlaxcala, México) et devait en hériter. Juan était du même âge et du même pays, mais de famille très humble ; il était comme le serviteur d’Antonio, quoique du même âge. Ils naquirent en 1516-1517.

Ils furent tous deux envoyés à l’école des pères franciscains de Tlaxcala.

Lorsque, deux ans après le martyre de Cristóbal, arrivèrent des pères dominicains, ceux-ci demandèrent aux Franciscains de leur donner quelques élèves, qui auraient été catéchistes et interprètes. Spontanément se présentèrent Antonio, Juan et Diego.

Ils reçurent de justes conseils de prudence, des exhortations à la fidélité au Christ…

A Tepeyacac, tandis que les prêtres commencèrent à prêcher l’évangile, les garçons entreprirent sans tarder de détruire les idoles qu’ils trouvèrent dans les villages proches, à Tecali et Cuahutinchán. A l’une des maisons où entra Antonio, Juan l’attendit à la porte. Les habitants, fâchés, abattirent Juan à coups de gourdins. Antonio sortit et protesta : Vous avez tué un innocent ! C’est moi qui ai pris vos idoles, et il les brisa sous leurs yeux. Alors  ils le tuèrent aussi. Diego avait réussi à s’enfuir et put raconter ce qu’il avait vu.

Eux aussi, ont-ils manqué de prudence ? Les Religieux eurent-ils raison de les laisser faire ? L’Eglise a fait son enquête et a considéré qu’Antonio et Juan avaient bien été martyrisés pour leur foi au Christ.

Les corps des jeunes Martyrs furent d’abord jetés dans un ravin ; on vint les récupérer pour les ensevelir dignement.

Antonio et Juan avaient alors eux aussi une douzaine d’années, en 1529. 

Ils furent béatifiés avec Cristóbal en 1990 ; tous trois sont mentionnés au 23 septembre dans le Martyrologe

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie C
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