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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 00:00

10 JANVIER

 

I.

S Nicanor, un des sept premiers diacres, martyr à Jérusalem ou en Chypre, commémoré le 28 juillet avec les autres “candidats”.

III.

Ste Floride, vierge martyre à Dijon.

Stes Thècle et Justine, deux riches dames qui assistaient les chrétiens, martyres à Lentini.

IV.

S Miltiade, pape (311-314) : africain, le premier pape de la paix constantinienne ; c’est par erreur qu’on l’a inscrit au 10 décembre : il est mort un 10 janvier.

S Paul, premier ermite en Egypte, mort à cent treize ans, dont quatre-vingt-dix dans le désert ; deux lions vinrent creuser sa tombe ; il est connu par ce qu’en a écrit l’ermite s. Antoine.

V.

S Grégoire de Nysse, frère des ss. Basile le Grand, Pierre de Sébaste et Macrine, marié puis consacré par son frère évêque à Nysse ; il administra aussi Sébaste ; ses écrits trinitaires sont parmi les meilleurs de la Patristique.

S Ioannis, évêque à Jérusalem, défenseur de l’orthodoxie.

S Petronius, moine à Lérins, évêque à Die ; son frère s.Marcel lui succéda.

S Marcianus, bienfaiteur à Constantinople, prêtre, économe, thaumaturge.

VII.

S Domitianus, évêque à Mélitène, parent de l’empereur Maurice.

S Valerius, ermite près de Limoges.

Ste Séthride, vierge anglaise venue à Brie, abbesse.

S Agathon, pape (678-681) : il fit rétablir s.Wilfrid sur son siège, et convoqua le VIe concile de Constantinople qui condamna le monothélisme.

X.

S Arconce, évêque à Viviers, martyrisé par les habitants excités par des brigands.

S Pietro Urseolo, doge à Venise, moine à Cuxa après avoir laissé son épouse et son fils.

XII.

B Benincasa, abbé à La Cava, fondateur d’un autre monastère à Monreale.

XIII.

S Guillaume, abbé cistercien à Châlis, évêque à Bourges, dont il est patron.

S Gonçalo d’Amarante, dominicain espagnol; ermite, il fit construire un pont sur le Tamaga.

B Grégoire X, pape (1271-1276) : élu pendant qu’il était en Terre Sainte, il convoqua le concile à Lyon, où fut proclamée l’union entre les Eglises d’Orient et d’Occident.

XVI.

B Bernardino (Egidio) Di Bello, franciscain mystique à Lorenzana.

Bse Ana des Anges Monteagudo, dominicaine au Pérou, mystique, béatifiée en 1985.

XIX.

Bse Adèle de Batz de Trenquelléon, fondatrice française des Filles de Marie Immaculée (Marianistes), béatifiée en 2018.

XX.

Ste Léonie Aviat (Françoise de Sales, 1844-1914), française, fondatrice des Sœurs oblates de Saint-François-de-Sales, pour les jeunes ouvrières, béatifiée en 1992, canonisée en 2001.

Bse María Dolores Rodríguez Sopeña (1848-1918), andalouse, très active dans le monde social, à l’origine de plusieurs œuvres apostoliques pour le monde ouvrier, béatifiée en 2003.

B Pascuál Roda Díaz (1908-1937), laïc espagnol, martyrisé près d’Almería, béatifié en 2017. 
 

Nicanor, diacre

1er siècle

 

Nicanor fut un des sept premiers Diacres de l’histoire de l’Eglise, dont saint Luc parle de l’institution dans les Actes des Apôtres (Ac 6:1-6).

Nicanor est le quatrième de la liste, mais on ne sait rien de lui.

Une «tradition» rapporte qu’il aurait été martyrisé à Jérusalem, en même temps qu’Etienne, mais il est curieux que Luc n’en parle pas dans le récit du martyre de saint Etienne. En revanche, une autre tradition fait mourir martyr Nicanor an l’île de Chypre, où les Chrétiens le commémorent effectivement au 10 janvier.

Rejoignant l’Eglise grecque, l’actuel Martyrologe ne mentionne plus Nicanor au 10 janvier, mais au 28 juillet, en même temps que les autres diacres dont on n’a pas d’autres données historiques vérifiées : Prochorius, Timon, Parmenas, Nicolaus, tandis qu’Etienne et Philippe ont leur fête propre (26 décembre et 11 octobre).

 

 

Miltiade, pape

311-314

 

Saint Miltiade fut le trente-deuxième pape. On l’a parfois appelé Melchiade.

Originaire d’Afrique du Nord, il fut élu pour succéder à saint Eusèbe, que l’empereur Maxence avait fait exiler en 310. Le siège resta vacant jusqu’en 311, quand Galère promulgua un édit de tolérance.

Dès son élection, Miltiade recouvra les biens de l’Eglise confisqués lors des précédentes persécutions de Dioclétien. L’année suivante, survint l’événement majeur de son pontificat : la victoire de Constantin sur Maxence au pont Milvius (312) et de conséquence l’édit de Milan qui accordait la liberté de culte aux chrétiens (313). Désormais, non seulement l’Eglise retrouvait son autonomie, mais l’empire contribuerait aussi aux constructions d’églises. Miltiade vint alors résider au Palais du Latran, et la basilique adjacente fut commencée à cette période.

La même année (avril 313), Miltiade présida un concile romain qui condamnait la doctrine donatiste. Donat sévissait en Afrique, et Miltiade le connaissait bien.

Durant les deux ans et demi de son pontificat, Miltiade ordonna douze évêques, sept prêtres et cinq diacres.

Ce même pape aurait interdit de jeûner le dimanche. Il aurait aussi ordonné de porter dans chaque église un morceau de Pain consacré par le pape à sa messe, en signe de pleine «communion» avec le pape.

Longtemps Miltiade fut retenu au 10 décembre, suite à une erreur évidente du Liber pontificalis. 

En vérité, saint Miltiade mourut le 10 janvier 314, et fut enterré dans le cimetière de Calliste. Autre erreur probable : il ne semble pas qu’il mourût martyr, au moment où la paix était accordée à l’Eglise.

 

 

Paul premier ermite

229-342

 

Cette histoire est tellement merveilleuse, qu’on aurait du mal à y porter créance, si elle n’avait pas eu pour témoins des personnages dont il est impossible de mettre en cause la sincérité.

Paul (Pavlos) naquit en 229 en basse Thébaïde (Egypte), de parents fort riches. Il eut une sœur aînée.

Vite, ces pieux parents firent faire à leur fils de bonnes études dans les lettres grecques et égyptiennes.

Vers 244, moururent les parents, laissant à leur fils un immense héritage, qui fit la jalousie de son beau-frère. De plus, la persécution de Dèce (250) se déchaîna ; Paul alors abandonna tout ce qu’il avait pour aller vivre au désert, loin de la persécution, loin du monde, loin du bruit de la ville.

Dieu alors lui suggéra de rester là. Peu à peu, Paul goûta la joie de la solitude, de la prière et de la contemplation ; il trouva bientôt une caverne flanquée d’un grand palmier, près d’une source d’eau claire, qui avait pu être le repaire de faux monnayeurs, car il trouva aussi des outils, des enclumes, des moules, des poinçons. 

