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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 00:56

Léobon de Salagnac

† 530

 

On est étonné de lire dans certaines publications qu’on ne sait rien de lui, et de découvrir dans d’autres publications (antérieures) tant de détails intéressants. Même si l’on a des raisons sérieuses d’émettre des doutes, on peut tout de même donner des informations, ne serait-ce qu’au conditionnel.

Notre Leobonus (Lion bon, gentil lion) naquit à une date imprécise de la fin du 5e siècle, à Fursac (Forum sacrum, ville sainte), de parents chrétiens qui le mirent sous la protextion de sainte Rufina (v. 19 juillet ?). 

Pourquoi Rufina, une martyre espagnole du 3e siècle ? L’église paroissiale était bien dédiée à sainte Rufine, mais on proposerait aussi cette explication : il est souvent arrivé que des parents imposassent à leur bébé le nom du Saint du jour ; en supposant que Leobonus fût né ou baptisé un 19 juillet, il pouvait recevoir le nom de Rufin ; ajoutons maintenant que sainte Rufine, après maintes tortures, fut exposée à un lion qui, gentiment, vint lui lécher le manteau. Ne serait-ce pas là l’origine du prénom Leobonus ?

Toujours est-il que Leobonus fut réellement bon, très tôt attiré par la solitude, la prière, la méditation. Il finit par se construire un petit ermitage non loin de Fursac, cultivant les légumes dont son corps avait besoin, et se rendant à l’église pour nourrir son âme de l’Eucharistie.

Le Diable ne pouvait pas laisser en paix une vie si sainte ; il suscita une femme qui, feignant de chercher son chemin, demanda à Leobonus l’hospitalité. Mais elle y mit des propos si liencieux que, pour préparer un lit, Leobonus étendit à terre des charbons ardents et s’y coucha en invitant cette femme à le rejoindre ; effrayée, elle se retira bien vite et, avec ses compagnes qui l’attendaient, vint observer la scène, bien surprise de constater que Leobonus n’avait aucune brûlure. Celles qui voulaient faire tomber Leobonus dans le péché, diffusèrent au contraire la sainteté de l’Ermite.

Mais Leobonus n’aimait pas tout le tapage qui en résulta ; il gagna Salagnac, un peu plus loin, et y vécut jusqu’à la fin de sa vie.

Leobonus mourut en ou vers 530. Les miracles qu’il n’avait pas opérés de son vivant, furent nombreux à son tombeau.

Il y eut tant de miracles, et tant de reconnaissance, que l’église paroissiale de Fursac fut la plus «riche» du diocèse. Lorsqu’en 1755 la commune voulut construire deux ponts, rendus nécessaires à cause des fréquentes crues des eaux, il leur «suffit» de vendre tous les matériaux de la chapelle de Saint-Léobon et le gros tilleul qui est au-devant de la dite chapelle.

Leobonus fut traditionnellement invoqué pour la guérison des enfants malades, pour guérir les fièvres ou les inflammations intestinales.

En 994, on procéda à une reconnaissance des reliques et on lava les os avec du vin bénit ; un jeune homme malade en goûta, et fut guéri à l’instant. Lors d’une procession des reliques, un enfant atteint du Mal des Ardents, fut guéri immédiatement. Par la suite, d’autres enfants furent aussi guéris du même mal. Près de Limoges se trouve une colline où furent déposées ces reliques le temps de les y faire vénérer : il y eut tant de miracles qu’on appela le lieu Montjauvy (Mons gaudii : Montagne de la Joie).

Il y eut ensuite une petite contestation entre Fursac et Salagnac : qui aurait eu l’honneur d’abriter les reliques de l’Ermite ? Après quelques échanges assez colorés, Fursac conserva le bras droit, Salagnac le reste.

Saint Léobon de Salagnac est commémoré le 13 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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