Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 00:00

Iacopo de’ Benedetti de Todi

1230-1306

 

Iacopo (Jacques) naquit vers 1230 à Todi (Pérouse, Ombrie, Italie C), de famille bourgeoise.

Il étudia le droit à Bologne, obtint le doctorat et revint exercer à Todi.

Avocat habile, juriste mondain, il ne résistait pas à certaines manières originales dans son acoutrement. Il aimait la vie. Il épousa Vanna (Jeanne) di Bernardino di Guidone, dont il eut une fille.

Un accident, lors d’une fête, causa la mort de son épouse en 1268 : une estrade s’écroula. Iacopone s’aperçut alors que son épouse portait un cilice. Tout ceci fit profondément réfléchir le juriste, qui sans attendre vendit ses biens, prit l’habit d’ermite et vécut en vagabond.

Il restait très original, mais dans la pénitence, par exemple il s’ «humiliait» à marcher à quatre pattes harnaché comme un âne…  C’est dans ces circonstances que les enfants le surnommèrent Iacopone («gros Jacques»). Il ne manquait pas une occasion de souligner la vanité de la vie.

En 1278, il frappa à la porte des Franciscains de Todi. Le Gardien était en droit d’hésiter un peu pour admettre un tel candidat ! Iacopone devint frère convers. Ses mortifications continuaient.

Voulant expier sa gourmandise d’autrefois, il se procura des abats, qu’il suspendit dans sa cellule, juste pour les humer et s’imposer de les voir, de s’en approcher, sans y toucher. Les beaux morceaux devinrent une charogne infecte, dont l’odeur se répandit bien en-dehors de la cellule ; le Frère Iacopone n’eut pas de peine à «avouer» sa pénitence ; on lui en donna une autre : d’être enfermé à la fosse d’aisance. On verra là que les moines, eux aussi, ne manquaient pas d’originalité.

Dans la querelle qui opposa les Franciscains «spirituels» et les «conventuels», il prit énergiquement parti pour les spirituels, appuyés par le pape Célestin V (celui qui devait démissionner), et se permit de brimer le pape qui favorisait les conventuels : Boniface VIII l’excommunia, le fit emprisonner, et pendant plusieurs années. Même durant l’année sainte 1300, le pape lui refusa l’absolution. Il ne fut libéré qu’à la mort du pape en 1303.

Iacopone, désormais septuagénaire et affaibli, fut recueilli chez des Clarisses de Collazzone, qui lui montrèrent toute l’attention possible.

Ce célèbre pénitent écrivit des poèmes qui lui valurent une place dans la littérature italienne. On lui attribue généralement le Stabat Mater, que nous chantons le 15 septembre en la fête de Notre-Dame des Douleurs.

Iacopone mourut saintement à Collazzone le jour de Noël, 25 décembre 1306.

Un culte se développa autour de son tombeau et fut reconnu en 1868, mais Iacopone n’est pas mentionné dans le Martyrologe.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by samuelephrem - dans Hagiographie I
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 8000 notices de Bienheureux et Saints. Déjà traités : 1.Personnages bibliques (AT et NT). 2.Papes. 3.Saints du Calendrier Romain. 4. Reconnus aux siècles XII-XXI. 5. Siècles VI-XI. 6 (en cours) : siècles II-V. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens