Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 13:50

José Santos Ortega
1882-1936

Né le 18 septembre 1882 à Rabé de las Calzadas (Burgos), José avait deux jeunes frères et deux sœurs ; les trois frères devinrent prêtres vincentiens, les deux sœurs Filles de la Charité : José, Francisco, Saturnino, Rufina et Eustasia. 

José reçut sa première formation justement chez les Filles de la Charité de son pays, puis au collège des Pères Lazaristes (ou Vincentiens) de Tardajos.

Entré à son tour dans la Congrégation des Lazaristes, il fit le noviciat à Madrid (1899), étudia la philosophie à Hortaleza et la théologie à Madrid ; il fut ordonné prêtre en 1908.

Il fut d’abord sous-directeur du noviciat, puis exerça son talent de missionnaire à Badajoz (1914), Tardajos (1917), Oviedo (1927), où il fut économe du séminaire.

En 1931, il dut être hospitalisé en asile psychiatrique à Leganés pour une grave affection cérébrale, dont il put se remettre. Ensuite il fut affecté à la basilique de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, rue García de Paredes.

Le père José avait un talent pour travailler le bois : il savait se faire menuisier ou fabriquer des chapelets ; bon photographe à l’occasion.

En 1936, devant le danger de la persécution, le p.José se réfugia à Madrid chez une cousine. Cependant, la concierge lui demanda de partir au plus vite, parce que sa présence dérangeait et pouvait même compromettre les voisins. La cousine alors, avec son mari, accompagnèrent le p.José au Comité du quartier, sollicitant la permission de le garder, puisqu’il était de leur famille ; l’autorisation fut refusée, mais le président du Comité feignit de les aider en faisant conduire le Père à une pension, où un jeune milicien allait l’accompagner. Ce dernier était un certain Chicharro que nous allons retrouver par la suite. Le p.José lui donna cinquante pesetas.

Les gens acceptèrent de laisser entrer le Père et, pendant les deux mois où il fut avec eux, finirent par sympathiser avec lui. Le p.José fit le catéchisme aux enfants, leur apprit à lire, pria avec eux, fit de petits travaux de menuiserie ; il sortait peu, soit pour aller manger ailleurs, soit pour aller se confesser à un autre Père. 

Le fameux Chicharro revint le voir une fois - pour lui demander encore cinquante pesetas. Il revint encore le 23 septembre vers midi, mais cette fois c’était pour l’emmener : une voiture les attendait dans la rue. Le p.José se montrait naïvement très heureux de le revoir, tandis que l’autre lui dit qu’il fallait seulement aller signer une déclaration.

Ils se dirigèrent vers Hortaleza, en face du bâtiment des Ballesteros où ils descendirent. La voiture alla se garer un peu plus loin, on fit faire quelques pas au p.José, et il reçut une décharge.

Pour une fois, l’histoire ne s’arrête pas à la mort du Martyr. Au printemps de 1940, on appela vers vingt-deux heures deux Pères vincentiens à leur maison de Madrid, pour aller assister un condamné à mort. C’était le fameux Chicharro, qui se confessa et communia avant de mourir. En quittant la prison, il embrassa le prêtre qui était venu l’assister à cette heure ultime.

Martyrisé le 23 septembre 1936 et béatifié en 2017, José Santos Ortega sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 septembre.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens