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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 00:00

12 JANVIER

 

III.    

Ste Tatienne, martyre romaine.

IV.    

S Merce (Meortius), soldat chrétien africain, décédé des suites de ses tortures.

S Arcadius, martyr à Césarée de Maurétanie.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

S Probe, évêque à Vérone.

?    

S Satyre, martyr qui fit tomber une statue d’idole par un signe de croix.

Ss Zotique, Rogat, Modeste, Castule, martyrs en Afrique.

V.    

Ss Tigrios, prêtre, et Eutropios, lecteur, longuement et durement torturés à Constantinople pour leur fidélité à s.Jean Chrysostome, martyrs.

VI.    

Ste Cæsaria, abbesse à Arles, sœur de s. Césaire d’Arles, qui lui rédigea une Règle.

S Victorien, italien, abbé à Asane.

S Nazaire, espagnol, abbé bénédictin à Asane, successeur de s.Victorien.

VII.    

S Ferréol, évêque à Grenoble, martyr.

S Benoît Biscop, anglais, fondateur d’une abbaye à Wearmouth, à Girwy ; il voulut des églises en pierre, à la française, et favorisa les cérémonies et le chant romains.

XI.    

S Etienne, abbé à Liège.

XII.    

S Aelred, abbé anglais cistercien à Revesby, puis Rievaux, d’une immense douceur.

S Martín de León (de la Sainte Croix), chanoine de Saint-Augustin, très expert de la Sainte Ecriture.

XVII.  

Bx martyrs japonais, laïcs, béatifiés en 2008 ; ce sont :

Ludovicus Amagasu Iemon, son fils Vincentius Kurogane Ichibiyōe et sa femme Thecla avec leur fille Lucia de 1 an, 

Michaël Amagasu Tayemon et sa femme Dominica avec leur fille Iusta de 3 ans, 

Maria Itō et ses trois enfants Marina, Petrus et Matthias, 

Timotheus Ōbasama et sa femme Lucia, 

Ioannes Gorōbyōe, Ioachim Saburōbyōe, 

Ioannes Banzai Kazue et sa femme Aurea avec leur fils Antonius de 12 ans ; leur fille Rufina et son mari Paulus Sanjūrō avec leurs enfants Paulus et Martha de 5 et 1 an, 

Simon Takahashi Seizaemon et sa fille Thecla de 13 ans, 

Paulus Nishihori Shikibu, 

Ludovicus Jin’emon et sa femme Anna, 

Mancius Yoshino Han’emon et sa femme Iulia, 

Antonius Anazawa Han’emon et sa femme Crescentia avec leurs fils Paulus, Romanus et Michaël, 

Andreas Yamamoto Schichiemon et sa femme Maria avec leur fille Ursula, 

Ignatius Iida Soemon et sa femme Lucia, 

Ioannes Arie Kiemon et sa femme Magdalena avec leur fils Petrus, 

Alexius Satō Seisuke et sa femme Lucia avec leur fille Elisabeth, 

Paulus Satō Matagorō (frère du précédent Alexius Satō), et toute la famille Shichizaemon, dont on ne connaît ni le prénom du père ni celui des deux filles de 5 et 3 ans, la mère s’appelant Magdalena.

En outre : Alexis Choemon, avec son beau-frère Candidus et le neveu de celui-ci Ignatius, de 1 an.

S Bernardo de Corleone, capucin à Caltanissetta et mystique, après avoir blessé en duel un autre militaire, canonisé en 2001.

XVIII.    

Ste Marguerite Bourgeoys, née à Troyes, apôtre au Canada où elle fonda la Congrégation de Notre-Dame, pour la formation des femmes et des jeunes filles, considérée comme la co-fondatrice de Montréal et de l’Eglise au Canada, première sainte de ce pays, canonisée en 1982.

B Antoine Fournier, artisan, martyr à Avrillé, béatifié en 1984.

XIX.    

B Pierre-François Jamet, prêtre assistant des Filles du Bon Sauveur, béatifié en 1987.

S Eustachio (Antonio Maria) Pucci, des Servites de Marie, curé à Viareggio, mystique.

XX.    

B Nicolas Bunkerd Kitbamrung (1895-1944), prêtre thaïlandais, apôtre ardent, martyr prisonnier des Japonais, après avoir baptisé soixante-huit autres prisonniers, béatifié en 2000.

Arcadius de Césarée de Maurétanie

† 305

 

Arcadius était un notable personnage qui vivait, selon certains, en Achaïe, mais plutôt, selon d’autres, en Afrique du Nord, et plus précisément en Maurétanie.

La persécution contre les Chrétiens s’était déchaînée ; on ignore si ce fut celle de 259 sous Valérien ou celle de 304 sous Dioclétien.

Arcadius pensa bien faire de sortir de Césarée (act. Cherchell, Algérie) et d’aller se cacher en un lieu qu’il ne dévoila à personne, dans le but de prier Dieu en secret, sans déranger personne et sans être dérangé.

Si l’on ne retrouvait pas Arcadius, on s’aperçut de son absence, et on envoya des soldats chez lui pour l’arrêter. Les soldats ne trouvèrent qu’un parent du notable, qui ignorait tout de la cachette d’Arcadius et ne put donc y conduire les soldats. Vexés, ceux-ci arrêtèrent cet homme, qui fut mis en prison jusqu’à ce qu’on découvrirait enfin Arcadius.

Arcadius apprit le sort de son parent. Pour le faire libérer, il alla alors se présenter spontanément au gouverneur. Le parent fut libéré. Mais Arcadius fut sommé de sacrifier aux dieux païens, ce qu’il refusa absolument.

Le gouverneur le fit d’abord écorcher par des ongles de fer, écarteler sur le chevalet, mais Arcadius restait calmement ferme dans sa foi. Le gouverneur, furieux, ordonna alors de couper à sa victime toutes les articulations des pieds jusqu’aux cuisses et des mains jusqu’aux épaules. Le Martyr put encore se servir de sa langue pour continuer d’exhorter les assistants à croire au Dieu unique.

Ce pouvait être vers 305.

La cruauté de ce martyre rappelle bien le martyre de s.Jacques l’Intercis (v. 27 novembre).

Saint Arcadius de Césarée de Maurétanie est commémoré le 12 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Tigrios et Eutropios de Constantinople

† 404

 

Tigrios était un esclave, originaire de la région du Tigre, d’où son nom.

Esclave, son grand rêve était d’obtenir un jour la liberté ; il économisa dans cette intention chaque sou possible, pendant des années, et finit par acquérir la condition d’un homme libre.

Mais il n’en tira aucun sentiment d’orgueil ; il pensa qu’il devait offrir cette liberté à Dieu, et demanda à être moine.

Sur ces entrefaites, il rencontra s.Jean Chrysostome (v. 13 septembre), qui fut en admiration devant la foi si vive de ce pauvre esclave ; il le garda près de lui et, contrairement aux canons trop rigides, l’ordonna diacre, puis prêtre, arguant à qui l’interrogeait qu’il ne connaissait personne qui avait la foi de Tigrios. On voit ici comment l’Eglise sait maternellement faire des exceptions aux règles.

Eutropios était un adolescent (peut-être un orphelin) élevé par les soins du Chrysostome et nommé lecteur. Il était tout dévoué à l’évêque et c’est lui qui introduisit les deux envoyés d’un «synode» qui venait de condamner Chrysostome pour ses nombreux crimes. On voulait enlever l’évêque et, en même temps aussi Tigrios. Ce fut un échec.

On ne va pas ici reprendre les nombreux épisodes de la persécution engagée par l’impératrice Eudoxia contre Chrysostome ; on ne peut même pas les résumer par l’adjectif inhumains, ou honteux, ou horribles ; les mauvais traitements imposés au saint évêque le furent réellement. 

Mais quand le feu s’attaqua à la cathédrale Sainte-Sophie (juin 404), Eutropios fut le premier arrêté, accusé et sommé de témoigner ; il devait raconter de quelle façon Chrysostome avait mis le feu au sanctuaire : évidemment, le jeune garçon pouvait en toute vérité proclamer qu’il n’avait vu personne mettre le feu à la cathédrale, ni Chrysostome, ni les évêques, ni les diaconesses.

On l’étendit alors et on le flagella durement avec des tiges de différents calibres, pour le frapper sur les articulations, pour lui arracher la peau. Après ce supplice, Eutropios répondit de nouveau calmement : Je ne sais rien de ce que vous me demandez. On le frappa encore sur les os, et Eutropios, à bout de forces, répondit impertubablement la même chose que précédemment. Nouvelle torture, avec des pointes de fer rougies au feu ; cette fois-ci, Eutropio ne répondit plus rien. On passa à d’autres tortures, Eutropio ne parla plus ; on finit par s’apercevoir qu’il avait rendu son âme à Dieu et les bourreaux furent bien humiliés de constater qu’ils avaient torturé un cadavre. On l’enterra de nuit.

C’est alors qu’on fit comparaître Tigrios. Le prêtre était si reconnaissant envers Chrysostome, qu’il préférait être mis en morceaux plutôt que de prononcer la moindre parole contre son bienfaiteur. Le préfet de police lui fit écraser l’un après l’autre tous les doigts des mains puis des pieds ; ça ne suffisait pas aux ennemis de la Vérité : on flagella Tigrios jusqu’à ce que sa chair et sa peau ne fussent plus attachés à son corps que comme des haillons. Tigrios, imperturbablement, affirma constamment qu’il considérait Chrysostome comme un saint.

Tigrios survécut à ces horribles tourments ; refusant catégoriquement de communier avec le nouveau patriarche Arsakios, dont un historien contemporain disait qu’il avait la faconde d’un poisson et la chaleur oratoire d’une grenouille -  il fut exilé en Mésopotamie, sa terre d’origine, où il mourut.

Les saints Tigrios et Eutropios de Constantinople, considérés à juste titre comme martyrs, sont commémorés le 12 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cæsaria d’Arles

475-540

 

Les dates de Cæsaria restent approximatives, déduites des meilleures sources concernant son grand frère, Césaire d’Arles (v. 27 août), tous deux nés dans le territoire de Chalon-sur-Saône, de parents gallo-romains, chrétiens.

Jeune encore, Cæsaria fut formée dans un monastère de Marseille.

Lorsque son frère fut nommé évêque d’Arles, il y fonda une communauté de moniales, à la tête de laquelle il mit sa sœur (vers 512 ou 518). Cette abbaye fut dédiée à saint Jean le Baptiste.

La règle qu’elles observèrent fut écrite par Césaire lui-même, sur la base de sa longue expérience et de celle de sa sœur. Le temps passait à chanter la Louange divine et à recopier des parchemins.

L’abbatiat de Cæsaria fut, dit-on, bref ; elle mourut peu après la dédicace de la basilique Sainte-Marie, qui eut lieu en 524. Mais les auteurs ne sont pas unanimes pour déterminer combien dura ce «peu après» : une période qui s’étend tout de même de 524 à 540.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Cæsaria au 12 janvier.

 

 

Ferréol de Grenoble

† 660

 

Ferréol (Ferreolus en latin, traduit en Ferriolus, Fergeol, Ferjeuil, Fergeolus, Ferjus) fut le quatorzième évêque de Grenoble, de 654 à 659.

Il était en train de prêcher non loin de Grenoble, sur l’actuel mont Rachais, lorsque des sicaires firent pleuvoir les flèches sur lui.

Plus tard, on attribua la paternité de cette exécution à Ebroïn, maire du palais terriblement cruel et ennemi de la religion, qui l’aurait chassé de son siège et exilé, avant de le faire exécuter ; Ferréol serait ainsi la première ou une des toutes premières victimes d’Ebroïn.

L’église de La Tronche, proche du lieu du martyre, porte le nom de l’Evêque, dont le culte immémorial fut confirmé en 1907.

Saint Ferréol est commémoré le 12 janvier au Martyrologe Romain.

Benoît Biscop

628-690

 

Celui que les Français nomment communément Benoît Biscop, s’appelait Biscop Baducing. Il naquit vers 628 d’une noble famille.

Il passa quelques années à la cour du roi de Northumbrie, Oswiu.

A vingt-cinq ans, il partit à Rome pour visiter le tombeau des saints Apôtres, s’instruire mieux des éléments de la foi et des degrés de la perfection chrétienne. De retour en Angleterre, il s’adonna avec ardeur à l’étude de l’Ecriture.

Il partit pour la deuxième fois à Rome : il devait y accompagner Alcfrid, le fils d’Oswiu, qui finalement le retint à la maison. Sur le retour, il s’arrêta à l’abbaye de Lérins pendant deux ans, recevant l’habit et la tonsure, et s’efforçant de vivre la règle avec assiduité. 

Puis il repartit à Rome, une troisième fois. Il rencontra alors le pape Vitalianus (v. 27 janvier), qui allait envoyer en Angleterre Theodorus et Adrianus (v. 19 septembre et 9 janvier) et lui enjoignit de les accompagner. On pourra admirer au passage la soumission facile de Biscop à l’ordre du Pape.

Aussitôt arrivés dans le Kent, Theodorus nomma Biscop abbé de SS.Pierre-et-Paul de Cantorbury, charge qu’il ne recouvrit que deux années, cédant la place à Adrianus, dès qu’il put revenir en Angleterre.

Pour la quatrième fois, Biscop prit le chemin de Rome. Il voulait davantage encore d’informations sur les lois de l’Eglise, sur la vie monastique, la liturgie, aussi demeura-t-il assez longtemps en Italie, séjournant en divers endroits et amassant tout ce qu’il put trouver de livres, de reliques, et mille informations qu’il voulait rapporter dans son pays.

Une fois de retour, il fonda deux abbayes, Wearmouth et Girmy (devenu plus tard Jarrow), respectivement sous le patronage de saint Pierre et de saint Paul. Pour l’église de Wearmouth, il fit venir des artisans de France, pour construire l’édifice en pierres, et non plus en bois, y confectionner de beaux vitraux, décorer les murs de belles fresques, le «catéchisme» des foules. Les deux monastères n’étant pas très éloignés l’un de l’autre, Biscop les gouverna tous les deux au début, puis confia Wearmouth à Easterwin, Jarrow à Ceolfrid (v. 7 mars et 25 septembre). C’est de ces abbayes que devait sortir un peu plus tard s. Bède (v. 26 mai).

Libéré du souci du gouvernement, Biscop refit un cinquième long voyage. Il n’avait jamais assez de documentation, de reliques. S. Bède en écrivit : Dans sa charitable prévoyance, ce père vraiment actif a travaillé pour que ses enfants vécussent en repos ; il a entrepris des courses multiples pour leur permettre de servir paisiblement le Seigneur dans l’enceinte de leurs retraites, sans être obligés d’en sortir.

L’intense activité de Biscop fut ainsi à la source des premières bibliothèques monastiques d’Angleterre ; il s’appliqua à introduire la liturgie et le chant romains dans son pays. Le pape lui envoya même le maître de la musique et des cérémonies du Vatican, Jean de Saint-Martin.

Devenu vieux et infirme, Biscop se montra très patient dans l’infirmité, supportant la douleur sans révolte et même avec joie. Les trois dernières années, il fut paralysé et garda le lit : alors quelques moines venaient autour de lui et alternaient l’office, auquel il se joignait à sa façon.

Easterwin et son successeur Sigfrid étant morts, Biscop établit Ceolfrid à la tête des deux abbayes.

Après avoir reçu le viatique, Biscop s’éteignit, le 12 janvier 690.

Les deux abbayes qu’il avait fondées furent détruites par les Danois envahisseurs, et de nouveau lors du schisme d’Angleterre.

Mentionné le 12 janvier au Martyrologe Romain, Biscop est le saint patron de la congrégation bénédictine anglaise et aussi, récemment (2004), de la ville de Sunderland.

 

 

Aelred de Rievaulx

1109-1167

 

Le prénom Aelred pourrait s’écrire aussi Ethelred et Ailred.

Aelred naquit vers 1109 à Hexham, d’une ancienne famille d’Angleterre du Nord, un des trois enfants de Eilaf. Sa sœur aussi fut consacrée.

Après ses études à Hexham, le roi d’Ecosse David voulut l’avoir à la cour ; Aelred séjourna ainsi à Roxburgh de 1124 à 1133 et devint majordome ; il y conquit l’estime de tous les courtisans par sa douceur de caractère.

On put ainsi mesurer son degré de maîtrise de soi lorsque quelqu’un l’invectiva devant tout le monde et qu’il lui exprima sa gratitude pour l’avoir aidé à voir ses fautes : l’autre tomba à genoux de honte et de repentir ; une autre fois, on l’interrompit brusquement tandis qu’il exposait son discours au roi, mais il attendit tranquillement de pouvoir reprendre, sans montrer la moindre gêne.

Cependant cette vie de cour déplaisait à Aelred ; il la quitta après mûre réflexion et partit au loin, dans le comté d’York, à l’abbaye cistercienne de Rievaulx, récemment fondée. L’abbé William, un disciple de saint Bernard (v. 20 août), le reçut en 1135.

Désormais, l’ancien humaniste qui prisait Cicéron, le trouvait fade à côté de l’Ecriture. La lecture de la Bible était ses délices et lui causait une grande émotion. Sa douceur de caractère se doubla d’un amour de la sanctification et le poussa très haut dans les vertus. Il se lia d’amitié avec un moine nommé Simon qui semblait sourd-muet tant il estimait le silence.

Devenu maître des novices, Aelred fut élu abbé à Revesby en 1142, bien contre son gré, et en 1143 on le rappelait à Rievaulx pour assumer la charge d’abbé. Il avait trois-cents moines à diriger, ainsi que cinq abbayes-filles à visiter, ce qu’il fit avec sa douceur fraternelle habituelle, dans un climat de grande amitié avec tous. Aelred écrivit ces lignes à propos de ses moines : 

Nous mangeons peu, nos habits sont rudes et grossiers, nous ne buvons que de l’eau, nous dormons à peine, n’ayant pour lit qu’une natte très dure ; quand le sommeil commence à nous faire sentir sa douceur, la cloche nous réveille et nous oblige à nous lever. J’omets de dire que nous mangeons notre pain à la sueur de notre front ; nous ne parlons qu’à trois personnes et encore seulement quand la nécessité l’exige. Assimilés aux bêtes de somme, de quelque côté qu’on nous tourne et qu’on nous mène, nous y allons sans la moindre résistance ; nous portons les fardeaux qu’on nous impose sans jamais en refuser aucun. La volonté propre n’a chez nous aucun moyen de s’exercer, nous n’avons même pas le moyen d’être oisifs ou de nous divertir. Parmi nous, on ne trouve aucun procès ; la paix, la tranquillité règnent partout. Il y a une telle concorde antre les frères que tout y est commun ; ce qui appartient à l’un appartient à l’autre ; il n’y a aucune acception de personnes ; seules la nécessité ou les infirmités mettent quelque différence ou quelque distinction entre les frères.

L’extrême mansuétude de l’abbé a été légendaire, mais il savait user de son autorité quand il le fallait : il déposa sans tarder l’abbé de Melrose, filiale de Rievaulx, apprenant qu’il s’emportait contre ses moines. Quand l’empereur Barbarousse fit nommer un antipape contre Alexandre III, Aelred prit solennellement parti pour le pape légitime.

Aelred refusa plusieurs évêchés qu’on lui proposa.   

Ses dernières années furent endolories par la goutte et la pierre, qui ne diminuèrent pas son activité.

Il nous a laissé des Sermons, trois traités : Sur l’amitié spirituelle, Speculum caritatis, Sur l’institution des recluses, ainsi que des œuvres historiques.

En 1163, il eut l’occasion d’exposer la vie de saint Edouard le Confesseur (v. 5 janvier) et nous a laissé une admirable homélie.

En 1164, il fit une mission en Ecosse, pour rencontrer les Pictes et tenter de les civiliser.

Aelred mourut après vingt-deux années d’abbatiat, le 12 janvier 1167, son dies natalis dans le Martyrologe.

Il fut peut-être canonisé en 1191, mais il n’existe pas de document formel pour l’attester. Quant à l’abbaye de Rielvaulx, elle n’est plus qu’une solennelle ruine, qui laisse cependant entrevoir la beauté et l’étendue des constructions.

 

 

Martín de León

1120-1203

 

Il naquit vers 1120-1130 de Juan et Eugenia à (ou près de) León (Espagne).

Ses pieux parents s’étaient promis qu’à la mort de l’un d’eux, l’autre serait entré en religion. Ce fut la maman qui mourut la première, et Juan entra chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin à León. 

Mais Martín était encore bien petit : Juan le prit avec lui, ce qui amena le petit garçon à devenir moine spontanément : ayant appris à lire, il fut automatiquement initié au chant des Religieux et sut bientôt par cœur les psaumes, les hymnes et les antiennes du psautier.

Vers dix-huit ou vingt ans, il fut ordonné sous-diacre. Il avait vingt-cinq ans ou un peu plus, lorsque Juan mourut à son tour (1154) ; Martín vendit alors tout ce qu’il possédait et commença un long pèlerinage qui dura une trentaine d’années et passa par Oviedo, Compostelle, Rome, Jérusalem, Antioche, Constantinople, Italie, France (Chartres, Reims, Paris), Angleterre et Irlande, Toulouse, Narbonne (Béziers), avant de retrouver son point de départ à León. Voyons maintenant quelques détails de ce long périple.

A Rome, c’était la période du carême. Martín voulut vivre intensément ce moment dans la Ville Eternelle : il prit seulement quatre repas par semaine, avec seulement pain et eau. Le pape le sut et l’appela, mais on ne sait pas quel fut l’objet de l’audience.

A Jérusalem, Martín servit à l’hôpital pendant deux années.

A Constantinople, il acheta un beau tissu de soie, qu’il pensait offrir aux Chanoines à son retour mais qui, on va le voir, lui causera quelques ennuis.

En France, il étudia la théologie avec Pietro Lombardo.

A Toulouse, il vénéra la tombe de saint Saturnin (v. 29 novembre).

Près de Narbonne, probablement à Béziers, on l’accusa d’avoir volé le fameux tissu de soie et il passa quelque temps en prison, jusqu’à ce que le malentendu soit dissipé.

