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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 23:00

 

Felice Rapagnano

1540-1604

 

Felice Rapagnano naquit en 1540 à Montegranaro (Fermo, Marches, Italie centre-est), de Gerolamo Rapagnano et Teodora Giovannuzzi, qui avaient déjà un autre fils.

Le papa, un maçon très modeste, le plaça pour garder les troupeaux. Sans aucune instruction, Felice se plaisait énormément à écouter les belles histoires de la Bible ou de la Vie des Saints que lisait à haute voix la fille du patron.

Quand son père mourut, Felice fut la tête de turc de son frère aîné et songea à la vie religieuse. En 1556, il entra chez les pères Capucins de Jesi (Ancône) et prit le nom de Serafino.

On le renvoya de tous les couvents des Marches, tant on ne supportait pas ses maladresses ; mais on le garda dans l’Ordre parce qu’il montrait une imperturbable gentillesse, une humilité exemplaire, un amour total de la pauvreté, une innocence angélique, tout cela dans une vie quotidienne marquée par la mortification.

Il ne dormait plus que trois heures par nuit ; son grand plaisir était de servir la Messe des prêtres ; il aurait voulu être envoyé à Lorette ou à Rome, pour servir beaucoup de Messes ; c’était un délice de voir avec quelle piété il servait la Messe.

On l’accusa d’avoir été trop généreux avec les légumes du jardin au profit des pauvres ; le Frère fit repousser quasi instantanément tout ce qu’il avait coupé. 

Complètement illettré, il avait de grandes lumières sur les textes liturgiques, sur les mystères de la Foi. Chargé de la quête à partir de 1590 à Ascoli Piceno, il fut connu de toute la population pour sa douceur et sa bonté, pour le chapelet et le crucifix qu’il portait sans cesse ; une délégation alla protester quand on eut vent d’un éventuel déplacement du Frère dans un autre couvent.

Il faisait aussi une quantité incroyable de miracles ; l’humble Frère fut favorisé de grâces exceptionnelles nombreuses. Les biographes en ont été tellement ébahis que, soit ils renoncèrent à les raconter, soit la jalousie les découragea.

Le Frère Serafino comprit que son heure approchait ; il demanda les Sacrements, qu’on lui refusa, tant il semblait encore loin de la fin ; on lui consentit la communnion, mais ce n’est qu’au dernier instant qu’on lui conféra l’Onction des Malades.

Il mourut ainsi le 12 octobre 1604, en telle odeur de sainteté qu’en 1610, le pape autorisa une lampe allumée en signe de vénération devant sa tombe.

Felice-Serafino a été béatifié en 1729 et canonisé en 1767.

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