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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 00:00

Gerardo Cagnoli

1267-1342

 

Gerardo vit le jour vers 1267 à Valenza Po (Lombardie, Italie N), d’une famille chrétienne et aisée.

Il fut orphelin de père à dix ans, et dut ensuite s’occuper assidûment de sa chère maman, frappée d’une grave tuberculose pulmonaire qui l’immobilisait totalement. 

Sans se décourager, Gerardo s’occupa responsablement de la maison, de sa mère, et commença une vie d’ermite chez lui, dans la prière, l’abnégation, le silence avec Dieu.

La maladie de la maman la tortura pendant treize années, au terme de laquelle elle rendit son dernier soupir dans les bras de son garçon bien-aimé.

Ce qu’il possédait, il le donna aux pauvres et entreprit un long pèlerinage à travers l’Italie, jusqu’aux rivages de la Sicile.

Il fut d’abord à Rome quelques années, puis rejoignit Naples et atteignit la Sicile. Ce fut d’abord près de Trapani (pendant quatre ans), puis de Catane.

Il y eut ensuite comme une fracture dans la vie de Gerardo. Il entendit parler de la sainte vie de Louis d’Anjou (v. 19 août) et, pour en imiter les saintes vertus, songea qu’il n’avait rien de mieux à faire que d’entrer dans un couvent franciscain. Il se présenta à Randazzo. Après la vie solitaire, cette vie de communauté, dans l’obéissance à un supérieur, devait coûter beaucoup à Gerardo, qui cependant voulait vraiment acquérir le sainteté. S’il en souffrit, il ne le laissa pas transparaître. Il était heureux.

Comme tout les nouveaux profès, il eut la charge de l’accueil et de la quête dans les rues, et se trouva ainsi en continuel contact avec les gens. Mais il pouvait jouir quotidiennement de l’Eucharistie, devant laquelle il restait des heures en méditation, la nuit. Son amour pour Jésus-Christ allait en même temps pour la Mère de Jésus, qui le favorisa d’apparitions, et bien sûr pour Louis d’Anjou.

Dieu lui donna en retour le don des miracles. C’est à Randazzo, alors qu’il n’était que novice, qu’il accomplit son premier geste miraculeux : «victime» d’une extase dans l’église, il en avait oublié de préparer le repas de la communauté ; le père gardien vint doucement le rappeler à la réalité et Gerardo courut à la cuisine… où le repas avait été préparé par «quelqu’un» : son ange gardien.

Puis on l’envoya au couvent de Palermo, où il resta pendant trente-cinq ans ; là encore, il excella à se faire petit, à servir les autres, à rechercher les plus vieux habits ; tout cela sans renoncer aux habituelles mortifications qu’il connaissait déjà dans son ermitage : cilice, jeûnes, abstinence rigoureuse de viande.

Les miracles se multiplièrent : Gerardo eut un charisme particulier pour guérir des maladies de toutes sortes, des fièvres malignes, des blessures, des maux incurables… 

Gerardo mourut le 29 décermbre 1342. Bien entendu, les miracles continuèrent de plus belle. On «béatifia» le bon Frère par la voix populaire, suivie de l’autorité ecclésiastique qui en confirma le culte en 1908.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie G
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