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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 00:00

18 JANVIER

 

III.

Ste Prisca, vierge martyre à Rome ; elle aurait même été baptisée à douze ans par s. Pierre (I.?).

Ss Successus, Paulus et Lucius, évêques à et près de Carthage.

Ss Mosée et Ammone, soldats martyrs dans le Pont.

Stes Archélaa, Thècle et Susanne, martyres à Salerne.

IV.

Ss Koskonios, Zenon et Melanippos, martyrs à Nicée en Bithynie.

V.

S Vénérand, évêque à Clermont.

S Volusien, évêque à Tours, exilé par les Goths, martyrisé près de Foix.

S Sulpice, évêque à Tongres et Maastricht.

VII.

S Déicole, irlandais, disciple de s.Colomban à Luxeuil, abbé à Lure.                                                       

XI.

S Ulfrid (Wolfred), anglais missionnaire en Suède, martyr.

XIII.

Bse Beatrice d’Este, nièce de l’autre Beatrice d’Este (cf. 10 mai), fondatrice d’une abbaye bénédictine à Ferrare.

Ste Margit, fille du roi Béla IV, dominicaine près de Buda, thaumaturge, morte à vingt-huit ans, béatifiée six ans après sa mort, canonisée en 1943.

B Facio, orfèvre à Vérone, si habile que ses confrères en étaient jaloux ;  plus tard il fonda un ordre du Saint-Esprit pour les œuvres de miséricorde ; thaumaturge, il fut nommé visiteur diocésain des monastères du diocèse de Crémone.

XV.

B Andrea Grego de Peschiera, dominicain, prédicateur en Valteline.

XVI.

Bse Mattia (Cristina) Ciccarelli, augustine à L’Aquila, mystique.

XVII.

Bse Regina Protmann, polonaise, fondatrice des Sœurs de Sainte-Catherine-d’Alexandrie, pour les bisogneux, béatifiée en 1999.

XVIII.

Bses Félicité Pricet, Monique Pichery, Charlotte Lucas et Victoire Gusteau, martyres à Avrillé, béatifiées en 1984.

XX.

S Manuel Barbal Cosán (Jaume Hilari, 1898-1937), des Frères des Ecoles Chrétiennes, martyr près de Tarragona, béatifié en 1990, canonisé en 1999 (le Martyrologe Romain le place au 28 juillet) ; il avait été frappé de surdité progressive.

Bse Maria Giovanna Fasce (M.Teresa, 1881-1947), abbesse augustine à Cascia (où elle cacha des résistants), béatifiée en 1997.

B Juan Barrera Méndez (1967-1980), jeune garçon du Guatemala, martyr, béatifié en 2020.

 

Prisca

1er ou 3e siècle (?)

 

Il est question d’une sainte Prisca (ou Priscilla) et de son mari Aquila au 8 juillet. Ces pieux et fidèles amis de saint Paul durant ses voyages apostoliques sont nommés plusieurs fois : Ac 18:2 ; Rm 16:3 ; 1Co 16:19 ; 2Tm 4:19.

Mais c’est d’une autre sainte Prisca dont il s’agit ici. Toutefois les historiens ne sont pas arrivés à la localiser précisément dans le temps.

Pour certains, cette jeune Prisca fut baptisée par saint Pierre lui-même, à l’âge de treize ans, et fut martyrisée sous Claude Tibère (donc entre 45 et 54).

Pour d’autres, elle aurait été martyrisée sous un autre Claude, le Gothique, au 3e siècle, après quelques péripéties assez semblables à celles du martyre de sainte Martine ou sainte Tatiana : une statue d’idole qui se brise, des lions qui l’épargnent, puis la décapitation.

On serait heureux qu’elle voulût bien elle-même nous révéler la vérité !

Le culte de sainte Prisca est attesté depuis fort longtemps. Elle fut ensevelie sur la Via Salaria, et une basilique lui est dédiée sur l’Aventin dès le 4e siècle.

Le Martyrologe fait mention de cette basilique dans la commémoraison de sainte Prisca, le 18 janvier.

 

 

Evêques martyrs à Carthage

Successus, Paulus et Lucius

† 259

 

Ces trois évêques participèrent à l’un des conciles de Carthage, où furent prises des mesures à l’encontre des lapsi.

Ils étaient évêques dans la région de Carthage, en province d’Afrique : 

On sait qu’un évêque Successus était évêque d’Abbir Germanicia et qu’en 258 s.Cyprianus (v. 14 septembre) lui envoya une lettre, exhortant toute cette communauté à se préparer à affronter le martyre.

On connaît aussi un évêque Paulus de Cirta, du début du quatrième siècle, qui n’est certainement pas le nôtre. Celui d’aujourd’hui était très certainement évêque à Obba.

Lucius était le nom porté par plusieurs évêques qui furent arrêtés à cette époque.

Les trois évêques (et beaucoup d’autres membres du clergé) souffrirent ensuite le martyre durant la persécution de Dèce (259). 

Saints Successus, Paulus et Lucius d’Afrique sont commémorés le 18 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Martyrs à Nicée

Koskonios, Zenon et Melanippos

† 3e-4e siècles

 

Ces trois martyrs appartiennent à un grand nombre - une centaine - de victimes de la persécution des premiers siècles.

On ne connaît presque aucun détail sur eux, sinon leurs noms, parmi une longue liste de Compagnons.

Koskonios est seulement nommé.

Melanippos fut brûlé vif, Zenon jeté dans une chaudière brûlante.

Leur martyre eut lieu à Nicée de Bithynie (Asie Mineure).

Saints Koskonios, Zenon et Melanippos de Nicée sont commémorés le 18 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Deicola de Lure

530-625

 

Si l’on a intitulé cet article avec Deicola, c’est que ce nom latin peut concentrer les différentes acceptions qu’on trouve en irlandais et en français : Dichul, Deicuil, Dicuil, Diey, Deel, Delle, Deille, Desle.

Né vers 530 à Leinster (Irlande), il aurait été le frère aîné de s. Gall (v. 16 octobre) ; il étudia à l’abbaye de Bangor se mit de bonne heure sous la conduite de s. Colomban (v. 23 novembre).

On rapporte de ces premières années de vie érémitique, que Colomban demanda un jour à Deicola la raison pour laquelle il avait toujours un visage rayonnant de joie ; Deicola lui expliqua : C’est parce que personne ne peut me ravir mon Dieu !

En 585 (ou plus tôt, vers 567), Colomban et douze compagnons, parmi lesquels Gall et Deicola, quittèrent l’Angleterre et vinrent en France, fonder l’abbaye de Luxeuil (Haute-Saône). Ils y restèrent vingt-cinq ans, jusqu’à ce que les «intempéries politiques» les obligèrent, en 610, à quitter les lieux. Tandis que Colomban partait à Bobbio, Deicola restait en Franche-Comté.

Certaines chroniques avancent ici qu’au moment de partir, Deicola, âgé et fatigué, prétendit rester sur place et implora la bénédiction de Colomban ; ce dernier se serait même «fâché» de la défection de Déicole et l’aurait suspendu (la suspense est l’interdiction de célébrer la Messe) jusqu’à sa mort. Deicole n’aurait donc plus célébré la Messe jusqu’en 615, année de la mort de s. Colomban. Il serait peut-être opportun, comme font certains historiens, de laisser de côté cette anecdote.

Quoi qu’il en soit, Deicola, qui avait promis à Colomban, de ne jamais retourner à Luxeuil, trouva une chapelle et un terrain que lui céda une pieuse veuve, là où se trouve la ville actuelle de Lure. L’humble ermitage devint bientôt un grand monastère. Le roi Clotaire II, apprenant qu’on y vivait selon la règle de s. Colomban, lui fit de grands dons. Deicola cependant obtint l’exemption totale du monastère, en le mettant directement sous le protection du pape.

On raconte qu’un jour, un sanglier chassé par Clotaire, vint se réfugier dans la cabane de Deicola ; il le protégea et obtint du roi qu’il aurait la vie sauve.

Proche de ses derniers jours, Deicola fit élire abbé son disciple Colombin. Il en reçut les derniers Sacrements et s’endormit dans le Seigneur, un 18 janvier, vers 625.

Si les dates sont vérifiées, Deicola aurait donc eu quatre-vingt quinze ans à sa mort. Colomban était mort, lui, en 615, âgé de soixante-douze ans.

 

Beatrice d’Este la Jeune

1226-1262

 

Il y a eu plusieurs Beatrice d’Este, dont deux Bienheureuses. La plus ancienne est commémorée le 10 mai.

Celle d’aujourd’hui était la fille d’Azzo VII d’Este et de Giovanna de Pouilles, et naquit vers 1226 au château de Calaone.

On l’appelle ici la Jeune, pour la distinguer de sa tante du même nom, qu’on considère comme l’Ancienne.

Fiancée à Galeas Manfredi, qui mourut au combat peu avant la célébration du mariage, Beatrice se retira dans un monastère de Bénédictines (ou le fonda, on manque de précisions) et y mourut en odeur de sainteté, le 18 janvier 1262.

Elle fut béatifiée en 1774.

Il ne faut donc pas confondre cette Beatrice avec celle du même nom, sa tante (v. 10 mai) ni avec une autre homonyme du 15e siècle.

Notre Martyrologe la mentionne au 18 janvier.

 

 

Margit de Hongrie

1242-1270

 

Note. Il y a trois «Marguerite de Hongrie» :

1. La sainte reine du 11e siècle (cf. 16 novembre), plutôt appelée «Marguerite d’Ecosse».

2. Une princesse (1175-1223), successivement épouse de l’empereur Isaac II, du roi de Thessalonique Boniface, enfin d’un baron croisé Nicolas.

3. La sainte religieuse dominicaine, dont on va parler.

 

Née le 27 janvier 1242 à Buda (Hongrie) de Bela IV, roi de Hongrie, et de Maria Lascaris, une princesse byzantine, Margit fut consacrée à Dieu dès sa naissance, et placée à trois ans dans le monastère dominicain de Veszprem, d’où elle rejoignit à douze ans celui de l’île de Lièvres, fait construire par son père sur le Danube. L’île s’appelle d’ailleurs aujourd’hui Ile Marguerite (Margitsziget).

En consacrant à Dieu leur unique fille, ces pieux parents voulaient accomplir le vœu qu’ils avaient fait pour obtenir la paix dans leur pays, menacé par les terribles invasions mongoles.

Elle eut un saint conseiller qui lui proposa trois règles, qu’il assurait avoir lues lui-même dans un songe : 

  • aimer Dieu par-dessus toutes choses et son prochain pour Dieu ;
  • se mépriser soi-même ;
  • ne mépriser et ne juger personne.

Margit grandissait dans la piété, dans la pénitence et les mortifications, participant aux plus humbles tâches du monastère, malgré son rang princier. Flagellations, cilice, discipline : elle cherchait par tous les moyens à s’associer à la Passion du Christ.

Entendant parler des invasions des barbares, elle soupira : Que je serais heureuse d’être mise en pièces et brûlée pour l’amour de mon Sauveur !

Elles reçut des grâces extraordinaires : miracles, prophéties. 

Dans un louable désir de paix, ses parents pensèrent cependant à la marier, mais elle refusa.

Quand son frère Etienne accéda au pouvoir, il lui fit porter de riches présents, qu’elle distribua largement aux pauvres.

En 1270, elle annonça qu’elle mourrait l’année suivante, et précisa, le 9 janvier 1271, qu’elle mourrait dix jours plus tard, le jour de la sainte Prisque.

Le 15 janvier 1271, elle fut prise de fièvres et reçut les derniers sacrements. Le 18 janvier, elle récita par-cœur le psaume 30, In te Domine speravi, qu’elle interrompit au verset In manus tuas commendo spiritum meum, pour remettre son âme à Dieu.

Margit mourut ainsi le 18 janvier 1270 ou plutôt 1271.

On l’honora d’un culte ininterrompu, jusqu’à sa canonisation officielle, équipollente, en 1943.

 

 

Facio de Vérone (Crémone)

1200-1272

 

Facio (ou Fazio, peut-être diminutif de Bonifazio) naquit en 1200 à Vérone, de parents pieux, qui le placèrent très jeune chez un maître orfèvre pour en apprendre le métier.

Ce qu’on commence tôt porte des fruits appréciables, et Facio devint effectivement le plus habile orfèvre de la ville, à vingt-six ans.

Son habileté cependant suscita de telles jalousies que, pendant quelque trente années, on lui fit subir mille difficultés ; finalement, avide de paix, Facio se retira à Crémone, où il exerça son métier et fut même considéré comme crémonais.

Dans l’espoir d’une réconciliation, Facio revint tout de même à Vérone, où cependant non seulement le climat n’avait pas changé envers lui, mais de plus, on réussit à l’accuser et le faire mettre en prison. Facio se tut.

Dieu intervint à sa façon : Vérone, attaquée par Mantoue, fit appel à Crémone. Cette dernière n’accepta que si Facio était délivré. On remarqua enfin qu’il n’y avait aucun grief contre l’orfèvre, qui fut libéré.

C’est alors que Facio fonda un ordre religieux dit du Saint-Esprit, pour subvenir à toutes sortes de bonnes œuvres. Sa maison devint un hôpital.

Plus extraordinaire encore : l’évêque, qui l’appréciait beaucoup, le chargea, tout laïc qu’il était, de visiter tous les monastères du diocèse, mission que Facio exerça scrupuleusement jusqu’à sa mort.

En 1240, il fonda encore un hôpital à Soncino avec une église qui plus tard porta son nom quelque temps.

Après sa mort, intervenue le 18 janvier 1272, beaucoup de miracles furent obtenus par son intercession.

Le bienheureux Facio, dont le culte fut reconnu en 1873, est mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 janvier.

 

 

Andrea Grego de Peschiera

1400-1485

 

Il naquit en 1400 à Peschiera del Garda (Vérone, Veneto, Italie N), dans une famille pauvre, d’origine grecque, ce qui expliquerait son nom de famille.

Entré très jeune chez les Dominicains de Brescia, il compléta sa formation à Florence, où il fut disciple de saint Antonino (v. 2 mai). Il avait un attrait tout particulier pour l’obéissance qui, pour lui, était synonyme de sainteté.

Ordonné prêtre, il fut envoyé en Valtelina, où il prêcha pendant presque un demi-siècle, fondant de nouvelles paroisses, de nouveaux monastères, réfutant l’hérésie.

Un jour que les hérétiques lui présentèrent un de leurs livres pour l’entendre le réfuter, il leur répondit : Ouvrez-le devant moi, et il en sortit une énorme vipère. Voilà le poison que contient votre livre !

Au cours de ses nombreux déplacements, il devait souvent coucher chez l’habitant, de préférence chez les gens pauvres, où il s’étendait sur des branches, ne buvait que de l’eau et se contentait d’un pain de millet.

Une de ses dernières fondations fut à Morbegno, couvent dédié au martyr saint Pietro de Vérone (v. 6 avril), qui devint par la suite un centre d’apostolat important ; il en sortit d’autres disciples ardents de saint Dominique, qui continuèrent à combattre l’hérésie.

Andrea aurait pu en être le supérieur, mais il n’accepta jamais ce genre de distinction. Ce qu’il aimait faire, c’était demander l’aumône pour le couvent.

C’est là qu’Andrea s’éteignit, le 18 janvier 1485, octogénaire.

Son culte fut confirmé en 1820.

 

 

Mattia (Cristina) Ciccarelli

1481-1543

 

Dernière des six enfants de Domenico de Pericolo, Mattia naquit à Colle di Lucoli (L’Aquila, Italie centrale) en 1480 ou 1481, peut-être le 24 février, jour où l’on fêtait saint Matthias. Le nom de l’apôtre Matthias - Mattia en italien - peut se donner plus facilement aux petites filles italiennes, ce qui n’est pas le cas en français. 

Mattia, donc, n’était pas intéressée par les jeux des autres enfants de son âge. Mais quand elle voyait quelque image pieuse, elle lui souriait, elle l’embrassait.

A la maison, elle priait dans une chambre retirée, où son papa avait accroché une belle image de la Sainte Vierge avec le Christ. 

Mattia ne voulait plaire qu’à Dieu, et pour cela essaya de cacher sa beauté physique de différentes manières, en évitant de se laver et en travaillant comme les servantes, mais comme cela ne réussissait pas, elle obtint de la Sainte Vierge de perdre toute la fraîcheur de son visage, comme si elle sortait d’un sépulcre, pâle comme un cadavre. 

Ses parents voulurent se mettre à son école pour mieux gagner le ciel. Leur fille devint en quelque sorte leur mère spirituelle. Désormais ils ne laissèrent jamais partir de chez eux des pauvres ou des religieux les mains vides.

Elle entendit un jour un garçon qui blasphémait le nom du saint ermite Antoine (cf. 17 janvier). Elle le menaça : Fais attention, si tu n’arrêtes pas de blasphémer le saint Abbé, je vois un diable noir qui va te sauter aux épaules jusqu’à t’étouffer avec ton blasphème. Le garçon ne suivit pas son conseil et voilà que, fâché contre son âne qui n’avançait pas assez vite, il lança un nouveau blasphème contre saint Antoine. Précipité à terre, le pauvre garçon mourut sur place d’une fracture du crâne.

Un sort identique arriva aussi à un parent qui chassait le dimanche. Elle prédit même l’homicide de six personnes (cinq hommes et une femme) qui furent assassinés quinze ans après sa mort.

Plus consolante, cette vision qu’elle eut, sur une invitation céleste, à regarder par la fenêtre, où elle vit une échelle lumineuse partir du couvent de Saint-Julien jusqu’au ciel, sur laquelle descendaient deux à deux les anges, précédant le Christ venu chercher l’âme d’un saint Religieux mort quelques instants auparavant, le frère Vincenzo.

Un certain Girolamo de Tussio reçut d’elle le conseil de laisser le monde et d’embrasser la vie religieuse.

Elle-même à vingt-cinq ans, en 1496, prit le nom de Cristina, pour être plus semblable au Christ. En 1505 elle reçut l’habit des Augustines au couvent Sainte-Lucie de L’Aquila.

Le vendredi elle ne prenait que du pain et de l’eau ; les vendredis de carême, elle jeûnait totalement. Elle combattait le sommeil et restait des heures en prière durant la nuit.

Très humble, très accueillante envers les pauvres, elle fut favorisée de dons mystiques extraordinaires : don de prophétie, extases, lévitation, guérisons…

Un jour qu’elle était en état de lévitation, une hostie dans une pyxide sembla sortir comme un rayon de sa poitrine.

Un vendredi saint elle reçut les stigmates de la passion du Christ.

Plusieurs fois élue abbesse contre sa volonté, elle se révéla excellente conseillère spirituelle pour tous ceux qui venaient lui demander conseil.

Elle mourut le 18 janvier 1543 à L’Aquila et beaucoup de miracles eurent lieu après sa mort.

Son culte fut confirmé en 1841. Elle est mentionnée le 18 janvier au Martyrologe.

 

 

Regina Protmann

1552-1613

 

Née en 1552 à Braunsberg (maintenant Braniewo en Pologne) dans la noble famille des Protmann (ou Brotmann), Regina eut une formation intellectuelle très pointue, lui permettant de lire et écrire aussi bien que les ecclésiastiques et de correspondre avec eux.

A dix-neuf ans, elle annonça à ses parents qu’elle n’entendait pas se marier, mais faire d’autres études dans le domaine religieux et s’occuper des malades et des pauvres.

Sans s’arrêter à l’avis opposé des parents, Regina se retira avec deux autres amies dans une maison abandonnée, commençant à s’occuper de malades. C’était une nouveauté étrange pour l’époque, au lendemain du Concile de Trente, qui ne permettait aux Religieuses de ne vivre que cloîtrées.

Regina persévéra dans son intention. Sa nouvelle famille s’appela les Sœurs cloîtrées de Sainte-Catherine, par référence à sainte Catherine d’Alexandrie (voir au 25 novembre).

Si l’Eglise était «réticente», la population agréa tout-à-fait l’engagement des nouvelles Religieuses, qui attirèrent d’autres vocations, et furent quand même approuvées par l’évêque en 1602.

Regina forma ainsi des aide-soignantes, qu’elle fit aussi soigner quand elles furent plus âgées. Elle ouvrit des écoles pour les filles, car il n’y en avait que pour les garçons.

De son vivant furent ouvertes quatre maisons dans la seule région de Braniewo.

Regina Protmann mourut le 18 janvier 1613. Elle fut béatifiée en 1999.

 

La maison-mère disparut lors de la destruction totale de Braniewo en 1945, mais fut heureusement reconstruite depuis, avec une basilique mineure.

Les 84 Martyrs d’Avrillé

† 1794

 

Il y eut un Martyr le 12 janvier, quatre le 18 janvier (ci-après), quarante-sept le 1er février, six le 10 février, vingt-six le 16 avril. Le décret de béatification embrasse quinze autres Martyrs de la même époque, mais pas de la même localité.

 

On lira avec quelque utilité la notice générale Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Félicité Pricet

1745-1794

 

Elle naquit vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Victoire Gusteau

1745-1794

 

Elle naquit vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Charlotte Lucas

1752-1794

 

Elle naquit le 1er avril 1752 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loir).

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Monique Pichery

1762-1794

 

Elle naquit le 4 avril 1762 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loir).

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

 

 

Manuel Barbal Cosán

1898-1937

 

Manuel naquit le 2 janvier 1898 dans le petit village catalan d’Enviny (Lleida, Espagne), de parents très chrétiens qui vivaient du travail des champs dans cette région de montagne.

Avec la bénédiction de ses pieux parents, il entra au séminaire d’Urgel à douze ans, mais ses problèmes d’audition - qui sait pourquoi - firent qu’on lui conseilla de rentrer dans sa famille. Son ouïe défectueuse fut sa croix toute sa vie.

Quelques années passèrent, et Manuel apprit avec une immense joie que les Frères des Ecoles Chrétiennes l’acceptaient au noviciat d’Irún, où il prendra le nom de Jaime Hilario (1917).

Il avait un don remarquable pour la rédaction d’articles dans différentes revues chrétiennes.

Après seize années de différentes affectations (Mollerusa, Manresa, Pibrac en France), où il montra de remarquables qualités d’enseignant, sa surdité l’obligea à abandonner l’enseignement et il travailla désormais au jardin de la maison de Cambrils (Tarragone).

En juillet 1936, se rendant dans sa famille à Enviny, il fut surpris par la guerre civile à Mollerusa, où on l’arrêta à cause de sa qualité de Religieux et on le mit en prison. En décembre, on le transféra à Lerida, puis à Tarragona puis on l’envoya dans un bateau-prison, le Mahon, avec d’autres Frères. 

En janvier 1937, un jugement sommaire lui proposa la liberté s’il renonçait à se dire Religieux et à n’être qu’un jardinier. Sur son refus, il fut condamné à mort ; il écrivit alors aux siens une lettre pleine de sa joie de mourir martyr. L’avocat présenta une demande de grâce, qui fut accordée aux vingt-quatre autres personnes, mais pas au Frère.

On l’emmena vers le cimetière de Monte de la Oliva (Tarragona). Ses bourreaux, surpris de sa sérénité, lui demandèrent : Tu te rends compte qu’on va te tuer ? et lui, de leur répondre : Mourir pour le Christ, les gars, c’est vivre. 

Deux salves le manquèrent, les soldats lâchèrent leurs fusils et s’enfuirent. Le chef, hurlant des insultes grossières, tira cinq coups de pistolet à bout portant et la victime tomba à ses pieds.

C’était le 18 janvier 1937, son dies natalis. Mais le Martyrologe le mentionne (par erreur ?) le 28 juillet.

