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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 00:00

Edmund Rich

1170-1240

 

Edmund naquit en ou vers 1170, à Abingdon (Oxford, Angleterre S) de parents chrétiens et modestes. Le papa se retira assez tôt à l’abbaye d’Eynsham, où il mourut, peut-être à cause d’une maladie grave ; il aurait ainsi voulu terminer ses jours auprès des bons moines. La maman, Mabel, une forte femme, éleva sans faiblesse les quatre enfants : Edmund, Robert, Margaret et Alice : elle n’hésitait pas à glisser dans les effets de ses enfants un cilice : à bon entendeur…

Les deux garçons étudièrent à Oxford, puis à Paris. Tandis que beaucoup d’étudiants de la Sorbonne savaient aussi se laisser aller, Edmund aimait prier, on le voyait souvent à l’église Saint-Merry.

Il fut tenté : la fille de son hôtesse lui fit de claires avances. Edmund décida de bien lui faire comprendre son point de vue : il invita mademoiselle dans sa chambre, la pria de retirer sa robe et il lui envoya une sévère administration de fouet, dont la jeune fille se souvint toute sa vie, et avec reconnaissance, témoigna-t-elle plus tard.

Sa mère étant à l’article de la mort, Edmund rentra précipitamment et s’occupa de ses deux sœurs, qui entrèrent au monastère de Catesby.

Il retourna achever ses études à Paris, fut maître ès arts, puis revint à Oxford où il enseigna. Il fut le prqemier à commenter Aristote. Ses élèves l’aimaient, et il les aidait volontiers, parfois jusqu’à vendre ses livres, les soignant s’ils étaient malades. On dit qu’il laissait sur la fenêtre l’argent qu’on lui donnait.

Il vit sa mère en songe : elle l’exhortait à se préparer au sacerdoce. Il suivit le conseil, étudia la théologie (à Paris ou à Oxford) et se retrouva en 1222 trésorier de l’évêché de Salisbury ; curieuse promotion, si l’on remarque qu’il ignorait les livres de comptes et que, parfois sans le sou, il allait se réfugier à l’abbaye de Merton ; mais on pourra objecter que, dans son désintéressement légendaire, il remettait toute son administration à la Providence sans s’occuper du lendemain, et qu’il préférait se retirer souvent dans le silence claustral pour prier.

On ne sait quand il fut ordonné prêtre. Mais il prêchait avec un grand succès, et en plein air. Les prodiges se multiplièrent : il arrêta la pluie menaçante pour terminer de parler à ses auditeurs. 

Il guérit des malades ; quand il s’endormait sur son livre le soir, la Sainte Vierge le réveillait à temps pour éviter l’incendie…

Un jour qu’il travaillait à son domicile de Calne, son serviteur vint tout essoufflé lui annoncer que le chapitre de Canterbury l’appelait au siège épiscopal. Edmund fut sans réaction, renvoya l’homme à son travail et se remit au sien. Les chanoines durent insister trois jours durant pour le faire fléchir. Il fut sacré évêque le 2 avril 1234, quinze jours avant Pâques.

En réalité, les chanoines avaient cédé à l’injonction papale, car ils auraient préféré un autre candidat. Edmund se trouva en fait tiraillé entre certains chanoines, le roi et le pape. Le roi prétendit annuler certaines chartes concédées antérieurement, les chanoines manœuvrèrent par derrière et embrouillèrent la situation, et le pape prit des décisions sur la base de déclarations mensongères, de sorte qu’Edmund n’avait plus de recours ni plus aucune autorité dans son diocèse.

Il démissionna et vint se réfugier en France, à l’abbaye de Pontigny (Yonne). Les Cisterciens l’accueillèrent avec empressement et l’admirent dans la communauté. C’est là qu’Edmund acheva son ouvrage du Speculum Ecclesiæ (Miroir de l’Eglise). Il avait l’occasion de prêcher dans les environs, sans oublier de faire des miracles.

L’épreuve durait depuis six ans, l’évêque était à bout de forces. Il tomba malade. Il pensa trouver un air meilleur au prieuré de Soisy (Seine-et-Marne) et y mourut pieusement, le 16 novembre 1240 (ou 1242). 

Son corps fut ramené à Pontigny et des miracles se produisirent, au grand dépit des adversaires d’Edmund. 

Après enquête minutieuse, il fut canonisé en 1246, lors du concile de Lyon.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie E
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