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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 00:00

13 MARS

III.    

S Sabinus, martyr à Hermopolis, dénoncé par le mendiant qu’il aidait.
S Urpasien, chrétien de la maison de Dioclétien, martyr à Nicomédie.

IV.    

Ss Macédonius, prêtre, son épouse Patrikia et leur fille Modesti, martyrs à Nicomédie.
S Melaine, évêque à Troyes.

?    

Ss Theusétas, Horrès, Théodora, Nymphodora, Marc et Arabia, martyrs à Nicée de Bithynie.

VI.    

Ste Christina, vierge et martyre en Perse.
S Pientius, évêque à Poitiers, soutien de ste Radegonde dans l’édification de son monastère.

VII.    

S Leandro, frère des ss. Isidoro, Fulgéncio et Florentina, évêque à Séville, témoin de la persécution et de la conversion du roi arien.
S Mochoemoc (Pulcherius), fondateur et abbé à Liath-Mochoemoc.
S Vincent, curé à Magny.
Ste Mafflée (Macteflède), abbesse à Habend où fut organisée la “Laus perennis”  (sept groupes de douze moniales se succédaient au chœur sans interruption).

VIII.    

S Géraldus (Garalt), moine (abbé ?) à Mayo.

IX.    

S Eldrado, provençal, abbé à Novalesa.
Ss Rodrigo, prêtre, et Salomón, martyrs à Cordoue ; Rodrigo avait été dénoncé par son frère, musulman.
S Ansovino, évêque à Camerino ; avant d’être sacré il obtint que l’empereur abolît la coutume selon laquelle l’évêque devait fournir des subsides militaires au pouvoir temporel.

XI.    

Ste Kennocka, religieuse à Fife.

XIII.    

B Pietro II, abbé à La Cava.
B Agnello de Pise, compagnon de s.François d’Assise, fondateur à Paris et surtout en Angleterre, mort à Oxford.

XV.    

B Henry (Eric), fils du roi scandinave Aquin, il refusa de régner, partit en pèlerinage à Rome, et mourut à Pérouse.

XVI.    

B William Haddoc, moine au pays de Lancastre et martyr.

XVIII.    

Bse Françoise Tréhet, des Sœurs de la Charité, martyre guillotinée à Laval. 

XX.    

Ste Maria Rita Lópes Pontes de Souza Brito (Dulce, 1914-1992), brésilienne des Sœurs Missionnaires de l’Immaculée Conception, béatifiée en 2011, canonisée en 2019.

Sabinus d’Hermopolis

† 287

 

Sabinus - ou aussi Babinus, ou encore Abibus - vivait à Hermopolis (act. el-Ashmounein, Egypte) ou en venait.

Bien avant la persécution proprement dite de Dioclétien en 303, des Chrétiens furent arrêtés. En Egypte, on les recherchait et Sabinus se cacha pendant un certain temps.

Un mendiant cependant, qui en recevait des aumônes, s’offrit à le dénoncer, recevant pour ce «service» deux pièces de monnaie.

Sabinus fut amené devant le préfet, qui le condamna à diverses tortures et le fit jeter dans le Nil.

Saint Sabinus d’Hermopolis est commémoré le 13 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Makedonios de Nicomédie

avec sa femme et sa fille

† 303

 

Makedonios vivait à Nicomédie avec son épouse Patrikia et leur fille Modesti.

Il fut désigné pour recevoir le sacerdoce.

Tous trois reçurent la couronne du martyre, au temps de la persécution de Dioclétien, c’est-à-dire vers 303-311, mais il y eut des arrestations avant cette période aussi.

Anciennement, la mention de ces trois martyrs était complétée d’une vingtaine d’autres noms.

Saint Makedonios de Nicomédie est commémoré, avec sa femme et sa fille, le 13 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Christina de Perse

† 559

 

Cette chrétienne vécut au 6e siècle en Perse, sous le roi Chosroe Ier.

Si l’on peut dire que ce roi fut un «louis XIV» de la Perse, aussi guerrier que soutien des arts, il ne fut pas le protecteur du Christianisme.

Christina fut arrêtée pour sa foi, et battue de verges jusqu’à son dernier soupir.

Sainte Christina est commémorée le 13 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pientius de Poitiers

† 564

 

Pientius (qu’on traduit en français Pient, ce qui n’est pas terriblement harmonieux), vécut au 6e siècle.

