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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 00:00

24 JANVIER

 

I.

S Timothée, disciple de s.Paul qui lui a dédié deux Epîtres, évêque à Ephèse, fêté le 26 janvier avec s.Tite.

III.

S Felicianus, évêque à Foligno pendant cinquante-six ans, martyr nonagénaire.

S Babylas, évêque à Antioche ; il eut la sainte audace d’ordonner à l’empereur d’aller dans les rangs des pénitents.

S Sabinianos, grec passé de la philosophie à la foi, baptisé près de Troyes, martyr à Rilly.? Ss Mardoine, Muson, Eugène et Metellus, martyrs à Néocésarée.

IV.

Ss Paul, Pausirion et Théodotion, frères martyrs en Egypte ; le troisième était brigand et vint se constituer pour s’unir à eux.

S Arthème, évêque à Clermont, où la maladie l’avait arrêté dans son voyage de Trèves en Espagne.

? Ss Thyrse et Prix, martyrs (en Gaule ?).

V.

S Macédone, anachorète près de Antioche, mort nonagénaire.

S Exsuperantius, africain, évêque à Cingoli.

VI.

B Suran, abbé à Sora, abattu par un brigand.

VII.

S Bertran (Ebertram), moine à Luxeuil, abbé à Saint-Quentin.

XVI.

Bse Paola Gambara Costa, noble italienne, veuve à Bene, tertiaire franciscaine ; elle convertit la maîtresse de son mari.

XVII.

Bx William Ireland, jésuite anglais et son disciple, John Grove, martyrs à Tyburn.

XVIII.

Bse Marie Poussepin, dans la région de Chartres, fondatrice des Sœurs dominicaines de la Présentation de la Vierge Marie, pour les jeunes filles, les pauvres et les malades ; béatifiée en 1994.

XIX.

Bx Wincenty Lewoniuk, Daniel Karmasz, Lukasz Bojko, Bartlomiej Osypiuk, Onufry Wasyluk, Filip Geryluk, Konstanty Bojko, Michael Nicephore Hryciuk, Ignacy Franczuk, Jan Andrzejuk, Konstanty Lubaszuk, Maksym Hawryluk, Michal Wawryszuk, laïcs polonais de rite grec-catholique, martyrs, béatifiés en 1996.

XX.

B Francisco María Colomoer Presas (Pacià, 1916-1937), novice capucin espagnol, martyrisé près de Barcelone, béatifié en 2015.

B Giuseppe Giaccardo (Timoteo, 1896-1948), prêtre de la Société de Saint-Paul-Apôtre ou Pauliniens, mort à Rome de leucémie foudroyante, béatifié en 1989.

Felicianus de Foligno

160-249

 

Felicianus naquit vers 160 près de Foligno (Ombrie, Italie C) au temps de l’empereur Gordianus I, de parents chrétiens.

Modèle de vertu, il alla étudier à Rome, où même ses camarades païens admiraient et l’homme et sa science, tant il mit à profit son temps pour acquérir de larges connaissances. Ce fut au point que le pape Eleutherius (v. 26 mai) l’appela, lui conféra les Ordres sacrés et l’aurait même gardé près de lui, si la Providence n’en avait décidé autrement.

Felicianus en effet rentra dans son pays, et mit tout son zèle à évangéliser les païens, encore nombreux. Les baptêmes qu’il conférait, il les célébrait très discrètement, pour ne pas attirer l’attention sur lui.

C’était un peu peine perdue, car on ne pouvait plus l’ignorer. Quand l’évêque de Foligno mourut (193), c’est sur Felicianus que tous se tournèrent. Comme il s’y refusait, on l’emmena à Rome pour demander son avis au pape. Celui-ci, Victor (v. 28 juillet) qui connaissait déjà Felicianus ne put que se réjouir d’un pareil choix et consacra lui-même le nouvel évêque ; il lui conférait même le droit de consacrer d’autres évêques.

On ne sait exactement à qui Felicianus succédait sur le siège de Foligno ; en effet, les deux premiers évêques de ce siège, Crispoldus et Brictius, posent aux savants des problèmes d’identité ou même d’historicité ; le troisième évêque en revanche, si du moins il a vraiment existé, reste pour nous «anonyme», de sorte que Felicianus apparaît comme le premier évêque connu de Foligno.

Felicianus consacra plusieurs évêques dans les environs de Foligno, à Terni, à Spolète ; mais il n’est pas aisé de suivre ces événements lointains ; c’est ainsi que Spolète revendique aussi Felicianus comme son sixième évêque, à la même époque que le nôtre.

Cependant la persécution reprit sous l’empereur Dèce (249). Felicianus fut arrêté et soumis à la torture pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains ; sans aucun égard pour son grand âge, on le jeta en prison ; on voulut l’amener devant Dèce, mais le vénérable évêque nonagénaire mourut en route, d’épuisement et des suites de ces mauvais traitements.

C’était le 24 janvier 249.

Son épiscopat avait duré cinquante-six ans.

Saint Felicianus de Foligno est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Babylas d’Antioche

† 250

 

La ville d’Antioche (act. Antakya, frontière syro-turque) est le siège patriarcal le plus ancien de l’Eglise ; c’est là que s.Pierre s’établit avant d’aller à Rome.

On ne connaît rien de la personne de Babylas, jusqu’à son accession au siège épiscopal d’Antioche, dont il devenait en 237 le treizième titulaire.

S.Jean Chrysostome (v. 14 septembre) rapporte un unique fait, caractéristique, dit-il, de cet évêque, car il permet de juger avec une entière assurance qu’il n’a jamais donné même une parole à la faveur ou à la haine, à la crainte ou à la flatterie.

Voici de quoi il s’agit. L’empereur Philippos avait été associé à l’empire par Gordianus III, et comme gage d’union et de paix il avait reçu un enfant de ce même Gordianus. Or, Philippos eut la cruauté de mettre à mort cet enfant. Lors de la solennité de Pâques, il vint à Antioche et se plaça parmi les fidèles. Babylas s’avança au-devant du prince, lui mit la main sur la poitrine, le regarda d’un œil divinement illuminé, et lui ordonna d’aller se mettre au rang des pénitents publics ; en même temps, il le menaçait, en cas de refus d’obéissance, de le chasser de l’Eglise.

Jean Chrysostome ajoute qu’on doit surtout admirer là la sagesse pleine de modération dont usa Babylas ; il remplit son ministère, sans violer le respect dû à l’empereur ; il lui eût été facile de reprocher à Philippos son meurtre par des paroles sévères : il se contenta de faire une incision suffisamment profonde pour guérir la plaie.

Ceci se passait en 244, quand l’empire était encore dans une paix relative et que les Chrétiens n’étaient pas inquiétés. Mais la persécution se déchaîna à nouveau sous Dèce. Babylas fut alors un des premiers à être jetés en prison, tant son rang et son intégrité l’avaient rendu célèbre.

On n’eut pas le temps de le torturer longuement, ni même de le condamner à mort : il mourut en prison, des suites des mauvais traitements qu’on lui imposa : faim, soif, froid…

Avant de mourir, Babylas demanda à être enterré avec ses chaînes, car il les regardait comme l’instrument de son triomphe.

La date retenue de sa mort est le 24 janvier 250.

Le Martyrologe ajoute qu’avec lui souffrirent également trois enfants, nommés Urbanus, Prilidanus et Epolonus.

Saint Babylas d’Antioche est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sabinianos de Samos

† 275

 

Originaire de Samos (Mer Egée, Asie Mineure), Sabinianos avait un père païen, qui le poussa aux études.

Le garçon approfondit les philosophes, et trouva une Vérité bien supérieure dans l’Ecriture sainte.

Il s’arrêta un jour sur le verset du psaume 50 : Tu m’arroseras avec l’hysope, dont il ne percevait pas le sens ; un ange lui révéla alors qu’il s’agissait du baptême.

Dès lors, il s’adonna à la lecture assidue de l’Evangile. Son père le remarqua et menaça de le dénoncer au juge. Aussi Sabinianos résolut de quitter rapidement la maison paternelle.

Son périple le conduisit en Gaule, à Troyes, où s.Patrocle (v. 21 janvier) lui conféra le baptême.

Sabinianos prêcha alors dans toute la contrée, faisant beaucoup de conversions.

L’empereur Aurelianus, de passage, vint à l’apprendre ; il fit martyriser Patrocle et convoqua Sabinianos. Pour l’intimider, il fit exécuter sous ses yeux une cinquantaine de néophytes, puis le fit torturer de mille façons, sans que Sabinianos renonçat à sa Foi, ni même ne subît quoi que ce fût de ces diverses tortures. 

Sabinianos fut finalement décapité à Rilly, en 275.

Saint Sabinianos de Samos est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Exsuperantius de Cingoli

5e siècle

 

La fidèle tradition nous rapporte qu’Exsuperantius naquit au cinquième siècle en Afrique, dans une famille attachée à l’arianisme et au manichéisme.

Mais le jeune garçon voulait passer réellement au christianisme. Ayant enfin obtenu le consentement de son père, il fut baptisé à douze ans.

Une fois adulte, il refusa de se marier, quitta sa famille et commença à prêcher l’Evangile.

Avec un serviteur, il s’embarqua à destination de l’Italie. Durant la traversée, il fit cesser une forte tempête et amena au Christ tout l’équipage.

Parvenu à Rome, il se mit à prêcher et fut arrêté. Le pape (?) réussit à le faire libérer et l’ordonna évêque pour Cingoli (Marches, Italie CE). 

On ne connaît ni les dates de l’épiscopat d’Exsuperantius, ni le nom de ce pape (il y en eut treize durant le cinquième siècle, presque tous Saints, parmi lesquels s.Léon le Grand, v. 10 novembre). 

Exsuperantius devenait le deuxième évêque de cette ville et le resta quinze années.

Nombreux furent les miracles qu’on attribua à sa prière et à ses mérites.

Il annonça sa mort, qui advint un 24 janvier d’une année qu’on n’a pas précisée.

Douze années plus tard, plusieurs villes voisines furent frappées d’une épidémie : un ange apparut et ordonna une procession des reliques d’Exsuperantius pour faire cesser le mal.

Saint Exsuperantius de Cingoli est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

Paola Gambara Costa

1473-1515

 

Paola naquit le 3 mars 1473, à Verola Alghisi (auj. Verolanuova, Brescia, Italie N), dans une famille noble.

Elle était l’aînée des sept enfants de Pietro et Taddea Caterina Martinengo ; après elle naquirent : Marietta (qui sera moniale), Ippolita (qui sera la mère de quatorze enfants), Laura, Federico, Lodovico et Maddalena.

Ce qui était remarquable, dès son enfance, était son attrait pour la solitude. Mais sans se soucier de cette tendance, les parents la promirent à Ludovico Antonio Costa, comte de Binasco. Paola avait… douze ans.

Paola reçut les conseils paternels d’un saint prêtre, Angelo de Chivasso (v. 11 avril), qui l’aida à être aussi bien une bonne épouse qu’à éviter les dangers des salons.

Le mariage eut lieu en grande pompe en 1485 et s’installèrent à Bene.

Ludovico n’appréciait cependant pas de bon cœur les bonnes œuvres de son épouse, préférait la chasse et les banquets, tandis que Paola se portait spontanément auprès des pauvres, surtout les victimes des temps difficiles qu’on traversait : famines, guerres, épidémies. 

Elle fut la marraine d’une infante de la maison de Savoie.

En 1488, un enfant naquit, Gianfrancesco ; Paola obtint de son mari de faire distribuer alors à la population de grandes quantités de nourriture.

En 1491, Paola prit l’habit du Tiers-Ordre franciscain, qu’elle portait sous ses vêtements quotidiens.

Ludovico continuait à mépriser les habitudes saintes de son épouse. Il lui reprochait de gaspiller les réserves du château, mais Dieu au contraire les multiplia et elles ne manquèrent jamais. 

Bien pire, Ludovico en vint à introduire dans la maison une autre femme, mettant ainsi en grand danger l’harmonie du couple. Paola en fut réduite à vivre retirée, dans l’impossibilité même de sortir du château.

En 1495, le petit Gianfrancesco partit étudier à Chieri. Nouvelle épreuve pour la maman qui, de plus, à partir de ces années-là, souffrit de fréquents et très douloureux maux de tête.

En 1500 cependant, le couple fit une agréable visite à la famille de Paola. Mais au retour, Paola poussa la patience jusqu’à l’héroïsme envers sa «rivale» qui tomba malade brusquement ; elle la soigna amoureusement et l’aida à mourir chrétiennement. Là encore, il y eut des langues de vipères qui accusèrent Paola d’avoir été responsable de cette mort.

Quand Gianfrancesco revint au château, son père voulut organiser un banquet pour l’événement ; le vin manqua, car Paola en avait largement distribué à la population ; Ludovico se fâcha, mais sur la prière de Paola, les tonneaux se remplirent immédiatement. Un autre miracle convainquit enfin Ludovico : un jour qu’il surprit sa femme sortir avec le tablier rempli de victuailles pour les pauvres, il lui demanda d’ouvrir son tablier, et il en sortit de magnifiques roses (en plein hiver). 

Ludovico tomba malade en 1506 ; soigné amoureusement par son épouse, il guérit et voulut exprimer sa gratitude à Dieu en offrant au couvent de Cuneo un beau calice et deux burettes d’argent. C’est alors que Ludovico se convertit vraiment et désormais laissa faire Paola. Il mourut en bon chrétien.

Devenue veuve, Paola s’offrit totalement à Dieu dans une vie de mortification, de soulagement de la misère, au service des pauvres.

Elle mourut le 24 janvier 1515 et de nombreux miracles attestèrent encore sa sainteté. 

Le Martyrologe mentionne au 24 janvier la bienheureuse Paola, dont le culte fut reconnu en 1845.

 

 

William Ireland

1636-1679

 

William était le fils aîné de William Ireland de Crofton Hall (Yorkshire) et de Barbara Eure de Washingborough (Lincolnshire), et naquit en 1636.

Après ses études secondaires, il passa au Collège anglais de Douai, puis entra chez les Jésuites à Watten en 1655. 

Après sa profession religieuse et son ordination sacerdotale (1673), il fut le confesseur des Clarisses à Gravelines pendant quatre ans puis, en 1677, envoyé en mission dans son pays d’origine, comme procureur pour la province anglaise.

Il se dissimula sous le nom de William Ironmonger, pour mieux rejoindre les catholiques.

Lors du «complot de Titus Oates», il fut arrêté par Titus Oates lui-même dans la nuit du 28 septembre 1678, avec d’autres parmi lesquels John Grove, un laïc officiellement propriétaire de cette maison à Londres, mais occupée par des Jésuites. L’ambassadeur d’Espagne habitait là aussi.

Après une rigoureuse prison, William et John furent tous deux condamnés à mort le 17 décembre suivant, avec Thomas Pickering, pour avoir «le 19 août précédent, sous le toit du jésuite William Harcourt, projeté l’assassinat du roi». Concernant William Pickering, voir au 9 mai ; pour William Harcourt, voir au 20 juin.

Oates et Bedloe jurèrent que Grove devait recevoir 1500 £ pour ce travail, et Pickering 30000 messes. Dans son journal écrit à Newgate, Ireland racontait ce qu’il avait fait jour après jour durant son absence de Londres entre le 3 août et le 14 septembre, et avait donc un alibi évident, mais une femme vint jurer qu’elle l’avait vu à Fetter Lane - une rue de Londres - le 20 août. Ces faux-témoins refirent ce qui s’était passé pour Notre-Seigneur quinze siècles plus tôt.

Tous les trois furent jugés coupables ; après deux renvois, Ireland et Grove furent exécutés ensemble. Grove proclama : Nous sommes innocents, on nous prend la vie pour un motif tout-à-fait illégal, nous prions Dieu de pardonner à ceux qui en sont la cause.

William Ireland et John Grove furent exécutés le 24 janvier 1679 à Tyburn, et furent béatifiés en 1929.

 

 

John Grove

† 1679

 

Comme on l’a dit dans la notice du bienheureux William Ireland, John était le propriétaire officiel de la maison londonienne où habitaient les Jésuites. Il s’était fait leur serviteur.

Il était irlandais.

Il fut arrêté le 28 septembre 1678, en même temps que le père William Ireland, et tous deux furent mis en prison.

John fut accusé d’avoir reçu 1500 £ pour collaborer au complot contre le roi, le fameux «complot Titus Oate». 

