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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 00:00

11 JANVIER

 

II.

S Hygin, pape (138-142) : grec d’origine, peut-être à l’origine des ordres mineurs.

S Leucius, premier évêque à Brindes, venu d'Egypte, thaumaturge.

III.

S Salvius, martyr en Afrique.

IV.

S Petrus Balsamus, martyr à Aulone, crucifié.

S Tipasius, soldat romain, martyr à Tigava.

V.

S Théodose, anachorète puis abbé à Rhosus.

Ste Honorata, vierge à Pavie, sœur de l’évêque Epiphanius.

?

S Alexandre, évêque à Fermo et martyr.

Ss Pierre et Leuce, à Alexandrie.

VI.

S Théodose le Cénobiarque, supérieur des cénobites près de Jérusalem ; il y avait dans la communauté trois églises, pour les lectures en grec, arménien et slave ; il mourut à cent-cinq ans.

S Anastase, romain, moine au mont Soratte.

S Béadan, irlandais, abbé en Gaule.

VII.

S Vital, moine à Gaza : pour convertir des prostituées, il leur apportait le gain de son travail et les invitait à se convertir, leur demandant le silence là-dessus ; à sa mort les nombreuses prostituées converties lui rendirent témoignage.

IX.

S Paolino, grand ami de Alcuin et évêque (patriarche) à Aquilée.

XV.

B Bernardo Scammacca, dominicain à Catane ; il voulut expier une jeunesse agitée qui s’était achevée par une grave blessure au cour d’un duel.

XVI.

B William Carter, martyr en Angleterre, pendu à Tyburn, béatifié en 1987.

XVII.

Bx Ioannes Hattori Jingorō et son fils Petrus de cinq ans ; Michaël Mitsuishi Hikoemon et son fils Thomas de douze ans, laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008.

XVIII.

S Francesco Antonio Placidi (Tommaso) de Cori, berger, puis franciscain à Viterbe, Velletri, Orvieto, Civitella ; béatifié en 1786, canonisé en 1999.

XIX.

Bse Ana María Janer Anglarill, fondatrice espagnole des Sœurs de la Sainte Famille de Urgell, béatifiée en 2011.

XX.

B Franciszek Rogaczewski (1892-1940), prêtre polonais fusillé près de Gdansk, béatifié en 1999.

Hyginus

† 142

 

Saint Hygin est le neuvième pape, succédant à saint Télesphore.

Les dates de cette période restent incertaines, et Hyginus aurait été pontife entre 135 et 138, pour d’autres de 138 à 142.

Son nom suggère qu’il était grec d’origine.

Il affronta l’hérétique gnostique Valentin, lui opposant la douceur de ses arguments, mais mourut sans voir l’heureuse fin de ses efforts.

D’après le Liber pontificalis, il ordonna sept évêques, quinze prêtres et cinq diacres. Il a peut-être institué les ordres mineurs.

Il mourut (ou fut inhumé) le 11 janvier 142, près de saint Pierre au Vatican, ayant peut-être subi le martyre, à moins qu’on lui ait donné le titre de Martyr pour avoir souffert durant cette difficile période de persécutions.

Son successeur fut saint Pie 1er.

 

 

Leucius de Brindes

2e ou 4e siècle

 

On vénère traditionnellement Leucius comme le premier évêque de Brindes (Pouilles, Italie SE).

Il serait né en Alexandrie d’Egypte où, élevé dans le christianisme, il aurait déjà accompli de nombreux miracles.

Venu en Italie, il y fonda l’Eglise de Brindes, reçut le sacerdoce, puis l’épiscopat.

Certes, l’Eglise de Brindes est très ancienne. Et si Leucius y reçut l’ordination, c’est qu’un évêque s’y trouvait déjà à son arrivée. On n’a pas de réponse à cette question.

On attribue à Leucius la construction d’une église en l’honneur de Notre Dame et une en l’honneur de s.Jean-Baptiste.

De nombreux idolâtres se convertirent alors que, par sa prière, il obtint une pluie abondante qui mit fin à une longue sécheresse.