Si l’on ne connaît pas sa vie personnelle, des témoignages sûrs attestent sa sainteté.

Il semble cependant que, contrairement à beaucoup de prélats choisis dans l’aristocratie à cette époque, Pientius fût le fils d’un simple gardien de l’église cathédrale.

Il monta sur le siège épiscopal de Poitiers après Daniel, vers 555.

En particulier, il aida sainte Radegonde (v. 13 août) à bâtir son monastère.

Dès 561 environ, par décision du roi Clotaire, on lui nomma un successeur en la personne du duc Austrapius, entré récemment dans la cléricature ; en réalité, le nouveau roi, Charibert, fit nommer Pascentius à cette charge.

Une chapelle que Pientius avait fait construire à Maillé, fut pendant dix siècles lieu de pèlerinage, avant d’être détruite par la fureur huguenotte et remplacée par l’église paroissiale.

Saint Pientius, qui mourut vers 564, est commémoré le 13 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Leandro de Séville

535-600

 

Dans cette belle famille chrétienne de Cartagena (Andalousie, Espagne SE), naquirent successivement de Severianus et Túrtura : Leandro, vers 535, Fulgencio, Florentina et Isidoro (v. 14 janvier, 28 août et 4 avril).

Leandro embrassa très tôt la vie monastique, d’abord à Leon, puis à Seville même, où sa famille vint se réfugier en 554, devant l’invasion .

En 579, Leandro fut appelé à assumer la charge épiscopale.

Il créa une école où devrait être enseignée la foi romaine, mais aussi les arts et les sciences.

Les élèves affluèrent vite, parmi lesquels on compta Hermenegildo et Recaredo, les deux fils du roi Leovigildo. On aura l’occasion de voir que le premier des deux fut entièrement acquis à la foi romaine, qu’il défendit par le martyre (v. 13 avril).

Mais le roi Leovigildo usa de tous les moyens possibles pour soutenir l’erreur arienne, condamnant à la prison ou à l’exil les opposants, comme ce fut le cas du fidèle Leandro.

Leandro, décrivant la situation du pays à cette époque, dit qu’on n’y trouvait plus un homme vraiment libre, et que même la terre ne produisait plus son fruit.

Avant d’être exilé, Leandro eut encore le temps d’aller à Constantinople , où il rencontra le futur Grégoire 1er (v. 12 mars), qui s’y trouvait en tant qu’apocrisiaire (légat) du pape. C’est sur les instances de Leandro que Grégoire écrivit son Commentaire sur Job. Entre Grégoire et Leandro se tissa une très forte amitié spirituelle, qui s’exprime dans leur correspondance.

La persécution fut suspendue par la «conversion» du roi Leovigild. Si l’on doute parfois de sa véritable conversion, on admet un revirement et une attitude meilleure envers l’Eglise. L’avènement de Recaredo confirma cette paix retrouvée, qui aboutit d’une part à la conversion de tout le peuple visigoth et d’autre part au troisième concile de Tolède (589).

En 590, l’ami Grégoire devint pape sous le nom de Grégoire Ie, lequel, heureux des récents développements de la situation en Espagne, envoya à Leandro le pallium. Il lui aurait aussi envoyé une image de Notre-Dame de Guadalupe.

Désormais, Leandro allait se consacrer, outre qu’à son devoir pastoral, à la rédaction d’ouvrages, mais dont un seul nous est parvenu.

Une Lettre à Florentina, qu’on considère comme une véritable Règle, contient des remarques fondamentales, parmi lesquelles que les jeunes filles nées dans l’esclavage sont devenues véritablement sœurs par leur profession.

Les dernières années de Leandro se passèrent dans la pénitence, les jeûnes, la méditation de l’Ecriture, mais aussi dans les infirmités, notamment la goutte, comme d’ailleurs le pape Grégoire Ier.

Leandro mourut, dit-on généralement, le 13 mars de 596, voire même de 601. Son propre frère, Isidoro, lui succéda.

Saint Leandro est commémoré le 13 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eldrado de Novalesa

† 840

 

A peine Eldradus fut-il né, à la fin du 8e siècle à Lambesc (Bouches-du-Rhône), qu’il fut orphelin.

Ses parents lui laissaient un héritage abondant, qui l’embarrassait. Il commença par chercher le dépouillement dans son vêtement et dans sa demeure, puis s’occupa de bonnes œuvres, de l’instruction des ignorants, de l’assistance aux pauvres.

