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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 23:00

Luis Bertrán i Eixarch

1526-1581

 

Luis Bertrán i Eixarch naquit le 1er janvier 1526 à Valencia (Espagne), aîné des neuf enfants de Juan Luis Bertrán et Ángela Eixarch, deuxième épouse de ce dernier après son veuvage.

Le papa, pacifique et droit, était un honorable notaire, qui travailla pour l’Inquisition.

L’enfant reçut au Baptême les noms de Juan Luis; mais ne porta habituellement que celui de Luis, par lequel il est connu. On signale qu’il fut baptisé dans la même église que saint Vicente Ferrer (v. 5 avril).

Pour lui faire passer ses caprices de bambin, ses parents l’emmenaient regarder les saintes images de l’église ou les statues dans les niches extérieures. Jeune encore, Luis porta l’habit clérical et assistait les malades à l’hôpital.

A la maison, il remuait un peu les draps de son lit pour faire croire qu’il y avait dormi, mais la domestique voyait bien que les draps restaient propres. Ses nuits se passaient dans la prière.

Les parents mirent quelque opposition à son entrée chez les Dominicains, alléguant sa mauvaise constitution ; Luis y entra à l’insu de ses parents, en 1544. Une vilaine calomnie arriva aussi au couvent pour l’en faire renvoyer, mais la supercherie fut éventée.

Luis fut ordonné prêtre en 1547 et envoyé à Llombay (Valencia). Huit jours après la mort de son père, Luis le vit délivré des peines du purgatoire, grâce aux mortifications qu’il s’était imposées.

Il fut deux fois nommé maître des novices, charge dans laquelle il montra toute sa clairvoyance ; il renvoyait un candidat incertain de sa vocation, prophétisait à d’autres leur prochain départ, l’un pour avoir prétendu avoir été favorisé de révélations, un autre pour être beaucoup trop scrupuleux. Mais il savait aussi les encourager, et souhaitait en faire des Religieux très instruits, gage de leur fidélité à l’Eglise.

Il fut nommé au couvent d’Albaida. Les miracles commencèrent (ou continuèrent) : il éteignit un incendie d’un signe de croix ; il «apprit» que la blanchisseuse du couvent était dans la gêne et glissa deux pièces dans le linge sale…

En 1560 il revint à Valencia, coomme maître des novices. Il y eut à ce moment une razzia de pirates musulmans qui quittaient la côte espagnole ; Luis pria et obtint une tempête qui engloutit les voleurs, corps et biens.

Ayant reçu un «confrère» indien qui lui parla de la situation de l’Amérique latine (mais qui n’était qu’un manipulateur), il s’emballa pour la cause des Indiens et demanda à partir. Arrivé dans la Nouvelle Grenade (auj. Colombie), il prit la défense des Indios et des Noirs, dont il se fit comprendre miraculeusement, quoique ne parlant qu’espagnol.

En 1568, on le nomma prieur à Bogotá. Il s’en prit souvent à la cruauté des officiers espagnols et subit plusieurs fois des tentatives d’assassinat. Finalement, il demanda son retour à la patrie et redevint maître des novices, près de Valencia, puis à Valencia même.

A la Noël, il alla coucher dans une étable ; il multiplia un jour les sept morceaux de pain restants pour nourrir ses trente Religieux, et il en resta ; il développa la dévotion du rosaire.

En 1579, on lui conseilla d’aller boire à une fontaine au sud de Valencia, car il souffrait d’une terrible soif. Il fut vraiment soulagé et, en reconnaissance, bénit la fontaine qui, depuis, devint miraculeuse et s’appelle aujourd’hui Fuente de San Luis (Source de saint Louis).

Il eut l’occasion de correspondre avec sainte Teresa de Ávila, qu’il encouragea. Il se lia d’amitié profonde avec le franciscain Nicolás Factor (v. 23 décembre). L’évêque Juan de Ribera (v. 6 janvier) également l’avait en grande vénération et se fit un devoir de l’assister aux derniers moments.

Les merveilles qu’on vient de raconter ne sont qu’une infime partie de tous les miracles que put accomplir Luis ; à lui comme pour tant d’autres thaumaturges peut s’appliquer cette prophétie du Christ : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes (Jn 14:12).

Il mourut, à Valence, le 9 octobre 1581.

Luis Bertrán i Eixarch a été béatifié en 1608 et canonisé en 1671.

Il a en outre été proclamé Patron de la Nouvelle Grenade : Colombie, Vénézuéla, Equateur et Panama.

Ses reliques se trouvaient encore à Valencia, dans l’église où il avait été baptisé, mais les ennemis de Dieu les brûlèrent en 1936.

Il existe un autre Luis Bertrán, également dominicain, et martyr au Japon (v. 29 juillet).

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie L
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