Paul remercia la Providence pour tout cela : le palmier lui servirait pour la nourriture et le vêtement, l’eau le désaltérerait… A cela, Dieu ajouta la fidélité d’un corbeau qui lui apporta chaque jour un demi-pain, renouvelant le prodige accordé au prophète Elie (cf. 1R 17:6).

C’est le grand saint Antoine (v. 17 janvier) qui fut personnellement témoin des derniers moments de la vie de Paul et qui écrivit d’autres détails sur lui.

Antoine avait quatre-vingt dix ans quand il lui fut révélé d’aller trouver Paul, qui en avait cent treize.  Quand ils furent en présence, le corbeau apporta double ration de pain.

Au terme de leur entretien, Paul annonça à Antoine que son heure était proche, et le pria d’aller chercher… le manteau d’Athanase (v. 2 mai), car Antoine avait conservé ce précieux objet du Soldat de la foi trinitaire ; Paul désirait par là d’une part rappeler sa parfaite union à la doctrine soutenue par Athanase, et d’autre part éviter à Antoine la tristesse d’assister à sa mort. 

Antoine courut à son monastère et en revint promptement, sans doute porté miraculeusement car son grand âge ne devait pas lui permettre d’aller vite ; peu avant d’arriver à la grotte de Paul, il eut une vision de l’âme de Paul, qui montait au ciel rayonnante, au milieu des Anges et des Saints, des Prophètes et des Apôtres ; il trouva par contre Paul à genoux, la tête levée et les mains étendues vers le ciel : il le crut encore vivant, mais comprit que ce corps était sans vie ; il l’enveloppa dans le manteau d’Athanase, chanta des hymnes et des psaumes. Au moment de l’enterrer, il vit arriver deux lions qui rugissaient visiblement de tristesse et se mirent à gratter la terre jusqu’à obtenir une tombe de la grandeur nécessaire ; Antoine y roula le corps de Paul et le recouvrit de terre. Puis il bénit les lions, qui se retirèrent doucement.

Antoine rapporta la tunique de Paul, qu’il avait confectionnée avec les feuilles du palmier ; il la porta à Pâques et à la Pentecôte.

La mort de Paul advint en 342, sans doute le 10 janvier. Il avait cent treize ans, dont plus de quatre-vingt dix passés au désert. Antoine, rappelons-le, mourut en 356.

Saint Paul premier ermite est commémoré le 10 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Grégoire de Nysse

335-400

 

La notice de s.Basile le Grand (v. 1er janvier) contient tous les éléments concernant la famille de Grégoire.

Leurs parents, Basile et Emmélie, sont fêtés le 30 mai. Grégoire était le jeune frère de Basile.

Il naquit vers 335, et à Césarée de Cappadoce.

Il fut appliqué à l’étude des lettres, mais il paraît certain qu’il n’eut pas l’avantage de fréquenter les grandes écoles, comme son aîné.

Il remplissait déjà dans l’Eglise l’office de lecteur, quand il fut séduit par les attraits du monde, se fit professeur de belles-lettres, et se maria avec une certaine Theosebie.

Grégoire regretta ce pas ; d’un commun accord avec son épouse, ils se séparèrent et vécurent désormais dans la plus parfaite chasteté. Grégoire revint à l’état ecclésiastique : il rejoignit le monastère de son frère Basile sur les bords de l’Iris dans le Pont.

Quand Basile fut élevé au siège épiscopal de Césarée, les évêques montrèrent un certain désappointement, plus dû à la jalousie qu’à quelque défaut de Basile ; Grégoire soutint son frère, qui l’appela à son service.

En 371 donc, Grégoire rejoignit son frère Basile, qui le consacra bientôt évêque de Nysse. Fidèle à la doctrine trinitaire proclamée par s.Athanase (v. 2 mai) et signée au concile de Nicée (325), Grégoire subit la haine des évêques ariens, qui allèrent jusqu’à le déposer. Grégoire voulut démissionner, mais un autre grand Docteur, Grégoire de Nazianze, l’ami de Basile, l’en dissuada fraternellement. D’ailleurs, il put reprendre son siège en 378. L’année suivante, 379, mourut Basile.

Cette même année, il fut à Antioche, où on le chargea d’une mission auprès des évêques d’Arabie et de Palestine.

En 380, on le nomma archevêque de Sébaste.

En 381, il participa au concile de Constantinople, où il fut un des rédacteurs du Symbole, ce Credo que nous proclamons chaque dimanche à la Messe. En outre on le chargea d’organiser la communion catholique dans le Pont, avec deux autres prélats, Hellade de Césarée et Otrée de Mélitène.

Grégoire fut souvent appelé à Constantinople, car on recherchait ses oraisons, sa parole, ses discours, emplis de doctrine.

Vers 394, mourut Theosebie. Cette même année fut célébré à Constantinople un concile avec le patriarche Nectaire ; c’est le dernier événement où l’on retrouve le nom de Grégoire.

Grégoire mourut le 10 janvier, vers 400.

Il fut un écrivain fécond en exégèse, dogme, ascétisme. Ses écrits font partie des meilleures productions de la patristique, notamment par ses vues sur le mystère de la Sainte Trinité.

Saint Grégoire de Nysse est commémoré le 10 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jean II de Jérusalem

† 417

 

Jean fut choisi pour être le quarante-deuxième évêque et patriarche de Jérusalem. Il succédait à s.Cyrille (v. 18 mars), ce qui suppose qu’il en avait les qualités et la doctrine.

Mais son épiscopat fut troublé par des polémiques théologiques.

L’autorité de Jean fut contestée par rien moins que s.Jérôme (v. 30 septembre), dont on connaît la plume acerbe, lorsqu’il en éprouvait la nécessité. Quand Jean accueillit charitablement chez lui les moines égyptiens chassés par l’évêque Théophile d’Alexandrie, qui les accusait de déviation origéniste, Jérôme s’en prit violemment contre le patriarche Jean.

Jérôme y revint à propos d’un certain Pelagius, dont la doctrine, en Occident, était cette fois-ci sévèrement mise en accusation par s.Augustin d’Hippone (v. 28 août). Pelagius fut accueilli pendant un certain temps à Jérusalem, en 411, avant d’en être expulsé.

L’autorité de Jérôme a fait que les écrits de Jean furent éclipsés, parfois oubliés, ou attribués à d’autres. Il semble que Jean ait été l’auteur de Catéchèses Mystagogiques, d’homélies diverses qu’on a conservées en grec, en géorgien, en arménien.

Saint Jean II de Jérusalem est commémoré le 10 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Petronius de Die

† 463

 

D’une famille sénatoriale d’Avignon, Petronius avait un jeune frère, Marcel.

Petronius se fit moine à l’abbaye de Lérins.

Vers 453, il fut choisi pour être le dixième évêque de Die.

Ce pasteur fut constamment occupé de l’instruction de son peuple.

Il s’appliqua aussi à former son frère Marcel et l’eut comme assistant pendant dix années, c’est-à-dire pendant toute la durée de son épiscopat.

