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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 00:00

14 JANVIER

 

II.

S Potitus, roumain, adolescent martyr à Rome.

S Glycerius, diacre martyr à Antioche de Syrie, noyé en mer.

III.

S Felix, prêtre torturé à Nole.

IV.

Ste Nino, captive dans le sud Caucase : ses miracles lui valurent la confiance du roi qui se convertit ; elle est l’apôtre de la Géorgie.

Ste Macrine, aïeule de s. Basile le Grand, à Néocésarée.

S Barbascémin (Barbasymas), évêque à Séleucie et Ctésiphon, martyr à Lédan.

V.

S Firminus, évêque à Mende.

Ste Néosnadie, vierge en Poitou.

VI.

S Euphrasius, évêque à Clermont.

S Datius, évêque à Milan, mort exilé à Constantinople.

S Cler, diacre en Afrique.

VII.

S Fulgencio, évêque à Écija, frère des ss. Landro, Isidoro et Florentina ; patron de Cartagena.

S Caldéold (Eoald), évêque à Vienne.

VIII.

S Etienne, fondateur et abbé à Constantinople.

XI.

B Engelmer, ermite en Bavière, assassiné par un inconnu.

XII.

B Amédée de Clermont, seigneur de Hauterives, retiré à Bonnevaux dont il fonda les filiales à Léoncel, Mazan, Montperoux et Tamié.

B Oddone de Novare, prieur chartreux à Gayrach, puis chapelain à Tagliacozzo.

XIII.

S Sabas, serbe, moine au Mont Athos, évêque à Petj.

XIV.

B Odorico de Pordenone, franciscain thaumaturge, missionnaire en Asie mineure et jusqu’en Chine.

XIX.

XVII.

B Devashayam Nilakandan Pillai, laïc tamoul, converti de l'hindouisme, martyr, béatifié en 2012.

XIX.

B Peerke (Petrus Norbertus) Donders, prêtre rédemptoriste hollandais, au service des lépreux au Surinam, béatifié en 1982.

XX.

Bse Alfonsa Clerici (1860-1930), italienne des Sœurs du Très Précieux Sang de Monza, béatifiée en 2010.

B Pablo Merillas Fernández (Carlos, 1902-1937), prêtre capucin martyr à Madrid, béatifié en 2013.

B Francisco Martínez Garrido (1866-1938), prêtre diocésain espagnol, martyrisé près d’Almería, béatifié en 2017. 
 

Potitus de Sardica

† 2e siècle

 

Il n’y a pas de consensus à propos de Potitus.

Il serait originaire de Sardica en Basse Dacia (act. Roumanie), une province qui fut annexée à l’empire romain en 107.

Il y aurait eu parfois une confusion entre Sardica et Sardinia, et l’on a fait naître Potitus en Sardaigne.

Potito était le fils d’une famille très riche.

Encore adolescent, il se serait converti au christianisme, à l’insu de son père. Quand celui-ci s’en rendit compte, il jeta son garçon en prison (ou le tint enfermé à la maison), mais les prières et les supplications de Potitus touchèrent son papa, qui se convertit à son tour.

Potitus se trouva donc libéré, mais chercha à s’isoler quelque part ailleurs qu’au milieu de païens ; les localités qu’on croit être Valeria ou Gargara sont incertaines ; Valeria ne se trouve pas, Gargara serait en Asie Mineure (ancienne Troade) : notre adolescent se serait donc embarqué pour traverser la mer et gagner le mont Gargara. Pourtant, la suite de la Vita  ne semble pas tenir compte de ce voyage.

Potitus guérit la femme d’un certain Agatho, sénateur, qui était lépreuse ; toute la famille se convertit au christianisme et le bruit du miracle se répandit, jusqu’à Rome.

Potitus y fut convoqué pour guérir la fille de l’empereur Antoninus Pius († 161), qui était possédée ; Potitus obtint de Dieu cette guérison, mais on l’attribua à quelque pouvoir magique, et l’on somma Potitus d’offrir l’encens aux dieux païens.

Sur le refus catégorique de Potitus, on le tourmenta de mille manières et il mourut décapité, soit à Rome, soit ailleurs dans le sud de l’Italie. Il devait avoir une quinzaine d’années.