Il fut exécuté le même jour que William Ireland, le 24 janvier 1679, et avec lui béatifié en 1929.

 

 

Marie Poussepin

1653-1744

 

Marie naquit le 14 octobre 1653 à Dourdan (actuelle Essonne), d'une vieille famille de notables parisiens. On ne dit rien sur son enfance.

Adulte, elle reprit la fabrique familiale du travail de la soie, mais quand l'industrie de la soie périclita, elle sut l'orienter vers l'industrie de la laine, introduisant le métier à tisser pour la première fois en France.

En 1685, son atelier était l'unique à fabriquer des bas de laine avec le métier à tisser ; en 1702, Dourdan était la deuxième ville de France pour cette activité.

Marie eut une idée fort heureuse pour sortir les jeunes de la rue et des plaisirs lâches : elle recruta des ouvriers entre quinze et vingt-deux ans, qui s'engageaient à produire chaque semaine quatre paires de bas, non payées, mais ce qu'ils produiraient en sus serait (largement) payé.

Mais Marie net  fut pas seulement chef d'entreprise ; elle s'engagea  dans une Fraternité de charité, dans une Fraternité du Tiers-Ordre dominicain, où elle donna le meilleur d'elle-même pour visiter les malades, les veuves, les mendiants.

En 1695, elle fera un pas de plus dans la Charité, en fondant une communauté qui s'occuperait des orphelines, des veuves, des femmes malades, pour apporter quelque chose d'évangélique à la condition de la femme.

La communauté, liée tout d’abord au Tiers-Ordre dominicain s'installa à Sainville, et Marie lui donna tous ses biens. La communauté s'enrichit d'une école pour les filles, visitait les malades... Elle s'agrandit et se multiplia : Auneau, Meung-sur-Loire, Joigny, Massy, Chilly-Mazarin, jusqu'à vingt maisons en 1725.

Par volonté de l'évêque de Chartres, cette communauté resta ensuite longtemps indépendante de l'Ordre dominicain. 

Les Religieuses doivent travailler dans le monde gratuitement, devant gagner leur vie par quelque travail personnel. D'abord appelées Sœurs de Charité Dominicaines de la Présentation de Tours, elles porteront le nom simplifié de Sœurs de la Présentation, qui enfin s'agrégeront à la famille dominicaine en 1959 et compte aujourd'hui plusieurs milliers de Religieuses dans le monde entier, dévouées à l'enseignement et à la médecine.

Marie mourut à quatre-vingt-onze ans, le 24 janvier 1744 à Sainville ; après que la Révolution eut dispersé les communautés, on oublia jusqu’à l’endroit de la tombe de Marie Poussepin ; elle fut retrouvée en 1857, sous une dalle rompue...

Marie Poussepin fut béatifiée en 1994.

Martyrs de Pratulin

1874

 

On ne va pas refaire l’histoire des mesures prises par le pouvoir russe contre l’Eglise catholique polonaise.

Disons seulement ici que le village de Pratulin (Biała Podlaska), à l’extrême frontière polono-biélorusse, faisait partie de la dernière communauté gréco-catholique de Chelm.

En 1873, le tsar ordonna de rattacher cette communauté au patriarcat orthodoxe de Moscou.

En janvier 1874, un prêtre orthodoxe, accompagné d’une troupe de policiers, se présenta pour prendre possession de l’église. A l’attendre se trouvaient là treize hommes laïcs, résolus à défendre leur trésor par fidélité à l’Eglise romaine.

L’épisode est communément relaté en date du 24 janvier 1874, ainsi qu’au Martyrologe.

On trouve cependant des dates différentes concernant la mort des treize Martyrs, dont la plupart seraient morts le 14 janvier, et trois les 16 et 17 janvier, des suites de leurs blessures.

L’attaque en question aurait-elle eut lieu le 14 janvier ? Quelle version choisir ?

On s’en tiendra à la date du Martyrologe pour l’événement proprement dit. Ci-dessous, on trouvera les prénoms et noms des victimes.

 

Anicet Hryciuk    mort le 14 janvier (?) Le plus jeune du groupe (dix-neuf ans).

Bartłomiej Osypiuk    mort le 14 janvier (?) Marié.

Daniel Karmasz    mort le 14 janvier (?) Marié.