Petronius mourut vers 463, un 10 janvier.

C’est son frère Marcel qui lui succéda (v. 17 janvier).

Le tombeau de Petronius fut témoin de miracles éclatants.

Saint Petronius de Die est commémoré le 10 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marcianus de Constantinople

† 471

 

Marcianus naquit et vécut à Constantinople, mais était de famille romaine apparentée à la famille impériale de Théodose.

Ses parents étaient riches, mais lui remirent surtout la richesse de leur foi : Marcianus grandit dans l’innocence des mœurs, dans la prière et les jeûnes, à l’imitation de s. Jean-Baptiste. A cette sainte vie correspondait aussi une grande largesse envers les pauvres et l’Eglise, que Marcianus pratiquait en toute discrétion, selon le précepte de Jésus : Que ta gauche ignore ce que fait ta droite (Mt 6:3).

La patriarche Anatolios († 458) voulut l’ordonner prêtre ; Marcianus n’accepta qu’après avoir longuement médité, se sentant indigne.

Il fit de l’instruction des pauvres son emploi de prédilection, et mit sa fortune à leur service ; il fit bâtir des églises, des hôpitaux.

Comme cela arrive quand la vertu vécue est une leçon vivante et un reproche pour les faibles, une cabale s’abattit sur le pauvre Marcianus, qu’on accusa de novatianisme ; sagement, patiemment, il ne répondit rien, et cette persécution ne lui fit rien d’autre que de le purifier davantage.

Le patriarche Gennadios († 471) au contraire ne l’en estima que davantage et le nomma économe, en quelque sorte vicaire général. Marcianus n’en fut que plus humble et plus désintéressé, continuant son travail de bâtisseur ou de restaurateur.

Un jour qu’il avait donné à un malheureux son propre habit de dessous, on vit sous sa tunique un habit tout brillant d’or et de diamants. Ce miracle, et d’autres, aidèrent bien des hérétiques à se convertir.

Marcianus mourut vers 471.

Saint Marcianus de Constantinople est commémoré le 10 janvier dans le Martyrologe Romain.

Domitianus de Mélitène

566-602

 

Domitianus naquit vers 566, de parents aisés et chrétiens, peut-être même apparentés avec l’empereur Mauritius. Ses parents se nommaient Theodorus et Eudokia.

Il fut veuf et vécut dans la solitude et la prière.

De sa proximité avec l’empereur, lui vinrent des missions importantes, en particulier vers 590 le rapprochement avec le roi Chosroès de Perse, qui put ainsi reprendre son siège après une insurrection.

Vers l’âge de trente ans, Domitianus reçut la consécration épiscopale pour le siège de Mélitène (Cappadoce, act. Malatya, Turquie C).

Il profita de son ascendant sur l’empereur pour faire construire des églises, des hôpitaux, des maisons pour les pauvres.

Dans une correspondance avec le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars), il parle de l’échec de ses efforts pour amener Chosroès et son peuple à la conversion, et le saint pape le consola en lui rappelant que la récompense viendrait dans la vie éternelle. Pareillement, ils échangeaient leurs points de vue sur l’exégèse biblique.

En 597, Mauritius le constitua son exécuteur testamentaire, mais Domitianus mourut le premier, le 10 janvier vers 602, à Constantinople.

D’abord inhumé à Constantinople, il fut transféré avec honneur à Mélitène et son tombeau fut le théâtre de nombreux miracles.

 

 

Valerius en Limousin

537-620

 

Valerius (Valery, Vaury, Vaulry) était originaire de la province de Reims, né vers 537 de parents nobles et chrétiens.

En 565, il se rendit à Limoges pour vénérer les reliques de saint Martial (v. 30 juin).

La région lui plut ; il s’installa dans les environs, et vécut en ermite dans une petite cellule qu’il se construisit, dont il ne s’éloignait que très rarement, mais où on venait le trouver pour recourir à ses prières, qui obtinrent sans doute des miracles. Il eut aussi des disciples.

Il mourut, dit-on, à un âge avancé, octogénaire.

L’endroit de son ermitage a donné naissance à la localité de Saint-Vaury (Creuse).

Saint Valerius (Vaury) est commémoré le 10 janvier au Martyrologe Romain.

 

 

Agathon, pape

678-681

 

Saint Agathon fut le soixante-dix-neuvième pape, après Donus.

Il était sicilien, né vers la fin du 6e siècle, probablement à Palerme (dont il est le patron).

Moine avant de devenir trésorier de l’Eglise de Rome, il fut remarqué pour sa science, sa profonde humilité, sa douceur de caractère et son intime désir de faire le bien, autant de qualités qui lui valurent l’élection au siège de Pierre.

C’est d’ailleurs à Agathon que l’on doit une très belle définition de l’infaillibilité pontificale : 

En vertu de l’assistance divine, jamais cette apostolique Eglise (de Rome) n’a dévié de la voie de la vérité, ni professé l’erreur sous quelque forme que ce soit. Son autorité, qui est celle même du Prince des Apôtres, a toujours été reconnue par l’universalité de l’Eglise catholique.

Cette définition fut exprimée au moment du concile de Constantinople, 6e œcuménique, qui devait condamner le monothélisme (680-681). Cette doctrine prétendait qu’il n’y avait en Jésus-Christ, Fils de Dieu, qu’une seule volonté, tandis que l’Eglise voulut au contraire rappeler qu’en vertu de l’union hypostatique, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, a abrité en lui deux volontés, l’une divine, l’autre humaine.

Agathon écrivit à ce Concile l’exposé exact et définitif de la juste doctrine catholique des deux volontés.

Le Concile ayant adhéré quasi unanimement à cette doctrine, les Pères mirent en demeure la patriarche Macaire d’Antioche, qui professait le monothélisme, d’adhérer à son tour à la doctrine commune. Sur son refus, il fut déposé.

Par la même occasion, les légats du pape obtinrent enfin de l’empereur la diminution de la taxe que les papes devaient payer à l’empereur au moment de leur élection, et aussi l’exemption de l’approbation de cette élection par l’exarque de Ravenne «au nom du l’empereur».

Le concile de Constantinople est sans doute l’événement majeur du pontificat d’Agathon. Précédemment, le même pape eut à régler deux affaires avec l’Eglise en Angleterre.

L’abbé de Wearmouth, Benoît Biscop, sollicita du pape des privilèges pour son abbaye, mais aussi le concours du grand chantre de la basilique Saint-Pierre, pour enseigner à ses moines le vrai chant de Rome. Le pape saisit l’occasion pour examiner la doctrine des Anglais, ce qui suscita un concile à Hatfield, et une profession de foi du clergé anglais.

L’autre affaire fut le rétablissement sur son siège d’York de l’archevêque Wilfrid, qui avait été déposé de façon irrégulière. Wilfrid se présenta à Rome, et montra une si humble disponibilité à accepter la décision romaine, que sa déposition fut purement annulée (voir au 24 avril).

Le pape saint Agathon mourut peut-être de l’épidémie de peste qui sévit à Rome en 680, de sorte qu’il n’eut pas le temps de recevoir les conclusions du concile de Constantinople. Le Liber pontificalis le fait mourir le 10 janvier 681, jour qui serait plutôt celui de ses funérailles, mais qui est retenu comme dies natalis au Martyrologe.