Le lieu du martyre a en effet été placé en Italie méridionale, où s’est diffusé le culte de s.Potitus. Mais ce culte a pu se développer simplement autour des reliques de s.Potitus, apportées dans ces régions.

L’empereur étant mort en 161, on a situé la mort de Potitus vers 160, un 14 janvier.

Saint Potitus de Sardica est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Glycerius d’Antioche de Syrie

† 3e siècle

 

Glycerius fut un diacre à Antioche de Syrie.

On a établi qu’il fut martyrisé avant la persécution de Dioclétien, donc au plus tard au troisième siècle et, pourquoi pas, dès le deuxième.

Après beaucoup de tourments, Glycerius fut noyé en mer.

Saint Glycerius d’Antioche est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Felix de Nole

† 260

 

Le père de Felix était de Syrie. Après la carrière des armes, il s’acquit un bon patrimoine en Campanie (Italie), qu’il légua à ses deux fils, Hermias et Felix.

Hermias s’engagea à son tour dans l’armée. Felix, de son côté, se consacra au Seigneur ; l’évêque Maximus l’ordonna lecteur, puis exorciste, prêtre enfin.

Vers 250, l’évêque Maxime, par prudence pour son troupeau diocésain, se cacha au moment de la persécution, confiant à Felix le soin des fidèles.

Les persécuteurs vinrent donc arrêter Felix et on l’enferma dans un cachot infect jonché de têts de pots cassés. Ici se renouvela l’intervention racontée dans Ac 12:1-11 : un ange vint libérer Felix et le conduisit immédiatement auprès de Maxime, épuisé de soucis et de privations, mourant.

Felix approcha des lèvres de Maxime une grappe de raisin, qui le réconforta beaucoup ; Felix le prit sur ses épaules et le reconduisit à sa maison, où une sainte femme l’entoura de ses soins.

La persécution s’étant momentanément calmée, Felix prêcha à nouveau ; mais quand les persécuteurs reprirent leurs recherches, une première fois ils ne reconnurent pas le prêtre, une deuxième fois ils trouvèrent la porte garnie d’une telle toile d’araignée, qu’ils supposèrent impossible que Felix fût passé par là récemment, et s’en allèrent déçus.

Felix se cacha alors dans une grotte, recevant d’une pieuse femme de quoi se nourrir. Six mois plus tard, il sortit de sa cachette et put réapparaître publiquement sans être inquiété.

A la mort de l’évêque Maxime, on voulut élire Felix pour lui succéder, mais ce dernier, humblement, désigna Quintus. 

Le patrimoine de Felix avait été confisqué ; il ne le réclama pas, une fois la paix revenue, mais vécut pauvrement, cultivant quelques arpents de terre, et partageant sa récolte avec les pauvres.

Il mourut vers 260, parfois considéré comme martyr en considération de ses souffrances.

Saint Felix de Nole est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Nino de Géorgie

† 340

 

La Géorgie chrétienne a une longue histoire ancienne. On attribue déjà à s.André (v. 30 novembre) l’évangélisation de la Colchide au Nord ; au concile de Nicée (325), deux évêques géorgiens étaient présents et, au cinquième siècle, la Géorgie était pratiquement entièrement constituée en diocèses.

Notre Nino était une esclave chrétienne, dont la vie pieuse, chaste, tranchait avec celle des païens qui adoraient les astres, le feu, les arbres.

Nino obtint la guérison d’un bébé malade en le plaçant sur sa couche ; du coup, la reine, très malade, voulut à son tour demander sa guérison. Grande joie du roi. Ce roi s’appelait Mirvan III, la reine Nana.

Nino ne voulait ni or ni argent : elle demandait à ce roi de se convertir à son tour, mais le roi remit à plus tard ; un jour qu’il s’était perdu durant la chasse, il repensa au Christ, l’invoqua et retrouva son chemin (337). Nino lui conseilla de construire une grande église.

L’église s’éleva à Mtskheta (act. proche de Tbilissi), à l’emplacement présumé de la tombe d’une sainte Sidonie, dont la conversion et la mort remontaient au premier siècle.

Au même endroit se trouvait un cèdre qui permit de construire les colonnes de l’église ; une de ces colonnes aurait produit une huile miraculeuse, ce qui fit donner à l’église le nom de Svétitskhovéli, pilier qui donne la vie.

