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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 00:00

15 JANVIER

 

III.

Ste Secundina, martyre à Anagni.

S Pansophe, martyr à Alexandrie.

IV.

Stes Maure et Britta, vierges à Tours.

S Isidore, moine dans le désert de Scété. 

? S Ephyse, martyr à Cagliari, légendaire ?

V.

S Isidore, solitaire dans le désert de Nitrie, prêtre à Alexandrie, très aimé de s. Athanase.

S Alexandre l’Acémète, moine retiré dans un désert au-delà de l’Euphrate, il organisa la “laus perennis”, où quatre cents moines se relayaient en huit chœurs pour ne pas interrompre la psalmodie ; des maladresses lui valurent des épreuves (expulsion, condamnation).

S Ioannis Kalybitis, jeune moine acémète à Constantinople, revenu chez ses parents incognito jusqu’à sa mort, dans une petite cabane (kalubi) ; son chef fut emporté à Besançon et disparut en 1794. 

VI.

S Eugyppius, africain, compagnon de s. Séverin en Norique, abbé à Lucullano.

Ste Ita (Ida, Mida), vierge à Hy-Conaill, mystique.

S Probus, évêque à Rieti ; les ss. Iovenale et Eleuterio lui apparurent à sa mort.

S Maur, disciple contesté de s. Benoît, fondateur et abbé à Glanfeuil.

Ste Tarsitia, vierge solitaire à Rodelle, présumée fille de Clotaire II et sœur de s. Ferréol d'Uzès.

VII.

S Emebertus, évêque à Cambrai, frère de ste Gudila.

S Malardus, évêque à Chartres.

S Maur, ermite près de Huy ; son nom rappellerait qu’il fut “mort-né”, et revenu à la vie dans l’église proche.

VIII.

B Romedius, ermite à Tavoni.

S Bonitus, haut fonctionnaire, successeur de son frère comme évêque à Clermont, il démissionna par scrupule de cette nomination irrégulière.

S Céolwulf, roi anglais qui finit par abdiquer et fut moine à Lindisfarne.

X.

S Arsenio, ermite basilien en Calabre.

XIII.

S Pierre de Castelnau, cistercien à Fontfroide, légat apostolique contre les albigeois, martyr.

XIV.

B Giacomo l’Aumônier, juriste italien du tiers-ordre franciscain ou servite, avocat des pauvres ; il fut assassiné par des brigands et parfois considéré comme martyr ; deux siècles après, son corps restait sans corruption.

B Angelo, ermite en Ombrie.

XVII.

S Francisco Fernández de Capillas, dominicain espagnol, missionnaire et protomartyr en Chine, décapité, canonisé en 2000 et fêté le 9 juillet.

XX.

S Arnold Janssen (1837-1909), prêtre allemand, fondateur de la Société du Verbe divin (pour former des missionnaires, les Verbites), ainsi que des Missionnaires Servantes de l’Esprit Saint et des Servantes de l’Esprit Saint et de l’Adoration Perpétuelle, canonisé en 2003.

Bx Martyrs de la Guerre civile espagnole, fusillés en Cantabria  (†1937) et béatifiés en 2016 :

Valentín Palencia Marquina (*1871), prêtre diocésain ;

Donato Rodríguez García, Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo, Emilio Huidobro Corrales (*1911, 1912, 1916, 1917), jeunes laïcs.

B Tit Liviu Chinezu (1904-1955), évêque gréco-catholique roumain, consacré en prison, mort de froid en prison, martyr béatifié en 2019.

Secundina d’Anagni

† 250

 

S.Magnus d’Agnani (v. 19 août) avait baptisé la jeune Secundina.

Lors du martyre de l’évêque, celle-ci manifesta sa foi au Christ et, pour ce motif, fut immédiatement jetée en prison.

On devait la torturer, mais Secundina convainquit ses geôliers de croire eux aussi à l’Evangile du Ressuscité.

Elle fut décapitée, le 15 janvier vers 250, lors de la persécution de Dèce.

Sainte Secundina d’Anagni est commémorée le 15 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ioannis Kalybitis

† 450

 

Ioannis naquit à Constantinople, de parents nobles.

Très tôt inspiré par une vie de piété et par l’étude des sciences sérieuses, il montra dès douze ans son aversion pour la vie du monde.

Un moine acémète fut reçu par ses parents. Les moines acémètes font partie d’un monastère où les moines se rechangent par groupes de façon à ne jamais interrompre la louange divine ; on dit qu’ils «ne dorment pas». Ioannis fut très intéressé par ce genre de vie et demanda au moine, à son retour, de l’emmener avec lui.

Entre temps, Ioannis demanda à ses parents de lui donner seulement le livre des Evangiles. Au retour du moine, Ioannis quitta secrètement la maison et le suivit au monastère, emportant son précieux cadeau.

Il est certain que le moine prit le temps, durant son pèlerinage à Jérusalem, de réfléchir à ce qu’il allait faire : Ioannis était encore fort jeune, il fallait peut-être éprouver sa vocation, et surtout prévenir ses parents… Dieu arrangea sans doute les choses. Ioannis se présenta donc au monastère où, à son tour, le supérieur prit le temps d’examiner son candidat.

Mais les parents s’enquirent de leur fils ! Ils le cherchèrent partout, sauf là où il était, car ils étaient persuadés que leur fils n’était pas chez les acémètes.

La séparation dura six années. Puis Ioannis, poussé par on ne sait quelle inspiration, jugea opportun de s’en revenir à la maison et d’être auprès de ses parents. La pensée de l’angoisse de ses parents le rendit presque malade, mais remis bien vite de façon inattendue, il considéra par ce «signe» que Dieu agréait sa décision.

