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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 00:00

02 JANVIER

 

II.

STélesphore, pape (126-136), martyr, à l’origine de la messe de minuit de Noël.

IV.

Ss Argeos, Narkissos et Markellinos, trois frères martyrs à Tomes. 

VI.

S Theodorus, évêque à Marseille, objet des vexations du gouverneur.

S Aspasius, prêtre à Melun (peut-être évêque à Eauze).

VII.

S Bladulfo, moine à Bobbio ; il reprocha son arianisme au roi lombard.

S Giovanni le Bon, évêque à Milan ; ce siège avait été transféré à Gênes : il le rétablit.

S Vincentianus (Viance), ermite en Limousin.

S Munchin, évêque vénéré en Irlande.

IX.

S Adalhardus, petit-fils de Charles-Martel et cousin de Charlemagne, abbé à Corbie, très instruit, invoqué contre les fièvres et le typhus.

XII.

B Airald, frère (?) de Calliste II, chartreux, évêque à Saint-Jean-de-Maurienne.

S Silvestro, abbé de rite oriental, à Troina en Sicile.

XIV.

B Marcolino Amanni, dominicain à Forlì, rigoureux dans l’observance de la règle.

XVI.

Bse Stefania Quinzani, tertiaire dominicaine, qui fonda un couvent de cet Ordre à Soncino, mystique.

XVIII.

Bx Guillaume Repin et Laurent Batard, prêtres, guillotinés à Angers, béatifiés en 1984 .

XIX.

Bse Esther (Marie-AnneSureau, canadienne, fondatrice des Sœurs de Sainte Anne, longtemps victime du despotisme du prêtre confesseur et tenue à l’écart, béatifiée en 2001.

S Séraphim de Sarov, prêtre ermite russe, image vivante de l’Evangile ; il est canonisé dans l’Eglise russe, et très connu dans le monde occidental.

XX.

Bx Baldomero Arribas Arnaiz (Narciso, *1877), Jaime Cortasa Monclús (Pedro, *1883), Tesifonte Ortega Villamudrio (Néstor Eugenio, *1912), espagnols, et Henri Oza (Colombanus Paul, *1877), français, tous Frères Maristes martyrs à Santander en 1937 et béatifiés en 2013.

Télesphore

125-136

 

Ce huitième pape de la chrétienté succédait en 125 à saint Sixte 1er.

Anachorète en Grèce, il vint faire partie du clergé romain.

Pape pendant onze années, il ordonna douze prêtres et huit diacres.

Il fit observer le jeûne durant les sept semaines précédant la fête de Pâques. Les Eglises d’Orient n’avaient pas de date unique pour la fête de Pâques, et Télesphore eut l’occasion de se montrer en excellents rapports avec les Eglises d’Asie Mineure.

Il est en revanche probablement impossible qu’il ait prescrit la messe de minuit de Noël, cette célébration semblant ne pas remonter avant le 4e siècle.

Télesphore fut témoin de la persécution d’Adrien, dont il fut lui-même victime, décapité le 2 janvier 138 (on parlait précédemment du 5 janvier).

Ses reliques sont maintenant dans la cathédrale d’Alatri (Frosinone, Italie).

Son successeur fut saint Hygin.

 

 

Argeos, Narkissos et Markellinos à Tomes

† 310

 

L’empereur Licinius souscrivit avec Constantin, en 313, l’édit de Milan, qui accordait la tolérance envers les Chrétiens. 

La «persécution de Licinius» peut donc se situer entre l’avènement de celui-ci, 308, et 313.

Argeos, Narkissos et Markellinos étaient autrefois présentés comme trois frères à Tomes (province du Pont, Asie Mineure), dont le dernier était encore enfant. Il semble étonnant que Markellinos, enfant, fût saisi parmi les nouvelles recrues. Il pouvait être au moins un jeune adolescent ou un jeune homme.

Toujours est-il qu’il refusait énergiquement de combattre sous l’étendard des ennemis du Christ. Pour cela il fut battu à mort, longtemps tourmenté en prison et finalement jeté dans la mer, tandis que ses deux frères Argeos et Narkissos furent décapités.

Ce fut vers 310, un 2 janvier.

Sans entrer dans aucun des détails mentionnés, l’actuel Martyrologe mentionne seulement les trois noms de ces Martyrs, mais curieusement les place au trentième mille de la Ville, donc près de Rome.