Le voilà donc au terme de ses pérégrinations ; il rentra tout naturellement dans le couvent des Chanoines, leur remit le beau tissu de soie, et fut bientôt ordonné diacre et prêtre. C’est à ce moment que Martín prit le nom de Martín de la Sainte Croix.

Un contentieux entre les Chanoines et l’évêque détermina Martín à passer à l’autre couvent de Chanoines, San Isidoro, où cependant ses austérités effrayèrent les Religieux : Martín ne mangeait que fromage et œufs, jamais de viande, du vin seulement s’il était malade ; il dormait par terre, véritablement «sur la paille» ; et il allait voir les malades même de nuit ; en outre parfaitement obéissant à la règle, très dévôt du Saint-Sacrement.

C’est sur son initiative que furent édifiés dans le couvent l’oratoire de la Sainte-Croix, où il installa son scriptorium et sa propre cellule, et la chapelle de la Très Sainte Trinité, consacrée en 1190, pour y abriter les reliques qu’il avait rapportées de ses voyages et pour servir de cimetière des Chanoines.

Il fut chargé du Scriptorium et se mit lui-même à écrire. Il composa une Concordance de l’Ancien et du Nouveau Testament et se fit aider de sept clercs pour la rédaction, la relecture et la décoration des textes. Lui-même devait alors souffrir de rhumatismes, car il soutenait ses bras par des cordes attachées aux poutres. Martín est considéré comme l’auteur le plus important dans l’Espagne du 12e siècle.

Des évêques, des nobles, des personnes de sang royal, venaient fréquemment le consulter.

On raconte que saint Isidore (v. 4 avril) lui fit manger un petit livre, après quoi Martín put comprendre le sens profond de l’Ecriture. Ce miracle rappelle l’épisode du livre de l’Apocalypse (Ap 10:8-11).

Martín guérissait les malades de cette façon : il demandait d’abord au malade de proclamer sa foi, puis  lui faisait un signe de Croix en prononçant les mots Au nom du Père, etc, et ajoutait simplement : Sois guéri. Ainsi furent aidés des gens souffrant de fièvre, de paludisme, de rages de dents, d’abcès…

Il annonça le jour de sa mort, qui advint effectivement le 12 janvier 1203.

Un culte spontané a «canonisé» Martín dès sa mort.

Le Martyrologe le mentionne à présent au 12 janvier.

Nota. Les trente premiers Martyrs de cette page sont simplement rangés par ordre alphabétique de leur prénom. Si l’on veut avoir une idée approximative de leur âge, on pourra, le cas échéant, se reporter à leurs proches, le même jour, dont parfois on connaît mieux les dates de naissance.

 

Alexius Satō Seisuke

?-1629

 

Ce laïc japonais marié était né à une date non précisée à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Alexius fut massacré en haine du Christ avec son frère Paulus Satō Matagorō, son épouse Lucia Satō et leur fille Elisabeth Satō à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Andreas Yamamoto Shichiemon

?-1629

 

Ce laïc japonais marié était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Andreas fut massacré en haine du Christ à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour furent massacrés également son épouse Maria Yamamoto et leur fille Ursula Yamamoto, à Nukayama (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Antonius Anazawa Han’emon

?-1629

 

Ce laïc japonais marié était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon), apparemment frère de Mancius Yoschino Han’emon.

Antonius fut massacré en haine du Christ, avec son fils Paulus Anazawa Juzaburō à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour furent massacrés également son épouse Crescentia Anazawa et leurs autres fils Romanus Anazawa Matsujiro et Michaël Anazawa Osamu, à Nukayama (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Aurea Banzai

† 1629

 

Cette épouse japonaise était née à une date non précisée, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Aurea fut massacrée pour sa fidélité au Christ avec son époux Ioannes Banzai Kazue, leur fils Antonius Banzai Orusu, leur fille Rufina Banzai et son époux Paulus Sanjūrō avec leurs enfants Paulus et Martha, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Crescenzia Anazawa

?-1629

 

Cette épouse japonaise était née à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Crescenzia fut massacrée en haine du Christ à Nukayama (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

En même temps furent massacrés ses deux jeunes enfants Romanus Anazawa Matsujiro et Michaël Anazawa Osamu, tandis qu’à Okusanbara (Yonezawa) était massacré le même jour son époux Antonius Anazawa Han’emon et son fils aîné Paulus Anazawa Juzaburō.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ignatius Iida Soemon

?-1629

 

Ce laïc japonais marié était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Ignatius fut massacré en haine du Christ à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour fut massacrée également son épouse Lucia Iida à Nukayama (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ioachim Saburōbyōe

† 1629

 

Ce laïc japonais était né à une date non précisée, à Wada (Miyagi, Japon).

Il fut massacré pour sa fidélité au Christ à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ioannes Arie Kiemon

?-1629

 

Ce laïc japonais marié était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Ioannes fut massacré en haine du Christ avec son fils Petrus Arie Jinzō à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour fut massacrée également son épouse Magdalena Arie à Nukayama (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ioannes Banzai Kazue

† 1629

 

Ce père de famille japonais était né à une date non précisée, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Ioannes fut massacré pour sa fidélité au Christ avec son épouse Aurea Banzai, leur fils Antonius Banzai Orusu, leur fille Rufina Banzai et son époux Paulus Sanjūrō avec leurs enfants Paulus et Martha, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Iulia Yoshino

?-1629

 

Cette laïque japonaise mariée était née à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Iulia fut massacrée en haine du Christ, avec son époux Mancius Yoshino Han’emon, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Lucia Iida

?-1629

 

Cette épouse japonaise était née à une date non précisée à Nukayama (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Lucia fut massacrée en haine du Christ à Nukayama (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour fut massacré également son époux Ignatius Iida Soemon à Okusanbara (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Lucia Ōbasama

† 1629

 

Cette épouse japonaise était née à une date non précisée, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Lucia fut massacrée pour sa fidélité au Christ avec son époux Timotheus Ōbasama à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Lucia Satō

?-1629

 

Cette laïque japonaise mariée était née à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Lucia fut massacrée en haine du Christ avec son époux Alexius Satō Seisuke et leur fille Elisabeth Satō à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ludovicus Amagasu Iemon

† 1629

 

Ce père de famille japonais était né à une date inconnue, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Il fut massacré pour sa fidélité au Christ à Okusanbara (Yonezawa), avec son fils, Vincentius Kurogane Ichibiyōe, l’épouse de ce dernier, Thecla Kurogane, et leur fille, Lucia Kurogane, le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Magdalena

?-1629

 

Cette maman japonaise, dont on n’a pas retenu la date de naissance, était née à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Elle fut massacrée en haine du Christ avec son époux N… Shichizaemon et leurs deux petites filles à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

Magdalena Arie

?-1629

 

Cette épouse et mère japonaise était née à une date non précisée à Nukayama (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Magdalena fut massacrée en haine du Christ à Nukayama (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour furent massacrés son époux Ioannes Arie Kiemon avec leur fils Petrus Arie Jinzō à Okusanbara (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Mancius Yoshino Han’emon

?-1629

 

Ce laïc japonais marié était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Mancius fut massacré en haine du Christ, avec son épouse Iulia Yoshino, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Maria Itō

† 1629

 

Cette mère de famille japonaise était née à une date inconnue, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Maria fut massacrée pour sa fidélité au Christ avec ses trois enfants : Marina Itō Chōbo, Petrus Itō Yahyōe et Matthias Itō Hikosuke, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Maria Yamamoto

?-1629

 

Cette épouse et mère japonaise était née à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Maria fut massacrée en haine du Christ à Nukayama (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Au même moment fut massacrée sa fille Ursula Yamamoto et, le même jour mais à Okusanbara (Yonezawa, Yamagata), son époux Andreas Yamamoto Shichiemon.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Marina Itō Chōbo

 † 1629

 

Cette petite fille japonaise d’âge non précisé était née à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Marina fut massacrée en haine du Christ avec sa mère Maria Itō et ses deux petits frères, Petrus Itō Yahyōe et Matthias Itō Hikosuke, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Matthias Itō Hikosuke

 † 1629

 

Ce petit garçon japonais d’âge non précisé était né à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Matthias fut massacré en haine du Christ avec sa mère Maria Itō, sa grande sœur Marina Itō Chōbo et son grand frère Petrus Itō Yahyōe, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Paulus Anazawa Juzaburō

?-1629

 

Ce jeune garçon était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Paulus fut massacré en haine du Christ, avec son père Antonius Anazawa Han’emon à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour furent massacrés également sa mère Crescentia Anazawa et ses jeunes frères Romanus Anazawa Matsujiro et Michaël Anazawa Osamu, à Nukayama (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Paulus Sanjūrō

† 1629

 

Ce jeune époux et père japonais était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Paulus fut massacré en haine du Christ avec ses beaux-parents Ioannes Banzai Kazue et Aurea Banzai, son épouse Rufina Banzai et leurs enfants Paulus et Martha, et le frère de son épouse Antonius Banzai Orusu, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Paulus Satō Matagorō

?-1629

 

Ce laïc japonais marié était né à une date non précisée à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Paulus fut massacré en haine du Christ avec son frère Alexius Satō Seisuke, l’épouse de ce dernier Lucia Satō et leur fille Elisabeth Satō, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Petrus Arie Jinzō

?-1629

 

Cet enfant japonais était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Petrus fut massacré en haine du Christ avec son père Ioannes Arie Kiemon à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour fut massacrée également sa mère Magdalena Arie à Nukayama (Yonezawa, Yamagata).

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Petrus Itō Yahyōe

 † 1629

 

Ce petit garçon japonais d’âge non précisé était né à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Petrus fut massacré en haine du Christ avec sa mère Maria Itō, sa grande sœur Marina Itō Chōbo et son petit frère, Matthias Itō Hikosuke, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Rufina Banzai

 † 1629

 

Cette jeune épouse et mère japonaise était née à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Rufina fut massacrée en haine du Christ avec ses parents Ioannes Banzai Kazue et Aurea Banzai, son frère Antonius Banzai Orusu, son époux Paulus Sanjūrō et leurs enfants Paulus et Martha, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Shichizaemon (N…) 

?-1629

 

Ce laïc japonais marié, dont on n’a pas retenu le prénom, ni la date de naissance, était né à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Il fut massacré en haine du Christ avec son épouse Magdalena et leurs deux petites filles à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Simon Takahashi Seizaemon

 † 1629

 

Ce laïc japonais était né à une date non précisée à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Simon fut massacré en haine du Christ avec sa fille Thecla Takahashi, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Timotheus Ōbasama Jirōbyōe

† 1629

 

Ce laïc japonais était né à une date imprécisée, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Il fut massacré pour sa fidélité au Christ à Okusanbara (Yonezawa), avec son épouse Lucia Ōbasama, le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

Anna

 1549-1629

 

Cette laïque japonaise mariée était née vers 1549 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Anna fut massacrée en haine du Christ, avec son époux Ludovicus Jin’emon, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ioannes Gorōbyōe

1549-1629

 

Ce laïc japonais était né vers 1549, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Il fut massacré pour sa fidélité au Christ à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ludovicus Jin’emon

1549-1629

 

Ce laïc japonais marié était né vers 1549 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Ludovicus fut massacré en haine du Christ, avec son épouse Anna, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Michaël Amagasu Tayemon

1594-1629

 

Ce père de famille japonais était né vers 1594, à Yonezawa (Yamagata, Japon), apparemment frère de l’autre martyr Ludovicus Amagasu Iemon, massacré le même jour.

Michaël fut massacré pour sa fidélité au Christ avec son épouse Dominica Amagasu et leur fille Iusta Amagasu, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Paulus Nishihori Shikibu

1598-1629

 

Ce laïc japonais marié était né vers 1598 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Paulus fut massacré en haine du Christ, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Alexis Choemon

1603-1629

 

Ce laïc japonais marié était né vers 1603 à Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Alexis fut massacré en haine du Christ à Hanazawa (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour et au même endroit furent massacrés également son beau-frère Candidus Bōzu et le neveu de ce dernier Ignatius.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Vincentius Kurogane Ichibiyōe

1603-1629

 

Ce jeune père de famille japonais était né vers 1603, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Il fut massacré pour sa fidélité au Christ à Okusanbara (Yonezawa), avec son père Ludovicus Amagasu Iemon, son épouse Thecla Kurogane et leur fille Lucia Kurogane, le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Dominica Amagasu

1606-1629

 

Cette mère de famille japonaise était née vers 1606, à Wakamatsu (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Dominica fut massacrée pour sa fidélité au Christ avec son époux Michaël Amagasu Tayemon et leur fille Iusta Amagasu, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Thecla Kurogane

1611-1629

 

Cette jeune femme japonaise de dix-huit ans était née vers 1611 à Sado (Niigata, Japon).

Thecla fut massacrée en haine du Christ avec son époux Vincentius Kurogane Ichibiyōe et leiur fille Lucia Kurogane, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Candidus Bōzu

1615-1629

 

Cet adolescent japonais de quatorze ans était né vers 1615 à Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Candidus fut massacré en haine du Christ à Hanazawa (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour et au même endroit furent massacrés également son neveu Ignatius et son beau-frère Alexis Choemon.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Romanus Anazawa Matsujiro

1615-1629

 

Cet adolescent japonais de quatorze ans était né vers 1615 à Nukayama (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Romanus fut massacré en haine du Christ avec sa mère Crescenzia Anazawa et son petit frère Michaël Anazawa Osamu à Nukayama (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour à Okusanbara (Yonezawa) étaient massacrés aussi leur père Antonius Anazawa Han’emon et leur frère Paulus Anazawa Juzaburō.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Thecla Takahashi

1616-1629

 

Cette jeune adolescente japonaise de treize ans était née vers 1616 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Thecla fut massacrée en haine du Christ avec son père Simon Takahashi Seizaemon, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

Antonius Banzai Orusu

1617-1629

 

Ce jeune garçon japonais de douze ans était né vers 1617 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Antonius fut massacré en haine du Christ avec ses parents Ioannes Banzai Kazue et Aurea Banzai, sa sœur Rufina Banzai et son époux Paulus Sanjūrō avec les enfants de ces derniers Paulus et Martha, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Michaël Anazawa Osamu

1618-1629

 

Cet adolescent japonais de onze ans était né vers 1618 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Michaël fut massacré en haine du Christ avec sa mère Crescenzia Anazawa et son grand frère Romanus Anazawa Matsujiro à Nukayama (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour à Okusanbara (Yonezawa) étaient massacrés aussi leur père Antonius Anazawa Han’emon et leur frère Paulus Anazawa Juzaburō.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Paulus

1624-1629

 

Ce petit garçon japonais de cinq ans était né vers 1624 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Paulus fut massacré en haine du Christ avec sa petite sœur Martha, leurs parents Paulus Sanjūrō et Rufina Banzai, le frère de cette dernière Antonius Banzai Orusu et leurs parents Ioannes Banzai Kazue et Aurea Banzai, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Shichizaemon (NX…) 

1624-1629

 

Cette petite fille japonaise de cinq ans, était née vers 1624 à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Elle fut massacrée en haine du Christ avec ses parents, N… Shichizaemon et Magdalena, ainsi que sa petite sœur de trois ans, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Elisabeth Satō

1626-1629

 

Cette petite fille japonaise de trois ans était née vers 1626 à Shindōgadai (actuelle Shimo Hanazawa, Yonezawa, Yamagata, Japon).