Sortant du monastère, il échangea son habit avec les haillons d’un pauvre ; à la maison, on ne le reconnut pas : en six années, on change ! les domestiques le laissèrent d’abord à la porte et lui consentirent tout juste de s’installer sous l’escalier, de sorte qu’il voyait passer ses parents. Puis Ioannis obtint de vivre dans une petite cabane (kalybi) non loin de la maison, où il vécut trois années.

Ioannis sut que sa mort approchait. Il fit prier «la patronne» - sa mère - de venir le voir et lui remit le fameux évangéliaire. La mère, surprise de voir un si beau livre entre les mains de ce pauvre hère, alla le montrer à son époux : ils reconnurent alors le précieux livre qu’ils avaient donnés à leur fils, neuf ans plus tôt. Ce n’est que lorsqu’ils vinrent demander à cet homme ce qu’il savait de ce livre, que Ioannis se fit reconnaître. Grande émotion ; Ioannis s’endormit dans leurs bras.

La cabane de Ioannis servit de tombeau ; on y construisit une église. La kalybi donna à Ioannis son surnom de Kalybite (Kalybitis).

Le chef de Ioannis fut apporté de Constantinople à Besançon en 1204 ; il disparut en 1794.

Saint Ioannis Kalybitis est commémoré le 15 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ita de Hy-Conaill

† 570

 

Il s’agit de la sainte irlandaise Ita, ou Ida ou Mida) ; elle naquit près de Drum (Waterford, Irlande), de parents chrétiens, qui lui donnèrent d’abord le nom de Derthrea (Dorothée, «donnée par Dieu»).

L’enfance de Derthrea fut déjà signalée par des miracles. Par exemple, sa chambre parut toute en feu, pour montrer quel amour de Dieu la dévorait ; une autre fois, un ange lui présenta trois pierres précieuses, représentant les Trois Personnes de la Trinité, qui seraient constamment à ses côtés.

On songea à la marier, mais comme elle préférait sa virginité, elle reçut le voile des vierges, avec le consentement de ses pieux parents.

Elle chercha un endroit pour se retirer, et trouva son bonheur à Hy-Conaill (Limerick) : juste de quoi faire un petit jardin, où par la suite d’autres jeunes filles se joignirent à elle et organisèrent un monastère. Elle leur enseigna que le grand moyen d’arriver à la perfection était de se représenter continuellement la présence de Dieu.

Un jour qu’un riche personnage vint déposer devant elle une importante somme d’argent, elle n’osait pas l’accepter ; sa main ayant involontairement touché ce présent, elle se lava énergiquement ces mains qui avaient été comme souillées par l’argent de corruption.

Elle vécut dans l’abstinence de viande, dans le jeûne si fréquent, que son ange vint l’avertir de ne pas tomber dans l’excès pour conserver la santé.

Des miracles eurent lieu de son vivant : elle guérit un certain Feargus qui souffrait de douleurs intolérables aux yeux et par tout le corps.

Elle eut aussi le don de la prophétie et connut des personnages très éloignés d’elle ; elle déclara innocente une religieuse qu’elle ne connaissait pas, dans une affaire où on accusait cette personne sans preuves ; elle sut qu’une de ses consœurs, qui avait quitté le monastère, était tombée dans une extrême indigence et regrettait sa faute : elle la fit appeler et revenir avec joie au monastère ; elle apprit de loin la mort de son oncle et le fit annoncer aux enfants du Défunt, qui souffrait beaucoup en Purgatoire ; elle fut appelée la seconde Brigide d’Irlande (v. 1er février). 

Elle fut en relations avec les grands Saints irlandais de son temps, Comgan de Glean-ussen (v. 13 octobre), Luchtigherna de Inistymon (v. 28 avril), Lasrean de Druimliag (v. 18 avril), Brendan (v. 16 mai) …

Sainte Ita mourut vers 570, son dies natalis au Martyrologe étant le 15 janvier.

 

 

Probus de Rieti

† 571

 

Probus fut un homme probe, de nom et de fait. Son père s’appelait Maximus.

Si l’on ne sait rien de sa vie familiale, on sait qu’il fut le deuxième évêque de Rieti, après Ursus.

Ce que fut son épiscopat, on le déduira de ce que raconte le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) : 

Gravement malade, il s’occupait bien moins de lui-même que de son diocèse et de son personnel. Il était entouré de son père, des médecins et des domestiques ; remarquant que c’était l’heure du repas, il les invita à passer à table, ne gardant près de lui qu’un enfant, qui irait les prévenir en cas de nécessité.

Ceux-ci partis, l’enfant vit arriver dans la cellule deux personnages lumineux. Probus le rassura : c’étaient les deux martyrs Iuvenale et Eleutherius qui venaient l’escorter pour son entrée au Ciel. Quand l’enfant revint avec Maximus et les médecins, il n’y avait plus que la dépouille du Défunt, dont l’âme s’était envolée vers l’Eternité.

Concernant Iuvenale et Eleutherius, il est difficile de dire de quels Martyrs il s’agissait.

Probus fut aussitôt vénéré comme un Saint, et le Martyrologe Romain place son dies natalis au 15 janvier, vers 571.

 

 

Maurus du Mont-Cassin

512-584

 

Maurus était né vers 512, d’Æquitius et Iulia, romains de famille patricienne.

A douze ans, il fut confié à Benoît de Nursie (v. 21 mars), auquel il se soumit avec une parfaite obéissance, d’abord à Subiaco, puis au Mont-Cassin.

Un exemple illustre de cette obéissance advint un jour qu’un autre jeune garçon, Placidius, était en train de se noyer. Informé divinement, Benoît enjoignit à Maurus de courir pour aider ce jeune. Dans sa hâte, Maurus ne se rendit pas même compte que, pour rejoindre Placidius, il marchait sur l’eau. Ayant ramené la victime sur le rivage, il s’aperçut alors du prodige, vint humblement en remercier Benoît qui, lui, attribua le miracle à la prompte obéissance de son disciple.

Maurus en reçut davantage encore de respect de la part des autres moines. Mais loin de se vanter, il continuait de pratiquer les mortifications, les jeûnes avec encore plus de rigueur.

Benoît l’établit prieur au Mont-Cassin.

C’est là que Maurus accomplit un autre prodige, celui de guérir instantanément un enfant muet et boîteux, au nom de la très sainte et indivisible Trinité et par les mérites de (son) maître Benoît.

Par la suite, apprend-on par une source qui, depuis, a été beaucoup combattue, Maurus serait venu en Gaule pour y fonder une abbaye à Glanfeuil (552). Maurus y aurait été abbé pendant plus de trente ans, accomplissant beaucoup de miracles. De là la grande diffusion du culte de saint Maur et les divers noms de communes bien connus ; mais il s’agirait en fait d’un autre Maurus.

Si l’on représente souvent Maurus avec une pelle, c’est par allusion à la ville de Saint-Maur-des-Fossés, d’où aussi le patronage qu’on attribue au Saint pour les charbonniers et les fossoyeurs ; en raison du miracle du jeune estropié guéri, Maurus a été invoqué pour les malades de rhumatisme, d’épilepsie, de goutte.

Nous ne voulons pas entrer ici dans quelque polémique. Une seule question se poserait ici : si Maurus n’est pas allé en Gaule, que fit-il donc pendant ces trente années au Mont-Cassin ? Bien sûr, prière et travail, selon la devise bénédictine : Ora et labora. Etonnante, cette absence totale de témoignages ultérieurs pour une si longue période.

S’il faut opter pour la thèse précédente, c’est pour respecter la vérité ; s’il faut réunir les deux traditions sur un même personnage, ce sera pour notre joie.

Saint Maur est mentionné par le Martyrologe Romain au 15 janvier.

Tarsitia de Rodelle

? 600

 

Tarsitia était la fille d’Ambert et Blitildis, de nobles parents ancêtres de la lignée royale française. Blithildis en particulier était, semble-t-il, la fille du Clotaire I (elle mourut en 603) ; le frère de Tarsitia fut Ferréol d’Uzès (v. 4 janvier). Toutefois les historiens ne sont pas unanimes sur ces parentés.

Notre Tarsitia, donc, vécut plusieurs années dans la solitude, à Rodelle, près de Rodez.

Elle se nourrissait du lait d’une biche (ou d’une chèvre).

Différentes sources mentionnent sa mort par le martyre, mais sans autre détail.

Après sa mort, serait apparue dans le ciel une grande lumière, invitant la population à vénérer cette Sainte.

Lors des funérailles, le convoi en rencontra un autre, qui portait en terre un autre défunt. L’évêque, Dalmatius (v. 13 novembre) posa sa main sur le défunt, qui resssuscita.

Les reliques de sainte Tarsitia furent préservées au moment de la Révolution et se trouvent au Carmel de Rodez.

Non loin de la grotte de Tarsitia se trouve une source, dont l’eau guérit les maladies des yeux.

Le dies natalis de Tarsitia est mentionné le 15 janvier au Martyrologe Romain, qui la dit vierge et martyre.

 

 

Emebertus de Cambrai

† 645

 

Emebertus (qu’on identifie parfois avec Ablebertus) naquit à Ham (Brabant) de Witgerius et Amelberga, des parents aussi nobles que pieux, qui eurent aussi quatre filles, toutes saintes : Reinelde, Pharaïldis, Ermentrudis et Gudila. (v. 6 février, 4 janvier, 30 juin ?, 8 janvier).

Ayant grandi véritablement en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes (cf. Lc 2:52), Emebertus fut appelé à prendre la succession de Vindicianus sur le siège épiscopal de Cambrai.

Ce bon évêque voulut cependant se retirer à Ham pour se livrer à davantage de contemplation ; là, il fut prit d’une fièvre qui le conduisit rapidement à la mort.

Le Martyrologe Romain situe son dies natalis au 15 janvier (vers 645).

Le corps de saint Emebertus fut transféré à Maubeuge, mais n’a pas été retrouvé.

 

 

Malardus de Chartres

† 655

 

Voici les nombreuses informations qu’on trouve sur saint Malard :

Il est le vingt-cinquième ou vingt-sixième évêque de Chartres, après Bertegisilus et avant Gaubertus.

Son nom introduit le privilège de Rebais (638), un document qui accordait l’exemption de cette abbaye.

Le concile de Chalon-sur-Saône (vers 650) porte sa signature.

Il serait question de l’évêque Malard, dans une chronique concernant saint Laumer (v. 19 janvier).

Saint Malard est donc mort après 650, mais avant 658, où apparaît le nom de son successeur (Gaubertus).

Au 15 janvier, le Martyrologe précise, s’il était nécessaire, que saint Malard était évêque.

 

 

Romedius de Tavoni

8e siècle

 

Avec le Martyrologe Romain, on situerait maintenant Romedius au 8e siècle, mais des doutes le feraient vivre au 4e ou au 11e siècles.

Au 4e, à cause des rapports qu’il aurait eus avec l’évêque Vigile de Trente (v. 26 juin) ; au 8e, descendant des comtes de Tavoni ; au 11e, pour expliquer ses liens avec le château de Thaur (Innsbruck) ; on a pu aller jusqu’à l’identifier purement et simplement avec un autre personnage nommé Remigius.

Quelle que soit la période choisie, il reste qu’il partagea son important héritage entre les pauvres et les Eglises d’Aoste et de Trento.

Avec des compagnons, il fit le pèlerinage à Rome, où il reçut la bénédiction du pape.

Au retour, il s’installa avec ses compagnons au château de Tavoni, bâtit un oratoire au sommet de la montagne et y passa son temps dans l’humilité et la pauvreté.

Dieu le favorisa du don des miracles, comme d’avoir délivré un possédé. Un jour qu’il voulait aller trouver l’évêque, on lui dit qu’un ours avait dévoré son cheval ; il appela l’ours et l’obligea à remplacer le cheval.

Romedius annonça à l’évêque qu’il serait informé de sa mort par le son de la petite clochette de sa chapelle épiscopale ; ce qui arriva.

Le Martyrologe Romain mentionne son dies natalis au 15 janvier. Le culte immémorial de saint Romedius a été confirmé en 1907 et on l’invoque dans des cas de maladies des dents ou de jambes, contre le feu ou la grêle, dans les inondations ou les dangers de la mer, pour les prisonniers…

 

 

Bonitus de Clermont

623-710

 

Bonitus (qu’on a traduit Bonnet ou Bonet) était d’une famille auvergnate sénatoriale, les Syagrii. 

Un prêtre aurait prophétisé, avant sa naissance, vers 623, quelle aurait été la célébrité de l’enfant.

Bonitus eut un frère, Avit, qui devint évêque de Clermont.

Bonitus eut une éducation très soignée et, après la mort de son père, fut référendaire (disons : garde des sceaux) à la cour du roi Sigebert III († 656) puis de Thierry III, qui lui confia ensuite le gouvernement de la Provence.

Dans cette charge, Bonitus se montra soucieux du vrai bien des administrés ; il chercha à abolir l’esclavage, à réconcilier les adversaires et à dissiper les tensions. Jamais il ne renonçait à sa piété.

Vers 691, son frère Avit se sentant trop fatigué et âgé, demanda Bonitus comme successeur, ce qui plut au roi.

Bonitus fut un bon évêque, zélé ; il visita son diocèse, sa liturgie était édifiante, sa charité secourait les pèlerins et les nécessiteux. Il eut le don des miracles. Partout, il cherchait à faire respecter les lois ecclésiastiques, et c’est ce qui l’amena à démissionner.

En effet, son «élection» au siège épiscopal comportait une irrégularité, car il n’avait été pressenti que par son frère ; il consulta l’abbé de Solignac, qui lui suggéra de démissionner. Immédiatement, Bonitus se soumit, ce qui d’ailleurs le confortait dans son désir de se retirer dans la vie contemplative. C’était en 701 : dès que son successeur fut nommé, il se retira à Manlieu, une abbaye bénédictine où il put s’adonner à une pénitence rigoureuse.

Il fit un pèlerinage à Rome et, au retour, fut pris d’une crise de goutte qui fut fatale, le 15 janvier 710, son dies natalis au Martyrologe Romain.

Les potiers l’ont pris comme Patron.

 

 

Arsenio d’Armo

810-904

 

On retient qu’il était originaire de Reggio Calabria et qu’il naquit vers 810.

L’adolescent de quinze ans commença une vie toute d’ascétisme, sur les traces des grands ermites calabrais.

Il fut ordonné prêtre. Il priait et vivait du travail de ses mains.

Il reçut bientôt un disciple, nommé Elia, que lui envoyait un autre moine, et cet Elia partagea la vie d’Arsenio.

Ils s’établirent près de Condera, où ils cultivaient un petit arpent de terre. Un prêtre prétendit être propriétaire du terrain ; le juge, corrompu par ce prêtre, fit flageller Elia jusqu’au sang. Arsenio en appela à la justice divine, et le juge mourut trois jours après.

Les deux ermites s’éloignèrent et s’établirent près du village d’Armo. Leurs pénitences étaient rudes, exigeantes ; ils jeûnaient parfois toute une semaine.

Arsenio eut le don de la lecture dans les âmes. Il pardonnait facilement les pécheurs repentis, mais était beaucoup plus sévère pour les adultères ou les assassins.

Quand les Sarrazins menacèrent les côtes, Arsenio et Elia se réfugièrent à Patras (Grèce). On leur attribua une tour d’où Arsenio commença par chasser les démons qui l’infestaient.

Plus tard, un jour où l’évêque invita Arsenio à prendre un bain aux thermes, Arsenio bénit l’eau et en fit jaillir un parfum si suave, que tous les autres clients, se sentant pécheurs, s’enfuirent.

Après huit années, les deux ermites revinrent à Armo. Ils y reçurent un autre Elia, d’Enna, qui avait, lui, le don de la prophétie. Arsenio, qui ne l’avait pas, pensait être rejeté de Dieu, mais Elia d’Enna lui demanda alors : Que vois-tu, toi, quand tu célèbres la Messe ? Et Arsenio : Je me vois au milieu d’un feu spirituel, d’où je reçois le Corps et le Sang de Notre Seigneur Jésus Christ ; pendant toute la célébration, je vois l’Esprit Saint sous forme d’une boule de feu qui descend sur l’autel et l’entoure, ce qui me fait venir les larmes. Cette vision toute mystique et ce don des larmes compensait largement le don de prophétie de l’autre moine !

Arsenio mourut peu de temps après (904), à quatre-vint seize ans. Son disciple Elia affirma le voir souvent en vision, qui lui apportait ses encouragements au milieu des difficultés (sur s. Elia Speleota, v. 11 septembre).

Quand les Sarrazins revinrent, ils crurent que la tombe d’Arsenio cachait un trésor : l’ayant ouverte, ils y virent le saint Homme sans corruption, avec ses vêtements sacerdotaux. Ils voulurent le brûler mais, n’y réussissant pas, s’enfuirent.

Saint Arsenio est en grande vénération chez les Orthodoxes, le 18 mai, tandis que le Martyrologe Romain le commémore au 15 janvier.

 

 

 

Pierre de Castelnau

1170-1208

 

Pierre naquit vers 1170 près de Montpellier. Une localité proche, Castelnau-le-Lez, est peut-être le berceau de sa famille.

Entré dans l’état ecclésiastique, il devint archidiacre du diocèse de Maguelone, transféré ensuite à Montpellier.

Vers 1200, il entra à l’abbaye cistercienne de Fontfroide et, vers 1203, le pape le nomma son légat extraordinaire pour tenter d’éradiquer l’hérésie albigeoise dans le sud de la France.

Avec un autre moine cistercien, Pierre se mit à parcourir le midi, prêchant l’Evangile. Peu diplomate, il parlait par devoir, voulant seulement convaincre et se montrait inflexible.

La parole de Pierre et de ses compagnons fut assez bien reçue à Toulouse et à Carcassone, mais l’évêque de Narbonne opposait des difficultés ; Pierre voulut renoncer à sa mission, mais fut au contraire encouragé par le pape.

En 1205, Pierre déposa à Toulouse l’évêque de Rabastens, réforma l’église de Viviers, puis se rendit à Montpellier. Il y rencontra l’évêque espagnol d’Osma avec son chanoine, Domingo de Guzmán (v. 6 août), qui allait fonder l’Ordre des Prêcheurs. L’évêque conseilla à Pierre d’adopter une attitude plus pauvre, comme les Apôtres. Pierre et ses compagnons partirent de Montpellier pieds nus, sans argent. Des conférences furent organisées à Verfeil et à Caraman, mais Pierre n’osa pas même entrer à Béziers, où il se savait haï et menacé, et retourna seul à Montpellier.

Il y eut ensuite une longue discussion à Montréal (Carcassonne). Les hérétiques étaient soutenus par le comte de Toulouse, Raymond VI, qui jouait double jeu ; d’un côté, il promettait de se soumettre, de l’autre il se parjurait. Il dut être excommunié. Finalement, un de ses domestiques alla par derrière assassiner Pierre à Trinquetaille, près de l’abbaye de Saint-Gilles-du-Gard, à six heures du matin, quand Pierre venait de célébrer la Messe.

En mourant, Pierre murmura : Que Dieu lui pardonne comme je lui pardonne !

C’était le 15 janvier 1209. Ce malheureux acte de violence déchaîna la croisade contre les Albigeois.

Le corps de Pierre de Castelnau fut détruit par les Huguenots en 1562.

Le culte immémorial de Pierre fut confirmé au 19e siècle, mais le Martyr n’est pas mentionné dans le Martyrologe.

 

 

Giacomo l’Aumônier

1270-1304

 

Giacomo (Jacques) naquit vers 1270 à Città della Pieve (Ombrie, Italie C), de Antonio da Villa et Mostiola.

Sa fréquentation de l’église des Servites a fait suggérer qu’il entra chez les Servites ; mais tant les Servites que les Franciscains en revendiquent l’affiliation dans les rangs de leur Tiers-Ordre.

Après une solide éducation chrétienne, et de brillantes études de droit et de lettres à Sienne, il se fit l’avocat des pauvres, les défendant gratuitement contre les puissants. 

Il fut un jour interpellé par l’évangile où le Christ proclame : Qui ne renonce pas à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple (Lc 14:33), comme ce fut le cas de saint Antoine abbé (v. 17 janvier).

Il utilisa sa fortune personnelle pour restaurer un hôpital et une chapelle en ruine, et y reçut des malades qu’il commença à soigner avec le plus grand empressement.

Or, il s’aperçut que certains revenus de l’hôpital avaient été détournés, et par l’entremise de l’évêque de Chiusi lui-même ; l’avocat se remit au travail, présenta sa plainte à Rome et obtint gain de cause.

On prétend que c’est cet évêque, pour se venger d’avoir été berné, qui envoya deux sicaires pour assassiner le pieux avocat

C’était en 1304. Certains considérèrent que Giacomo était mort martyr. On aurait retrouvé son corps intact au 16e siècle. Son culte fut reconnu en 1806.

Le Martyrologe place son dies natalis au 15 janvier, sans mentionner le «martyre».

 

 

Angelo de Gualdo Tadino

1270-1324

 

Il naquit à Casale (Gualdo Tadino, Pérouse, Ombrie, Italie C) en 1270, de Ventura (Bonaventure) et Chiara (Claire), d’humbles paysans. Il reçut au baptême le prénom de Angelo (Ange), en référence à l’Archange saint Michel, protecteur de Gualdo.

Il fut sans doute illettré, mais riche de l’amour de Dieu.

Bientôt orphelin de père, il savait déjà partager son petit pain avec d’autres plus pauvres que lui, et c’est justement cette générosité qui aurait été à la source de sa grande aventure.

En effet, sa mère lui reprocha un jour de donner aux pauvres tout le pain de la maison ; tous deux avaient leurs «bonnes raisons», mais le petit ange s’oublia et, nous dit-on, maudit sa pauvre maman. Le soir, il la retrouva morte.

Plein de remords, il partit en pèlerinage à Compostelle et, à son retour, se présenta à l’abbaye camaldule de Saint-Benoît de Gualdo Tadino. Il avait seize ans.

Après quelque temps, il obtint la permission d’aller mener une vie érémitique pour intensifier sa vie de pénitence et s’installa à Capodacqua, puis s’isola encore plus dans une petite cabane à Val Romore, dans la plus totale solitude. Ceci ne l’empêcha pas d’attirer malgré lui des gens qui venaient le consulter, lui demander des prières et qu’il encourageait dans leur chemin vers l’amour de Dieu.

Vers 1305, il y eut une enquête de la Sainte Inquisition, qui reconnut qu’Angelo était un authentique ermite et que sa vie était toute sainte.

Il fut tenté par le Démon, qui lui apparut un jour sous les traits d’un très beau serpent, mais il le mit en fuite par un signe de croix.

Une nuit de très forte tempête, il pria Dieu de protéger la nature en danger, et la tempête se calma. Pris par un scrupule de présomption pour avoir osé demander un telle faveur à Dieu, il ne fut en paix que lorsque l’abbé le rassura.

Quand il mourut, le 15 janvier 1324, à genoux dans sa cellule et les yeux levés au ciel, les cloches de l’abbaye se mirent à sonner d’elles-mêmes.

Lors de ses funérailles, en plein hiver, des champs de lin et des haies d’aubépines fleurirent, et ce prodige se répète encore aujourd’hui dans la nuit du 14 au 15 janvier. D’autres miracles se produisirent : délivrance d’un possédé en 1324 ; libération des bandes d’envahisseurs slaves à Gualdo en 1556 ; miracle des cerises en plein hiver, qui sauva de la mort un condamné innocent.

Le culte d’Angelo fut reconnu en 1633 et de nouveau en 1825.

Francisco Fernández de Capillas

1607-1648

 

Francisco naquit la veille de l’Assomption, le 14 août 1607, à Baquerin de Campos (Palencia, Espagne).

Il entra à dix-sept ans chez les Dominicains et prit l’habit à Valladolid. Encore diacre, il fut envoyé aux Philippines et arriva à Manille en 1631, où il reçut l’ordination sacerdotale.

Son terrain de travail fut le district de Tuao (Cagayan Valley, nord Philippines), où il fit beaucoup de conversions, grâce à son âme apostolique et son intense vie ascétique. Il couchait sur une croix de bois et ne se défendait pas contre les piqûres d’insectes.

Lors du chapitre provincial de 1641, il reçut la permission de partir pour la Chine. Il fut un des derniers missionnaires espagnols à aborder à Taiwan, avant l’arrivée, cette même année, des Hollandais.

Francisco et son compagnon, Francisco Díez, retrouvèrent en Chine un autre père dominicain qui avait survécu à la persécution précédente. Ils se lancèrent dans une grande et très fructueuse activité de prédication, parvenant à instituer là une communauté du Tiers-ordre dominicain.

Fin novembre 1641, le père Díez mourut, puis des peuplades de Mantchourie envahirent la région ; hostiles au Christianisme, elles persécutèrent les Chrétiens.

Francisco fut capturé le 13 novembre 1647, au moment où il rentrait d’avoir administré les derniers sacrements à un malade. On l’insulta copieusement et on l’enferma dans la prison la plus infecte de l’endroit. 

Il eut les chevilles écrasées pendant qu’on le traînait. On le flagella, plusieurs fois jusqu’au sang, mais il endura tout cela sans un murmure, à l’étonnement des juges et des bourreaux. Puis on l’emmena, presque mourant, dans une prison pour condamnés à mort. Sa réaction était vraiment étonnante, et suscita l’admiration des autres condamnés. Même les gardiens en furent touchés, et lui donnèrent à manger, pour qu’il ne mourût pas de faim avant son exécution.

Il put faire parvenir une petite lettre à ses Supérieurs : Je suis avec d’autres prisonniers avec lesquels j’ai de bons rapports d’amitié. Ils me questionnent sur l’Evangile. Je ne me préoccupe pas de partir d’ici, car je sais que je fais la volonté de Dieu. On ne me permet pas de me relever la nuit pour prier, de sorte que je prie dans mon lit. Je vis ici dans une grande joie, sans aucun souci, sachant que je suis ici pour Jésus-Christ. Les perles que j’ai trouvées ici ne sont pas toujours faciles à trouver.

Le 15 janvier 1648, Francisco fut jugé, et accusé de répandre de fausses doctrines et de pousser le peuple contre le nouvel Empereur. Condamné à mort, il fut décapité le jour même à Fogan.

Ce fut le premier martyr en Chine.

Francisco Fernández de Capillas fut béatifié en 1909 avec quatorze laïcs chinois, et canonisé en 2000 parmi les cent-vingt Martyrs de Chine.

Ces Martyrs sont fêtés ensemble le 9 juillet, tandis que la mémoire de Francisco est au 15 janvier.

 

 

Arnold Janssen

1837-1909

 

De ses bons parents chrétiens, Arnold hérita l’amour de Dieu et du travail bien fait.

Deuxième de dix enfants, il naquit à Goch (Rhénanie, Allemagne).

Les Pères augustiniens de Gaesdonck, proches de Goch, lui donnèrent sa formation classique.

Ordonné prêtre en 1861, le jour de l’Assomption, il est d’abord professeur de religion et de sciences naturelles dans l’école secondaire de Bocholt, pendant douze ans. En outre, vu sa grande dévotion au Sacré-Cœur, il est directeur de l’Apostolat de la prière à partir de 1867.

Il fonde une école scientifique à Mödling (Vienne, Autriche).