Nino alla prêcher auprès des montagnards, mais sans succès ; elle fut mieux reçue vers l’Est.

Elle mourut à Bodbe (act. Sighnaghi, Kakheti), vers 340.

Plus tard, le roi de la Géorgie orientale fut le général Bacurius († 420) ; il avait été en garnison à Jérusalem et raconta les faits à l’historien Rufinus.

Traditionnellement fêtée en Géorgie le 14 janvier, Nino a été diversement nommée : Nouné, Nina (Christina ?), et aussi Théognoste, connue de Dieu.

Sainte Nino de Géorgie est commémorée le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

Firminus de Mende

† 402

 

La liste épiscopale de Mende présente des difficultés, des incertitudes.

Firminus pourrait avoir été le quatrième évêque de Mende, ou même le troisième.

Certains prétendent que Firmin de Mende est le même personnage que Firmin d’Amiens (v. 25 septembre).

Il serait mort en 402.

Saint Firminus de Mende est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Néosnadie

5e siècle

 

Le martyrologe du diocèse de Poitiers disait d'elle : Sa gloire est plus connue de Dieu que des hommes. Ce qui prouve suffisamment sa sainteté c'est qu'une église paroissiale dédiée à son nom attire depuis des siècles un concours considérable de peuple. Cette paroisse est Sainte-Néomaye.

En Poitou on vénère donc sainte Néosnadie comme bergère, née à Mouterre-Silly (Loudun).

Discrète, humble, pieuse, c’était la violette qui embaume son entourage sans se faire voir.

Bergère à Sambin (diocèse de Blois, Loir-et-Cher), elle aurait, selon la légende, demandé à Dieu de l'enlaidir pour se rendre indésirable aux yeux de ses soupirants ; son vœu aurait été exaucé et aussitôt l'une de ses jambes se serait transformée en patte d'oie.

On ne sait que penser d’une telle métamorphose. D’autres Saintes eurent le même souci et obtinrent de Dieu plutôt quelque maladie de peau au visage, qui découragea les prétendants en question. On pourrait aussi supposer que la pieuse bergère souffrit d’une douloureuse arthrose déformante, et que la légende ait complété cette infirmité par une description un peu exagérée.

Sainte Néosnadie n’est pas au Martyrologe.

Elle est vénérée le 14 janvier (autrefois le 17, premier jour «libre» après le 14).

 

 

Euphrasius de Clermont

† 515

 

Euphrasius pourrait avoir été le treizième évêque d’Auvergne, dont le siège fut plus tard à Clermont (1160).

S.Grégoire de Tours parle de lui, louant son hospitalité.

Son épiscopat aurait commencé en 490 et il serait mort en 515.

Saint Euphrasius de Clermont est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Datius de Milan

† 552

 

Ce qu’on sait de cet archevêque est qu’il fut sur le siège épiscopal de Milan depuis environ 530.

On le faisait descendant de la famille aristocratique des Agliati.

Sa générosité alla jusqu’à dépouiller son Eglise de toutes ses richesses pour venir en aide à la population éprouvée par les guerres qui désolaient l’Italie. Il sollicita la générosité du prince goth Theodato, en vain celle de Belisario.

Il se peut même qu’il ait été fait prisonnier et que, libéré ou plutôt chassé, il alla chercher refuge à Constantinople dès 545.

Durant son voyage, il s’arrêta à Corinthe où, d’après le témoignage de s. Grégoire le Grand (v. 12 mars), il délivra un possédé (ou une maison hantée) et passa tranquillement la nuit chez celui-ci.

A Constantinople il retrouva le pape Vigile, convoqué par l’empereur. Datius se rangea énergiquement du côté du pape et soutint ouvertement la doctrine de l’Eglise.

Un concile œcuménique devait se tenir à Constantinople en 553, mais Datius mourut sans l’avoir connu, à la date, parfois contestée, du 14 janvier 552, son dies natalis dans le Martyrologe Romain. 

Le texte du Martyrologe semble proposer que Datius ait accompagné Vigile à Constantinople, ce qui poserait quelques problèmes de datation. Vigile fut en effet enlevé de force à Rome en 546 et, parvenu dans la ville impériale après Datius, y fut traité très mal ; c’est sur la protestation des évêques italiens, dont celle de Datius, que le pape fut au moins laissé libre. Il mourut sur le chemin du retour.

 

 

Fulgencio d’Écija

550-632

 

Il ne s’agit pas ici de Fulgentius de Ruspe (v. 1er janvier).

Les dates de Fulgencio restent approximatives, étant déduites de données elles-mêmes incertaines.

Il naquit donc vers 550 à Cartagena (Espagne), deuxième fils de Severiano et Tortora (à moins que ce dernier nom soit celui de la grand-mère), dont les quatre enfants sont inscrits au Martyrologe : Leandro et Isidoro, tous deux évêques de Séville (v.  13 mars et 4 avril), Florentina, abbesse (v. 28 août).

Vers 554, Severiano s’enfuit de Cartagena, envahie par les troupes bizantines, et vint se réfugier à Séville, où naquit son plus jeune fils Isidoro.

A la mort des parents, Leandro devint un peu le chef de famille de ses deux frères, tandis que Florentina s’occupait aussi maternellement du plus jeune, Isidoro.

La formation de Fulgencio fut certainement très soignée ; certains l’envoient chez les Bénédictins comme son frère Leandro et en font même un abbé. Il devint évêque d’Astigi (act. Écija), au moins en 610, mais on ne sait quand commença son épiscopat, peut-être dès 600.

En 619 il participa au concile de Séville, présidé par son frère Isidoro.

C’est Isidoro qui lui dédicaça son ouvrage sur les Offices ecclésiastiques.

Fulgencio mourut vers 632, et son dies natalis est au 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Oddone de Novare

1100-1198

 

Né à Novare (Piémont, Italie NO) en (ou vers) 1100, il fut chartreux à Casotto ou à la Grande Chartreuse.

Vers 1169, il fut envoyé en Slovénie à la nouvelle Chartreuse de Seitz (act. Zice), puis en 1189 à celle de Geirach (act. Gyrio), où il fut prieur.

Des problèmes surgirent entre les moines et l’évêque du lieu, qui poussèrent Oddone à solliciter une audience auprès du pape. Il obtint sa démission et se retira à Tagliacozzo (Abruzzes, Italie C).

Là, une abbesse bénédictine, parente du pape, remarqua la sainteté d’Oddone et obtint de le garder comme directeur spirituel.

Oddone vécut donc là, dans une petite cellule proche du monastère, dans la pauvreté, l’abstinence et de rudes austérités : cilice jours et nuits, lit de branches et de sarments, jeûnes, veilles prolongées. En même temps, il donnait ses humbles conseils aux Religieuses ainsi qu’à ceux qui venaient le consulter.

Un pauvre homme malade vint le supplier de lui retirer ses continuels maux de tête. Le saint homme protesta de son indignité, et renvoya le malade en lui disant simplement : Que le Christ, fils du Dieu vivant, te guérisse ! - et l’homme guérit.

Il y eut d’autres miracles, avant et après la mort d’Oddone.

Il mourut à Tagliacozzo le 14 janvier 1198. Juste avant sa mort, on l’entendit dire : Seigneur, je viens à toi ! et expliqua à son entourage : Je vois mon Seigneur et mon roi, je suis en sa sainte présence.

Quarante ans après sa mort, Oddone apparut à un prêtre, demandant à être enseveli dans un endroit plus honorable. Le corps, exhumé, fut trouvé intact.

Le 14 janvier 1784, dies natalis d’Oddone, le village de Tagliacozzo fut le seul épargné par un violent tremblement de terre qui affligea toute la région.

Le culte d’Oddone fut approuvé en 1859 et le bienheureux Oddone de Novara est mentionné au Martyrologe le 14 janvier.

 

 

Odorico de Pordenone

1285-1331

 

Il naquit vers 1285 à Villa Nuova (Pordenone, Udine, Frioul, Italie NE), peut-être d’origine bohême, mais non de la famille Mattiuzzi, d’après récentes recherches. 

Très jeune, il entra chez les Franciscains d’Udine où il se distingua par ses rigueurs dans la pénitence, doublées d’une profonde humilité. Il portait constamment une sorte de cuirasse de fer, marchait toujours pieds nus, ne prenait que du pain et de l’eau.