Le Frère Jaime Hilario a été béatifié en 1990 et canonisé en 1999, avec un groupe de Frères des Ecoles Chrétiennes, les Martyrs de Turón, qui sont fêtés le 9 octobre.

 

 

Maria Giovanna Fasce

1881-1947

 

Maria Giovanna (Marie-Jeanne) naquit le 1881 à Torriglia (Gênes, Italie), dans une famille bourgeoise et chrétienne.

Jeune, elle fut catéchiste dans sa paroisse.

Comme cela arrive dans certaines familles «chrétiennes» (et plus fréquemment qu’on ne le croit), cette famille s’opposa à la vocation de Maria et de ses deux sœurs ; Maria sut s’imposer, et imposa aussi son lieu de destination : Cascia, le monastère augustinien où vécut sainte Rita (voir au 22 mai).

Les Religieuses de Cascia ne lui ouvrirent pas facilement leur porte, estimant «impossible» qu’une jeune fille de la haute société pût se faire à l’austère règle augustinienne. Là encore, Maria s’imposa.

Elle entra donc au monastère de Cascia en 1906 et prit le nom de Maria Teresa Eletta.

Il y avait alors dans ce monastère une «fronde» de quelques Religieuses qui refusaient de vivre la règle dans son intégralité, à tel point que Maria Teresa revint dans sa famille pour s’y ressourcer (1910).

De retour l’année suivante, Maria Teresa sut, encore une fois, «imposer» sa volonté et le monastère reprit son allure spirituelle et recueillie.

Elle fit la profession solennelle en 1912.

Maria Teresa fut ensuite élue maîtresse des novices, puis abbesse en 1920. Elle fut confirmée neuf fois dans cette charge.

Elle avait une immense dévotion à sainte Rita, qu’elle communiqua partout où elle le put. D’abord par un périodique qu’elle fonda en 1923, Dalle api alle rose (Des épines aux roses), puis en organisant des pèlerinages à Cascia, construisant l’Alveare di santa Rita (Alvéole de sainte Rita, un orphelinat pour petites filles, qu’elle appelait Apette, petites abeilles). Elle entreprendra, mais au milieu de difficultés énormes, la construction d’un grand sanctuaire, qui ne pourra être consacré que quelques mois après sa mort.

Tout ce travail avancera malgré la santé vraiment précaire de la Mère Maria Teresa, qui souffrait de diabète, d’asthme, de problèmes cardiaques et circulatoires qui l’immobilisèrent. Et pour «couronner» ce douloureux palmarès, elle souffrit dès 1920 d’une tumeur au sein, raison pour laquelle elle est maintenant invoquée par celles qui sont affligées de cette maladie.

Durant l’occupation nazie, elle cacha des résistants dans son monastère.

Mère Maria Teresa Fasce s’éteignit en odeur de sainteté, le 18 janvier 1947, et fut béatifiée en 1997.

 

 

Juan Barrera Méndez

1967-1980

 

Juan Barrera Méndez naquit le 4 août 1967 à Potrero Viejo (Zacualpa, Quiché, Guatemala), dans une famille tout entière liée à l’Action Catholique.

Déjà fervent apôtre à son jeune âge, il était membre de l’Action Catholique et catéchiste auprès des plus jeunes. En particulier, il priait le chapelet avec ceux-ci, avant la Messe.

En 1980, il y eut une descente des troupes gouvernementales dans le village, lesquelles procédèrent à une perquisition en règle de toutes les maisons, arrêtant et ligotant des hommes, des femmes, des anciens, des jeunes.

Ainsi furent emmenés les trois frères aînés de Juan, et lui aussi. Les trois aînés réussirent à s’échapper, de sorte que les militaires s’acharnèrent encore plus sur Juan, qui n’avait donc que douze ans.

Ils l’emmenèrent près d’un ruisseau et lui firent des entailles au couteau sous la plante des pieds, puis on l’obligea à marcher sur des pierres pour faire redoubler les douleurs ; on lui coupa les oreilles ; on lui brisa les jambes et on le cribla de balles. C’était le 18 janvier 1980, dans son village natal, Zacualpa.

Juan Barrera Méndez devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 18 janvier.

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