Il voulut embrasser la vie monacale et, pour cela, s’en vint en Italie, parvint à Rome. Il apprit qu’une abbaye bénédictine venait d’être fondée au Mont Cenis, en Piémont : les moines y exerçaient l’hospitalité jour et nuit, s’occupaient d’une aumônerie située au sommet du passage.

En 814, il s’y présenta sous les traits les plus simples d’un voyageur ordinaire, mais fut bien vite reconnu par l’abbé, Amblulfus, qui était aussi de Provence.

L’abbé mit d’abord à l’épreuve le nouvel arrivé, lui confiant le soin des vignes ; une fois vêtu, Eldrado montra le plus grand zèle à étudier les Règles des maîtres, s. Basile, s.Colomban, s. Benoît (v. 2 janvier, 23 novembre, 11 juillet). L’oiseau avait trouvé son nid : Eldrado fit de grands progrès dans les vertus, charitable, doux, obéissant.

Il fut ordonné prêtre et fut chargé de l’accueil des pèlerins et de l’instruction des novices.

A la mort d’Amblulfus, le nouvel abbé, Hugues, se déchargea de l’administration de l’abbaye sur notre Eldrado, car il avait déjà d’autres responsabilités en d’autres abbayes ; quand il mourut, c’est Eldrado qui fut choisi. Cette élection eut lieu avant 825.

On dut lutter contre son humilité foncière pour lui faire accepter son élection, mais on ne la regretta pas.

Eldrado mit tout son zèle à développer les activités de l’abbaye ; à l’intérieur, organisant la Laus perennis (Louange perpétuelle) et revisant les textes des psaumes ; à l’extérieur, redoublant d’attention à l’endroit des pèlerins en vue de plaire à Dieu, disait-il.

Il fut à l’origine de plusieurs édifices : Saint-Pierre près de Lambesc (810), quatre églises à Monestier-les-Bains ainsi qu’un nouveau monastère avec un hospice pour les voyageurs, le grand campanile de Novalesa, un hospice dans le passage du Lautaret en Dauphiné.

Dans cette région, il fit disparaître les serpents qui y sévissaient.

Bien d’autres miracles eurent lieu par sa prière et sa présence : on cita la guérison d’un muet, d’un boîteux, d’un lépreux ; il lisait dans les cœurs…

Il fut informé divinement de sa mort prochaine quatre jours avant ; heureux, il s’y prépara, entretint encore les moines sur l’union et la concorde, et s’endormit doucement le 13 mars 840.

Quelque temps après les funérailles d’Eldrado, on exposa son corps à la vénération des fidèles, mais on le reporta en terre par crainte des Sarrasins en 906. Mille ans plus tard, en 1903, son culte fut confirmé.

Saint Eldradus est commémoré le 13 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rodrigo de Cordoue et Salomón

† 857

 

Dans l’Andalousie conquise par les Arabes, vivaient à Cordoue trois frères, dont deux étaient chrétiens et l’autre musulman. Des trois, on ne connaît que le nom de Rodrigo, né à Cabra, et qui était devenu prêtre.

Vint un jour une rixe entre deux d’entre eux, et Rodrigo chercha à les séparer, mais ils le frappèrent et le laissèrent inanimé.

Le musulman fit alors mettre Rodrigo sur une charrette et porter à travers la ville en criant : Voyez mon frère prêtre : il a embrassé notre religion ; il n’a pas voulu quitter ce monde sans vous faire connaître son changement.

Cependant Rodrigo se remit. Il apprit le comportement de son frère et s’éloigna de la ville. Mais un jour qu’il devait y passer pour quelque affaire - et la persécution s’étant déchaînée à Cordoue, il fut reconnu par son frère et conduit de force devant le cadi, l’accusant d’avoir abandonné l’islam.

Rodrigo protesta qu’il n’avait jamais embrassé l’islam, et qu’il était et restait prêtre de la religion catholique.

Condamné à mort, il est mis en prison, où il trouve un autre chrétien, Salomón, avec qui il se lie d’amitié.

Le jour de l’exécution, Rodrigo est décapité le premier, Salomón reste inébranlable et est à son tour décapité.