Filip Geryluk    mort le 14 janvier (?) Marié.

Ignacy Frańczuk    mort le 14 janvier (?) Le doyen du goupe (cinquante ans). Marié.

Jan Andrzejuk    mort le 14 janvier (?) Marié.

Konstanty Bojko    mort le 14 janvier (?) Marié.

Konstanty Łukaszuk    mort le 16 janvier (?) Marié.

Łukasz Bojko    mort le 14 janvier (?)

Maksym Hawryluk    mort le 17 janvier (?) Marié.

Michał Wawryszuk    mort le 17 janvier (?) Marié.

Onufry Wasyluk    mort le 14 janvier (?) Marié.

Wincenty Lewoniuk    mort le 14 janvier (?) Marié.

 

Tous ces Martyrs furent béatifiés en 1996.

 

 

Ignacy Frańczuk

1824-1874

 

Laïc polonais, né en 1824 à Derlo.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Konstanty Bojko

1826-1874

 

Laïc polonais, né le 25 août 1826 à Derlo.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Daniel Karmasz

1826-1874

 

Laïc polonais, né le 22 décembre 1826 à Przedmiescie-Pratulin.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Konstanty Łukaszuk

1829-1874

 

Laïc polonais, né en 1829 à Zaczopki.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Filip Geryluk

1830-1874

 

Laïc polonais, né le 26 novembre 1830 à Zaczopki.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Maksym Hawryluk

1840-1874

 

Laïc polonais, né le 2 mai 1840 à Bohukały.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Bartłomiej Osypiuk

1843-1874

 

Laïc polonais, né le 3 septembre 1843 à Bohukały.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Jan Andrzejuk

1848-1874

 

Laïc polonais, né le 8 avril 1848 à Derlo.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Wincenty Lewoniuk

1849-1874

 

Laïc polonais, né en 1849 à Kryczew.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Łukasz Bojko

1852-1874

 

Laïc polonais, né le 29 octobre 1852 à Zaczopki.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Onufry Wasyluk

1853-1874

 

Laïc polonais, né le 20 avril 1853 à Zaczopki.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Michał Wawryszuk

1853-1874

 

Laïc polonais, né en 1853 à Derlo.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Anicet Hryciuk

1855-1874

 

Laïc polonais, né en 1855 à Zaczopki.

 

Voir la notice : Pratulin (Martyrs de) 1874

 

 

Francisco María Colomer Presas

1916-1937

 

Francisco María vit le jour le 29 avril 1916 à Barcelone (Catalogne, Espagne).

Il fit de brillantes études de commerce puis, en 1935 à dix-neuf ans, entra dans l’Ordre des Capucins.

Il reçut l’habit, et le nom de Pacià. Puis il fut envoyé à Sarriá pour les années de philosophie. Il n’eut le temps d’en faire qu’une année.

En juillet 1936, éclata la révolution marxiste, qui obligea les Capucins à évacuer leurs huit ou neuf couvents de Catalogne. Francisco trouva refuge chez une bonne famille d’accueil, mais pour ne pas en compromettre les membres - qui risquaient la peine de mort si on apprenait qu’ils cachaient des Religieux - il alla dans une pension de Barcelone.

La surveillance était intense ; on découvrit Pacià en compagnie d’un autre étudiant, le 21 janvier 1937. A cette date, les exécutions avaient beaucoup diminué car les marxistes manquaient de munitions et commençaient à devoir battre en retraite devant l’avancée des troupes «libératrices».

Le jeune Religieux et son camarade furent conduits en cachette au cimetière de Cerdanyola et là furent exécutés.

Pacià reçut la grâce du martyre le 24 janvier 1937 et fut béatifié en 2015.

 

 

Giuseppe Giaccardo

1896-1948

 

Giuseppe Domenico Vincenzo naquit le 13 juin 1896 à San Giovanni Sarmassa (Narzole d'Alba, Cuneo, Italie Piémont), aîné des cinq enfants de Stefano et Maria Cagna, des parents très pauvres.

De son enfance, son papa put en dire plus tard qu'il ne l'avait jamais pris à dire un mensonge, ni même qu'il avait dû le reprendre.

Giuseppe apprit les premiers rudiments chez les Sœurs de Sainte-Anne, puis à l'école communale.

Il fut confirmé à douze ans. A le confesser fut un certain don Alberione (voir au 26 novembre), qui fut très impressionné et édifié de le voir servir la messe et prier.

Au séminaire, Giuseppe combattit spontanément ses défauts et ses tentations ; il se consacra comme esclave de Marie, fit chaque année le vœu de chasteté, et exprimait souvent son désir de devenir saint. Son confesseur affirma qu'il ne commit peut-être jamais quelque faute volontaire.

Il avait un gros regret : sa voix un peu mal exercée ne lui permettait pas de chanter juste, partant de chanter la Messe, plus tard.

En 1915, il fit son service militaire ; c'était la guerre et il fut envoyé à la 2e Compagnie de Santé à Alessandria, mais il fut réformé l'année suivante pour anémie.

De retour au séminaire, une épreuve l'attendait : on le nomma assistant des élèves, mais il était si pointilleux, si exigeant, qu'il dut être déchargé de cette responsabilité. Il en eut des tentations de découragement.

Le 8 décembre 1916, il put faire le vœu perpétuel de chasteté, après avoir victorieusement combattu les tentations du démon. 

Son amitié pour Don Alberione grandissait et il voulut travailler pour lui. D'abord, l'évêque le lui interdit, pour le mettre à l'épreuve, puis il le lui permit. A partir de 1917, Giuseppe fit partie de l'œuvre de don Alberione, qui lui confia de très importantes responsabilités. Ayant pris le nom religieux de Timoteo, comme le disciple de saint Paul, Giuseppe fut un modèle d'obéissance et d'humilité, et toute sa vie fidèle inconditionné à l'Eglise, au Pape, au Fondateur. 

Don Giaccardo fut ordonné prêtre en 1919. Il fut reçu docteur en théologie à Gênes en 1920.

Il fut chargé d'ouvrir une maison à Rome en 1926, y ouvrit une imprimerie, y acheta un terrain aux Trois Fontaines, pour y construire une nouvelle maison, car les vocations se multipliaient. Il reçut en peu de temps l'approbation du Vicariat de Rome.

En 1930, don Giaccardo fut rappelé à Alba pour deux années de « retraite », puis renvoyé à Rome en 1932 comme supérieur.

A partir de 1936, le Fondateur s'installa à Rome, et don Giaccardo fut supérieur à Alba. Il y resta dix ans, la période de sa vie la plus féconde et en même temps la plus travaillée, à cause des soucis qu'il dut supporter et des responsabilités qu'il avait vis-à-vis des autres Confrères.

Plein de zèle pour la maison de Dieu, il organisa des cérémonies splendides, il fit monter dans son église un orgue de trois mille tuyaux.

On disait qu'il n'avait pas de dons intellectuels particulièrement marqués, mais son amour de l'étude le portait à avoir une science théologique assez étendue ; il lisait les épîtres de saint Paul dans le texte grec.

Chargé en même temps de la direction spirituelle des Pie Discepole (autre branche féminine fondée par don Alberione), don Giaccardo fut critiqué et dénoncé pour ses « exagérations » ; après enquête, ce furent les Sœurs accusatrices à devoir demander pardon pour leur rébellion momentanée.

En 1946, il fut nommé vicaire général de l'Œuvre, et dut s'installer à Rome. Il souffrit beaucoup intérieurement, mais sans jamais se plaindre ni se révolter, de l'autorité un peu exigeante du Fondateur et resta toujours soumis.

En 1947, il commença à souffrir de ses jambes et se déplaça avec difficulté. 

Il fit encore quelques visites, entre autres dans son pays natal et célébra avec difficulté la Messe pour la dernière fois, le 12 janvier 1948. Il fut frappé d'anémie leucémique aiguë.

On lui fit les soins qu'on pouvait lui procurer. Son extrême pudeur les supportait avec difficulté. 

Le 22 janvier, don Alberione célébra la Messe non loin de la chambre du prêtre mourant. Don Giaccardo répéta trois fois le verset de Mt 25 :23 : Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Maître

Le 24 janvier 1948, don Giaccardo rendait à Dieu l'âme qu'il avait conservée dans l'innocence baptismale.

Giuseppe-Timoteo Giaccardo a été béatifié en 1989.

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