En 1325, il fut ordonné prêtre.

Il obtint la permission de se retirer dans un ermitage, où Dieu récompense ses grandes vertus par le don des miracles.

Revenu dans son couvent, il eut quelques activités apostoliques dans le Frioul, suscitant des conversions et des vocations.

Vers 1315, toujours avec la permission et la bénédiction de ses Supérieurs, il entreprit un immense voyage qui devait durer une quinzaine d’années et sur certaines étapes duquel on va revenir.

On ne doutera pas des détails de cette aventure, quand on saura qu’Odorico lui-même dicta à un Confrère tous ses souvenirs.

Qu’on imagine la longueur de ce voyage, ses péripéties, les fatigues d’Odorico, par les nombreuses contrées où il passa. Les voici dans leur ordre successif :

Venise, Constantinople, Turquie, Iran, Ormuz, Inde, Malabar, Ceylan, Sumatra, Java, Bornéo, Indochine et Chine ; retour par : Tibet, Perse, Azerbaïdjan… Venise. Le voyage de retour est beaucoup moins circonstancié que l’aller.

Odorico ne se contentait pas de voyager, car son désir était de porter la Parole du Dieu aux populations qu’il rencontrait. Comment se faisait-il comprendre ? Sans doute par la même grâce qui toucha les Apôtres au jour de la Pentecôte (cf. Ac 2:6).

Il est intéressant et édifiant de constater que, sur son chemin, Odorico s’arrêta dans des monastères de Franciscains, déjà établis dans ces régions lointaines : Erzurum, Tabriz, Sultaniya en Turquie, Zaïton (auj. Quanzhou) en Chine.

Près de Bombay en Inde, Odorico retrouva les restes de quatre Franciscains martyrisés par les musulmans en 1321 (v. 9 avril : Tommaso de Tolentino, Giacomo de Padoue, Pietro de Sienne, Demetrius de Géorgie). Il en emporta les reliques et les confia au couvent franciscain de Zaïton (Chine).

A Madras (Chennai, Inde), il s’arrêta au sanctuaire de saint Thomas (v. 3 juillet) à Maylapur.

En Chine, comme Marco Polo, il visita la plus grande ville du monde, Hangzhou ; il demeura à Khanbaliq (auj. Pékin) pendant trois années, de 1325 à 1328, desservant une des églises fondées par Giovanni de Montecorvino.

De retour en Italie, Odorico fit le récit de ses péripéties dans le monastère franciscain de Padoue, puis se prépara à aller les raconter aussi au pape, qui résidait en Avignon, mais il tomba malade à Pise et, arrivé à Udine, il mourut, le 14 janvier 1331.

Très vite, les récits d’Odorico furent traduits et reproduits en Italie et en France. On en connaît actuellement plus de soixante-dix manuscrits.

Odorico de Pordenone fut béatifié en 1755, par la confirmation de son culte. Odorico a été appelé apôtre de la Chine et le procès de canonisation a été ouvert récemment.

Nilakandan-Pillai

1712-1752

 

Nilakandan (on transcrit aussi : Neelakandan) naquit le 23 avril 1712 à Nattalam (Kanyakumari, Tamil Nadu, Inde), dans une famille de la caste hindoue Nair, proche des Brahmanes. La particule Pillai exprime sa haute situation sociale.

Il pratiqua le culte de sa caste avec une fidélité totale. Il adorait Patra Kali, Siva, Anandavalli ; il contribuait à l’entretien du temple. Il devint expert dans les arts martiaux, mais aussi dans les langues : il apprit le Tamil, le Malayalam et le Sanscrit.

Il épousa une femme de sa caste, Bhargaviammal.

Il jouissait d’une place importante dans le royaume, travaillant comme officier au palais, très estimé par le roi de Travancore, le Maharaja Marthanda Varma. C’était un homme bon et fidèle à son devoir.

Cependant, après de mauvaises récoltes, et une mauvaise intendance, il perdit ses biens ; il se demanda avec angoisse : Qui me respectera à présent que je suis pauvre ?

Or il rencontra un officier néerlandais catholique, certain Eustachius Benedictus De Lannoy, prisonnier du roi, qui lui expliqua, à la lumière du livre de Job, combien les souffrances que nous éprouvons, peuvent nous conduire peu à peu vers la Lumière et la Vérité.

