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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 00:00

Lucia Broccadelli de Narni

1476-1544

 

Lucia naquit le 13 décembre 1476 à Narni (Ombrie, Italie C), aînée des onze enfants de Nicola et Gentilina Cassio. Elle reçut le nom de la Sainte du jour.

Toute la première partie de sa vie n’est qu’une suite de merveilles étonnantes.

A cinq ans, elle eut une extase de trois jours pendant lesquels la Sainte Vierge lui confia l’Enfant Jésus.

A sept ans, elle eut les fiançailles mystiques avec Jésus-Christ, et reçut un scapulaire des mains de saint Dominique (v. 6 août) ; elle fut introduite parmi les Anges, avec lesquels elle chanta et dansa.

A douze ans, elle obtint la permission de son confesseur de se consacrer à Dieu.

Pendant tout ce temps-là, la famille semblait indifférente. Le papa mourut en 1490. Dès lors, la famille chercha à la marier : un premier prétendant, qui osa lui mettre un anneau au doigt, reçut en échange une belle gifle. On imposa par contre à Lucia un régime sévère, dont elle tomba malade.

Bientôt, on lui présenta un autre prétendant, un certain comte Pietro. Embarrassée, elle eut la vision de la Sainte Vierge, avec sainte Catherine de Sienne (v. 29 avril) et sainte Domitilla (v. 7 mai) : elle pouvait obéir, certaine que Dieu l’aiderait et la protégerait ; pour preuve, elle fut guérie de sa maladie.

Pietro fut un bon mari : il respecta le désir de Lucia de rester chaste. Lucia, de son côté, fut une maîtresse de maison exemplaire, travaillant avec les servantes ; elle vivait aussi comme une moniale, priant, jeûnant, se faisant flageller par une servante.

Les prodiges continuaient : en période de famine, elle fut aidée par sainte Catherine de Sienne, sainte Agnès (v. 21 janvier) et sainte Agnès de Montepulciano (v. 20 avril) à cuire du pain pour les pauvres, avec une farine inépuisable.

Elle reçut un jour dans le lit conjugal un pèlerin de passage ; son mari crut à l’adultère et allait frapper l’homme, qui lui apparut alors sous les traits du Christ crucifié.

Lucie s’enfuit de la demeure ; son mari se croyait réellement trompé ; mais saint Dominique et saint Pietro de Vérone (v. 6 avril) la ramenèrent : le comte l’enferma au cachot pendant tout un carême. A Pâques, le comte l’autorisa à aller à l’église et à faire ce qu’elle désirait : Lucia retourna chez sa mère. Elle prit alors l’habit du Tiers-Ordre dominicain (30 avril 1494, jour où l’on fêtait sainte Catherine de Sienne).

Evidemment le comte Pietro devenait fou de rage. Lucia se réfugia à Viterbe. C’est alors qu’elle reçut les stigmates de la Passion du Seigneur. On l’examina, le pape la reçut à Rome. Les autorités ecclésiastiques, surtout franciscaines, prétendaient que seul saint François avait été jugé digne de porter les stigmates ! Mais on dut bien conclure à la véridicité de Lucia. De retour à Viterbe, elle convainquit son mari, qui entra, justement, dans l’Ordre franciscain.

Il y eut ensuite une longue période de négociations entre le duc de Ferrare, Rome et Viterbe, au sujet d’un projet d’établir à Ferrare un immense couvent de tertiaires dominicaines. Lucia fut pressentie. On enleva Lucia, elle fut convoquée à Rome, on l’emmena dissimulée dans un grand panier à dos d’âne… Le couvent fut inauguré en 1501, Lucia en fut la supérieure, mais tout ce projet grandiose s’écroula à la mort du duc de Ferrare en 1505.

Il y eut des conflits entre les religieuses ; la nouvelle supérieure du couvent tiendra Lucia en suspicion, lui interdisant tout rapport avec quiconque, sauf avec le confesseur, qu’on lui imposa. Lucia obtint du Ciel de ne plus porter les stigmates visibles, mais elle conserva la douleur au côté. Cette épreuve du silence dura ainsi quarante ans.

Profitant de ces quarante années comme d’une traversée du désert avant la Terre Promise, Lucia monta au plus haut degré de la sainteté.

On la croyait morte depuis longtemps, lorsqu’on apprit ainsi sa mort, à Ferrare, le 15 novembre 1544.

Le culte de la Bienheureuse fut reconnu en 1710.

On a récemment retrouvé à Bologne une «copie» de l’Autobiographie de Lucia, rédigée peu avant la mort de celle-ci.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie L
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