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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 12:08

Henri Grialou
1894-1967

Henri Grialou naquit le 2 décembre 1894 à Aubin (Aveyron), d’Auguste et Marie Miral, qui eurent deux garçons et trois filles. Le papa, un mineur, mourra à quarante-quatre ans, en 1904.
Après ses études à Suse (Italie), Henri fréquenta le Petit séminaire de Graves, le Grand séminaire de Rodez.
En 1913, il devança l’appel au service militaire, et se trouvait encore sous les drapeaux quand éclata la Guerre mondiale. Lieutenant dans le 122e régiment d’infanterie, Henri combattit à Argonne, à Verdun ; il fut sur le Chemin des Dames. Il reçut plusieurs décorations, la Légion d’honneur et la Croix de guerre.
Démobilisé en 1919, il pouvait se préparer à recevoir les Ordres majeurs. Curieusement, un livre de s.Jean de la Croix (v. 14 décembre) à la fois lui parut insipide et l’attira à l’idéal du Carmel. C’est cette même année qu’il eut l’occasion de connaître trois jeunes femmes qui avaient ouvert à Marseille un cours d’abord réservé aux filles. Ces dames voulaient vivre intensément leur idéal de prière tout en maintenant leur activité professionnelle. Cette rencontre allait se montrer providentielle.
En 1922, après son ordination sacerdotale, Henri entra au Carmel de Fontainebleau, où il prit le nom de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. Il fut ensuite à celui de Lille, puis supérieur à Tarascon (1927). Il fit largement connaître le message de sainte Thérèse de Lisieux, canonisée en 1925 (v. 1er octobre), et de s.Jean de la Croix, proclamé Docteur de l’Eglise en 1926.
En 1932, les Dames enseignantes de Marseille se constituèrent en une Fraternité du Tiers-Ordre carmélitain : c’était l’origine du futur Institut Notre-Dame de Vie.
L’activité du père Marie-Eugène fut intense : prieur à Agen puis à Monaco, définiteur général de l’Ordre à Rome de 1937 à 1955.
De 1939 à 1946, il sera mobilisé dans l’armée. Au lendemain de la Guerre, il fut en même temps visiteur apostolique des carmels de France.
Au terme de sa présence à Rome, il fut prieur à Tarascon puis provincial pour toute le région Avignon-Aquitaine (1957-1960), tout en résidant de façon permanente à Notre-Dame de Vie (Venasque).
Cet institut fut reconnu de droit pontifical en 1962. En 1963, furent admis les membres masculins, qui constitueront la nouvelle branche sacerdotale et la branche laïque masculine.
En 1963, il fut à nouveau élu provincial, et devait le rester jusqu’à sa mort, qui advint le lundi de Pâques, 27 mars 1967.
De tous les articles et conférences du père Eugène-Marie, le plus célèbre est son livre Je veux voir Dieu, qui développe de façon très abordable la spiritualité de sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre).
Le père Eugène-Marie de l’Enfant-Jésus  fut béatifié en 2016.
Le miracle qui fut examiné pour cette béatification concernait un petit enfant né avec de gros kystes ; on l’opéra à onze jours, puis encore à deux semaines ; le cas était désespéré ; à un mois, l’enfant ne pesait qu’à peine plus de trois kilogrammes. La grand-tante de l’enfant commença une prière par l’intercession du père Eugène-Marie : subitement, s’arrêta ce dangereux écoulement  de la plaie au canal thoracique, l’enfant prit du poids et, en trois jours, pouvait regagner la maison en parfaite santé.
Le p.Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus sera commémoré le 27 mars dans le Martyrologe Romain.

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