Pour Nilakandan, l’exemple de Job, sa confiance absolue en Dieu, jouèrent un rôle de catalyseur : il voulut suivre le chemin que lui montrait Job. 

Ayant alors rencontré, sur recommandation de l’officier, un père missionnaire jésuite italien, Giovanni Battista Buttari, il fut peu à peu introduit dans le mystère de la foi chrétienne, et reçut le baptême après neuf mois de préparation, le 14 mai 1745. A cette occasion, il prit le nom de Devasahayam, traduction tamoule de Lazare, c’est-à-dire : Dieu a secouru.

En même temps que son baptême, Devasahayam se consacra totalement au Christ : Personne ne m’a forcé à venir, je suis venu par ma propre volonté. J’ai décidé de suivre le Dieu de mon cœur et je le ferai toute ma vie.

Toute sa vie, désormais, seront les quatre années qui vont suivre son baptême. Devasahayam va consacrer son temps à l’Evangile. Son épouse se convertit et prit le nom de Gnanapu (transcription tamile de Thérèse), puis d’autres personnes, sans aucune distinction de castes, conformément à ce qu’il avait appris dans l’Evangile. 

Cette attitude le fit considérer comme «pollué», donc comme traître aux habitudes religieuses. Il fut dénoncé pour avoir méprisé les dieux et le trône royal, comme Jésus l’avait prédit à ses apôtres : On vous livrera aux souffrances et à la mort ; vous serez haïs de tous les peuples à cause de mon Nom (Mt 24:9)

Les chefs hindouistes le dénoncèrent au roi, qui le fit arrêter le 23 février 1749.

On lui demanda (inutilement) d’abjurer sa foi chrétienne. Il sera menacé, frappé, maltraité, mis en prison, torturé de toutes les façons pendant trois années, même en public ; on le promena par les villes et les villages, assis à l’envers sur le dos d’un buffle, «décoré» de fleurs d’Erukku (traditionnellement utilisées pour purifier l’atmosphère et les esprits).

On le conduisit vers une place appelée Puliurkurichy où, épuisé de soif, il frappa une pierre avec son bras, faisant surgir de l’eau, comme Moïse fit jaillir de l’eau du rocher dans le désert (cf.  Ex 17:1-7). La source coule toujours actuellement.

On le mit en prison à Peruvilai, attaché pendant sept mois à un Margousier, où il conquit l’amitié des soldats et put recevoir des prêtres catholiques ; ils lui portèrent l’Eucharistie.

De là, on le transporta à Aralvaimozhi, pour y être exécuté. Cette exécution devait se faire «secrètement», pour éviter les protestations de la foule, de plus en plus nombreuse à visiter Devasahayam, qui continuait son apostolat efficace.

Le Martyr ne pouvait plus se déplacer ; on le porta sur la colline proche de Kattadimalai. Il s’agenouilla et pria. Les soldats l’abattirent.

Il était minuit, le 14 janvier 1752, quand ce fidèle témoin de la Vérité tomba sous les balles.

La dépouille de Devasahayam fut tirée dans une forêt, pour être la pâture des bêtes féroces, mais des chrétiens la retrouvèrent et l’inhumèrent devant l’autel de l’église Saint-François-Xavier, l’actuelle cathédrale du diocèse de Kottar.

Le Martyr fut très vite vénéré dans la région ; on demanda sa béatification. Celle-ci sera proclamée enfin en 2012.

Nilakandan-Devasahayam Pillai, qui aura sa place au Martyrologe du 14 janvier, est le premier laïc indien martyr proclamé bienheureux.

 

 

Petrus Donders

1809-1887

 

Petrus Norbertus (ou Peerke) Donders naquit le 27 octobre 1809 à Tilburg (Pays-Bas), de Arnold Denis et de Petronelle van den Brekel, d’humbles tisserands. Il avait un frère.

Tout jeune, Petrus désirait déjà devenir prêtre. Sa famille ne pouvant assurer les frais de telles études, c'est le curé du village qui l'instruisit et, à l'âge de vingt-deux ans, Petrus rejoignit humblement le petit séminaire, sur les bancs des garçons de douze ans. 

