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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 21:56

María Emilia Riquelme y Zayas

1847-1940

 

María Emilia naquit le 5 août 1847 à Grenade (Espagne), premier enfant d’un couple très chrétien : Joaquín Riquelme y Gómez, officier de carrière qui devint Lieutenent Général ; María Emilia Zayas Fernández de Córdoba y de la Vega, qui descendait du Grand Capitaine, Gonzalo Fernández de Córdoba.

Ces parents désiraient ardemment la naissance d’un fils, qui aurait continué la lignée paternelle et aurait aussi servi sous les armes, mais ce garçon, Joaquín, qui naquit deux ans après María Emilia, mourut à dix-sept ans. Une deuxième fille vint au monde, Blanca, qui mourut un an plus tard ; un quatrième enfant naquit aussi, mais mourut peu après la naissance.

María reçut au Baptême (deux jours après sa naissance) les noms de : María Emilia Joaquina Rosario Josefa Nieves de la Santísima Trinidad. Le prénom Nieves (Neiges) est sans doute dû à la fête qui se célèbre le 5 août, Notre-Dame des Neiges (la Tradition rapporte qu’un 5 août, en plein été, une des collines de Rome se trouva couverte de neige, et que c’était là le signe providentiel qui indiquait où il fallait construire la première basilique mariale à Rome).

En 1851, elle accompagna ses parents en Navarre, où venait d’être nommé le papa. C’est là que naquirent les trois petits frère et sœurs de María, c’est là aussi que mourut la maman, en 1855, quand María n’avait pas encore huit ans.

Une autre Maman se manifesta alors : María eut une vision de la Vierge Marie, qui tenait dans ses bras l’Enfant-Jésus. Maria alors se consacra à Notre-Dame du Carmel, et fit en 1859 privément le vœu de chasteté.

Elle fut bonne élève à l’école, à Séville puis à Madrid. Elle apprit à chanter, à jouer du piano, à parler des langues (dont le français), et à monter les chevaux.

Elle accompagna son père dans ses déplacements, à Pampelune, Tenerife et La Coruña. En 1868, eut lieu la Révolution libérale, qui détrôna la reine Isabelle II : le père s’enfuit alors en exil à Lisbonne, et María vint vivre chez sa tante à Madrid. Là vivait un cousin, diplomate de son état, Eduardo Díaz del Moral y Riquelme, qui aurait bien voulu l’épouser - et essuya un franc et sincère refus.

Quand María parla de sa vocation religieuse à son père, celui-ci tenta de l’en dissuader et de la distraire par d’autres rencontres.

Au contraire, María se rapprocha des Sœurs de la Charité et des Pères Vincentiens, sur le conseil de son directeur spirituel, Marcelo Spinola y Maestre, futur cardinal et bienheureux (v. 19 janvier). De même qu’elle avait eu la vison de Marie avec l’Enfant-Jésus, elle alla trouver les pauvres et les malades pour les aider maternellement ; elle donnait de l’argent aux filles qui, pour vivre, étaient tentées de se prostituer ; elle aidait aussi les jeunes gens qui ressentaient la vocation sacerdotale, comme par exemple le futur archevêque Leopoldo Eijo y Garay.

Après la mort de son père (1885), elle crut le moment venu d’entrer en religion, mais sa santé ne le lui permit pas, aussi fit-elle arranger dans sa demeure une chapelle et alla trouver les pauvres gens. Quelques jeunes filles s’attachèrent à son mode de vie, donnant ainsi naissance en 1896 à une petite famille religieuse, les Missionnaires du Saint Sacrement et de Marie Immaculée. C’étaient alors huit Religieuses, qui reçurent l’approbation de l’archevêque de Grenade. María en fut la supérieure, jusqu’à sa mort.

Une seconde maison s’ouvrit à Barcelone en 1900, et une école à Grenade.

En 1912, María reçut de Pie X l’approbation pontificale.

En 1936, elle put se réfugier à temps en France, durant les années de la Guerre civile.

De retour en Espagne, elle s’établit à Grenade, où elle mourut le 10 décembre 1940.

La congrégation se répandit au Portugal, aux Etats-Unis.

María Emilia fut béatifiée en 2019. Le miracle dû à son intercession et reconnu par le Pape, advint en Colombie.

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