Saint Agathon fait lui-même remarquer que le style de ses écrits n’atteint pas le niveau de celui de ses prédécesseurs, conséquence des temps difficiles où il vit.

Le successeur de saint Agathon sera saint Léon II.

 

 

Arconce de Viviers

† 745

 

Arcontius fut évêque du diocèse de Viviers au 8e siècle.

L’épisode clef qu’on a retenu de lui fut qu’il fut victime de son attitude pour défendre les intérêts de l’Eglise. Une «émeute» eut lieu entre 740 et 745, qu’on a souvent attribuée aux habitants, mais qui aurait été plutôt fomentée par une bande de brigands venus du Nord.

L’ancien Martyrologe décrivait ainsi la situation : Pour la défense des libertés de son Eglise, il confondit ses ennemis ; frappé de coups et abreuvé d’insultes par les habitants de Viviers, il fut décapité par eux sur la place de la Trau.

Les reliques de saint Arcontius furent vénérées dans la cathédrale de Viviers jusqu’au 16e siècle, lorsque les Calvinistes détruisirent la châsse et les reliques qui s’y trouvaient.

L’actuel Martyrologe mentionne seulement le martyre d’Arconce, sans les détails précédents. Cette fête est au 10 janvier.

 

 

Pietro Orseolo

928-987

 

Il naquit en 928 à Rivo Alto (Udine, Italie NE), d’une très ancienne famille de Venise.

Vers 948, il aurait été mis à la tête d’une expédition navale dirigée contre des pirates dans l’Adriatique, dont il revint victorieux.

En 956 il se maria avec Felicia et eut un fils, Pietro (futur Pietro II).

En 976, il y eut un soulèvement qui renversa le doge de Venise Pietro Candiano IV. Il n’est pas certain, mais cela reste une forte suspicion, que Pietro non seulement prit part à cette insurrection, mais qu’il intervint directement dans l’assassinat du doge, de l’incendie du palais et d’une partie de la ville. Saint Piero Damiani (v. 22 février) en fait d’ailleurs le principal responsable.

La conspiration devait cependant être bien orchestrée, car loin d’être jugé pour son action, c’est justement notre Pietro Orseolo qui fut choisi comme doge.

Son action fut d’abord réparatrice : il fit reconstruire le palais et l’église, édifia deux hôpitaux, écouta favorablement les réclamations de la veuve du doge assassiné et lui restitua toutes les propriétés de son mari. 

Or, en septembre 978, Pietro disparut. Même son épouse et son fils affichaient une ignorance de l’endroit où il pouvait être. La réalité était que le doge avait quitté Venise et était venu se réfugier dans l’abbaye bénédictine Saint-Michel de Cuxa en Roussillon, sur la frontière franco-espagnole. Il est toutefois probable que les époux avaient déjà arrêté dans leur cœur une semblable décision depuis un certain temps : Pietro aurait nourri le désir d’être moine et vivait avec son épouse dans la chasteté totale.

A Cuxa, Pietro fut un moine exemplaire. Après quelque temps, il voulut entrer dans une plus grande solitude, se construisit une cabane et vécut en ermite pendant encore plusieurs années.

Il mourut le 10 janvier 987 ou 997.

Des miracles se produisirent sur sa tombe. En 1027, eut lieu une translation de ses reliques, cérémonie qui équivalait déjà à une béatification.

Pietro Urseolo fut canonisé en 1731. Des reliques de lui furent remises à Venise dès 1732. Celles qui restèrent à Cuxa furent transférées à Prades au moment de la Révolution.

 

 

 

Benincasa

? - 1194

 

C’est un signe providentiel, pour un abbé, de s’appeler Benincasa, «bien à la maison».

On ne le connaît d’ailleurs que pour son abbatiat au monastère de La Cava (Sicile), dont il fut le huitième abbé, à partir de 1171.

En 1172, le roi de Sicile Guglielmo II fut gravement malade et appela pour en être réconforté le cher abbé Benincasa : celui-ci l’assista, et le guérit. Reconnaissant, le roi fit «cadeau» aux moines de La Cava du monastère qu’il avait fait construire à Monreale. Cent moine de la Cava, guidés par Teobaldo, s’y installèrent, mais la nouvelle abbaye resta indépendante de la Cava, par décision papale.

L’abbaye avait aussi sa flotte. Benincasa obtint par exemple du roi Baudoin de Jérusalem l’exemption de droit d’accostage pour ses navires sur les côtes de Palestine. De même pour le port de Vietri (Salerno, Campanie), où le représentant de Constantinople se montrait trop exigeant pour la flotte de La Cava, le roi de Sicile intervint à nouveau en faveur de l’abbé Benincasa.

C’est aussi à l’abbaye de La Cava, sous l’abbatiat de Benincasa, que Lando de Sezze (l’antipape Innocent III) fut «enfermé» et mourut (1180).

L’abbé Benincasa mourut le 10 janvier 1194. Le culte des huit premiers abbés de La Cava fut confirmé en 1928.

Le Martyrologe Romain mentionne le bienheureux Benincasa au 10 janvier.

 

 

Guillaume de Corbeil (de Bourges)

1120-1209

 

Guillaume naquit en 1120, fils de Baudoin de Corbeil et d’Eustachie de Châtillon.

On trouve quelque fois cette étrange information selon laquelle Guillaume aurait été élevé par son «oncle maternel, Pierre l’Ermite», qui mourut en réalité avant la naissance de Guillaume.

Mais il est bien établi qu’un oncle de Guillaume, archidiacre de Senlis, s’occupa de la formation intellectuelle et spirituelle du jeune homme.

Guillaume reçut un canonicat à Soissons, puis à Paris, mais résigna ces bénéfices pour se retirer dans la solitude : il essaya Grandmont (Limoges), qu’il quitta à cause de dissensions internes, et rejoignit Pontigny. Il y reçut l’habit cistercien et devint prieur.

Il fut ensuite nommé abbé de Fontaine-Saint-Jean (1187), puis abbé de Chaalis. Il y resta jusqu’à sa nomination au siège épiscopal de Bourges (1200).

Cette élection eut quelque chose de «providentiel». On ne trouvait pas de candidat adéquat pour succéder à l’évêque défunt. On fit appel à l’archevêque de Paris lequel, après avoir glissé sous la nappe de l’autel trois billets portant le nom de trois abbés cisterciens et après avoir célébré la sainte Messe, retira de dessous le nappe un des trois billets : c’était celui qui portait le nom de Guillaume.

Déjà au monastère, Guillaume s’imposait une mortification continuelle des sens et montrait en même temps une grande douceur et une gaîté communicatives ; quand on lui apporta la nouvelle de son élection, il fut surpris et effrayé, et il fallut l’autorité de l’abbé de Cîteaux ainsi que celle du légat papal pour le plier à accepter.