Jetés dans le fleuve Guadalquivir, les corps furent retrouvés. On vénéra les deux hommes comme martyrs, Rodrigue fut inhumé au monastère de Saint-Genesius, Salomón en l’église des Saints-Cosme-et-Damien.

Depuis le XVIe siècle, ils sont inscrits au Martyrologe le 13 mars.

 

 

Ansovinus de Camerino

† 868

 

Il naquit au 9e siècle à Camerino (Marches, Italie CE), d’une famille originaire de Lombardie.

Après d’excellentes études à Pavie, il fut conseiller auprès de l’empereur Ludovico II.

Vers 850, il fut désigné pour être le nouvel évêque de Camerino, le vingt-cinquième pour la précision.

Or, il commença par refuser. La raison en était que, d’après une tradition locale, l’évêque était tenu de fournir au pouvoir temporel des subsides militaires. Ansovino mit comme condition de son acceptation, la suppression de cette étrange et illicite tradition. Ludovico consentit.

Ansovinus alors se rendit à Rome pour y être consacré par le pape.

Le nouvel évêque fut généreux envers ses fidèles, en particulier lors d’une famine : il ouvrit ses greniers et donna ordre de distribuer tout le grain jusqu’à épuisement ; le grenier se remplit plusieurs fois du soir au matin.

D’autres miracles illustrèrent encore la sainteté d’Ansovinus.

En 861, il participa au concile de Rome.

Il mourut au retour d’un voyage en arrivant à Camerino, le 13 mars 868.

Ansovinus fut le seul évêque de Camerino canonisé après le fondateur de ce diocèse, un mystérieux saint Leontius, au 3e siècle, d’ailleurs inconnu au Martyrologe.

Saint Ansovinus est commémoré le 13 mars dans le Martyrologe Romain.

Pietro II de La Cava

? - 1208

 

Il y eut autour de l’abbaye de La Cava (Italie SO) des événements politiques suffisamment graves pour qu’on n’ait retenu que quelques indications concernant ce dixième abbé du célèbre monastère.

On croit que son prédécesseur, Ruggiero, était resté fidèle à la dynastie normande et se vit contraint à se retirer alors que le monastère était tombé aux mains de l’empereur Heinrich VI, quand il s’empara de Salerno en 1194.

Il semble donc que Pietro II ait été élu en 1195, puisque son abbatiat dura treize années.

C’était le neuvième abbé de La Cava.

Il eut la sagesse de préférer la paix et de s’attirer la bienveillance de l’empereur, qui confirma les possessions de l’abbaye.

En 1201, Pietro acquit (ou acheva) l’hospice de Vietri qui, par sa situation privilégiée, fut bientôt une des plus utiles dépendances de l’Ordre : le grand cellerier, chargé des affaires temporelles les plus importantes, y fixa sa résidence, et les abbés prirent l’habitude d’envoyer dans ce lieu si agréable les moines malades ou fatigués.

Les dernières années de son abbatiat, Pietro dut intervenir auprès de l’archevêque de Salerne et même jusqu’au pape, pour que lui soient reconnus les droits de l’abbaye sur certains territoires, que d’autres seigneurs cherchaient à lui ravir.

Dans le cadre de ces moments agités, Pietro fit élire son successeur, Balsamo (v. 24 novembre) ; il mourut trois jours après cette élection, le 13 mars 1208.

Le culte du bienheureux Pietro II fut confirmé en 1928.

 

 

Agnello de Pise

1194-1235

 

Agnello (Agneau) pouvait être de la famille Agnelli et naquit en 1194 à Pise (Toscane, Italie CO).

Il se trouvait à Venise quand il rencontra saint Francesco d’Assise (v. 4 octobre), qui l’admit comme Frère mineur en 1212.

Sa première mission, en 1217, fut d’aller fonder à Paris un premier couvent. D’autres s’y fondèrent et Agnello fut le custode pour l’Ile-de-France.

Lors du chapitre de 1223, le même Fondateur désigna Agnello pour aller fonder un monastère en Angleterre. Agnello s’embarqua à Fécamp et aborda à Douvres le 10 septembre 1224, avec huit compagnons. A cette date-là, il était diacre, et ne reçut le sacerdoce que sur une disposition du chapitre.

L’historien Tommaso d’Eccleston écrivit que le premier ministre d’Angleterre fut le frère Agnello de Pise, un homme doué natuellement d’une grande prudence, de toute vertu, illustre par son rang et son honnêteté.