Rappelons que la fureur qui s’est déchaînée sur Markellinos ne s’est pas éteinte en ce temps lointain. Durant la révolution espagnole du siècle dernier, des Religieux furent jetés vivants dans l’océan, où leurs corps furent parfois dérivés par le courant marin jusqu’à Nantes (voir ce même jour).

Les saints Argeos, Narkissos et Markellinos sont commémorés le 2 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Theodorus de Marseille

† 591

 

Theodorus devint, en 566, le onzième évêque de Marseille.

Tout occupé des choses de Dieu et ignare des calculs de la terre, il accueillit à Marseille un certain Gondovald, fils de Clotaire Ier. Equipé de bons chevaux, Gondovald rejoint Mummolus, qui travaille pour le roi Childebert. Le duc d’Auvergne, Gontran Boson, furieux, accusa Theodorus d’avoir introduit Gondovald pour soumettre les Francs à Byzance ; il le fit conduire manu militari à un synode à Mâcon (585), où l’on aurait dû le condamner à l’exil ; manque de chance, le synode ne le condamna pas, le renvoya à Marseille, où il fut accueillit triomphalement.

En juin 590, Theodorus reçut une lettre du pape Grégoire le Grand (v. 12 mars), qui lui confiait le souci de réparer l’erreur commise par ceux qui avaient baptisé de force des Juifs. En même temps, le pontife romain conseille à Theodorus de s’adresser à ceux-ci de façon répétée, avec douceur.

Si cette lettre est de juin 591, Theodorus ne put la recevoir, puisqu’il est dit qu’il mourut le 2 janvier 591.

Saint Theodorus de Marseille est commémoré le 2 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bladulfo

† 630

 

Bladulphus - devenu en italien Bladulfo ou parfois Blidulfo, d’où en français Blidulphe et Blidou - fut moine à Bobbio (Plaisance, Emilie, Italie N), monastère fondé par saint Colomban (v. 23 novembre), l’abbé étant à ce moment-là un certain Attala.

Or le roi des Lombards, Ariovaldo, soutenait l’arianisme. Un jour que Bladulfo le croisait, il lui refusa le salut, ce dont s’offusqua le Prince. Mais le saint moine répondit respectueusement que, si le roi voulait bien professer la foi catholique authentique, il le saluerait volontiers. Bladulfo aurait pu être moins provocateur, mais il eut une intuition intérieure de ce que son audace allait provoquer.

Ariovaldo ordonna de le fouetter à mort ; mais les bourreaux, croyant avoir achevé leur besogne, laissèrent là Bladulfo et s’en allèrent. Bladulphe cependant n’avait pas expiré ; Dieu lui donna la force de se relever, de se faire soigner, et il conta même qu’il n’avait jamais goûté un sommeil aussi doux. Evidemment, la population acclama le prodige ; la chose étant arrivée aux oreilles du roi, celui-ci s’en émut, fit porter à Bladulphe ses excuses et, s’il ne passa pas officiellement à l’orthodoxie, cessa au moins de molester les moines.

Bladulfo mourut le 2 janvier 630 et fut tout de suite honoré comme saint.

Son nom est inscrit au 2 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Giovanni le Bon

† 660

 

Giovanni (Jean) était natif de Camogli (Gênes, Ligurie, Italie NO), dans une famille originaire de la vallée de Recco.

Tel un petit Samuel (cf. 1S 1:28), il fut confié tout petit à des maîtres de Milan pour ses études, et fut incardiné dans le diocèse de cette ville.

Milan avait pendant longtemps été privée de son archevêque par les Lombards. Après près d’un siècle,  ceux-ci autorisèrent l’intronisation d’un nouvel archevêque. En 641, Giovanni fut le premier à pouvoir reprendre ce siège : ses qualités, son intelligence, l’avaient fait acclamer par tout le clergé et toute la population.

On admira partout son humilité et sa générosité. Il était tellement humble, dit son biographe, qu’on avait du mal à reconnaître qu’il était l’évêque.

En 649, il alla à Rome pour participer à un synode au Latran.

Il mourut un 2 janvier vers 660.

En 1951, le bienheureux Ildefonso Schuster (v. 30 août) procéda à un examen de ses reliques : on s’aperçut que Giovanni pouvait mesurer presque deux mètres.

Saint Giovanni le Bon est mentionné au 2 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Viance

† 672

 

Vincentianus - qui est devenu Viance - vécut au 7e siècle.

