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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:52

Pardoux de Guéret

657-737

 

Pardulphus - Pardoux naquit en 657 à Sardent (Creuse), de parents cultivateurs.

Un fait important marqua l’enfance de Pardoux : un jour de tempête, il reçut sur la tête une grosse branche d’arbre, et en resta aveugle pendant un certain temps ; guéri, il grandit dans la piété et la générosité envers le prochain, et provoquant déjà des miracles avec de l’eau ou de l’huile bénites ou délivrant des possédés. On en racontera plus tard quelques specimens.

Lorsque le comte de Limoges, Lanterius, voulut construire un monastère à Waractum (Guéret), c’est sur Pardoux que son choix s’arrêta pour lui confier la direction des moines ; mais pour le convaincre, il le fit attacher sur son cheval. Pardoux se laissa faire à contre-cœur ; il surveilla les travaux, et finit par accompagner Lanterius dans tous ses déplacements ; quand il vint s’installer dans le monastère achevé, il n’en sortit jamais plus.

Pardoux avait une règle de vie très particulière, dont on ne peut dire de quelle Règle classique elle dépendait. Il ne mangeait jamais de viande ; son habillement consistait purement et simplement en une tunique ; il se chauffait très rarement, et ne se lavait que s’il était souffrant. En carême, il se faisait administrer de fortes flagellations par un disciple. Concernant ses moines, on ne sait quelle règle il leur imposa.

Les malades atteints des maux les plus divers accouraient et repartaient guéris sur l’heure. Les récits en furent consignés par un témoin oculaire.

Ce fut le cas d’un certain Marcellus dont les talons touchaient les reins ; ou d’un paralytique qui s’entendit dire trois fois en songe de se rendre auprès de Pardoux.

Des ouvriers s’étaient trompés dans la taille des poutres, et il manquait un bon pied et demi ; pour leur éviter une sanction, Pardoux non seulement allongea les poutres à la bonne longueur, mais il y eut même de l’excédent qu’on dut couper.

Un autre «voleur» avait détourné le blé d’une pauvre veuve pour le donner à son cheval ; non seulement le cheval n’y toucha pas, mais il eut les yeux complètement sortis des orbites ; ce n’est qu’après que l’homme se décida à avouer son larcin à Pardoux, que celui-ci fit appliquer aux yeux de la bête de l’eau bénite et des bandelettes, et que tout rentra dans l’ordre.

Parfois Pardoux rendait la justice à sa façon. Un jour qu’un paysan lui portait des cèpes, un fonctionnaire les vola pour soi-même, mais ils lui restèrent coincés dans le gosier et l’étouffaient : il dépêcha son domestique pour aller implorer son pardon et Pardoux lui fit remettre une huile et une eau bénites, qui aidèrent notre homme à se libérer, non sans quelque souffrance au passage, pour bien expier sa faute.

Et encore ce bienfait infiniment gracieux. Pardoux accepta d’être le parrain d’un petit enfant. Après la cérémonie, et pendant longtemps, les parents observèrent que le berceau se balançait toujours au bon moment pour endormir le bébé. Mais l’enfant mourut ; les parents accrochèrent le berceau à leur plafond et ne furent pas étonnés de voir leur maison épargnée par les flammes d’un incendie, allumé par les envahisseurs Francs en 743.

Quand les Arabes se replièrent après leur défaite devant Poitiers (traditionnellement en 732), ils s’avançaient dangereusement vers Guéret. Pardoux resta sur place avec son seul serviteur et se mit en prière. Les Arabes discutèrent avec lui dans leur langue, dit le narrateur, et passèrent.

Pardoux s’alita le jour de la fête de s.Michel (v. 29 septembre). Le septième jour, un dimanche, il demanda : Quelle est cette trompette ? et les moines comprirent que l’Ange appelait Pardoux. Puis Pardoux : Qui enfile mes souliers ? Un moine coquin était en train de les essayer (espérant sans doute les garder en reliques).

Pardoux mourut le 6 octobre 737, dans cette abbaye qu’il n’avait jamais quittée.

Aussitôt après l’enterrement, un fou furieux fut guéri sur sa tombe.

Guéret fut totalement détruite un siècle plus tard, dans une invasion normande.

Saint Pardoux de Guéret est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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