Dès lors, il chercha à maintenir ses habitudes monacales et à éviter toute solennité inutile. Il garda son habituel cilice, s’interdit toute prise de viande (même s’il en faisait servir à ses hôtes) ; il visita les pauvres, les prisonniers…

Sa fermeté, doublée de douceur infinie, lui aliéna un moment les clercs de Bourges, mais aussi le roi Philippe-Auguste, lors de son divorce : il jeta sur la ville de Bourges l’interdit proclamé par le pape. Au bout de quelque temps cependant, le roi rendit à Guillaume son estime, et les clercs vinrent humblement demander pardon à leur évêque.

Guillaume ramena à la foi romaine des hérétiques albigeois ; il songeait même à partir en mission pour en gagner davantage encore, mais la maladie et la fièvre l’en empêchèrent. En janvier 1209, il fit son testament et demanda l’Onction des Malades ; le 9 janvier, pour recevoir le Viatique, il se força à tomber à genoux et se fit étendre à terre sur un cilice couvert de cendres.

Le saint évêque mourut le 10 janvier 1209, à quatre-vingt-neuf ans.

Les nombreux miracles avenus déjà de son vivant le firent promptement béatifier (1217) et canoniser (1218).

On remit une de ses côtes au Collège de Navarre et un os du bras aux moines de Chaalis ; ce sont les seules reliques qu’on put conserver, car son corps fut profané d’abord par les Huguenots puis par les Révolutionnaires.

L’Université de Paris l’a pris comme céleste patron, ainsi que les armuriers.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Guillaume au 10 janvier.

 

 

Gonçalo de Amarante

1186-1260

 

Si l’on dit ne rien savoir de lui durant sa jeunesse, on situe sa naissance en 1186 à Tagilde (Portugal), de famille noble.

Il montra, paraît-il, dès son baptême des signes évidents de son attraction pour la religion, déterminant l’archevêque de Braga à pourvoir à son éducation. Le prélat prit le garçon comme domestique, puis le prépara au sacerdoce.

L’archevêque le mit alors à la tête d’une abbaye, mais peu après Gonçalo remit à son neveu ce bénéfice et partit pour la Terre sainte, où il pélégrina pendant quatorze années. Après cette longue absence, le neveu en question - qui le croyait mort -, l’accueillit fort mal et Gonçalo se retira humblement dans une cabane, menant une vie d’ermite : prière, prédication alentour ; puis il alla frapper chez les Dominicains de Vimaro, où il fut admis. 

Mais la solitude l’invitait encore ; il obtint la permission de retourner à sa cabane, et y vécut jusqu’à la fin de sa vie. Il priait, il prêchait, et fit aussi quelque chose d’insolite.

Non loin coulait un fleuve rapide et dangereux, le Tamaga. Gonçalo y fit venir des ouvriers pour y construire un pont. Durant les travaux, il obtint une abondance de poissons pour nourrir les ouvriers, et, nouveau Moïse, fit jaillir un bon vin d’un rocher pour les désaltérer.

On parle aussi des fréquentes apparitions qu’il eut de la Sainte Vierge. Elle se trouvait là au moment de sa mort, le 10 janvier 1260.

Bien d’autres récits illustrent les miracles qu’il accomplit. Gonçalo fut béatifié en 1560, mais son tombeau fut retrouvé absolument vide…

Gonçalo est, paraît-il, l’ami des chats et des lapins. On voudrait savoir quelle merveille le Saint aurait accompli à leur égard.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Gonçalo le 10 janvier.

 

 

Grégoire X

1272-1276

 

Teobaldo Visconti était né à Plaisance en 1210, d’une noble famille ; dès sa jeunesse il montra une vertu peu commune ; son ardeur à l’étude lui valut la parfaite connaissance du droit canonique ; quand il avait du temps de reste, il fréquentait l’université de Paris pour s’y perfectionner, ce qui lui valut la sympathie du roi Louis IX (voir au 25 août).

Chanoine de Lyon, archidiacre de Liège, il se vit offrir l’évêché de Plaisance, qu’il refusa humblement.

Lors du 1er concile de Lyon (1245), 13e œcuménique, l’archevêque de Lyon le voulut à ses côtés comme théologien. Puis il accompagna le cardinal Ottoboni en Angleterre, où ce dernier devait reporter la paix entre le roi et les barons. 

Ensuite, il dut prêcher la croisade par mandat papal, et pour cela il dut commencer par mettre l’harmonie entre les princes occidentaux. Puis il se rendit en Palestine pour soutenir autant que faire se pouvait, le moral des croisés qui s’y étaient établis en reprenant les Lieux Saints aux Musulmans.

Il était là-bas, à Ptolémaïs (Saint-Jean-d’Acre) quand lui arriva une nouvelle inattendue : après quatre années de vacance du siège apostolique, les quinze cardinaux avaient fini par déléguer six d’entre eux pour choisir un candidat, qui fut notre Teobaldo. 

La nouvelle faisait la joie des chrétiens de Terre Sainte. Teobaldo prit le nom de Grégoire X et vint en Italie. Il n’oubliait pas la Terre Sainte : il appela les villes d’Italie et de France, et le roi Philippe (fils de saint Louis) à cette cause.

Il convoqua un grand concile à Lyon, où l’on devait débattre des secours à apporter en Terre Sainte, de la réforme de l’Eglise, et de l’union avec l’Eglise d’Orient.

Pendant que se préparait ce concile, Grégoire X appelait les villes d’Italie à faire la paix entre elles, car les querelles entre Guelfes et Gibelins étaient interminables, avec leurs conséquences de rivalités, de vengeances, d’assassinats et autres violences. Grégoire X soutint l’accession au trône impérial de Rodolphe de Habsbourg, contre Alphonse de Castille.

A Lyon vinrent de très nombreux prélats. Saint Bonaventure s’y trouvait (voir au 15 juillet), et mourut durant la cinquième session ; saint Thomas d’Aquin devait s’y rendre aussi, mais mourut en chemin (voir au 7 mars).

L’union avec les Grecs fut reconnue, proclamée, sanctionnée par le chant unanime du Credo, où l’on répéta par trois fois le Filioque, les Grecs ayant reconnu sans difficulté que le Saint-Esprit procède et du Père et du Fils. 

Le pape y proposa une constitution relative à l’élection du pontife, pour éviter la longue vacance qui s’était produite avant son élection. On procéda aussi au baptême de l’un des ambassadeurs tartares qui était présent. Le roi de France, Philippe, remit au pape le Comtat Venaissin.

Pour conclure, le pape invita les prélats à promouvoir la réforme interne de l’Eglise, en commençant… par eux-mêmes.

Grégoire X resta très sobre dans sa vie privée : il lavait les pieds chaque jour à des pauvres, faisait porter des aumônes à des malheureux, ne mangeait qu’un repas quotidien, priait et méditait beaucoup.

Au retour du concile, Grégoire X ne revit pas Rome : il voulut passer par Lausanne, Milan, et dut s’arrêter en Toscane, où la fièvre et une pleurésie l’amenèrent à sa dernière heure. Il mourut pieusement à Arezzo le 10 janvier 1276.

Grégoire X a été béatifié après les nombreux miracles qui s’opérèrent par la suite. Son culte fut approuvé en 1713.

Le Martyrologe le mentionne au 10 janvier.

Son successeur fut Innocent V.

