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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 00:08

Lucantonio Pirozzo

1582-1637

 

Luca Antonio vit le jour le 26 août 1582 dans un foyer très chrétien, à Bisignano (Calabre, Italie S), de Giovanni et Ginevra Giardino, qui le firent baptiser sous le nom de Lucantonio.

A quatre ans, il reçut la Confirmation. Depuis, ayant entendu de son papa que les Anges au Ciel répètent sans cesse Sanctus, sanctus, sanctus, il se retirait souvent dans un coin silencieux pour répéter les mêmes mots.

Quand il accéda à la Communion, il se retirait les chaussures ; il n’allait travailler aux champs qu’après avoir assisté à la Messe.

Son curé le mit durement à l’épreuve pour observer sa réaction ; il le «gronda» vertement, le traita d’hypocrite, le priva de l’Eucharistie, mais le garçon restait le même, pieux, modeste, serein. Aussi le curé le fit inscrire dans une confraternité mariale, espérant qu’il servirait d’exemple aux autres membres.

Dieu l’appela à son service : Lucantonio entendit cette invitation par trois fois. Sa mère, d’abord hésitante, le bénit et il se présenta chez les Frères Mineurs de Dipignano, d’où le Provincial l’envoya commencer son noviciat à Misuraca.

Le novice s’adonna à des pénitences rigoureuses, dormant à terre, et peu, jeûnant souvent au pain et à l’eau, acceptant tout ce qu’on lui faisait faire et même les injustes reproches, avec une âme égale (car les Supérieurs voulaient ainsi le mettre à l’épreuve) ; mais on lui refusa son admission à la profession… parce qu’il ne pouvait pas réciter par-cœur la règle franciscaine ! Tout triste, Lucantonio alla prier devant l’image de la Sainte Vierge, qui lui apparut et le réconforta. En effet, le lendemain, il put réciter toute la règle, et fut admis, avec le nom de Frate Umile, Frère Humble.

Dès lors, on l’envoya à Bisignano, où comme jardinier, il découvrit au fond du jardin une petite grotte avec une belle source d’eau. Il s’y retira souvent pour prier. Le Démon vint souvent aussi le maltraiter, de sorte qu’il portait des traces de ces coups sur le visage pendant plusieurs jours.

On ne pouvait ignorer ces manifestations, qui suscitèrent des curiosités, mais aussi la dévotion des gens : on vint sonner au monastère pour voir le Frate Umile, pour lui demander de prier, pour obtenir des grâces. Ce mouvement ininterrompu agaça les supérieurs, qui firent plusieurs fois changer de couvent le Frate Umile : Cosenza, Dipignano, San Lorenzo del Vallo, San Marco, Pietrafitta, Figline, Rossano.

Dans ses déplacements, on observa maintes fois qu’il traversa à pieds secs des rivières en crue, que la pluie ne le mouillait pas ; il en fit même profiter à un compagnon de voyage.

Un Visiteur apostolique le mit à l’épreuve et l’envoya au jardin sans aller à la Messe. Au moment de l’élevation, il resta avec sa pioche les bras en l’air, et fut soulevé au-dessus d’un arbre ; le Visiteur vint lui ordonner de travailler et Umile s’y remit à l’instant. Une autre fois, durant une extase devant l’image de la Mère de Dieu, on dut le transporter et l’enfermer pour éloigner la foule qui se pressait de tous côtés ; le fait fut aussi observé par le vicaire général du diocèse, qui tenta même de brûler les mains et les pieds du Frère, pour vérifier qu’il n’y avait rien de diabolique : en revenant à lui, le Frère eut les mains et les pieds absolument nets de toute brûlure. Etc…

Un autre frère devint jaloux de la notoriété d’Umile. Il tenta de le pousser hors de la fenêtre : brusquement apparurent deux hommes qui protégèrent le Frère. Umile se «vengea» à sa façon : il pria pour ce pauvre frère jaloux et homicide.

Frate Umile connut des extases, pénétrait les cœurs, annonçait des événements, obtenait des guérisons ; après sa mort, il apparut à des malades et les guérit ; l’eau de sa grotte fut miraculeuse.

Le pape Grégoire XV voulut le connaître et le confia au monastère franciscain de Rome. Quand ce pape fut très malade et abandonné des médecins, Umile lui annonça au contraire la guérison ; mais un an plus tard, quand le pape sembla n’avoir qu’une légère indisposition, Umile lui annonça la mort prochaine, qui advint effectivement. Umile resta à Rome sept années et obtint la permission de retourner à Bisignano.

Il chercha à voyager «discrètement», car les populations voulaient le voir, le toucher, lui couper un morceau de son manteau, aussi s’embarqua-t-il à Salerno ; mais à son arrivée à Scalea, même les canons saluèrent sa présence.

La dernière année de sa vie, Umile fut frappé de spasmes, convulsions et grandes douleurs, sans jamais perdre son sourire. En octobre 1637, on le découvrit dans sa grotte gisant à terre et tout en sueur, et on le reporta dans sa cellule ; le mal augmentait. Le 1er novembre, fête de tous les Saints, il participa tranquillement à toutes les cérémonies du jour festif. Les jours suivants, il retomba dans cet état d’agonie, et s’éteignit le 26 novembre 1637.

Il fut béatifié en 1882 et canonisé en 2002.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie L
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