Il serait né en Anjou puis, devenu orphelin, fut confié par l’évêque de Cahors au duc d’Aquitaine.

Il passa au service de ce seigneur et en devint le palefrenier.

Pieux garçon, il avait les manières franches et directes : quand le fils du Duc voulut violenter une femme du village d’Avolca Curtis, il lui cassa le bras, amenant ainsi l’homme à une sérieuse repentance.

Le Duc voulut marier Viance, qui refusa catégoriquement, ; le Duc en fut tellement contrarié, qu’il maltraita sérieusement son domoestique, qui cependant s’échappa et vint se réfugier dans un désert du Limousin, où il mena désormais la vie érémitique. 

Il mourut le 2 janvier 672.

Le fils du Duc voulut, en reconnaissance pour le geste de Viance qui l’avait ramené dans le droit chemin, faire inhumer Viance précisément au lieu de sa conversion, à Avolca Curtis, qui devint désormais Saint-Viance. La Révolution prétendit rebaptiser la commune Avolque-Courte, qui redevint Saint-Viance (Corrèze).

Viance avait déjà eu le don des miracles ; il y en eut aussi après sa mort. Par exemple, lors du transfert de son corps, un des deux bœufs qui tiraient le charriot fut dévoré par un ours, lequel se laissa apprivoiser et remplaça le bœuf manquant.

Une magnifique châsse fut fabriquée pour abriter les reliques de saint Viance ; elle est en émail de Limoges et classée monument historique ; volée, retrouvée, restaurée, elle se trouve dans l’église paroissiale, elle aussi classée.

Même si certains détails de la Vie de saint Viance sont contestables ou contestés, saint Viance est resté en honneur et a sa place dans le Martyrologe Romain au 2 janvier.

 

 

Munchin de Limerick

† 7e siècle

 

Munchin (en irlandais : Mainchín mac Setnai) naquit en Irlande, fils de Setna, de la famille des Dál gCais, ancêtres des rois de Munster.

Après avoir servi dans l’armée, il devint moine et fonda l’Eglise de Luimneach (act. Limerick), dont il aurait été nommé évêque.

Il serait mort un 29 décembre, jour où on l’honore à Limerick et Bruree, mais le Martyrologe Romain le commémore le 2 janvier, peut-être par confusion avec un autre saint, Manchán de Min Droichit, qui pourrait être mentionné à ce jour, mais n’est pas retenu dans le Martyrologe.

 

 

Adalhardus de Corbie

752-826

 

Le nom de cet abbé a été traduit en français Adal(h)ard ou Adélard.

Fils de Bernardus et petit-fils de Charles-Martel, donc neveu de Pépin le Bref, il était cousin de Charlemagne, de dix ans son aîné. On l’a fait naître à Huise (Flandre), ce qui est contesté.

Il avait un frère aîné, Wala, et deux sœurs, Gondrade et Théodrade ; tous furent religieux.

Bernard légua à son fils Adélard son immense domaine du Brabant, qu’Adélard remit à l’abbaye de Corbie.

Adélard grandit à la cour et y apprit le tudesque, le latin et le roman ; il se familiarisa tellement avec le style de saint Augustin, qu’on l’a appelé l’Augustin de son époque. 

Charlemagne lui confia quelques missions et Adélard prit part à des expéditions contre les Saxons et les Sarrasins, puis contre les Lombards. Lorsque Charlemagne répudia Désirée, son épouse, Adélard quitta la cour (772).

Il se retira près de Benevento (Italie SO), puis entra à l’abbaye de Corbie. C’était un contemplatif, et son travail aux champs ne l’empêchait pas de vaquer à ses méditations. Mais les grands du royaume venaient lui demander d’intercéder pour eux auprès de Charlemagne ; intensément soucieux de rester incognito et dans le silence, il obtint d’aller au Mont Cassin mais, vite découvert, il fut rappelé à Corbie où on l’élit abbé (781).

L’abbatiat d’Adélard fut une période de grand développement intellectuel de l’abbaye : dans son scriptorium fut élaborée l’écriture minuscule caroline, ensuite adoptée en Occident. Les manuscrits enluminés à Corbie sont actuellement conservés dans plusieurs grandes Bibliothèques (Amiens, Paris et Saint-Pétersbourg). Adélard entretint une correspondance soutenue avec de grands dignitaires, parmi lesquels Alcuin, conseiller de Charlemagne et auquel il succéda.