 

 

Bernardino Di Bello

1443-1518

 

Né vers 1443, Bernardino était d’une famille humble et chrétienne. Il naquit à Lorenzana, non pas la cité toscane, mais en Basilicata (Italie S).

Pieux, il s’arrêtait longuement à l’église et se retira, une fois adolescent, dans la solitude près d’un sanctuaire marial, où il parvint à un haut degré de contemplation : ce fut au point qu’il pouvait inviter les oiseaux à voltiger autour de lui et picoter leur nourriture dans sa main. 

On recourut à ses prières, des miracles eurent lieu. Il alla se mettre au service d’un agriculteur pour échapper à la curiosité des habitants. Mais ses fréquentes extases ne cessaient pas, tandis que son travail avançait aussi bien, de sorte que son patron le laissa se consacrer entièrement à Dieu.

Bernardino alla frapper ches les Observants, qui le reçurent avec plaisir ; il prit le nom de Egidio au moment de sa profession.

On lui confia le jardin ; il eut la permission de se construire une cabane où il pouvait se livrer tranquillement à la pénitence et à la contemplation. Les extases continuèrent, la visite des oiseaux également, et les miracles furent au rendez-vous. Ainsi, il ramena à la foi beaucoup de pécheurs.

Quelqu’un cependant ne l’entendait pas de cette oreille. Le Démon lui réserva des assauts particulièrement durs et douloureux, allant jusqu’à le frapper et le blesser violemment. Egidio redoubla de pénitences et de prières, pour ne pas succomber à la tentation.

Il mourut le 10 janvier 1518 et de nombreux miracles s’opérèrent à son tombeau. Six ans après sa mort, on retrouva son corps absolument intact et flexible. Son culte fut confirmé en 1880.

Le Martyrologe Romain mentionne le bienheureux Egidio au 10 janvier.

Ana Monteagudo Ponce de León

1602-1686

 

Ana naquit le 26 juillet 1602 (ou 1604) à Arequipa (Pérou), quatrième des huit enfants de Sebastián Monteagudo de la Jara, espagnol, et de Francisca Ponce de León. Elle porta le nom de la Sainte du jour : sainte Anne.

Il y a un doute sur l’année de cette naissance, car les archives de la paroisse brûlèrent dans un incendie en 1620.

On sait seulement que dès trois ans, Ana fut confiée aux Dominicaines, qui furent certainement à l’origine de sa vocation.

Quand elle eut environ quatorze ans, la famille voulut la reprendre à la maison, mais elle y continua son genre de vie acquis au monastère : quand elle avait terminé ses tâches domestiques, elle se retirait pour prier. Elle eut la vision de sainte Catherine de Sienne (voir au 29 avril), qui l’encouragea, de la part du Bon Dieu, à entrer chez les Dominicaines où, malgré bien des difficultés, il ne lui manquerait rien.

La famille en vint à organiser le mariage de la jeune fille, et la surveillait sans relâche. Mais un jour Ana profita de l’inattention des siens et sortit de la maison ; providentiellement, elle rencontra dans la rue un gentil garçon qui l’accompagna au monastère et qui vint ensuite prévenir les parents. Ce garçon, prénommé Domingo, était probablement saint Dominique lui-même (voir au 6 août).

La suite des événements dut être assez agitée : la famille s’en vint au monastère pour supplier Ana de revenir, lui promettant mille choses, et en venant enfin aux menaces et aux insultes. Non seulement, mais la Prieure elle-même conseillait à Ana d’écouter ses parents, tandis que les autres moniales étaient du côté d’Ana. Il y eut un compromis : Ana serait restée au couvent jusqu’à ce que les esprits fussent un peu calmés, et l’on verrait alors ce qui serait mieux pour la gloire de Dieu.

La brave Prieure, qui désirait se concilier la famille et éviter d’autres soucis, traita Ana avec la dernière sévérité, pour la contraindre à repartir chez elle. Mais Ana restait ferme dans sa décision : elle fut alors défendue par son frère, Stefano, qui réussit à calmer, puis convaincre la famille, et même la Prieure. Stefano eut les mots adaptés pour gagner la bataille : Ana resta au monastère, et la Prieure reconnut sa vocation authentique.

En 1606 donc, Ana put commencer le noviciat, prenant le nom de Ana de los Ángeles (Anne des Anges), qu’elle vécut en cherchant à appliquer rigoureusement la Règle de saint Dominique. Elle s’imposa des mortifications diverses, la prière, la méditation et le jeûne. A l’imitation de saint Nicola de Tolentino (voir au 10 septembre), elle s’habitua à prier pour les Ames du Purgatoire. Elle se disait grande pécheresse et suppliait les autres novices de la corriger.

Quand il fallut faire la profession, la famille s’obstina de nouveau, refusant de donner une «dot» au monastère, pour obliger Ana à rentrer dans le monde, mais son frère, l’abbé Stefano, intervint à son tour en offrant au monastère tout ce qui était requis pour sa sœur. 

Désormais Ana rechercha véritablement la sainteté, d’abord dans une obéissance scrupuleuse, dans une rigoureuse pauvreté, récupérant les vieilles sandales et les vieux habits que ne portaient plus les autres Religieuses.

Elle se vit ainsi confier la sacristie, qu’elle administra avec la plus scrupuleuse attention, allant jusqu’à inviter les prêtres à plus de respect des choses saintes, leur proposant même une eau parfumée pour se laver les mains avant de célébrer. 

Elle apprit alors que par son père elle était parente de saint Tomás de Villanueva (voir au 8 septembre), envers lequel elle eut désormais une grande dévotion.

Cette grande sainteté n’était pas vraiment contagieuse : le monastère était en réalité en grande décadence : il y vivait quelque trois cents personnes, entre Religieuses, novices, domestiques, élèves, et autres orphelines et veuves, tout un monde entremêlé où naissait plus d’un conflit, générant une ambiance malsaine pour les jeunes novices.

Or, on nomma justement Ana Maîtresse des Novices. L’évêque, visitant en 1647 le monastère, le trouva dans un état de telle misère spirituelle, qu’il demanda de faire élire Ana comme nouvelle Prieure. Elle voulait refuser, mais une voix intérieure lui inspira d’accepter. Ana imposa doucement le retour à la rigueur de la règle, entre autres le silence ! Beaucoup de Sœurs se rallièrent à ses conseils maternels, mais quelques-unes lui résistèrent obstinément, qu’elle supporta patiemment et à qui elle pardonna aussi généreusement.

Son plus grand ennemi fut le Démon lui-même, qui la maltraita même physiquement : un jour il la précipita dans la fosse où l’on préparait le ciment pour construire l’église, mais elle fut sauvée ce jour-là par les Ames du Purgatoire.

Au terme de son mandat de Maîtresse des Novices, Ana fut bien contente de «rentrer dans le rang» pour reprendre ses méditations silencieuses, particulièrement sur la passion du Christ. Ses dix dernières années de vie furent une longue série de souffrances, qu’elle offrait pour les Ames du Purgatoire.

C’est vers cette époque qu’un artiste peignit un portrait d’Ana, l’unique qu’on ait d’elle.

Le 10 janvier 1686, elle sembla «aller mieux», de sorte qu’il y eut moins d’attention pour la soigner, et c’est ce jour-là qu’elle mourut, dans une totale discrétion, sans déranger personne.

Ana des Anges fut béatifiée en 1985.

Le miracle retenu fut la guérison totale, inattendue et scientifiquement inexplicable d’une dame de Arequipa, atteinte d’un grave cancer de l’utérus et de tout l’abdomen : deux jours après l’invocation à Ana des Anges, il y eut une soudaine amélioration ; un mois après, la patiente reprenait toutes ses activités ; c’était en 1932, et la personne mourut en 1966.

 

 

 

Adèle de Batz de Trenquelléon

1789-1828

 

Adèle naquit dans le château familial de Trenquelléon à Feugarolles (Lot-et-Garonne) ; elle aura un petit frère.

Leur mère, née Marie-Ursule de Peyronnencq de Saint-Chamarand, descendait de saint Louis.

Leur père était le baron Charles de Batz de Trenquelléon, officier au régiment des Gardes françaises à Paris. Au moment des premières émeutes de la capitale en 1789, ce régiment se rangea aux côtés de la population parisienne, et fut immédiatement dissout. Par la suite, le baron Charles de Batz protégea la fugue de Louis XVI, et dut s’exiler.

En 1797, Madame de Batz et ses deux enfants durent s’exiler à leur tour, en Espagne puis au Portugal, où les rejoindra le baron de Batz. En 1800, la famille put venir s’installer à San Sebastian, dans le Pays basque espagnol ; c’est là qu’Adèle reçut la Première communion, en 1801.

Ce fut pour Adèle un événement capital ; par la suite, elle notera avec grand enthousiasme les occasions où elle pourra recevoir l’Eucharistie : à cette époque, on n’avait pas coutume de communier fréquemment. Adèle parlait alors d’entrer au Carmel.

C’est aussi  en 1801 que la famille put regagner le château de Trenquelléon.

En 1803, Adèle reçut la Confirmation. Elle a quatorze ans, et c’est à cet âge qu’elle décide d’organiser un petit cercle d’amies, qu’elle appellera la Petite Société. Les membres s’engagent à une vie approfondie dans la prière et les sacrements, et à une activité missionnaire de charité et d’apostolat. L’association s’accroît, s’étend, recrute des prêtres. Adèle garde le lien avec tous par une intense correspondance. L’abbé Jean Larribeau deviendra le directeur spirituel d’Adèle.

En 1808, la Petite Société compte déjà une soixantaine de membres ; c’est alors qu’Adèle associe son groupe à celui de la Congrégation de l’Immaculée, fondée par le père Chaminade (v. 22 janvier), qui lui semblait avoir les mêmes idéaux et les mêmes buts.

C’est à cette période qu’Adèle, toujours guidée par l’abbé Larribeau, mais aussi par le père Chaminade, donnera naissance en 1816 à une nouvelle congrégation, les Filles de Marie Immaculée. Adèle prendra alors le nom religieux de Mère Marie de la Conception.

Les Religieuses, qu’on appela bientôt les Sœurs Marianistes, organisèrent un ouvroir, puis des classes gratuites pour les enfants pauvres ; des maisons s’ouvrirent ainsi à Tonneins, Condom, Bordeaux, Arbois.

Une de ses grandes amies fut la bienheureuse Emilie de Rodat (v. 19 septembre).

Adèle s’éteignit à cette vie le 10 janvier 1828, en s’exclamant Hosanna Filio David ! Hosanna au Fils de David !

La famille marianiste est vaste, ses membres sont ouverts à toutes les formes d’apostolat et sont présents dans de nombreux pays de tous les continents.

Adèle a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 10 janvier au Martyrologe.

 

 

Léonie Aviat

1844-1914

 

Léonie Aviat naquit à Sézanne, en Champagne, le 16 septembre 1844. 

Elle fit ses études à la Visitation de Troyes, où la Supérieure du monastère, Mère Marie de Sales Chappuis, et l'aumônier, l'Abbé Louis Brisson, exercèrent sur elle une influence décisive. Formée à l'école de saint François de Sales (voir au 28 décembre), elle se prépara, sans la savoir, à sa mission future : la fondation d'une Congrégation de spiritualité salésienne, dédiée à l'évangélisation de la jeunesse ouvrière.

Tout commence en 1866. C’est l'époque où se développe la grande industrie, attirant vers la ville une main-d'œuvre à bon marché : c'est le cas de Troyes, où les usines textiles embauchaient de très jeunes filles, venues de la campagne. 

L'Abbé Brisson, apôtre au cœur ardent et déjà au nombre des précurseurs du grand mouvement social de la fin du XIXe siècle, avait ouvert en 1858, pour les jeunes ouvrières en bonneterie, une maison d'accueil destinée à leur assurer une éducation humaine et chrétienne complète. Devant l'impossibilité de trouver pour ce foyer, dénommé Œuvre Saint-François de Sales, une directrice et un encadrement stables, il décida, sous l'inspiration de Dieu, de fonder une Congrégation religieuse. 

Il trouva en Léonie Aviat une collaboratrice de choix, en qui il reconnut par ailleurs une vocation religieuse. En effet la jeune fille, ses études achevées, avait quitté le monastère de la Visitation, avec la ferme intention d'y revenir comme Sœur converse. Mais l'Abbé Brisson et la Mère Chappuis lui conseillèrent d'attendre. 

Obéissant à ce qu'elle considérait comme la voix de Dieu, elle en reçut bientôt un signe particulier qui ne pouvait être une illusion : entrée par nécessité dans l'usine d'optique de Sézanne, sa ville natale, un trait de lumière traversa son esprit et orienta sa décision. La vue de l'atelier peuplé de jeunes ouvrières appliquées à leur travail, sous l'œil attentif et maternel d'une surveillante, fit naître en son cœur le désir de prendre place parmi elles pour les conseiller et les guider. Cet attrait se fera plus pressant le jour où l'Abbé Brisson l'invitera à visiter l'œuvre ouvrière qu'il avait fondée à Troyes.

Le 18 avril 1866, Léonie entra à l'Œuvre Saint-François de Sales, avec une de ses anciennes compagnes de la Visitation, Lucie Canuet.

Le 30 octobre 1868, la jeune fondatrice vêtit l'habit religieux et reçut le nom de Sœur Françoise de Sales. C’était tout un programme, ainsi qu'elle l'exprima, en forme de prière, dans ses notes intimes : Saint François de Sales, vous m'avez choisie pour être à la tête de cette petite troupe, donnez-moi votre esprit, votre cœur... Faites-moi part de votre union à Dieu et de cet esprit intérieur qui sait tout faire avec lui et rien sans lui (Août 1871). 

La petite troupe dont elle devenait le guide se mit sous la protection du saint Evêque de Genève et en adopta entièrement la spiritualité et la pédagogie, d'où l’appellation qu’elles prirent d’Oblates de Saint-François de Sales, c'est à dire offertes par toute leur vie à Dieu et au prochain.

