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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:00

Gerardo Maiella

1726-1755

 

Il naquit en avril 1723 et fut baptisé le 23 (certains disent le 6) avril, benjamin des cinq enfants de Domenico Majella (ou Maiella), un humble tailleur de Muro Lucano (Potenza, Italie sud), et de Benedetta Cristina Galella.

Les quatre aînés s’appelaient Brigida, Gerardo (qui ne vécut qu’une semaine), Anna Elisabetta, Elisabetta.

Un des premiers prodiges qui marquèrent la vie de Gerardo furent les beaux petits pains blancs que lui remettaient la Vierge et son Enfant, une belle image vénérée dans le sanctuaire proche de la maison paternelle.

En 1738, orphelin de père, il fut placé comme apprenti tailleur. 

En 1740, il fut confirmé. Ayant demandé son admission chez les Capucins, il fut repoussé à cause de sa maigreur.

Il trouva un travail au service de l’évêque de Lacedonia, un brave prélat au caractère bougon qui ne lui épargna pas les caprices et les sautes d’humeur.

Gerardo ne se plaignait pas : ce qui lui arrivait venait de Dieu, il s’en réjouissait, même quand un autre petit garçon le rossa d’importance.

Fin 1745, Gerardo essaya le métier de tailleur à Muro. Il n’abandonnait pas l’ascèse, et s’imposa des mortifications «fortes» durant un carême. Il tenta l’ermitage, puis se décida à demander son admission dans la nouvelle congrégation des Rédemptoristes. 

Il fut postulant en 1749 à Deliceto (Foggia), novice en 1752, profès le 16 juillet 1652, en la fête de Notre-Dame du Carmel. C’est vers cette époque qu’il fit le vœu du plus parfait.

Le vendredi saint 30 avril 1753, il eut une de ces extases publiques qui le firent connaître. Sa prédication obtint des réconciliations à Castelgrande, sa parole des miracles à Lacedonia, là où l’évêque l’avait si maltraité douze ans plus tôt.

Début 1754, il fut terriblement calomnié ; il fut «exilé» à Caposele et interdit de l’Eucharistie pendant plusieurs mois. Ce lui fut une épreuve très dure, qu’il supporta sans révolte, et triomphalement ; il luttait contre les tentations du Frère Soufre (Fra Zulfo, comme il appelait le Démon) avec une soumission totale : Le Seigneur veut me punir de mon peu d’amour , et me fuit. Mais je ne le perdrai jamais de mon cœur.

On s’étonnera des mortifications qu’il s’imposait chaque jour, dont il référait toujours à son Supérieur, ou plutôt on s’étonnera que le Supérieur le laissait ainsi s’infliger des actes excessifs pour une santé frêle. Gerardo sa flagellait chaque jour, jusqu’au sang une fois par semaine ; il portait une chaîne de fer, marquait le sol de neuf croix avec sa langue, mâchait de l’absinthe, sans compter les nombreux jeûnes plusieurs jours par semaine… 

Ce qui est bien plus édifiant en revanche, est son désir d’être saint, de se donner tout à Dieu. Une de ses résolutions était : fuir toute occasion de faire impatienter mon prochain. Et son désir d’amener à Dieu les âmes : Si je pouvais convertir autant de pécheurs qu’il y a de grains de sable dans la mer et sur terre, de feuilles dans les arbres, de plantes dans les champs, d’atomes dans l’air, de rayons de soleil et de lune, de créatures sur la terre !

En 1754, il travailla dans l’hospice de sa congrégation à Naples, puis revint à Caposele comme portier : on l’y surnomma le Père des pauvres.

Gerardo est resté célèbre pour ses innombrables prodiges. L’un d’eux fut qu’il demanda à Dieu de le rendre invisible pendant qu’il priait, et qu’il fut exaucé. Son Supérieur le «reprit» doucement en le menaçant : Pour cette fois, je vous pardonne, mais ne faites plus de pareilles prières ! C’est à la suite de cet épisode que les enfants de Caposele jouèrent à frère Gérard, à cache-cache.

En 1755, il surveillait des travaux de construction et allait quêter pour combler les frais. Fin août, il rentra épuisé et fiévreux ; il annonça sa mort pour le 8 septembre, mais il «obéit» et la mort fut remise. Il souffrait beaucoup, toujours sans se plaindre. Il trouvait que les ordonnances médicales ruinaient la communauté, que les soins dont il avait besoin dérangeaient le pauvre frère infirmier.

Le 15 octobre, il annonça sa mort pour la soirée et se fit habiller pour réciter l’office des morts. En fin d’après-midi, il précisa qu’il en avait pour six heures encore. Il répétait le psaume 50 (Miserere), luttait encore contre deux coquins (apparitions diaboliques), vit la Sainte Vierge arriver, et trépassa peu après minuit.

Gerardo Majella mourut le 16 octobre 1755, fut béatifié en 1893 et canonisé en 1904.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie G
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