L’humilité et le travail paient : en 1839, Petrus entra au grand séminaire de Haaren où il fera la rencontre de Mgr Grooff, vicaire apostolique du Suriname (colonie néerlandaise à l’ouest de la Guyane, Amérique du Sud). Sa vocation missionnaire était déjà bien arrêtée dans son cœur.

Ordonné prêtre en 1841, nommé missionnaire apostolique, il partit bientôt après au Suriname. Fin septembre 1842, il était à Paramaribo, où il aura bientôt jusqu’à deux mille âmes sous sa responsabilité sacerdotale.

Il s'occupa d'abord des esclaves des plantations. Il dut se heurter aux planteurs pour avoir l’autorisation de prêcher l’Evangile à ces populations.

Peu après, Mgr Grooff l'emmena avec lui à la léproserie gouvernementale de Batavia, au milieu de la forêt. Petrus fut bouleversé par la vision de ces malades délaissés de tous :

Une émotion profonde, m'étreignait le cœur à la vue de cette assemblée. Certains malades avaient perdu les doigts des pieds, d'autres ceux des mains ; d'autres encore avaient les jambes terriblement enflées. Quelques-uns, atteints à la langue, ne pouvaient plus parler ; tous pouvaient à peine marcher.

A partir de 1856, cette léproserie sera sa mission principale.

En 1866, les Rédemptoristes arrivèrent au Surinam afin de prendre en charge la mission, et Petrus demanda à être admis dans la congrégation : comme il avait eu l’humilité de s’asseoir à vingt-deux ans à côté des gamins de douze, il commença maintenant son noviciat à cinquante-sept ans, aux côtés des novices qui en avaient vingt…

Il prononça ses vœux six mois après.

Il continua à s'occuper avec un dévouement extrême des lépreux, aussi bien matériellement que religieusement, mais il partit aussi évangéliser les Indiens de la tribu des Caribes, population encore sauvage et cannibale. 

Il apprit les langues indigènes et instruisit les autochtones dans la foi chrétienne. Il fut l'apôtre intrépide et infatigable des Indiens et par-dessus tout des lépreux.

Les populations, qui reçurent le baptême en nombre considérable, furent aussi désormais soutenues, aidées, soignées.

Entre 1883 et 1885, le père Petrus fut seulement à Panamaribo puis Coronie, pour être un peu moins épuisé par ses travaux, mais ce fut plus fort que lui : il repartit au milieu de «ses» lépreux dès 1885.

Fin 1886, il dut s’aliter. 

Petrus Donders naquit au ciel le 14 janvier 1887.

Il a été béatifié en 1982.

 

 

Alfonsa Clerici

1860-1930

 

Angelo Clerici et Maria Romanò eurent dix enfants, la première desquels fut Alfonsa, née le 14 février 1860 à Lainate (Milan, Italie). Elle fut baptisée dès le lendemain.

Dans cette famille d’humbles paysans chrétiens, outre Alfonsa, il y aura deux prêtres de la Congrégation des Barnabites (Prospero et Ildefonso), et une Religieuse des Sœurs du Précieux Sang (Bonaventura). Il y eut aussi des tristesses, car quatre de ces enfants moururent en bas âge.

Alfonsa se montra douce, pieuse et obéissante. Elle reçut la Confirmation en 1868.

Dans ces années-là, une paysanne fut bien surprise de la voir toute seule un soir d’été sur la route du sanctuaire de Rho, à quatre kilomètres de Lainate ; et sa surprise grandit encore plus quand la petite fille répondit : Je vais au Sanctuaire, pour dire les prières.

Bonne élève à l’école, elle fut envoyée à Monza, au collège des Sœurs du Précieux Sang, où elle obtint la diplôme de Maîtresse d’Ecole (1878-1879). C’est là que mûrit sa vocation religieuse.

Après son diplôme, elle enseigna pendant quatre ans à l’école communale de Lainate, aux petits garçons du cours préparatoire.

En 1883, elle se décida à entrer chez les Religieuses du Précieux Sang, à Monza, où l’avait précédée de quelques semaines sa sœur Bonaventura.

Elle prit l’habit en 1884, et fit la première profession en 1886. Elle était, disait-on, simple, active, obéissante et l’évêque qualifia cette vocation de ferme et résolue

Après deux années d’enseignement dans ce collège, elle en devint sous-directrice, puis directrice.