Toujours en 781, Charlemagne eut recours à ses conseils, puis le nomma régent de son fils Pépin le Jeune à Pavie, qui n’avait que quatre ans ; quand mourut Pépin (810), Adélard fut le précepteur du jeune prince Bernard, qui avait douze ans.

La même année, il fut chargé par Charlemagne d’une légation auprès du pape Léon III, pour lui présenter les actes du concile d’Aix-la-Chapelle, où il était question d’insérer dans le Credo le fameux Filioque. Léon III n’y était alors pas favorable, non pas parce que la formule était hérétique (elle avait déjà été insérée par les évêques espagnols), mais parce que l’initiative venait d’un chef d’état laïc ; il l’autorisa cependant pour la Gaule.

Quand Louis le Débonnaire succéda à Charlemagne (814), le jeune Bernard se sentit lésé et chercha à combattre Louis ; mais il fut vaincu et tué. Louis pensa que cette révolte de Bernard était due à Adélard et à ses frère et sœurs, aussi les exila-t-il : Adélard à Noirmoutier, Wala à Lérins, Gondrade à Poitiers, Théodorade à Soissons. En 821, Louis comprit son erreur et rappela les exilés.

Adélard ne s’était pas alarmé le moins du monde ; il retrouva ses moines et reprit sa mission ; il les pressait de lui faire leurs observations : une fois qu’on osa lui suggérer de modérer ses mortifications, il répondit plaisamment : Je soignerai bien votre serviteur pour qu’il puisse vous servir le plus longtemps possible.

En 822, Adélard fonda l’abbaye de Corvey en Saxe (ou Nouvelle Corbie) et y nomma abbé son frère Wala. Tant pour Corbie que pourCorvey, il en rédigea les statuts, qui furent ensuite repris dans d’autres abbayes. Il fit construire plusieurs hôpitaux.

Fin 826, au retour de Corvey, Adélard fut pris de fièvre. L’évêque Hildemar de Beauvais, son ancien élève, lui rendit visite et lui administra l’Onction des Malades. Le 2 janvier 827, Adélard reçut le Viatique et s’éteignit en paix. Ce fut Hildemar qui célébra les obsèques.

En 1026 le pape autorisa l’élévation de son corps et la translation advint en 1040, ces rites équivalaient alors à la canonisation.

Les reliques les plus importantes d’Adélard furent conservées à Corbie. Lors de la Révolution, un particulier les dissimula soigneusement et les confia aux Jésuites de Saint-Acheul en 1827.

Adalhardus de Corbie est inscrit le 2 janvier au Martyrologe.

Airald

? - 1146

 

On a dit qu’Airald était fils de Guillaume Ier, comte de Bourgogne. Or, des quatorze enfants de ce Guillaume, on connaît ceux-ci : saint Octavien (v. 6 août) ; Eudes ; Renaud (mort en croisade) ; Guillaume ; Ermentrude ; Gui (né à Quingey), qui fut le pape Calliste II après avoir été archevêque de Vienne en France ; Etienne, grand-père de Béatrix (épouse de Friedrich Barbarossa) ; Sybille ou Mahaut ; Raimond, qui devint par son mariage roi de Castille ; Hugues, archevêque de Besançon ; Gilla (Gisèle), la mère d’Alix (épouse du roi Louis VI de France) ; Clémence ; Etiennette et Berthe.

Airald n’apparaît donc pas dans la longue liste des enfants de ce comte. Il faudra trouver l’explication de ce mystère.

Notre Airald, donc, entra chez les Chartreux de Portes et devint prieur.

Il fut nommé au siège épiscopal de Saint-Jean-de-Maurienne, tout en gardant un contact fréquent avec la Chartreuse.

Deux chroniqueurs chartreux s’opposent ; l’un expose les faits précédents, l’autre avance qu’Airald ne fut chartreux qu’une fois évêque ou même après avoir abdiqué de son siège.

Tous deux s’accordent pour le faire mourir à un âge assez avancé, le 2 janvier 1146.

Il fut béatifié en 1863 par la reconnaissance de son culte. Le Martyrologe du 2 janvier mentionne son épiscopat et son appartenance à la Chartreuse, mais pas sa lignée familiale, tandis que son présumé frère, Octavien, est bien désigné au 6 août comme le frère de Calliste II.

 

 

Silvestro de Troina

† 1164

 

On place sa date de naissance à la fin du 11e siècle ou au début du 12e, à Troina (Enna, Sicile).

Cette île abritait beaucoup de monastères de l’Ordre de Saint-Basile, de rite oriental, à la suite de l’occupation byzantine.

Le monastère Saint-Michel se trouvait à Troina, et Silvestro y entra encore jeune.

Une tradition très ancienne rappelle qu’il reçut avec grande bonté un vieux mendiant, qui se révéla être Notre Seigneur lui-même.

De même, on rapporte qu’il fit le voyage à Catane pour vénérer sainte Agathe au jour de sa fête (v. 5 février), en une heure ; or il y a quarante kilomètres de Troina à Catane et Silvestro était à pied à l’aller comme au retour.

Vers 1155, il fit le pèlerinage à Rome et rencontra le pape Adrien VI, qui l’ordonna prêtre. 

Au retour, il s’arrêta à Palerme et guérit Guglielmo, le fils du roi de Sicile. En suite de quoi, il fut élu abbé de son monastère.

Après quelques années, il se construisit une petite cabane non loin du monastère, pour vivre dans une plus grande solitude et austérité.

Silvestro mourut le 2 janvier 1164 à Troina et son culte ab immemorabili fut confirmé vers 1552.

La récente édition du Martyrologe a accueilli Silvestro au 2 janvier.

 

 

Marcolino Amanni de Forlí

1317-1397

 

Marcolino (Petit Marc) naquit en 1317 à Forlí (Emilie-Romagne, Italie CE).

A dix ans déjà, il prit l’habit dominicain et montra une maturité bien supérieure à son âge, pratiquant la règle dominicaine dans toute sa rigueur, même parfois sous les gentilles railleries de ses confrères.

Il passait pour peu instruit, peu éloquent, incapable d’assumer une quelconque charge, mais il fut favorisé de grâces extraordinaires : la Sainte Vierge lui rendait visite dans sa cellule. En extase durant le Sacrifice de la Messe, il ne se «réveillait» que par le son de la clochette à l’Elévation.

Il aimait les pauvres et leur rendait tous les services qu’il pouvait imaginer, particulièrement envers les petits enfants.

Sa mort, le 2 janvier (ou février) 1397 fut annoncée par un ange dans tout le pays et une grande foule assista à ses funérailles ; les miracles abondèrent.

Son culte fut confirmé en 1750 et le Martyrologe le mentionne au 2 janvier.

 

 

Stefania Quinzani

1457-1530

 

Cette italienne naquit le 5 février 1457, à Orzinovi (Brescia, Italie nord). 

Son père, Lorenzo Quinzani, alla bientôt s'établir à Soncino pour se mettre sous la conduite du dominicain Matteo Carreri, célèbre maître de la vie intérieure. 

Celui-ci avait remarqué la petite Stéphanie et prédit à la jeune enfant qu'elle serait son héritière. L'enfant ne comprit rien à ces paroles, mais, quelques années plus tard, quand le bienheureux Matteo mourut, la Sainte se sentit frappée au cœur d´une blessure très douloureuse. Au même instant, le défunt lui apparut et lui apprit que cette blessure était l'héritage qu'il lui avait promis.

La souffrance devait être le partage de la bienheureuse Stéphanie ; elle était destinée par Dieu à prendre rang parmi ces âmes privilégiées que la divine Sagesse conduit hors des voies communes et élève par des moyens extraordinaires jusqu'aux plus hauts sommets de la vie mystique.

La grâce prévint la nature. A l'âge de sept ans, elle fit vœu de pauvreté, de virginité et d'obéissance. Notre-Seigneur voulut aussitôt lui montrer combien sa générosité Lui avait été agréable, lui apparut accompagné de Sa Très Sainte Mère et de plusieurs autres Saints, et lui donna le titre d'épouse ; comme gage de cette alliance, Il lui remit un anneau précieux. 

Vers l'âge de dix à onze ans, elle sentit un vif attrait pour la souffrance. Elle comprit qu'elle devait suivre le Christ, son Époux, sur le chemin du Calvaire. Aussi se mit-elle à pratiquer une rigoureuse mortification. Les épreuves ne lui furent pas épargnées et le démon lui suscita de terribles tentations contre la sainte vertu. Pour en triompher, la jeune fille eut recours à un remède énergique : elle se précipita avec un courage intrépide dans un amas d'épines et s'y roula jusqu´à ce que la douleur eût calmé les efforts de la tentation.

A l'âge de quinze ans, un Vendredi-Saint, alors qu´elle méditait avec larmes sur les souffrances de son Sauveur, elle reçut de Jésus-Christ les marques de la Passion, les stigmates, et lui déclara que désormais elle aurait part à toutes Ses douleurs, qu'en chacun de ses membres elle porterait une partie de ce que Lui-même avait souffert. 

A partir de ce moment, chaque semaine, le vendredi, elle semblait reproduire dans son corps et dans son âme les mystères de la sanglante Passion. On la voyait dans une sorte d'agonie pendant laquelle il lui sortait de tous les pores une sueur mêlée de sang. Puis on eût dit qu'on la déchirait de coups de fouet. Enfin, sa tête portait comme l'empreinte du couronnement d'épines. A ces souffrances corporelles venaient s'ajouter d'indicibles angoisses morales. Pendant quarante ans, Stefania dut passer à travers des ténèbres, des sécheresses, des impuissances et des délaissements terribles. Ce martyre de l'âme était si effroyable qu'elle eût succombé sous la rigueur des épreuves, si des faveurs extraordinaires n'étaient venues la soutenir.

Selon son plus grand désir et la promesse qu'elle avait faite en son jeune âge, elle revêtit l'habit du Tiers-Ordre de Saint-Dominique. Elle établit un monastère à Soncino et entreprit de bâtir un couvent sous le vocable de saint Paul. Dieu lui vint en aide, et, dès l'année 1519, une trentaine de jeunes filles des plus nobles familles travaillaient sous sa direction à acquérir la perfection religieuse.

Elle mourut le 2 janvier 1530 à l'âge de soixante-treize ans en prononçant les paroles du Divin Crucifié dont elle avait été la fidèle imitatrice : Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains.

 

 

 

Guillaume Repin

1709-1794

 

Guillaume naquit le 26 août 1709 à Thouarcé (Maine-et-Loire).

A dix-neuf ans, il entra au Grand séminaire d’Angers et fut ordonné prêtre.

Il fut vicaire à Angers de 1734 à 1749, puis curé à Martigné-Briand. Il fut nommé chanoine. La suite des événements montra combien les fidèles étaient attachés à leur curé.

En 1791, le maire vint lui réclamer les clefs de l’église. Le bon chanoine, qui avait alors quatre-vingt deux ans, refusa, comme il avait refusé le serment constitutionnel imposé au clergé.

Il quitta sa paroisse et se réfugia en Angers, mais il y fut arrêté en juin 1792 et conduit… au Grand séminaire, transformé en prison.

Il n’était pas le seul, mais il était le plus âgé, aussi célébrait-il la messe, autant qu’on le lui permit, pour ses confrères : tous ne pouvaient pas célébrer (encore moins concélébrer), mais tous recevaient l’Eucharistie.

A partir d’août 1792, tous les citoyens étaient astreints au serment de la liberté et de l’égalité, que refusa aussi le chanoine car, même si tous les hommes sont égaux sous le regard de Dieu, le prêtre reçoit dans le Sacerdoce une grâce spéciale qui le différencie des autres fidèles.

Aussi fut-il enfermé avec d’autres prêtres âgés dans la Rossignolerie, une ancienne école appelée ainsi par dérision envers ceux qui la détenaient, les Frères de la Doctrine Chrétienne.

En juin 1793, les Vendéens réussirent à le libérer, mais on sait avec quelle rage les armées de la Révolution s’en prirent aux Vendéens, qu’on chercha ni plus ni moins à exterminer.

Le Chanoine, qui ne pouvait plus se déplacer avec aisance, du changer de cachette plusieurs fois, mais fut repris dans la région de Cholet le 24 décembre 1793 : ce même soir, deux-mille personnes, hommes, femmes et enfants, furent massacrées.

Le Chanoine fut mis en prison à Chalonnes.

Condamné à mort par le comité révolutionnaire d’Angers, il fut guillotiné sur la place d’Angers, rebaptisée place du ralliement. 

C’était le 2 janvier 1794.

Le Chanoine Guillaume Repin fait partie d’une centaine de Martyrs français exécutés lors de la Révolution, qui furent béatifiés en 1984.

 

 

Laurent Batard

1744-1794

 

Laurent naquit le 4 février 1744 à Saint-Maurille de Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).

Prêtre, il refusa le serment constitutionnel imposé au clergé.

Condamné à mort par le comité révolutionnaire d’Angers, il fut guillotiné sur la place d’Angers, rebaptisée place du ralliement, en même temps que le Chanoine Repin.