Il prit peu à peu conscience de la mission universelle de l’Eglise et publia un petit bulletin où l’on pouvait trouver des nouvelles des missions et qui encourageait les catholiques allemands à les soutenir : c’est le Messager du Sacré Cœur de Jésus.

L’époque était difficile : c’était le Kulturkampf, une persécution parfois sournoise, parfois ouverte, qui cherchait à retirer à l’Eglise toute influence sur la société ; quelques évêques furent mis en prison, prêtres et religieux furent expulsés, comme en Espagne, comme en Italie, comme en France.

Arnold encouragea ces prêtres expulsés à partir pour les missions. Il envisageait de créer un séminaire pour former des missionnaires.

On ne peut pas dire qu’il y ait été encouragé, mais il persévéra. Il ouvrit à Steyl (Pays-Bas) le séminaire en question, le 8 septembre 1875, fête de la Nativité de Marie. Ainsi naquit la Société du Verbe Divin, qui regroupait des prêtres et des frères ; bientôt deux d’entre eux partiront pour la Chine, dont Josef Freinademetz, maintenant canonisé (voir au 28 janvier).

Successivement, Arnold fonda les Sœurs Servantes du Saint-Esprit (8 décembre 1889, fête de l’Immaculée Conception) et les Sœurs Servantes du Saint-Esprit de l’Adoration Perpétuelle (8 septembre 1896, comme le séminaire, vingt ans plus tôt).

Il s’éteignit, comblé de mérites et de bonnes œuvres, le 15 janvier 1909.

Ses Religieux et Religieuses sont répandus dans le monde entier : on parle de plusieurs milliers de Missionnaires et de Sœurs Servantes dans des dizaines de pays.

Arnold Janssen a été béatifié en 1975, et canonisé en 2003.

Le miracle retenu pour la canonisation d’Arnold Janssen, fut la guérison totale et inexplicable, par son intercession, d’une petite fille des Philippines de dix ans, très gravement blessée à la tête dans une chute de bicyclette.

 

 

 

Valentín Palencia Marquina

1871-1937

 

Valentín naquit le 26 juillet 1871 à Burgos, d’un père cordonnier, Cipriano, et de Victoria, la concierge de l’immeuble. qui le firent baptiser le lendemain ; l’enfant reçut la Confirmation la même année, selon la coutume de l’époque.

De 1884 à 1894, après avoir achevé l’école primaire, il fréquenta le séminaire Saint-Jérôme pour faire ses Humanités, la Philosophie et la Théologie, mais comme étudiant externe, ses parents ne pouvant lui payer la pension.

Il fut ordonné prêtre en 1895.

Da 1896 à 1898, il fut curé à Susinos del Páramo, où il assuma la charge de directeur et aumônier du Patronage Saint-Joseph, pour l’enseignement et l’éducation des enfants pauvres. Le prêtre enseignait aux enfants à prier, à étudier, à travailler de leurs mains ; il les faisait jouer des pièces de théâtre pour leur apprendre à s’exprimer correctement ; il leur apprit aussi la musique, ils chantaient et jouaient, jusqu’à organiser de petits concerts.

Ce n’était pas son unique occupation ; il gérait aussi d’autres œuvres, avec un zèle et une attention tels qu’il mérita en 1925 la Croix de Bienfaisance (créée par le gouvernement d’Espagne pour récompenser des services extraordinaires).

Pour l’été 1936, il se trouvait avec les enfants dans une colonie à Suances ; quelques-uns des musiciens du Patronage les accompagnaient. Lorsque la révolution éclata, l’église fut transformée en garage, on interdit à don Valentin de célébrer la Messe. Le prêtre dut célébrer en cachette et portait la communion aux malades et aux moniales Trinitaires.

Un des enfants dénonça le prêtre au Front Populaire - on ne sait si par faiblesse ou par méchanceté : don Valentín fut arrêté avec six jeunes gens, dont quatre préférèrent l’accompagner jusqu’au bout, plutôt que de «témoigner» à charge contre lui.

On les conduisit sur le Mont Tramalon de Ruiloba, où ils furent fusillés.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

 

Il y a une notice pour chacun des quatre Jeunes gens, qui s’appelaient : Donato Rodríguez García, Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo, Emilio Huidobro Corrales.

 

 

Donato Rodríguez García

1911-1937

 

Donato, né le 27 janvier 1911 à Santa Olalla de Valdivielso (Burgos, Espagne), était le fils de Diego Rodríguez Fernandez et de Basilia García Valderrama.

Très jeune, il souffrit de la polyomiélite, et dut marcher avec des cannes.

En 1934, il reçut le diplôme du Conservatoire National de Musique, qui lui permettait désormais d’enseigner le piano. Il ne voulait pas faire une carrière de soliste, mais il préféra assister le prêtre Valentín Palencia Marquina, qui s’occupait activement d’enfants pauvres et d’orphelins. C’est grâce à lui que les enfants purent constituer un petit orchestre.

En 1936, Donato se trouvait en effet avec ce prêtre dans la colonie de Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncés, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Donato et, avec lui, trois autres jeunes : Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo, Emilio Huidobro Corrales (v. ce même 15 janvier).

Après quelques temps de détention, on les conduisit sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Donato allait avoir vingt-six ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

 

 

Germán García y García

1912-1937

 

Germán, né le 30 octobre 1912 à Villanueva de Argaño (Burgos, Espagne), était le fils de Alejandro García et de Marcelina García, d’humbles ouvriers. Il avait une sœur, Benita.

En 1923, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, passa à celui de Grugliasco, pour commencer en 1927 le noviciat dans cette congrégation.

