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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 07:15

Bernard Casey
1870-1957

Bernard Francis naquit le 25 novembre 1870 à Oak Grove (Wisconsin, USA), sixième des seize enfants de Bernard James et Ellen Elizabeth, qui étaient d’origine irlandaise. Ils firent baptiser leur fils le 18 décembre suivant.

A huit ans, il eut la diphthérie, qui lui laissa des séquelles permanentes dans la voix et sa configuration physique. Deux de ses frères et sœurs moururent de cette maladie la même année.

Toujours en 1878, la famille déménagea à Hudson et Bernard commença l’école Saint Mary ; quatre ans plus tard, on déménagea encore à Burkhardt. 

A partir de 1887, Bernard alla en quête de travail dans le Minnesota ; il fut bûcheron, infirmier dans un hôpital, gardien de prison, chauffeur de taxi.

Il conçut le désir de se marier, mais la jeune fille fut brusquement envoyée dans un pensionnat. 

Un grave accident dont il fut témoin pendant son dernier job, fit jaillir en lui la vocation sacerdotale : il aperçut un marin ivre en train de battre à mort une femme.

En 1891, il demanda son admission au séminaire tenu par les Franciscains dans le diocèse de Milwaukee ; mais les cours se faisaient en latin ou en allemand ! Il fut orienté vers les ordres monastiques, où il aurait pu être ordonné et célébrer la Messe, sans avoir à prêcher ni à confesser. 

Il réfléchit et, pendant qu’il priait, entendit une voix qui lui disait : Va à Detroit ! Bernard fit le voyage : plus de six cents kilomètres ! et il n’avait jamais vu Detroit ! Il y trouva un couvent de pères Capucins et y fut admis, en janvier 1897.

Il y prit le nom religieux de Francis Solano, en référence à s.Francisco Solano (v. 14 juillet) : tant Francisco que Bernard aimaient le violon ! Il fit la profession en 1898 et fut ordonné prêtre en 1904. Il avait trente-quatre ans.

Tout d’abord, il fut envoyé dans des communautés de New York : Yonkers, la City, Penn Station, Harlem. On sentait que sa parole était «inspirée». Puis en 1924, il fut envoyé à Detroit, où il fut portier jusqu’en 1945. Chaque mercredi, il recevait des malades et c’est ainsi qu’on remarqua quelle tendre compassion il démontrait pour ceux-ci, mais aussi les résultats qui en découlaient : les malades étaient soulagés, voire guéris.

Une nuit, un père frappé d’insomnie alla prier à la chapelle : il y vit Francis Solano à genoux devant l’autel, immobile, comme en extase et ne s’apercevant de rien autour de lui.

Francis aimait bien son violon ; durant les récréations, il jouait et chantonnait à ses Confrères des chansons irlandaises, mais sa voix était si éraillée (comme on l’a dit plus haut), que certains ne pouvaient s’empêcher de toussoter pendant qu’il chantait, de sorte que Francis, sans se fâcher, allait humblement à la chapelle chantonner et jouer pour un public invisible et plus bienveillant.

Le père Francis n’était pas un faux mystique, il participait volontiers aussi aux parties de volley ou de tennis avec des Confrères, ou les accompagnait au jogging.

Mais à partir de 1946 sa santé déclina beaucoup. Les dix dernières années de sa vie furent marquées par un eczema qui lui dévorait tout le corps ; il fut envoyé dans un autre couvent à Huntington pour y être soigné, jusqu’à ce qu’on fût obligé de l’hospitaliser à Detroit en 1956. L’année suivante, nouvelle hospitalisation d’urgence pour un empoisonnement, après quoi on nota qu’il marchait beaucoup plus lentement, et qu’il souffrait davantage de la peau ; admis encore une fois à l’hôpital, on lui diagnostiqua un érysipèle, incurable à l’époque, et on envisagea l’amputation.

Le père Francis mourut le 31 juillet 1957, après avoir dit Je rends mon âme à Jésus Christ.

Un grand nombre de guérisons, avenues tant de son vivant qu’après sa mort, furent reconnues. Le miracle reconnu pour la béatification du père Francis, fut la guérison totale et inexplicable d’une malade atteinte d’ichtyose, une maladie génétique incurable (2012).

Le père Francis Solano, dans le monde Bernard Casey, fut béatifié en 2017 et sera commémoré le 31 juillet dans le Martyrologe Romain.

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