C’était le 2 janvier 1794.

L’abbé Laurent Batard fait partie d’une centaine de Martyrs français exécutés lors de la Révolution, qui furent béatifiés en 1984.

 

 

Esther Sureau

1809-1890

 

Née le 18 avril 1809 à Terrebonne (Canada), Esther était le troisième enfant d’un cultivateur, Jean-Baptiste Sureau (on trouve aussi l’orthographe Sureault), et de Marie-Rose Limoges.

Ce cultivateur, ou un ancêtre, devait être blond et portait le surnom de Blondin, c’est pourquoi Esther signait Sureau-Blondin.

Esther ne fréquenta l’école que tardivement. Elle fit un essai de noviciat dans la Congrégation de Notre Dame, à Terrebonne puis à Montréal, mais dut revenir chez elle à cause de sa santé. C’est toutefois en souvenir de ce noviciat qu’elle porta désormais le nom de Christine. Esther Sureau devint ainsi Christine Blondin.

Une fois rétablie, en 1833 elle se mit à enseigner, comme institutrice à Vaudreuil, où elle devint directrice. Son école prit même le nom de Académie Blondin.

En 1850, avec la bénédiction de l’évêque, elle donna naissance à une nouvelle famille religieuse, dont la mission devait être l’éducation des enfants de la campagne. Cette famille prit finalement le nom de Sœurs de Sainte-Anne, et Christine s’appela Mère Marie-Anne.

Les vocations affluèrent vite. En 1853, on transférait la maison à Saint-Jacques-de-l’Achigan, en 1864 à Lachine.

A Saint-Jacques-de-l’Achigan, l’aumônier s’ingéra de telle façon dans le gouvernement de la communauté, que l’évêque pria la Mère Marie-Anne de bien vouloir se retirer de toute prérogative. La Fondatrice et Supérieure devint une humble petite sœur effacée, dans la communauté de Lachine, où elle ne portera que des titres honorifiques de conseillère et assistante.

Ce qui frappe beaucoup, c’est l’humilité avec laquelle elle accepta l’épreuve, jusqu’à la fin de sa vie.

Elle mourut le 2 janvier 1890, octogénaire, témoin discret de quarante-deux maisons déjà ouvertes dans le Canada et les Etats-Unis.

Heureusement, la mémoire de la Fondatrice fut remise au jour et Esther alias Christine alias Marie-Anne fut béatifiée en 2001.

Baldomero Arribas Arnaiz

1877-1937

 

Né le 27 février 1877 à Santibañez de Esgueva (Burgos), Baldomero était le benjamin des trois enfants de Martín et María et reçut au baptême les noms de Baldomero, Román, Teófilo, Justo.

Les parents étaient de simples cultivateurs, et le papa avait aussi comme passe-temps la chasse et la pêche.

Après l’école communale, Baldomero entendit l’appel de Dieu et entra en 1890 au collège tenu par les Frères maristes à Canet de Mar (Barcelone).

Le 22 janvier 1892, à quinze ans, il entra au noviciat, fut vêtu et prit le nom de Narciso.

En 1894, à Girona, il eut le diplôme d’instituteur d’école élémentaire et, selon l’habitude de l’époque, émit un premier vœu d’obéissance.

A partir de 1895, il enseigna à Canet de Mar et Girona, où il fut même nommé directeur de l’école entre 1901 et 1903, puis ce fut une cascade de nominations et d’autant de déplacements : Palafrugell, Tarazona, Cartagena, Murcia, Malgrat de Mar, Calatayud, Cullera, de nouveau Girona, Igualada, Lleida, Toledo, Zaragoza, de nouveau Calatayud, enfin Cabezón de la Sal.

Il faut faire preuve d’une grande disponibilité de cœur, pour se laisser ainsi déplacer continuellement au gré des nécessités et des événements ; seize postes en quarante ans, représentent une moyenne de deux années et demie à chaque lieu, de quoi acquérir un détachement total de la terre et des hommes… Mais ce n’était pas fini. Baldomero-Narciso devait donner encore plus : il fut martyr.

A Cabezón, son dernier poste à partir de 1933, il montra tout son amour désintéressé pour les élèves, surtout les pauvres, au point d’être surnommé ami des pauvres, et qu’il reçut même une lettre anonyme de reproches pour cet «excès» de bonté.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Baldomero et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Henri Oza Motinot

1877-1937

 

Né le 1er août 1877 à Lyon, Henri était le fils de Michel Oza et Marie-Louise Motinot, qui le firent baptiser le 5 août suivant.