Avant la fin de l’année, deux couvents étaient fondés, l’un à Cornhill (Londres), l’autre à Oxford. L’expansion de l’Ordre fut telle qu’au premier chapitre de Londres, on divisa les couvents en six custodes : Londres, Oxford, Cambridge, York, Salisbury, Worcester.

A Oxford, Agnello fit construire une école et demanda au chancelier de l’Université, Robert Grosseteste, d’y enseigner. Les Franciscains eurent ainsi une grande influence dans toute l’Angleterre, jusqu’au schisme.

En 1230, Agnello était présent au chapitre d’Assise, où l’on devait faire la translation du corps de saint Francesco ; à peine de retour en Angleterre, il revint en Italie avec Peter de Tenkesburg, le gardien du couvent de Londres, et deux dominicains, pour examiner à Rome la question des évêques d’Angleterre.

Le roi Henry III le prit comme conseiller et, peu avant de mourir, Agnello travailla à rétablir la paix entre le roi et son maréchal au pays de Galles.

Agnello mourut à Oxford, le 13 mars 1235. Plusieurs années plus tard, son corps fut trouvé sans corruption et suintant une huile au parfum odorant.

Le culte de ce Religieux franciscain fut approuvé en 1892.

 

 

Françoise Tréhet

1756-1794

 

Née le 8 avril 1756 à Saint-Mars-sur-la-Futaie (Vendée) dans une famille de propriétaires aisés, Françoise voulut suivre le Christ de plus près dans la pauvreté, la chasteté et l'obéissance évangéliques. Elle entra dans la communauté des Sœurs de la Charité, qui portera ensuite le nom de Notre-Dame d'Evron. 

En 1783, elle partit à Saint-Pierre-des-Landes pour ouvrir une école paroissiale, avec une jeune consœur, Jeanne Véron.

Elle dépensait ses forces entre les murs d'une école, dévouée à l'éducation des petites filles, ou aussi allait au chevet des malades.

Françoise avait un caractère trempé - elle allait le montrer devant ses soi-disant juges -, mais lorsque survint la Terreur, il fallut bien se cacher. Or, fin février 1794, les deux religieuses furent dénoncées et arrêtées. On les conduisit à Ernée (Maine).

Le 13 mars 1794, Françoise fut interrogée par la cruelle "Commission Clément": on l'accusa d'avoir caché des prêtres réfractaires au serment imposé par les révolutionnaires, et d'avoir aidé des Vendéens.

Ce qu'elle répondit ne laisse aucun doute sur les raisons de son engagement et sur son innocence : elle répondit que tout malade était un frère en Jésus-Christ et qu'il avait droit à être soigné. 

Comme son combat n'était pas politique, elle refusa de crier longue vie à la République, et ce sursaut de liberté scella sa condamnation à mort par la guillotine. Elle allait avoir 38 ans.

Portée par une force intérieure, elle monta à l'échafaud en chantant à la Vierge Marie le Salve Regina, le 13 mars 1794.

Jeanne Véron sera exécutée après une condamnation tout aussi sommaire, une semaine plus tard.

Elles ont été béatifiées ensemble par le pape Pie XII le 19 juin 1955, parmi les martyrs de Laval.

Plus de 350 martyrs de la Révolution française ont été béatifiés. Jean-Paul II s'en est expliqué un jour en disant:

"On les a, dans les attendus des sentences, accusés de compromission avec les forces contre-révolutionnaires, il en est d'ailleurs ainsi dans presque toutes les persécutions d'hier et d'aujourd'hui. Mais pour les hommes et les femmes dont les noms ont été retenus - parmi beaucoup d'autres sans doute également méritants -, ce qu'ils ont réellement vécu, ce qu'ils ont répondu aux interrogations des tribunaux ne laisse aucun doute sur leur détermination à rester fidèles, au péril de leur vie, à ce que leur foi exigeait, ni sur le motif profond de leur condamnation : la haine de cette foi que leurs juges méprisaient comme dévotion insoutenable et fanatisme

 

 

Maria Rita Lópes Pontes de Souza Brito

1914-1992

 

Née le 26 mai 1914 à Salvador (Bahia, Brésil) de Augusto Lópes Pontes, chirurgien dentiste, et Dulce Maria de Souza Brito, Maria Rita perdit sa maman à six ans. Maman Dulce n’avait que vingt-six ans. Ce furent les tantes qui l’éduquèrent. Elles l’appelaient Mariínha.