Saint Leucius est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Salvius en Afrique

3e siècle

 

On peut se fier à la sincérité de s.Augustin au sujet du martyre de Salvius. 

Le saint Docteur, dans une homélie, fait allusion à ce qu’il a déjà dit dans un discours précédent, au sujet du martyr Salvius, en son dies natalis.

Malheureusement, le discours en question est perdu. L’on ne connaît donc rien sur la personnalité du Martyr, les circonstances et le lieu de sa mort.

S.Augustin mourut en 430. S’il a prononcé son discours le jour-même de la mort de Salvius, ce dernier a pu mourir au début du cinquième siècle ou à la fin du quatrième. Mais si Augustin s’exprima au jour anniversaire, Salvius a pu très bien être martyrisé dès le troisième siècle, par exemple lors de la persécution de Dèce (250), comme le suggère le Martyrologe.

Saint Salvius (de Carthage ?) est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Petrus Balsamus

† 291

 

Malgré un bon nombre de petites variantes sur des détails, les témoignages concordent sur ce célèbre Martyr.

Balsamus ne serait qu’une des formes de son surnom, orthographié aussi Anselanus, Abselamus, Abesalamites…

Originaire d’Eleutheropolis (Palestine), il aurait été arrêté à l’époque de l’empereur Maximin († 238), ou de Dioclétien († 311), à Aulone (Aulana, Samarie) et d’abord soumis par le gouverneur Severus (ou Firmilianus) à un interrogatoire, dont voici quelques extraits : 

- Du nom de mon père, je m’appelle Balsamus ; au baptême j’ai reçu le nom de Petrus.

- (sur son pays et sa famille) : Je suis chrétien.

- Il est une loi du roi éternel, d’après laquelle quiconque sacrifie aux démons, périra.

- Je ne puis jamais me déterminer à sacrifier à des dieux de bois et de pierre.

Severus fit étendre Petrus sur le chevalet. Petrus : Je t’ai déjà dit que je ne sacrifie qu’au Dieu pour lequel je souffre.

Les tourments s’amplifièrent. Petrus se mit à chanter le psaume : J’ai demandé une chose à mon Seigneur, et celle-là seulement : d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie (Ps 26:4).

On appela d’autres bourreaux, moins fatigués que les premiers ; la foule invitait Petrus à s’épargner ces tourments. 

Severus décida finalement de faire clouer Petrus sur une croix. Les auteurs ne sont pas unanimes dans la description du supplice final : croix ? feu ? croix puis feu ?

Le texte du Martyrologe mentionne Petrus Apselamus ou Balsamus, mort sous Maximin, et par le feu, à Césarée de Palestine, en 309.

Saint Petrus Balsamus est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Tipasius à Tigava

4e siècle

 

Tipasius était un soldat romain chrétien.

Mis en congé, il gagna la Maurétanie pour y mener la vie d’un ascète.

L’empereur Maximien le rappela cependant avec d’autres vétérans pour combattre les Maures, mais Tipasius refusa de participer à un rite païen.

Comme il avait annoncé courageusement à l’empereur plusieurs victoires dans les prochains jours, Maximien ne le fit pas décapiter, mais le mit aux arrêts. La victoire obtenue, Maximien le libéra avec les félicitations officielles. Tipasius retourna à sa vie solitaire.

Sous la persécution de Dioclétien, Tipasius fut de nouveau rappelé, mais il refusa franchement et, pour ce motif, fut traduit devant le gouverneur de Maurétanie, Claudius. On le fit passer de ville en ville, couvert  de liens et de chaînes : sur son passage, des miracles se produisirent, au point que Claudius pensa le libérer, mais sur l’insistance des officiers païens (et jaloux), il le soumit à un ultime interrogatoire, et ordonna de la décapiter en-dehors de la ville de Tigava.

Saint Tipasius de Tigava est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Honorata de Pavie

5e siècle

 

S.Epiphanius (v. 21 janvier) avait quatre sœurs, Speciosa, Luminosa, Liberata et Honorata.

Epiphanius remit le voile à Honorata et elle fit partie du couvent Saint-Vincent de Pavie.