Elisabeth fut massacrée en haine du Christ avec ses parents Alexius Satō Seisuke et Lucia Satō à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Iusta Amagasu

1626-1629

 

Cette petite fille japonaise de trois ans était née vers 1626, à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Iusta fut massacrée en haine du Christ avec ses parents Michaël Amagasu Tayemon et Dominica Amagasu, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Shichizaemon (NY…) 

1626-1629

 

Cette petite fille japonaise de trois ans, était née vers 1626 à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Elle fut massacrée en haine du Christ avec ses parents, N… Shichizaemon et Magdalena, ainsi que sa grande sœur de cinq ans, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ursula Yamamoto

1626-1629

 

Cette petite fille de trois ans était née vers 1626 à Nukayama (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Ursula fut massacrée en haine du Christ à Nukayama (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Au même moment fut massacrée sa mère Maria Yamamoto et, le même jour mais à Okusanbara (Yonezawa, Yamagata), son père Andreas Yamamoto Shichiemon.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Ignatius

1628-1629

 

Ce bébé japonais d’un an était né vers 1628 à Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Ignatius fut massacré en haine du Christ à Hanazawa (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

Le même jour et au même endroit furent massacrés également son oncle Candidus Bōzu et le beau-frère de ce dernier Alexis Choemon.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Lucia Kurogane

1628-1629

 

Cette petite fille japonaise de un an était née vers 1628 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Lucia fut massacrée en haine du Christ avec ses parents Vincentius Kurogane Ichibiyōe et Thecla Kurogane, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

 

 

Martha

1628-1629

 

Ce petit bébé japonais de un ans était né vers 1628 à Yonezawa (Yamagata, Japon).

Martha fut massacrée en haine du Christ avec son grand frère Paulus, leurs parents Paulus Sanjūrō et Rufina Banzai, le frère de cette dernière Antonius Banzai Orusu et leurs parents Ioannes Banzai Kazue et Aurea Banzai, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

Filippo Latini de Corleone

1605-1667

 

Filippo naquit le 6 février 1605 à Corleone (Palerme, Sicile), cinquième des huit enfants de Leonardo Conciapelli et Francesca Sciascia, qui le firent baptiser le jour même de la naissance. Il apprit d’eux l’amour du travail, la générosité envers les pauvres, la piété. Sa mère était tertiaire franciscaine et guida ses enfants à la pratique des Sacrements.

Un des frères de Filippo se nommait Giuliano, fut prêtre et mourut en odeur de sainteté ; un autre, Luca, fut un citoyen de toutes les vertus.

Filippo recourait fréquemment au sacrement de la Réconciliation, chaque fois que son âme était agitée par quelque problème. Il ne dédaignait pas non plus parcourir les rues en demandant l’aumône pour les pauvres prisonniers.

Il commença par exercer le métier de cordonnier et devint, comme son père, maître cordonnier ; mais aussi il apprit à manier l’épée, et devint très connu pour sa force et ses «victoires» et devint la première épée de Sicile ; il avait le droit (et la mission) de parcourir les rues de nuit et de défendre toute personne en situation dangereuse ; de jour, il prit plusieurs fois la défense de demoiselles menacées par des soldats malveillants. 

On lui suggéra de se marier, mais il répondit, en montrant une corde accrochée au mur, que son épouse était «le cordon de saint François» (d’Assise, v. 4 octobre).

Il lui arriva d’être provoqué simplement par jalousie de sa force ; sa victime décida un jour de se venger et voulut le faire assassiner. Le sicaire vint le provoquer dans sa boutique. On arriva au duel et Filippo finit par blesser son rival en le rendant invalide pour la vie. Certes, il avait agi en situation de légitime défense, mais sa conscience lui reprochait d’avoir ainsi blessé son adversaire. Il lui demanda pardon et, plus tard, s’ingénia à l’aider même économiquement par des amis.

Filippo, ayant mûrement réfléchi, alla frapper à la porte des Capucins de Caltanissetta, sans autre idée que celle de disparaître et expier ses «fautes» de jeunesse. C’était en 1631.

Il reçut l’habit et le nom de fra Bernardo. Sans grande culture, il resta simple frère convers.

Dès lors, sa vie fut uniquement pénitence, humilité, et obéissance. Aux charges habituelles de la vie conventuelle et aux tâches qu’on lui confiait (la cuisine et le jardin), il ajouta des mortifications exigeantes, dormant sur le sol et seulement trois heures, jeûnant, luttant aussi contre les assauts du Démon qui, décidément, ne supporte pas la conversion des pécheurs et se venge en les tentant de toutes les manières.

Dans ce chemin vers la perfection, tout n’était pas facile et l’humble Bernardo pouvait redevenir Filippo ; c’est ainsi qu’un jour où on lui avait fait remarquer un peu vertement telle «faute», le sang lui monta à la tête et il rétorqua : Où est donc mon épée ?, mais il se ressaisit tout de suite…

Frère Bernardo reçut des grâces particulières : il s’éleva à un très haut degré de contemplation, eut des lumières sur les saints mystères, pénétra les pensées d’autrui, rendit la santé à beaucoup de malades. On venait de loin lui demander conseils et prières.

Il eut plusieurs fois la faveur de la visite de Notre-Dame avec l’Enfant-Jésus. Devant le Saint Sacrement, il pouvait être ravi en extase ; un témoin le vit un jour avec l’Enfant-Jésus dans les bras ; Bernardo communiait chaque jour, ce qui était très rare pour l’époque, mais il ne pouvait pas faire autrement.

On signale qu’un jour, en plein réfectoire, où il mangeait humblement, à genoux, un croûton de pain sec, Notre Seigneur lui apparut, l’encouragea doucement et lui donna à manger un morceau de pain après l’avoir imbibé du Sang de son Côté : Bernardo en ressentit un délicieux réconfort.

Une autre fois qu’il lui avait échappé un mot un peu vif envers un confrère, il lui demanda pardon, partit à la cuisine et, avec un tison de la cheminée, se brûla la lèvre fautive.

On venait à lui en toutes situations difficiles. Il réconforta si souvent les futures mères et leur annonça un heureux accouchement, qu’on le surnomma le protecteur des jeunes mamans.

De l’humour aussi : à une dame qui se plaignait de son mari, il conseilla de raccourcir un peu la langue, et tout s’arrangerait.

On pourrait raconter encore une foule de manifestations où la prière de Bernardo fut exaucée de façon vraiment extraordinaire, mais cette notice ne finirait pas. 

