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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 20:08

Siran de Méobecq

7e siècle

 

Siran (en latin Sigirannus) naquit vraisemblablement dans les dernières années du 6e siècle, fils du noble Sigelaïc, berrichon, qui l’envoya étudier à Tours.

Il fut ensuite admis à la cour du roi des Francs, sous la protection de Flaochad, futur maire du palais, et devint bientôt échanson du roi. On ne sait pas précisément de quel roi il peut s’agir, Thierry II ou Clotaire II.

Sigelaïc était un homme très vertueux et fut appelé à devenir le vingt-cinquième évêque de Tours (619) : il pouvait être veuf, et Siran devait donc être mûr et indépendant. Sigelaïc pensait que son Siran épouserait la fille d’un ami à lui, mais Siran quitta toutes ses occupations mondaines, se rasa lui-même la tête comme un clerc et fut bientôt admis parmi le clergé de Tours, du temps du successeur de Sigelaïc.

Siran fut ensuite nommé archidiacre. Il distribua tous ses biens. L’administrateur de Tours le crut fou et le fit enfermer ; mal lui en prit, il fut attaqué par une telle crise de folie, qu’un garde l’abattit d’un coup d’épée.

Notre Siran se retira encore une fois de ces responsabilités et suivit un Irlandais de passage : Falvius, qui se déplaçait avec quelques disciples en pèlerinage à Tours et avaient pour but la Ville Eternelle. 

Chaque étape était pour Siran l’occasion de prêcher aux populations, de rendre des services, de gagner son pain en participant aux vendanges, tout en continuant de lire les Vies de Saints ou l’Ecriture, qu’il avait toujours avec lui.

Mais de Rome, il repartit vite auprès de Flaochad qui avait besoin de lui ; ce dernier, reconnaissant, l’aida à fonder un monastère à Méobecq (Indre) ainsi qu’un autre à proximité, Longoritus, où l’on pratiqua la Règle de s.Benoît.

Siran eut le don des miracles. Des voleurs qui étaient partis avec ses chevaux, croyant avoir chevauché toute la nuit, se retrouvèrent devant la porte du monastère au petit matin ; la chandelle éteinte d’un frère maladroit, se retrouva allumée par un signe de croix. Un jour qu’il rencontra un bandit qu’on menait à la potence, il demanda sa grâce ; ne l’ayant obtenue, il s’adressa à la foule : Que celui qui est sans péché, vienne lui jeter la première pierre (Jn 8:7) ; tous demandèrent la grâce du condamné, que Siran exhorta à mener désormais une vie honnête.

Malheureusement, comme autrefois près de Notre-Seigneur, Siran connut la trahison. Un moine constitua un clan opposé à leur abbé. Pour le bien de la communauté, Siran préféra éviter l’affrontement et reprit son bâton de pèlerin. Ses dons de pêcheur l’aidaient à donner des poissons aux pauvres, ailleurs il aidait un paysan à porter son fagot, ou à tirer une charrette de fumier, avant de lui donner de quoi acheter un bœuf.

Il parvint ainsi à Toulouse et se joignit aux mendiants, auxquels il adressa la Bonne Nouvelle. Mais désormais épuisé, il mourut après avoir donné tout ce qui lui restait ; son seul bien était sa mince tunique, dans laquelle il voulait être enterré, sans honneur.

Siran mourut sous Clovis II ou Clovis III, traditionnellement un 4 décembre.

Des deux monastères fondés par Siran, il ne reste rien.

C’est son nom qu’on a repris pour l’abbaye de Saint-Cyran, trop célèbre lors de la querelle du jansénisme.

Saint Siran de Méobecq est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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