Ce couvent fut l’objet du pillage auquel Odoacre soumit la ville de Pavie en 476.

Luminosa et Honorata furent faites captives et Epiphanius s’employa à les racheter, ainsi que bon nombre d’autres captifs.

Après la mort de Luminosa, Honorata passa ses dernières années dans les bonnes œuvres et s’endormit vers 500.

Sainte Honorata est commémorée le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

Théodose le Cénobiarque

423-529

 

Les dates ici indiquées sont bien confirmées par beaucoup de témoignages : Théodose mourut plus que centenaire, sans le secours des moyens thérapeutiques que nous connaissons aujourd’hui.

Il naquit en 423 à Garissus (Cappadoce, actuelle Turquie), de pieux parents qui lui donnèrent les premiers exemples d’une vie vraiment chrétienne.

Après qu’il eut étudié la Parole de Dieu, il fut ordonné lecteur. Puis, comme Abraham, il quitta son pays, sa famille, parents et amis, et se rendit à Jérusalem.

En chemin, il visita Siméon le Stylite (v. 27 juillet) qui prophétisa : Théodose, homme de Dieu, sois le bienvenu, lui prédisant alors sa glorieuse destinée comme chef d’un nombreux troupeau.

Théodose visita les saints Lieux, puis alla se mettre sous la conduite d’un pieux vieillard nommé Longin. Celui-ci lui fit rencontrer une sainte dame, qui lui proposa de présider aux offices de l’église dont elle s’occupait, mais Théodose craignit la vanité et alla s’installer dans une grotte où, pendant trente ans, il ne mangea pas une miette de pain, prenant ce qu’il trouvait : herbes sauvages, dattes, légumes.

Des disciples vinrent lui demander de les aider ; cinq, six, bientôt beaucoup plus. Sa première leçon était qu’il fallait constamment penser à la mort. Il fit creuser une grande fosse, là où serait leur cimetière, et demanda lequel d’entre eux voulait l’inaugurer. Un certain Basile vint s’agenouiller et lui demander sa bénédiction ; Théodose fit célébrer l’office des troisième, neuvième et quarantième jours pour les défunts, et Basile mourut effectivement, quoique paraissant en parfaite santé. C’est une occasion ici de remarquer qu’en ce cinquième siècle, existait déjà la prière pour les morts, trois, neuf et quarante jours après le décès.

Un autre miracle accrut encore l’autorité de Théodose. Une veille de Pâques, les vivres vinrent à manquer totalement, même le pain pour l’Eucharistie. Théodose fit prier, et deux mulets apportèrent de quoi subvenir à la communauté jusqu’à la Pentecôte (donc pour cinquante jours).

Les vocations se multipliant, on construisit un monastère non loin de Bethléem. On y remarquera le sens de l’organisation de Théodose. Il y eut trois infirmeries (pour les malades, pour les personnes âgées et pour les déments), puis une hôtellerie pour les hôtes de passage ; on éleva quatre église : trois pour les offices dans les langues grecque, slave, arménienne, où l’on célébrait la messe des catéchumènes ou liturgie de la parole ; la quatrième était pour les «pénitents» ; la Messe proprement dite se célébrait ensuite dans l’église grecque.

On vivait du travail manuel, dans le plus profond silence fraternel et le dévouement charitable.

Théodose devenait ainsi cénobiarque, chef des cénobites, tandis que non loin de là vivait Sabas, chef des ermites (v. 5 décembre), et grand ami de Théodose, qu’il recevait régulièrement.

Tous deux, Théodose et Sabas, se déclarèrent résolument contre les erreurs dogmatiques des eutychiens et des acéphales. Un jour à Jérusalem, Théodose déclara solennellement : Quiconque ne reçoit pas les quatre conciles généraux comme les quatre évangiles, qu’il soit anathème ! Ce courage fit que d’abord une femme malade guérit aussitôt après avoir touché le vêtement de Théodose, puis valut à l’abbé l’exil : l’empereur impie mourut peu après et Théodose put bientôt revenir parmi les siens.

Théodose était d’une profonde humilité. Il se jeta un jour à genoux devant deux moines qui se disputaient, jusqu’à ce qu’ils se réconciliassent. Une autre fois, un moine en était venu à excommunier l’abbé lui-même : Théodose se soumit humblement, ce qui provoqua la honte, et la conversion du moine fautif.

Les dernières années de sa vie, Théodose souffrit d’une douloureuse maladie, qu’il supporta très patiemment, refusant de demander à Dieu un adoucissement de ses souffrances, ce qui serait une marque d’impatience et lui enlèverait sa couronne.

Il mourut le 11 janvier 529, à cent-cinq ans. 

Le Martyrologe Romain mentionne saint Théodose au 11 janvier.

 

 

Paolino d’Aquilée

730-802

 

On a récemment situé son lieu de naissance à Premariacco (Frioul, Italie NE), vers 730, de parents qui pouvaient être lombards.

Extrêmement instruit, il fut grammaticæ magister, et d’une telle célébrité que Charlemagne, en 776, lui donna une terre en Lombardie.

Dans les années 80, on le voit dans le cercle des dignitaires de la cour de l’empereur, et le théologien Alcuin ne cache pas son admiration pour lui, le qualifiant de Timothée, ou bien de Lux patriæ. L’estime, d’ailleurs, était tout-à-fait réciproque. De la correspondance entre eux deux, il ressort qu’Alcuin considérait Paolino comme son père, et Paolino mettait toute sa confiance dans la science théologique d’Alcuin.

En 787, Paolino fut nommé patriarche d’Aquilée, ce qui pourrait légitimement faire supposer qu’il était déjà prêtre, en tout cas il se fit violence pour accepter cette charge pastorale.

Il fut vraiment dès lors la Lumière de l’Eglise. A l’intérieur de son diocèse, il veilla au maintien de la doctrine et à une juste discipline ecclésiastique. En 791, un concile régional renouvela la condamnation du nestorianisme. 

A l’extérieur, il participa à beaucoup de conciles tenus à Aix-la-Chapelle, Regensburg, Francfort. Il fut même légat pontifical. Au concile de Francfort de 794, il s’illustra dans la condamnation des erreurs d’Elipando de Tolède et de Felice d’Urgell sur l’adoptianisme. Un ouvrage de Paolino contre ce dernier lui valut le qualificatif d’inclytus auctor, auteur célèbre.

Parmi les écrits poétiques de Paolino, on signalera le fameux Ubi cáritas est vera, Deus ibi est, qui se chante encore le Jeudi Saint, au moment du Lavement des pieds.

Les documents anciens attestent les miracles qui eurent lieu du vivant de Paolino, mais aussi après sa mort.

Paolino mourut le 11 janvier vers 802, à Cividale del Friuli.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Paolino le 11 janvier.

Bernardo Scammacca

1430-1487

 

Bernardo vit le jour en 1430 à Catane (Sicile) ; son père était de la noble famille des Scammacca, sa mère de celle des Rubeis.

Son éducation fut chrétienne assurément, mais Bernardo glissa peu à peu dans la double vie et dans les graves désordres du plaisir.

Il en vint un jour à se battre en duel avec le fils du vice-roi de Sicile ; il en reporta une si grave blessure à la jambe, qu’il fut immobilisé un certain temps.

Un revers, un accident, sont souvent l’occasion de réfléchir. Bernardo comprit ses erreurs et voulut les réparer. Dès qu’il put marcher, il alla frapper à la porte des Dominicains. C’était en 1452.

Dans l’ombre et le silence du couvent, il voulut expier ses fautes, dans la prière et la mortification, le jeûne et les privations de toutes consolations humaines ; il pleurait continuellement ses excès de jeunesse. Cette montée dans la voie de la sainteté l’illumina et l’on vint lui demander conseil. Il avait une soif particulière pour la conversion et le salut des âmes tombées dans le péché.

Bernardo fut élu prieur de son couvent, puis à Palerme, enfin vicaire pour toute la Sicile. Effacé autant qu’il le put durant sa vie conventuelle, il le fut aussi dans la sépulture commune de son Ordre. Il mourut le 11 janvier 1487.

Les miracles, cependant, illustrèrent l’humble Dominicain. Quand on voulut procéder à la reconnaissance de son corps, un parfum céleste se dégagea de la tombe et les cloches se mirent à sonner toutes seules. Le corps de Bernardo était intact, et l’est resté.

Son culte fut confirmé en 1825.

Le Martyrologe Romain mentionne le bienheureux Bernardo Scammacca au 11 janvier.

 

 

William Carter

1548-1584

 

William (Guillaume) naquit en 1548 à Londres, de John Carter, un marchanbd de tissus, et de Agnes.

De 1563 à 1573, William fut apprenti chez un imprimeur, puis fut secrétaire de Nicholas Harpsfield, le dernier archidiacre de Canterbury, qui fut bientôt mis en prison.

Il se maria et ouvrit une imprimerie, sous le nom de Johannes Bogardi, et établissant ses publications à Douai, pour tromper la surveillance des autorités anglaises.

Il publia des livres catholiques, parmi lesquels une édition de mille exemplaires de A Treatise of Schism (Gregory Martin), qui lui valut l’arrestation à Poultry Counter en septembre-octobre 1578, et la prison à Gatehouse.

On chercha aussi à extorquer des informations de son épouse, qui était terrorisée. Cette femme mourut peu après, durant la prison de son époux.

En 1582, William fut transféré à la Tour de Londres, où il paya ses repas de sa poche, jusqu’en été.

On le tortura sur le chevalet.

Dans le livre en question, était écrit que la foi catholique triompherait ; il était rappelé aussi que Judith avait tué Holopherne (cf. Livre de Judith) ; ce paragraphe fut interprété comme une incitation à l’assassinat de la reine, ce qui n’avait évidemment jamais été l’intention des Catholiques. En quinze minutes, la cour de Old Bailey décida de la culpabilité de William et de sa condamnation à mort.

William fut exécuté à Tyburn le 11 janvier 1584, et fut béatifié en 1987.

 

 

Michaël Mitsuishi Hikoemon

1559-1609

Thomas Mitsuishi

1597-1609

 

Michaël était un laïc né vers 1559 à Yatsushiro (Kumamoto, Japon).

Son petit garçon, Thomas Mitsuishi, était né vers 1597. Il avait donc douze ans.

Ils furent tous deux martyrisés au cours cette longue vague de persécution, à Yatsushiro (Kumamoto), le 11 janvier 1609.

Ils furent béatifiés parmi cent quatre-vingt huit Compagnons, en 2008.

 

Voir la notice Japonais Martyrs 1603-1639

 

 

Ioannes Hattori Jingorō

1570-1609

Petrus Hattori

1604-1609

 

Ioannes était un laïc né vers 1570 à Muro (Nara, Japon).

Il était marié.

Son petit garçon, Petrus Hattori, était né vers 1604. Il avait donc environ cinq ans.

Ils furent tous deux martyrisés au cours cette longue vague de persécution, à Yatsushiro (Kumamoto), le 11 janvier 1609.

Ils furent béatifiés parmi cent quatre-vingt huit Compagnons, en 2008.

 

Voir la notice Japonais Martyrs 1603-1639

 

 

Francesco Antonio Placidi

1655-1729

 

Né le 4 juin 1655 à Cori (Latina, Latium, Italie centrale), ce futur franciscain reçut prophétiquement les noms de Francesco et Antonio ; il fut orphelin de ses deux parents à quatorze ans.

Il voulait entrer dans le monastère des Franciscains de son village natal, mais il préféra attendre que ses deux jeunes sœurs fussent établies.

Après le mariage de celles-ci, il se présenta chez les Frères Mineurs Franciscains, à vingt-deux ans. On l’envoya faire le noviciat à Orvieto, où il prit le nom de Tommaso.

