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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 20:31

Guillaume de Corbeil (de Bourges)

1120-1209

 

Guillaume naquit en 1120, fils de Baudoin de Corbeil et d’Eustachie de Châtillon.

On trouve quelque fois cette étrange information selon laquelle Guillaume aurait été élevé par son «oncle maternel, Pierre l’Ermite», qui mourut en réalité avant la naissance de Guillaume.

Mais il est bien établi qu’un oncle de Guillaume, archidiacre de Senlis, s’occupa de la formation intellectuelle et spirituelle du jeune homme.

Guillaume reçut un canonicat à Soissons, puis à Paris, mais résigna ces bénéfices pour se retirer dans la solitude : il essaya Grandmont (Limoges), qu’il quitta à cause de dissensions internes, et rejoignit Pontigny. Il y reçut l’habit cistercien et devint prieur.

Il fut ensuite nommé abbé de Fontaine-Saint-Jean (1187), puis abbé de Chaalis. Il y resta jusqu’à sa nomination au siège épiscopal de Bourges (1200).

Cette élection eut quelque chose de «providentiel». On ne trouvait pas de candidat adéquat pour succéder à l’évêque défunt. On fit appel à l’archevêque de Paris lequel, après avoir glissé sous la nappe de l’autel trois billets portant le nom de trois abbés cisterciens et après avoir célébré la sainte Messe, retira de dessous le nappe un des trois billets : c’était celui qui portait le nom de Guillaume.

Déjà au monastère, Guillaume s’imposait une mortification continuelle des sens et montrait en même temps une grande douceur et une gaîté communicatives ; quand on lui apporta la nouvelle de son élection, il fut surpris et effrayé, et il fallut l’autorité de l’abbé de Cîteaux ainsi que celle du légat papal pour le plier à accepter.

Dès lors, il chercha à maintenir ses habitudes monacales et à éviter toute solennité inutile. Il garda son habituel cilice, s’interdit toute prise de viande (même s’il en faisait servir à ses hôtes) ; il visita les pauvres, les prisonniers…

Sa fermeté, doublée de douceur infinie, lui aliéna un moment les clercs de Bourges, mais aussi le roi Philippe-Auguste, lors de son divorce : il jeta sur la ville de Bourges l’interdit proclamé par le pape. Au bout de quelque temps cependant, le roi rendit à Guillaume son estime, et les clercs vinrent humblement demander pardon à leur évêque.

Guillaume ramena à la foi romaine des hérétiques albigeois ; il songeait même à partir en mission pour en gagner davantage encore, mais la maladie et la fièvre l’en empêchèrent. En janvier 1209, il fit son testament et demanda l’Onction des Malades ; le 9 janvier, pour recevoir le Viatique, il se força à tomber à genoux et se fit étendre à terre sur un cilice couvert de cendres.

Le saint évêque mourut le 10 janvier 1209, à quatre-vingt-neuf ans.

Les nombreux miracles avenus déjà de son vivant le firent promptement béatifier (1217) et canoniser (1218).

On remit une de ses côtes au Collège de Navarre et un os du bras aux moines de Chaalis ; ce sont les seules reliques qu’on put conserver, car son corps fut profané d’abord par les Huguenots puis par les Révolutionnaires.

L’Université de Paris l’a pris comme céleste patron, ainsi que les armuriers.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Guillaume au 10 janvier.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie G
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