En 1906, elle parvint à «refonder» l’Institut, qui était menacé par une mauvaise gestion économique.

A partir de 1911, elle fut à Vercelli dans la maison Retraite de la Providence (Ritiro della Provvidenza). Cette fondation remontait à 1840, destinée à l’éducation des jeunes filles, en priorité celles de familles pauvres ; on faisait appel aux Religieuses de Monza pour redonner souffle aux structures de cet établissement. 

Les enseignantes, laïques, avaient mis toute leur ardeur à faire vivre l’école, mais avaient besoin maintenant d’assistance, et aussi de formation spirituelle, ce à quoi travailla la bonne Alfonsa. 

Elle reçut des contradictions, des critiques, des accusations parfois, mais elle mettait au premier plan l’éducation des jeunes filles et n’épargnait aucun effort. Toujours douce et maternelle dans les réprimandes, dans les conseils. Ces élèves devaient, dans son esprit, recevoir tout ce qui pouvait contribuer à une formation intégrale, culturelle, humaine, chrétienne.

Dans la nuit du 12 au 13 janvier 1930, elle eut une hémorragie cérébrale ; on la trouva dans sa chambre, dans son habituelle position de prière, le front à terre. Elle mourut le 14 janvier 1930.

Un miracle survenu en 2003, fut reconnu en 2010 : après arrêt cardiaque prolongé doublé d’œdème pulmonaire massif et arrêt respiratoire, un malade retrouva la santé sans aucune séquelle. Son épouse avait prié Alfonsa Clerici.

La Sœur Alfonsa Clerici fut béatifiée en 2010.

 

 

Pablo Merill Fernández

1902-1937

 

Pablo vit le jour le 17 juillet 1902 à Alcubilla de Nogales (Saragosse, Espagne).

Entré chez les Capucins, il reçut l’habit en 1919 et prit le nom de Carlos.

Il fit la profession en 1920 et fut ordonné prêtre en 1928.

Professeur à El Pardo (Madrid), c’était un Religieux au goût artistique raffiné et doué pour la mécanique.

Lors des hostilités de 1936, les Religieux se croyaient suffisamment en sécurité, sur la parole du colonel. Mais le 20 juillet, ils entendirent le canon qui détruisait El Cuartel de la Montaña, puis virent les flammes qui envahissaient Madrid.

Le 21 juillet, des centaines de miliciens attaquèrent le couvent et tirèrent par toutes les fenêtres, au moment du déjeuner ; il y avait jusqu’à deux cents personnes présentes dans le couvent.

Ce fut ensuite un long calvaire pour les Religieux.

Le père Carlos put échapper aux assaillants et réussit à trouver quelque temps un travail à l’Escorial. Mais son intégrité le fit vite soupçonner ; il refusa de blasphémer et fut pour cela considéré comme fascite (?) et mis en prison.

On abusa de lui, il fut violé. 

Il reçut la palme du martyre à l’Escorial le 14 janvier 1937 et fut béatifié en 2013.

 

 

Francisco Martínez Garrido
1866-1938

Né le  28 novembre 1866 à Siles (Jaén), Francisco reçut le Baptême deux jours après ; son père était le sacristain de la paroisse.
Il étudia la philosophie et la théologie au séminaire de Tolède et fut ordonné prêtre en 1892.
D’abord aumônier, il fut curé de Ciruelos en 1893, puis supérieur du Grand séminaire en 1896.
En 1902, il fut curé de Puebla de Alcocer ; en 1907, il fut nommé archiprêtre à Huéscar.
Au début de l’insurrection civile de 1936 et de la persécution qui suivit, don Francisco et son vicaire furent mis en prison. On fit passer don Francisco d’une prison à l’autre, de Baza à Guadix, puis Alhama de Almería, d’autres prisons encore. La dernière fut Vélez Rubio. Chaque étape était l’occasion, pour les miliciens, de se moquer du Curé, de le frapper, de l’insulter. 
Le Prêtre mourut d’épuisement dans la prison de Vélez-Rubio,  le 14 janvier 1938.
Il a été béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Francisco Martínez Garrido sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 janvier.

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