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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 18:15

Martín de León

1120-1203

 

Il naquit vers 1120-1130 de Juan et Eugenia à (ou près de) León (Espagne).

Ses pieux parents s’étaient promis qu’à la mort de l’un d’eux, l’autre serait entré en religion. Ce fut la maman qui mourut la première, et Juan entra chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin à León. 

Mais Martín était encore bien petit : Juan le prit avec lui, ce qui amena le petit garçon à devenir moine spontanément : ayant appris à lire, il fut automatiquement initié au chant des Religieux et sut bientôt par cœur les psaumes, les hymnes et les antiennes du psautier.

Vers dix-huit ou vingt ans, il fut ordonné sous-diacre. Il avait vingt-cinq ans ou un peu plus, lorsque Juan mourut à son tour (1154) ; Martín vendit alors tout ce qu’il possédait et commença un long pèlerinage qui dura une trentaine d’années et passa par Oviedo, Compostelle, Rome, Jérusalem, Antioche, Constantinople, Italie, France (Chartres, Reims, Paris), Angleterre et Irlande, Toulouse, Narbonne (Béziers), avant de retrouver son point de départ à León. Voyons maintenant quelques détails de ce long périple.

A Rome, c’était la période du carême. Martín voulut vivre intensément ce moment dans la Ville Eternelle : il prit seulement quatre repas par semaine, avec seulement pain et eau. Le pape le sut et l’appela, mais on ne sait pas quel fut l’objet de l’audience.

A Jérusalem, Martín servit à l’hôpital pendant deux années.

A Constantinople, il acheta un beau tissu de soie, qu’il pensait offrir aux Chanoines à son retour mais qui, on va le voir, lui causera quelques ennuis.

En France, il étudia la théologie avec Pietro Lombardo.

A Toulouse, il vénéra la tombe de saint Saturnin (v. 29 novembre).

Près de Narbonne, probablement à Béziers, on l’accusa d’avoir volé le fameux tissu de soie et il passa quelque temps en prison, jusqu’à ce que le malentendu soit dissipé.

Le voilà donc au terme de ses pérégrinations ; il rentra tout naturellement dans le couvent des Chanoines, leur remit le beau tissu de soie, et fut bientôt ordonné diacre et prêtre. C’est à ce moment que Martín prit le nom de Martín de la Sainte Croix.

Un contentieux entre les Chanoines et l’évêque détermina Martín à passer à l’autre couvent de Chanoines, San Isidoro, où cependant ses austérités effrayèrent les Religieux : Martín ne mangeait que fromage et œufs, jamais de viande, du vin seulement s’il était malade ; il dormait par terre, véritablement «sur la paille» ; et il allait voir les malades même de nuit ; en outre parfaitement obéissant à la règle, très dévôt du Saint-Sacrement.

C’est sur son initiative que furent édifiés dans le couvent l’oratoire de la Sainte-Croix, où il installa son scriptorium et sa propre cellule, et la chapelle de la Très Sainte Trinité, consacrée en 1190, pour y abriter les reliques qu’il avait rapportées de ses voyages et pour servir de cimetière des Chanoines.

Il fut chargé du Scriptorium et se mit lui-même à écrire. Il composa une Concordance de l’Ancien et du Nouveau Testament et se fit aider de sept clercs pour la rédaction, la relecture et la décoration des textes. Lui-même devait alors souffrir de rhumatismes, car il soutenait ses bras par des cordes attachées aux poutres. Martín est considéré comme l’auteur le plus important dans l’Espagne du 12e siècle.

Des évêques, des nobles, des personnes de sang royal, venaient fréquemment le consulter.

On raconte que saint Isidore (v. 4 avril) lui fit manger un petit livre, après quoi Martín put comprendre le sens profond de l’Ecriture. Ce miracle rappelle l’épisode du livre de l’Apocalypse (Ap 10:8-11).

Martín guérissait les malades de cette façon : il demandait d’abord au malade de proclamer sa foi, puis  lui faisait un signe de Croix en prononçant les mots Au nom du Père, etc, et ajoutait simplement : Sois guéri. Ainsi furent aidés des gens souffrant de fièvre, de paludisme, de rages de dents, d’abcès…

Il annonça le jour de sa mort, qui advint effectivement le 12 janvier 1203.

Un culte spontané a «canonisé» Martín dès sa mort.

Le Martyrologe le mentionne à présent au 12 janvier.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie M
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