En 1917, avec sa tante Madaleninha, elle a l’occasion de visiter une zone très pauvre de Salvador, ce qui la remua profondément.

Cette fille très joyeuse aimait jouer avec sa poupée (Celica), dont elle était inséparable ; elle jouait de la musique, courait après son cerf-volant et, en bonne Brésilienne, soutenait le club de football Sport Club Ipiranga, constitué par des ouvriers.

Sa tante lui explique que cette joie ne pouvait pas durer constamment ; qu’elle devait penser à ceux qui souffraient ; que la vie est faite d’épines et d’épreuves.

A quinze ans, elle demande à entrer au couvent de Desterro, chez les Franciscaines. Mais elle est encore trop jeune.

En 1932, elle termine ses études et entre chez les Sœurs Missionnaires de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu, avec le nom de Dulce, le nom de sa maman.

L’exemple qui la poussa dans sa vocation fut Thérèse de l’Enfant Jésus, qui n’était pas même Bienheureuse à ce moment-là (voir au 30 septembre). Dulce comprit que, à l’exemple de la «Petite» Thérèse, tous nos petits actes d’amour, si petits soient-ils, plaisent énormément à l’Enfant-Jésus.

Au début, comme dans tous les noviciats, on la chargea de la sacristie, de l’accueil, de la buanderie. Puis elle fut infirmière à l’hôpital, dans le service de radiologie.

Puis elle fut envoyée au Collège Sainte Bernadette, à Cidade Baixa, tout près de la favela de Massaranduba. Elle donnait des cours de géographie.

On la chargea ensuite des ouvriers du Nord-est qui partaient pour les villes, chercher du travail. Elle leur enseigna la lecture, l’écriture, le catéchisme ; elle conseillait, elle consolait, elle soignait…

Mais Sœur Dulce fit plus que de «petits» actes d’amour : elle fonda.

D’abord ce fut une grande œuvre sociale : l’Union des Ouvriers de Saint François, comprenant entre autres trois théâtres ou salles de cinéma : Cine Roma, Cine Plata-forma, Cine Saõ Caetano.

Puis ce fut un centre pour les malades, dans des maisons abandonnées sur une île de Salvador de Bahia, mais comme on les mit dehors, elle les transféra dans un vieux marché à poissons, qu’elle dut encore évacuer, et finalement ne trouva rien d’autre… que le poulailler du couvent, où elle pouvait accueillir quelques dizaines de malades ; par la suite, elle fit construire un véritable hôpital, l’Hôpital Saint-Antoine, inauguré en 1959 avec cent-cinquante lits et pouvant accueillir chaque jour jusqu’à sept-cents malades et donner plus de mille consultations. L’œuvre a été reconnue par l’Etat comme Obras Sociais Irmã Dulce, OSID (Œuvres Sociales Sœur Dulce).

Sœur Dulce fonda aussi le Centre d’Instruction Saint-Antoine, à Simões Filho, toujours dans l‘Etat de Bahia, où étaient accueillies plus de trois cents petites filles et adolescentes de trois à dix-sept ans.

En 1979, elle rencontre Mère Teresa, qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix. Elle sera à son tour proposée pour le Nobel en 1988, soutenue par la reine de Suède ; sans avoir été «gagnante», elle acquit cependant une certaine renommée.

En 1980, elle reçoit la visite du pape, en voyage au Brésil.

La santé de Dulce s’affaiblit beaucoup les trente dernières années. Elle n’avait plus que 30% de sa capacité respiratoire et pesait trente-huit kilogrammes.

A partir de 1990, l’état de Sœur Dulce empira. Durant son voyage au Brésil en 1991, le pape Jean-Paul II lui rendit visite à l’hôpital.

Sœur Dulce, qu’on appelait le Bon Ange du Brésil, s’éteignit à ce monde le 13 mars 1992.

Quand on voulut exhumer son corps pour la reconnaissance officielle, on remarqua qu’il était resté sans corruption.

Maria Rita Lópes Pontes de Souza Brito (Sœur Dulce) fut béatifiée en 2011.

Le miracle retenu pour la béatification fut l’arrêt immédiat de l’hémorragie incontrôlable dont souffrait une maman après avoir accouché, malgré trois interventions.

Maria Rita fut canonisée en 2019.

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