Ordonné prêtre en 1683 à Velletri, il fut immédiatement nommé vice-maître des novices. Puis il fut envoyé dans les environs de Subiaco, où ses excellentes prédications (ainsi que ses miracles) lui valurent le surnom d’apôtre de Subiaco. Il resta parfois dans le confessionnal du matin au soir, sans manger. On l’appelait au chevet des malades et des mourants ; il savait réconcilier les ennemis ; sa prière obtenait des guérisons, la multiplication du pain…

Voulant appliquer la règle de la pauvreté dans son absolu, il n’accepta jamais d’honoraires de messe. Humble, il réussit à se faire piétiner par les Confrères à l’entrée du réfectoire. Patient, il supporta la sécheresse intérieure sans perdre la paix, ainsi qu’une douloureuse plaie à la jambe qui le tourmenta toute sa vie.

Insatisfait, il demanda à se retirer au couvent de Civitella (aujourd’hui Bellegra), pour une vie plus retirée encore et plus solitaire. Il s’y présenta en ces termes : Je suis Tommaso de Cori, et je viens pour devenir saint. C’est là qu’il mourra quarante ans plus tard. Entre autres, il eut comme disciple saint Teofilo de Corte (voir au 19 mai).

L’obéissance l’obligera à quitter cette chère retraite pour être le gardien (c’est le nom que les Franciscains donnent à leur Supérieur) du couvent de Palombara, où il restera six années, y instaurant le même genre de retraite qu’à Bellegra. C’est lui qui écrivit les règles de ces deux couvents.

Les témoins de sa vie purent observer l’importance qu’il donnait au mystère de l’Eucharistie. Plusieurs fois il eut des extases durant la célébration de la Messe : lui apparurent l’Enfant Jésus, la sainte Vierge, saint François. Il n’avait pas une vie intérieure totalement tranquille, il eut ses moments de sécheresse, mais sa recherche de l’intimité avec la vie divine l’aida à passer ces quarante années de vie religieuse dans une apparente sérénité.

Nourri de cette vie, il était totalement ouvert aux nécessités des autres, aidant les pauvres, conseillant ses frères (on a de lui de nombreux billets et lettres), dans la plus grande simplicité franciscaine.

Il mourut le 11 janvier 1729.

Il a été béatifié en 1786, canonisé en 1999.

Il a été proclamé co-patron de la ville de Rome.

Ana María Janer Anglarill

1800-1885

 

Troisième de quatre enfants d’une famille très chrétienne, Ana María naquit le 18 décembre 1800 à Cervera (Lleida, Espagne).

C’est l’époque de l’invasion napoléonienne, et la petite Ana María connut très tôt ce qu’est la guerre, la privation, la faim, l’épidémie, la souffrance.

A dix-huit ans elle fit partie de la Fraternité de Charité de l’hôpital de Castelltort de Cervera, dont la mission des religieuses était l’assistance aux malades et aux pauvres, ainsi que l’enseignement et le catéchisme au Collège Royal.

Après sa profession, elle fut nommée maîtresse des novices et supérieure.

En 1833, l’hôpital devint hôpital militaire, à cause de la guerre carliste, et les religieuses furent expulsées en 1836. Ensuite, quand Carlos de Bourbon la rencontra, il lui confia la coordination de tous les hôpitaux de la zone carliste.

Les Consœurs acceptèrent et Ana María s’occupa des hôpitaux de Solsona, Berga, la Vall d’Ora et Boixadera. Les belligérants des deux côtés la reconnurent comme la Mère

Malgré cela, cette Mère fut faite prisonnière avec trois autres Sœurs et elles durent s’exiler à Toulouse.

Elles purent revenir en 1844 à Cervera et Ana María y fut la directrice de la Maison de Charité : elle recevait les orphelins, les jeunes désœuvrés et les vieillards. Des cours furent aussi donnés aux petits enfants du bourg.

En 1859, l’évêque d’Urgell lui confia l’hôpital des pauvres de La Seu d’Urgell. C’est là qu’elle fonda l’Institut des Sœurs de la Sainte Famille d’Urgell, pour l’éducation chrétienne des enfants et des jeunes et pour l’assistance auprès des malades et des vieillards. 

En 1860, l’évêque approuva les Règles et les Constitutions. La Maison de Charité de Cervera fut réunie à cet Institut.

