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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 00:00

Domenico Gangale

1393-1476

 

Domenico Gangale naquit vers 1393, un 1er septembre, à Monteprandone (Marches, Italie), de Antonio Gangale et Antonia Rossi, des gens assez pauvres.

Bientôt orphelin de père, Domenico commença à étudier à Offida sous la direction d’un oncle prêtre qui ensuite l’envoya étudier à Ascoli Piceno, puis Domenico fut reçu docteur en droit civil à Pérouse.

Il travailla à Florence comme notaire, à Bibbiena comme juge dans des affaires de sorcellerie.

Après avoir pensé devenir chartreux, il fut conquis par l’idéal de saint François d’Assise et, en 1416, il entra chez les Frères Mineurs d’Assise, prenant le nom de Giacomo (Jacques) au moment où il reçut l’habit que lui avait taillé un futur grand Saint, Bernardino de Sienne (v. 20 mai).

Après le noviciat à Assise, il étudia à Fiesole (Florence), où son professeur fut encore Bernardino de Sienne ; on comprend pourquoi il lui resta toujours très attaché et très reconnaissant.

Sa chère maman mourut en 1421. Il fut ordonné prêtre en 1422. Commença alors pour lui une activité de prédicateur qui le conduisit en Europe centrale et dans toute l’Italie.

L’Europe centrale l’occupa de 1432 à 1440. Il prêcha en Bosnie, en Hongrie et en Autriche, et fonda deux monastères en Bohême, trois en Hongrie et trois en Autriche. Il lutta pour faire observer au clergé le célibat. En 1438, il assista au concile de Ferrare, sur l’invitation du pape, qui l’envoya bien vite en Hongrie pour rétablir la paix entre Hongrois et Allemands. De l’Europe centrale, il fit aussi un voyage jusqu’en Scandinavie.

L’Italie l’occupa bien davantage, de 1440 à 1476. Pendant plus de trente ans, il parla tous les jours.

Après avoir prêché à Padoue, il demanda à partir en Orient, mais la maladie lui fit rebrousser chemin à Chypre. En 1443, il prêchait la croisade à Aquilée comme nonce apostolique. Le chapitre de Padoue lui fut particulièrement douloureux. Il eut le réconfort de revoir s.Giovanni de Capistrano et s.Bernardin de Sienne, quelques jours avant d’apprendre mystiquement la mort de ce dernier après l’avoir quitté. Puis ce furent les provinces de l’Ombrie et des Marches, un nouveau passage en Hongrie, Ascoli, Naples, L’Aquila…

Le pape, inquiet de sa santé, lui intima l’ordre de manger de la viande et des laitages même aux jours de jeûne et abstinence, car sa santé «était d’utilité publique». Giacomo en effet jeûnait chaque jour, faisait sept carêmes chaque année, s’imposait la discipline la nuit, et priait un rosaire entier le jour ; pendant près de vingt ans, il porta un cilice. Il supplia Notre-Dame de Lorette de le délivrer d’une cruelle tentation de la chair qui durait depuis trente années, et fut exaucé.

A la suite de saint Bernardin de Sienne, Jacques prêchait intensément la dévotion au Saint Nom de Jésus. A L’Aquila, il allégua quelque soixante miracles obtenus par l’invocation de ce Saint Nom, citant avec une mémoire impressionnante, les généalogies des personnes guéries jusqu’à cinq générations.

A sa descente de chaire, on le pressait tellement pour obtenir le Nom de Jésus écrit de sa main, qu’il aurait pu être étouffé par la foule si on ne l’avait pas tout de suite mis à l’abri à l’évêché.

Plusieurs fois, des hérétiques l’attaquèrent, l’empoisonnèrent, le firent mettre en prison. A Foligno, Giacomo condamna violemment les emprunts usuraires aux Juifs. Il créa des Monts de Piété pour soulager les débiteurs.

Il faut dire aussi que Giacomo réussit à apporter la paix entre les deux branches franciscaines des Osservants et des Conventuels.

Il eut le don des miracles, tellement qu’il pria - mais vainement - que ce don lui fût retiré. Son secrétaire et futur biographe attesta l’avoir vu libérer plus de trente possédés.

Signalons son obéissance : un jour qu’il levait son verre à table, lui arriva l’ordre papal de partir en Hongrie ; il partit sans boire.

En 1460, il refusa d’être nommé évêque de Milan, préférant continuer à prêcher.

Souffrant de beaucoup d’infirmités, il reçut six fois le sacrement des malades. Quand il se vit vraiment au bout de sa course, à Naples, il ne cessait d’invoquer Jésus et Marie.

Domenico Gangale, si connu comme Giacomo de la Marche, mourut le jeudi 28 novembre 1476 ; il fut béatifié en 1624, canonisé en 1726.

 

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