En 1929, il fit le scholasticat et, dès 1930, fut envoyé enseigner à Rio de Janeiro (Brésil).

Dieu ne le voulait peut-être pas dans cette congrégation : il revint à Burgos.

Germán travailla dans un hôtel et, en 1934, s’offrit volontaire pour travailler aux côtés du prêtre don Valentín Palencia. Jouant de la clarinette, il faisait partie du petit orchestre des enfants du patronage Saint-Joseph.

En 1936, Germán se trouvait donc avec ce prêtre dans la colonie de Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncés, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Germán et, avec lui, trois autres jeunes : Donato Rodriguez García, Zacarías Cuesta Campo, Emilio Huidobro Corrales (v. ce même 15 janvier).

Après quelques temps de détention, on les conduisit sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Germán avait vingt-quatre ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

 

 

Zacarías Cuesta Campo

1916-1937

 

Zacarías, né le 10 juin 1916 à Villasidro (Burgos, Espagne), était le fils de Basiliano Cuesta et de Aquilina Campo, d’humbles ouvriers. Il avait plusieurs frères et sœurs.

En 1921, à cause d’une piqûre maladroite, il eut une jambe paralysée et fut désormais boîteux. Pour cette raison, les parents le confièrent au Patronage saint-Joseph, fondé et dirigé par le saint prêtre don Valentín Palencia Marquina : il y aurait appris le métier de tailleur ; ce fut plutôt celui de cordonnier qu’il pratiqua.

Quand il fut adulte, Don Valentín lui demanda de l’aider pour la colonie de Suances.

L’été 1936, Zacarías se trouvait donc avec ce prêtre à Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncé parce qu’un enfant avait dit que Don Valentín célèbre la Messe, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Zacarías et trois autres jeunes : Donato Rodriguez García, Germán García y García, Emilio Huidobro Corrales (v. ce même 15 janvier), qui refusèrent de trahir le prêtre et préférèrent l’accompagner.

Des parents de la famille de Zacarías - dont un prêtre, encore vivants aujourd’hui, racontent que Zacarías aurait pu se cacher, s’évader, échapper aux révolutionnaires : il resta sur place, pour entourer le prêtre jusqu’au bout.

Après quelques temps de détention, on les conduisit sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Zacarías avait vingt ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 - un siècle après la naissance de Zacarías - pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

 

 

Emilio Huidobro Corrales

1917-1937

 

Emilio, né le 9 août 1917 à Villaescusa del Butrón (Burgos, Espagne), était, avec son frère, orphelin. Leur mère, déjà veuve, s’était remariée, et leur beau-père les maltraitait. Ils furent donc confiés à l’œuvre caritative de Saint-Joseph, fondée et dirigée par le saint prêtre don Valentín Palencia Marquina.

Emilio reçut une excellente formation, au point qu’il devint le professeur de géométrie des enfants. Un de ses élèves donna plus tard ce témoignage :

C’était une personne de profonde humanité, au physique et au moral. Il était très joyeux. Pacifique aussi : il savait calmer n’importe quelle discussion. On le respectait beaucoup. Il dirigeait aussi la musique. Il était très religieux.

On le voit, il avait appris aussi suffisamment de musique pour l’enseigner aux côtés de Donato Rodríguez.

L’été 1936, Emilio se trouvait donc avec ce prêtre à la colonie de Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncé parce qu’un enfant avait dit que Don Valentín célèbre la Messe, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Emilio et trois autres jeunes : Donato Rodriguez García, Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo (v. ce même 15 janvier).

Emilio, une fois interrogé, aurait pu repartir libre mais, avec ses confrères, il refusa de trahir le prêtre et préféra l’accompagner.

Après quelques temps de détention, on les conduisit tous les cinq sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Emilio avait dix-neuf ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

 

Tit Liviu Chinezu

1904-1955

 

Tit Liviu Chinezu naquit le 22 juin 1904 à Huduc (Mureş, Roumanie), d’un père qui était lui-même prêtre, comme cela arrive dans le rite gréco-catholique.

En 1925, Tit Liviu vint à l’institut Saint-Athanase de Rome, puis à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (l’Angelicum) où il obtint le doctorat de Théologie en 1930.

Il fut ordonné prêtre en janvier 1930 et, en 1931, de retour en Roumanie, il fut professeur à l’Ecole Normale de Blaj, puis, en 1937, à l’Académie de Théologie.

En  1947, il fut nommé archiprêtre (ou doyen) de Bucarest.

On trouve ce détail qu’il fut lui-même arrêté en 1948, mais les précisions manquent terriblement.  Avec vingt-cinq autres prêtres, il aurait été mis en prison au monastère de Căldăruşani (transformé en prison).

C’est dans la prison qu’il reçut l’ordination épiscopale des mains d’autres évêques emprisonnés, dont Mgr Valeriu Traian Frențiu (v. 11 juillet), en décembre 1949. Il fut ainsi évêque titulaire de Regiana, et succéda à Mgr Aftenie sur le siège de Făgăraş et Alba Iulia.

On peut supposer que, étant plus jeune que d’autres, et n’ayant été ni accusé ni condamné, on espérait qu’il serait sorti de prison plus facilement et aurait pu ainsi gouverner le diocèse. Il n’en fut rien.

Relégué dans la prison de Sighet, il y souffrit intensément de faim et de froid.  Gravement malade, il devait être conduit à l’infirmerie mais, sous ce prétexte, on l’isola encore plus dans une chambre glacée, où il s’éteignit deux jours après, le 15 janvier 1955.

On le mit en terre sans cercueil, dans le cimetière des pauvres, où l’on n’a jamais retrouvé son corps.

Tit Liviu Chinezu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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