A partir de 1863, s’ouvrirent jusqu’à vingt-trois maisons : Cervera, Tremp, Oliana, Sant Andreu de Palomar, Llívia, Les Avellanes… Les Religieuses furent reconnues officiellement comme maîtresses d’école.

Il y eut des périodes difficiles : en 1868, les religieuses furent dispersées par la révolution ; entre 1874 et 1880 il y eut des tensions internes, à cause de l’intervention trop personnelle d’un «directeur spirituel».

Le Chapitre général de 1880 élut Ana María supérieure générale. En 1883, elle fut élue vicaire et conseillère générale. Elle passa ses dernières années à Talarn, entourée d’élèves, de jeunes novices et professes.

Au moment de mourir, elle voulut être sur le sol, comme une pécheresse, par amour pour le Christ.

Elle mourut le 11 janvier 1885 à Talarn (Lleida), et fut béatifiée en 2011.

 

Le miracle retenu pour la béatification fut en 1951, grâce à l’intercession d’Ana María, la guérison instantanée, durable et totale d’une femme qui avait perdu complètement toute mobilité, et cela d’une façon que les médecins déclarèrent tout-à-fait inexplicable. Cette dame, après beaucoup d’épreuves familiales (décès et maladies, y compris l’accident mortel de son père renversé par un tramway), était frappée par une polyarthrose déformante, qui la réduisait peu à peu à l’immobilité complète sur un fauteuil roulant. Sur le conseil d’une des Religieuses, la malade commença la neuvaine à Ana María : comme elle ne savait pas lire, une compagne lisait la prière, demandant à Dieu, par l’intercession d’Ana María au nom de la malade, de pouvoir se déplacer seule et se débrouiller elle-même. On lui appliqua une relique d’Ana María. Le 9 juin 1951, cinquième jour de la neuvaine, une force irrésistible la poussa à se lever et à s’agenouiller ; elle se mit à proclamer : La Mère fondatrice m’a guérie. Désormais, la malade put se déplacer seule et rendre ses services aux autres.

 

 

Franciszek Rogaczewski

1892-1940

 

François naquit le 23 décembre 1892 à Lipinka (actuelle Cujavie-Poméranie, Pologne), 

En 1918, il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Gdansk.

Il exerça le saint ministère à Gdansk même, où les fidèles appréciaient ses conseils de confesseur. 

Il est dit quelque part qu’il fut aussi à Paris en la paroisse du Christ-Roi, comme aumônier des ouvriers polonais, qui étaient nombreux à Paris ; mais cette information est-elle correcte ? Il semble qu’il n’y ait pas de paroisse du Christ-Roi à Paris ; le magnifique sanctuaire du même nom qui y fut construit ne fut achevé qu’en 1940 (et d’ailleurs lamentablement abandonné, vendu, détruit, laissant la place en 1977 à l’ensemble Les Immeubles du Panthéon).

De retour dans sa patrie peu avant le début de la Deuxième guerre mondiale, l’abbé Rogaczewski vécut l’invasion de son pays par les troupes nazies et fut arrêté dès le 1er septembre 1939. 

Ce jour-là une rafle fit déjà trente-quatre victimes, âgées de deux à soixante-seize ans, dont huit brûlées vives ; quelques mois plus tard, trente-huit autres victimes furent exécutées ; personne ne pourra savoir exactement combien de victimes perdirent ensuite la vie dans ces circonstances ; on estime que soixante-dix pour cent des quelque cent-trente mille victimes du camp de Stutthof furent exécutées. L’horreur de ces souvenirs fait que la loi polonaise actuellement, ne permet pas aux enfants de moins de treize ans de le visiter.

Accusé pour son christianisme et pour son sacerdoce, l’abbé Rogaczewski fut beaucoup torturé, jusqu’à être fusillé dans ce camp de Stutthof, près de Gdansk, le 11 janvier 1940. Il venait de passer les quarante-sept ans.

Il a été béatifié en 1999.

 

Il y a un autre prêtre du même nom, mais Albert de prénom, mort à Buchenwald, dont la cause est aussi introduite.

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