Mais Bernardo eut à subir des humiliations de la part de certains Franciscains, particulièrement d’un qui espérait être élu gardien, et qui ne fut pas choisi, suite à l’intervention de Bernardo. Le non-élu le lui fit bien payer : quand Bernardo fut de passage dans son couvent, il le fit agenouiller devant tout le monde en pénitence, au pain et à l’eau. Il lui reprocha d’être trop souvent à l’église et pas assez à la cuisine, ce qui était matériellement vrai, mais Bernardo se permit de répondre que les Frères ne manquaient de rien et n’avaient pas motif de se plaindre. Ensuite, tout en pardonnant les reproches non mérités, il alla se brûler les lèvres, pour se punir d’avoir répondu. Dans un autre couvent où cette persécution l’avait précédé, on l’obligea à se présenter au réfectoire avec un récipient sale attaché au cou. Bernardo avala l’humiliation sans rien dire.

Il s’éteignit le 12 janvier 1667, son dies natalis au Martyrologe. D’autres miracles advinrent ce jour-là et les suivants ; fra Bernardo apparut à plusieurs personnes en leur disant Je vais au Paradis !

Il fut béatifié en 1768 et canonisé en 2001.

 

 

Marguerite Bourgeoys

1620-1700

 

Sixième des douze enfants d'Abraham Bourgeoys et de Guillemette Garnier, Marguerite naquit à Troyes en Champagne (France), le Vendredi Saint 17 avril 1620. Baptisée le jour même, elle grandit dans un milieu chrétien et de bonne bourgeoisie.

A dix-neuf ans elle perdit sa mère. L'année suivante, le dimanche 7 octobre 1640, lors d’une procession en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, la vue d'une statue de la Vierge, la pénètre profondément : elle irait se retirer du monde pour se consacrer au service de Dieu. Désormais elle se consacrera sans retour à chercher et suivre la volonté de Dieu sur elle.

Elle pensa entrer au Carmel, puis chez les Clarisses, mais on la refusa.

Elle s'inscrivit dans une congrégation de jeunes filles pieuses et charitables, vouées à l'enseignement des enfants des quartiers pauvres de Troyes. En 1643, elle fera le vœu de chasteté perpétuelle.

Lorsqu'elle apprendra la fondation de Ville-Marie (Montréal) en Canada, elle percevra un premier appel à la vie missionnaire, appel qui se précisera en 1652, lors d'une rencontre avec le Sieur de Maisonneuve, fondateur et gouverneur en Nouvelle-France, qui recherchait une institutrice laïque pour donner gratuitement des leçons aux enfants français et indiens. Justement, la Sainte Vierge elle-même lui apparut et confirma sa vocation : Va, je ne t'abandonnerai pas, lui dit-elle.

Sans attendre, Marguerite quitta Troyes en février 1653, dans le dénuement le plus complet.  Dès la traversée, on l’appela la Sœur Bourgeoys pour son dévouement auprès des malades (une épidémie emporta huit passagers). Elle aborda à Montréal le 16 novembre suivant et se mit à l'œuvre sans attendre, devenant l'âme de la colonie qui, peu à peu, reprit vie. On la considera à juste titre comme co-fondatrice de Montréal, avec Jeanne Mance, l’infirmière, et Maisonneuve, le maître d'œuvre.

Pour stimuler la piété des colons, elle fit relever la Croix du Mont-Royal abattue par des Indiens ennemis ; elle entreprit la construction d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon Secours. Convaincue de l'importance des familles dans l'édification de ce pays nouveau, elle perçut le rôle prépondérant des femmes et mit tout en œuvre pour les former. En 1658, dans une étable que lui céda le gouverneur, elle ouvrit la première école à Montréal : comme pour le Christ, l’œuvre commençait dans une étable…

Puis elle fonda une congrégation de laïques, inspirée de celle de Troyes, mais adaptée aux nécessités nouvelles, pour répondre aux besoins des femmes et des jeunes filles dont l'ignorance religieuse et profane risquerait de compromettre la bonne éducation des enfants et l'avenir de la colonie. A partir de 1659, elle accueillit les filles recrutées par les curés de France ou dotées par le Roi pour venir se marier à Montréal, se comportant à leur égard comme une véritable mère. Ainsi naquit un système scolaire et se tissa un réseau d'œuvres sociales qui, peu à peu, s'étendront à tout le pays, ce qui vaudra à Marguerite le titre de Mère de la Colonie et de co-fondatrice de l'Eglise au Canada.

Trois fois, elle repassa en France pour y chercher de l'aide. Depuis 1658, le groupe des institutrices qui l'avait suivie dans sa vie de prière, d'héroïque pauvreté et d'inlassable dévouement au service du prochain, prit l'aspect d'un véritable institut religieux, s'inspirant de la vie voyagère de Marie et, par conséquent, non cloîtré : une innovation pour l'époque, car on ne voyait les Religieuses que cloîtrées ; ce fut le cas aussi pour la Visitation, fondée par saint François de Sales. 

Les souffrances inhérentes à une telle fondation ne furent pas épargnées à celle qui en avait pris l'initiative. L’approbation de constitutions eut des péripéties : Marguerite fit le voyage exprès à Paris où l’évêque de Laval était en déplacement et qui la reçut fort mal. Elle dut revenir à Montréal très déçue et très mortifiée.

Marguerite pensait se décharger de la direction de l’Œuvre. Nouveau malheur : les deux Religieuses auxquelles elle pensait, moururent dans l’incendie de leur maison. En plus, l’évêque était d’avis de fusionner l’Institut avec celui des Ursulines. Marguerite dispersa les Religieuses dans les autres maisons, se réfugia dans la petite étable du début, et songea à reconstruire. Et voilà que le nouvel évêque demanda des Religieuses pour Québec ! 

Vers 1689, une nouvelle épreuve s’abattit sur la maison : une des Sœurs avait des «révélations» des Ames du Purgatoire : Mère Bourgeoys était en état de péché mortel. L’imposture fut découverte, mais seulement quatre ans plus tard.

L'œuvre progressait malgré tout : après avoir reçu sa charte civile de Louis XIV en 1671, et une première approbation de vie commune en 1676, la Congrégation de Notre-Dame reçut enfin l'approbation de ses Constitutions religieuses en 1698. L’évêque aura dû venir jusqu’à Paris et discuter avec le supérieur de Saint-Sulpice pour se convaincre des intentions de Marguerite.

Les Sœurs purent enfin émettre leurs vœux publics, et Marguerite prit le nom de Sœur du Saint-Sacrement.

L'étape de la fondation ainsi franchie, Sœur Bourgeoys avait accompli sa mission : quarante sœurs étaient là pour continuer son œuvre. 

La Fondatrice mourut à Montréal, le 12 janvier 1700, en grande réputation de sainteté, après avoir offert sa vie pour la guérison d'une jeune sœur.

L'action éducative et apostolique de Marguerite Bourgeoys se perpétue grâce à l'engagement de ses filles. Plus de deux mille six-cents sœurs de la Congrégation de Notre-Dame œuvrent dans les champs d'activité les plus divers : de l'école au Collège ou à l'Université, de la promotion sociale à la pastorale familiale, paroissiale ou diocésaine. On les retrouve au Canada, aux Etats-Unis, au Japon, en Amérique Latine, au Cameroun, et tout récemment en France.

Marguerite Bourgeoys a été béatifiée en 1950 et canonisée en 1982. Elle est la première Sainte du Canada.

 

 

Les 84 Martyrs d’Avrillé

† 1794

 

Il y eut un Martyr le 12 janvier (ci-après), quatre le 18 janvier, quarante-sept le 1er février, six le 10 février, vingt-six le 16 avril. Le décret de béatification embrasse quinze autres Martyrs de la même époque, mais pas de la même localité.

 

On lira avec quelque utilité la notice générale Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Antoine Fournier

1736-1794

 

Ce laïc était né le 26 janvier 1736 à La Poitevinière (Maine-et-Loire).