Le 11 octobre 1871, Sœur Françoise de Sales fit Profession et, l'année suivante, fut élue Supérieure ; la nouvelle Congrégation était ainsi établie canoniquement et pouvaitt prendre son essor. 

La communauté grandit, les œuvres ouvrières se développèrent. En même temps, s'ouvrirent dans les paroisses des écoles élémentaires et, à Paris, le premier collège de jeunes filles, que Mère Aviat dirigera pendant huit ans. L'apostolat des Oblates s'étendit ainsi aux différentes classes sociales, à toutes les formes d'éducation et, dès les années de fondation, aux missions.

Après une période d'effacement qui mit en lumière sa grande humilité, Mère Françoise de Sales fut, en 1893, à nouveau élue Supérieure générale, charge qu'elle occupera jusqu'à sa mort. 

Elle s’employa désormais à développer les œuvres de la Congrégation en Europe, en Afrique du Sud et en Equateur, entourant chaque communauté et chacune de ses Sœurs de son inlassable sollicitude. 

En 1903, elle dut faire face à la persécution religieuse en France, pour y maintenir les maisons qui pouvaient l'être et transférer la Maison-Mère à Pérouse, en Italie. 

En 1911, elle fit approuver les constitutions de l'Institut par le Pape saint Pie X.

Le 10 janvier 1914, elle mourut à Pérouse, dans la sérénité et l'abandon à Dieu, fidèle jusqu'à son dernier souffle à la résolution du jour de sa profession : M'oublier entièrement, laissant à ses filles cette consigne très salésienne : Travaillons à faire le bonheur des autres.

Léonie Aviat fut béatifiée en 1992 et canonisée en 2001 ; le Martyrologe la mentionne au 10 janvier.

 

 

María Dolores Rodriguez Sopeña

1848-1918

 

Elle naquit à Velez Rubio, Almería (Andalousie, Espagne), le 30 décembre 1848, quatrième des sept enfants de Tomás Rodríguez, jeune magistrat et Nicolasa Ortega Salomón.

Une maladie contractée à huit ans la laissa malvoyante pour le reste de ses jours.

En 1866, son père fut nommé magistrat au tribunal d'Almería. Là, dédaignant les fastes de la haute société et préférant le service au prochain, elle fit ses premières expériences d'apostolat, en apportant son aide matérielle et spirituelle à deux sœurs atteintes de typhoïde et à un lépreux, à l'insu de ses parents. A cette éppoque, une dame de la haute société ne se serait jamais aventurée à entrer en contact avec les gens pauvres, mais María voulait avoir une famille en Christ Jésus.

En 1869, installée à Madrid avec une partie de sa famille (car son père avait été nommé à Porto Rico), elle choisit un directeur spirituel et prêta son service en enseignant la doctrine dans la prison des femmes, dans l'hôpital de la Princesse et dans les écoles dominicaines.

En 1872, elle avait vingt-trois ans et la famille se réunit à Porto Rico, en Amérique du Sud, où elle resta pendant cinq ans. Là, eut lieu le contact avec les jésuites. Assistée par le Père Goicoechea, son premier directeur spirituel, elle fonda l'Association des Filles de Marie, ainsi que des écoles pour les jeunes filles de couleur.

En 1873, son père fut transféré à Santiago de Cuba, où le schisme religieux sur l'île limita l'activité de Dolores aux visites aux malades de l'hôpital militaire. Après la recomposition, elle travailla dans les quartiers périphériques et fonda des Centres d'Instruction pour l'enseignement, la catéchèse, la culture et l'assistance médicale.

En 1876, à la mort de sa mère, elle retourna à Madrid, où elle organisa sa vie autour de trois axes : le soin de sa maison et de son père, son apostolat habituel et la vie spirituelle.

En 1883, à la mort de son père, elle fréquenta les Sœurs Salésiennes, mais au bout de dix jours elle abandonna cette vie contemplative pour se consacrer à l'apostolat. Elle fonda une "Maison sociale" - entre autres pour l’aide à la réinsertion des prisonniers - et accomplit son apostolat dans les faubourgs, prémices de l'"Œuvre des Doctrines".

En 1892, sur l’instigation de l’évêque, elle fonda l'association de l'apostolat séculier (aujourd'hui Mouvement laïc Sopeña). Le gouvernements approuva et appuya l’expansion de son travail dans huit quartiers pauvres et surpeuplés des environs de Madrid.

En 1896, elle commença son activité hors de Madrid, surtout dans les grandes villes, et s'établit à Séville, où elle fonda L'Œuvre des Doctrines.

En 1900 elle reçut l’approbation romaine pour une sorte d’institut religieux.

En 1901, elle fonda l'Institut des Dames Catéchistes à Tolède, ainsi qu'une association civile (aujourd'hui Œuvre sociale et culturelle Sopeña - OSCUS). Ses Œuvres de Doctrine se transformèrent en "Centres ouvriers d'Instruction". En quelques années, elle fonda des Communautés et des Centres dans les villes les plus industrialisées, ainsi qu'une maison à Rome (1914) et au Chili (1917).

En 1902, le gouvernement espagnol reconnaissait l’OSCUS comme association civile d’œuvre sociale, approuvée aussi par le Vatican.

L’immense activité de María Dolores s’est ainsi organisée en trois branches : l’Institut des Catéchistes Dolores Sopeña, le Mouvement Laïc Sopeña et la OCSUS, dont elle fut choisie comme Supérieure Générale en 1910.

Actuellement cette triple institution est présente en Espagne, en Italie, et dans grande partie de l’Amérique Latine (Argentine, Colombie, Cuba, Chili, Equateur, Mexique et Saint-Domingue).

María Dolores mourut le 10 janvier 1918 et fut béatifiée en 2003.

 

 

Pascuál Roda Díaz
1908-1937

Pascuál vit le jour le 30 mars 1908 à Almería, de parents bons chrétiens.
Après de très bonnes études primaires, il passa la licence de Droit à l’Université de Grenade, en 1927, à dix-neuf ans !
Il fut conquis par la dévotion envers le Saint-Sacrement et la très Sainte Vierge. Il fit partie du Tiers-Ordre franciscain, mais aussi de Pieuses Unions sous le patronage des Saints jésuites Stanislas Kostka et Louis de Gonzague (v. 15 août et 21 juin).
Sa santé s’altéra très tôt : il souffrit de graves douleurs à l’estomac, mais il restait serein : Si je meurs, je passerai de cette vie à une meilleure, mais je ne mourrai pas. Il fut touché aussi par la faim, lorsque son père mourut prématurément.
En 1936, le Vendredi Saint, il eut l’audace d’organiser avec ses compagnons une procession avec la sainte image du Christ. Dans l’ambiance de cette période, c’était même risqué. De fait, le 25 juillet, il fut un des premiers arrêtés et jetés en prison. Il y resta six mois.
Le 10 janvier 1937, on l’emmena au lieu-dit Viator, proche d’Almería, où il fut abattu de huit balles tirées dans la tête.
Pascuál a été béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Pascuál Roda Díaz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 10 janvier.

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commentaires

dj34450 10/01/2020 15:49

Quel travail étonnant et gigantesque ! les saints nous précèdent, mais LE modèle c'est le Christ ?
Amicalement

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