Quand les parents déménagèrent à Saint-Donat (Drôme), Henri fréquenta l’école tenue par les Frères maristes, où il fut emballé par l’idéal de la vie religieuse.

En 1893 il entra au noviciat de Saint-Paul-Trois-Châteaux, fut vêtu et prit le nom de Colombanus Paul.

En 1894, il passa à Avignon son Brevet, diplôme requis pour enseigner alors en France.

En 1896, selon l’habitude de l’époque, il émit un premier vœu d’obéissance, et fit la profession perpétuelle en 1901.

Jusqu’en 1904, on l’envoya en divers endroits de France, cuisinier à Salon-de-Provence, de nouveau à Saint-Paul, professeur auxiliaire à droite et à gauche…

En 1904, au moment de la crise entre l’Eglise et l’Etat, il quitta la France et fut au collège de Pamplona.

Par bonheur, il avait une bonne connaissance de l’espagnol, de l’anglais, de la musique aussi. Son «défaut» était une timidité excessive, qui l’empêchait de s’imposer et de maintenir l’ordre, même auprès des tout-petits.

Il changea souvent de poste à cause de ce problème. Il sembla se trouver au «bon» endroit en arrivant à Carrejo : il faisait la cuisine, s’occupait des petits enfants, et était bien encadré par les trois autres Frères maristes.

Ce qui l’aida particulièrement, fut sa parfaite obéissance aux directives du Directeur : il donnait des leçons particulières de français, et tenait l’orgue à la paroisse.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Il aurait pu faire valoir sa nationalité française et repartir sain et sauf chez les siens en France, mais il ne voulut pas se séparer de ses Confrères et partagea leur sort.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Henri et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Jaime Cortasa Monclús

1883-1937

 

Né le 15 juillet 1883 à Millá (Lleida, Espagne), Jaime (Jaume) était le fils de Juan et Antonia, de bons chrétiens qui le firent baptiser le 5 août suivant.

Dès qu’ils comprirent que leur fils était appelé par Dieu, ils le conduisirent sans attendre au noviciat des Frères maristes de Vic, en août 1898.

Début 1899, Jaime reçut l’habit, et le nom de Pedro. Il fut alors à San Andrés de Palomar, puis cuisinier à Malgrat de Mar.

En 1900, il émit un premier vœu d’obéissance et enseigna à Sabadell, San Andrés de Palomar, Torrelaguna. 

Il fit la profession solennelle en 1905, à Manresa, et fut ensuite directeur à Torrelaguna (1910), à Cabezón de la Sal (1916), à Arceniega (1922), de nouveau à Cabezón (1925-1936) comme directeur et/ou professeur.

Où qu’il fût, il montra tout son amour désintéressé pour les élèves, surtout les pauvres, pour leur apporter cette culture et la foi chrétienne qui en feraient de bons chrétiens.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Jaime et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Tesifonte Ortega Villamudrio

1912-1937

 

Né le 10 avril 1912 à Arlanzón (Burgos), Tesifonte était le fils de Bernardino et Valentina, qui le firent baptiser deux jours après. Ctésiphon est le nom d’un des premiers évangélisateurs d’Espagne, voir au 1er mai).

A sept ans, Tesifonte reçut la Première comunion, et la Confirmation à onze ans.

En 1924, ses parents le conduisirent pleins de joie au collège des Frères maristes de Arceniega. Le jeune garçon n’était pas encore prêt pour ces études et pour cette nouvelle ambiance ; il revint reprendre des forces chez lui et, bien remis, fut admis au noviciat de Las Avellanas en 1929.

En 1930, il reçut l’habit, et le nom de Néstor Eugenio. Il fit sa première profession en 1931.

Il fit ensuite des études de pédagogie, compléta sa formation, et fut envoyé d’abord au collège de Haro (1933).

Il enseigna ensuite à Saragosse (1935), puis arriva à Carrejo.

Ses élèves se rappelèrent toujours qu’il était proche d’eux, qu’il leur donnait le goût de l’étude, de la prière. Malgré sa timidité native, il était toujours prêt à se donner au-delà de ce qu’on exigeait de lui.

Les événements se précipitèrent et ne lui laissèrent pas le temps de faire la profession perpétuelle (qu’il fit dans son cœur).

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier 1937, Tesifonte et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

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