Il était marié. C’était un artisan.

Il fut massacré par les troupes révolutionnaires à Avrillé (Maine-et-Loire), le 12 janvier 1794.

 

Voir la notice : Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Victoire Gusteau

1745-1794

 

Cette laïque était née vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).

 

Elle fut massacrée par les troupes révolutionnaires à Avrillé (Maine-et-Loire), le 18 janvier 1794.

 

Voir la notice : Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Pierre-François Jamet

1762-1845

 

Il naquit le 12 septembre 1762 à Frênes (Orne) de Pierre Jamet et Marie-Madeleine Busnot, de bons paysans aisés qui, de leurs neuf enfants, en eurent trois prêtres et une religieuse.

Après ses études secondaires, Pierre-François étudia la philosophie et la théologie à Caen, puis entra au séminaire des pères Eudistes en 1784.

Ordonné prêtre en 1787, il fut nommé en 1790 aumônier des Religieuses du Bon Sauveur.

Durant la Révolution, il continua son ministère dans la clandestinité et, après la tourmente, restaura l’institut des mêmes Religieuses, au point qu’elles l’appelèrent leur second fondateur.

En 1815, nouvelle expérience : il donna des leçons à deux jeunes filles sourdes ; à cette époque, ces handicapés étaient considérés comme malades mentaux, et laissés pour compte ; l’abbé Jamet, après avoir consulté à Paris les spécialistes de l’époque, mit peu à peu au point sa propre méthode originale pour l’enseignement des sourds, utilisant le langage des mains ; il présenta son travail à l’Académie des Sciences de Caen.

En 1816, il ouvrit une dépendance du Bon Sauveur pour les sourds-muets.

De 1822 à 1830, il sera en même temps recteur de l’université de Caen.

Pierre-François Jamet mourut le 12 janvier 1845, et fut béatifié en 1987.

 

 

Eustachio Pucci

1819-1892

 

Deuxième des sept enfants de pieux parents, Eustachio naquit le 16 avril 1819 à Poggiole di Vernio (Florence, Italie).

Il apprit vite à aimer l’église et la sacristie, où son père remplissait les fonctions de sacristain. Puis le curé lui enseigna le latin.

Eustachio voulait entrer dans l’Ordre des Servites et son père s’y opposa longtemps, mais l’adolescent gagna et entra au couvent de Florence en 1837, y prit l’habit et le nom de Antonio Maria.

En 1843, il fut ordonné prêtre.

Il n’eut qu’un poste : Viareggio, où il fut d’abord vicaire pendant trois ans, puis curé pendant… quarante-six ans. Cette longue présence semble aujourd’hui exagérée, mais un saint prêtre comme Antonio ne s’attachait pas à sa paroisse de façon humaine : il cherchait le salut des âmes, et il ne négligea aucun moyen pour atteindre son but sacerdotal.

A cela s’ajouta sa nomination comme supérieur des Servites en 1859, et provincial de 1884 à 1890.

Le curatino (petit curé), comme l’appelaient gentiment ses braves paroissiens, développa dans sa paroisse un zèle remarquable, doublé d’un profond esprit d’organisation. Outre sa générosité instinctive qu’il mit amplement à la disposition des victimes du choléra en 1854, 1855 et 1884, il organisa une véritable Action Catholique avant la lettre, pour tous les âges ; il institua ainsi plusieurs associations : pour les jeunes, la Compagnie de Saint-Louis ainsi que la Congrégation de la Doctrine Chrétienne, pour les dames la Congrégation des Mères Chrétiennes, et pour les adultes il réorganisa la Douce Compagnie de Notre Dame des Douleurs.

En 1853, il fonda une institution pour l’éducation des jeunes filles, les Sœurs «mantellate» Servites de Marie, et une autre pour les enfants malades pauvres, qui fut le premier hôpital marin.

En outre, il introduisit les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul et les œuvres missionnaires.

Mais le curatino n’était pas un activiste. Son intense vie intérieure était la base de ses activités. On le vit en état de lévitation durant la Messe, il eut des extases, on lui attribuait déjà des guérisons miraculeuses…

Il célébra la Messe la dernière fois pour l’Epiphanie C’est en accomplissant héroïquement un ultime devoir de charité, qu’il acheva cette longue vie sacerdotale : il secourut un malade lors d’une forte tempête et fut frappé de pneumonie foudroyante, le 12 janvier 1892.

Béatifié en 1952, il fut canonisé en 1962.

Nicolas Bunkerd Kitbamrung

1895-1944

 

Quel est le nom exact de ce Thaïlandais ? On trouve Nicolas, Nikholas, Nikola ; Benedikto Chunkim, Benedikto Xunkim ; Kitbamrung, Krisbamrung…

Bunkerd naquit le 11 (ou le 31) janvier 1895 (on renoncera au 28 février puisqu’il fut baptisé le 5 février) à Sam Phran (Nakhon Pathom, Thailande), de parents convertis au Catholicisme, Joseph Poxang et Agnes Thiang Kitbamrung, qui eurent six enfants. 

Il fut baptisé par un prêtre des Missions Etrangères de Paris, et reçut le nom de Nicolas.

Il entra à treize ans au Petit séminaire de Hang Xan, puis en 1920 au Grand séminaire de Malaisie. Ses résultats furent excellents ; de caractère, il se montrait un peu têtu. La testardise dans l’erreur peut être problématique, mais dans le bien, elle engendre une persévérance fructueuse. C’est ce qui arriva.

Ordonné prêtre en 1926, il exerça le ministère sacerdotal dans le nord et le nord-est du pays, à Bang Nok Khuek, Phitsanulok, Chiangmai, Lampang, Khorat, Non Kaeo. Il eut l’occasion de rencontrer les Salésiens à leur arrivée en Thailande (1927), et les aida à étudier la langue, en même temps qu’à enseigner le catéchisme.

De son côté, il s’attacha à étudier le Chinois.

Successivement, entre 1930 et 1937, il fut chargé d’évangéliser le nord du pays, jusqu’au Laos ; il travailla énergiquement à ramener à la foi des Catholiques renégats dans le nord du pays, jusqu’en Birmanie, au-delà des fleuves et des montagnes.

En 1937, c’était sa quatrième mission, en tant que curé à Khorat et il poursuivit son activité malgré la malveillance d’un gouvernement qui considérait les Catholiques comme des gens «non patriotiques», étant liés aux missionnaires français, donc «ennemis».

Lors des conflits entre la France et l’Indochine, Nicolas fut accusé faussement d’espionnage en faveur de la France.

Au matin du 12 janvier 1941, il sonna la messe du dimanche : il fut pour ce motif arrêté et condamné à quinze ans de prison.

Dans la prison de Bang Khwang, il ne se contenta pas de compter les jours et les mois ! Sans perdre de temps, il annonça la Bonne Nouvelle à ses camarades de cellule et en baptisa jusqu’à soixante-huit !

N’ayant pas le bréviaire avec lui, il priait le chapelet.

Les pénibles conditions de vie dans la prison lui causèrent la tuberculose. On l’avait mis exprès au milieu des malades pour le contaminer. Il fut finalement abandonné dans un hôpital, mal, ou même pas soigné, en raison de son catholicisme.

Avant de mourir, il exprima son pardon envers ses détracteurs et persécuteurs.

Trois ans après son arrestation, Nicolas mourut à Tomhom (Bangkok) le 12 janvier 1944.

L’Eglise a reconnu son martyre : c’est le premier Martyr thaïlandais.

Il a été béatifié en 2000.

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